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17 octobre 2006

UN MORSE

C’est le phoque de l’ours blanc qui m’a donné envie de faire un autre pinnipède (famille qui comprend les phoques, les morses et les otaries).

 

Objectivement, le morse n’est pas un bel animal : un colosse qui peut dépasser 3 mètres de long, peser plus de 1,2 tonne, avec une petite tête, comme enfoncée dans un corps énorme, obèse, à la peau plissée et verruqueuse, et ces deux dents incroyables.

Elles peuvent mesurer 1 mètre, être épaisses ou fines, écartées ou rapprochées jusqu’à se croiser, souvent ébréchées car l’animal s’en sert pour gratter le sable ou même comme piolets pour s’agripper aux rochers et remonter à sec son énorme corps. Il a généralement les yeux injectés de sang, des oreilles invisibles, des narines minuscules qui se ferment hermétiquement en plongée.

 

Animal étonnant qui aime s’entasser par dizaines voire centaines d’individus, qui ne se nourrit en général que de palourdes et autres coquillages. Certains morses s’écartent de ce sage régime et tuent parfois un phoque. L’ours blanc s’en méfie terriblement, bien qu’il réussisse parfois à s’emparer d’un très jeune.

Très à l’aise sous l’eau, il ne peut, comme l’otarie, marcher sur ses nageoires et se traîne avec des mouvements ondulatoires peu gracieux. Très sensible aux variations de lumière et de température, il est blafard, gris-mauve pâle, quand il plonge en eau profonde et reprend des couleurs lorsqu’il s’échoue, jusqu’à devenir presque orange au soleil.

 

Et pourtant, cet animal est sympathique, sans doute à cause de ses grosses moustaches (des « vibrisses ») et de ses canines blanches.

 

La difficulté était de partir d’une forme finalement très sommaire – un gros polochon – pour recréer un véritable animal. Le modelage a donc été beaucoup plus long que prévu et est passé par un important travail sur la peau, pour recréer les multiples replis et les reliefs du corps, qui n’a rien à voir avec la peau lisse de l’otarie femelle, par exemple, plus proche d’un beau cuir noir et brillant.

 

Les dents du sujet en terre sont provisoires : elles seront affinés lors de la fonte et seront plus verticales. Pour des raisons de résistance, il n'est pas possible de faire mieux en terre : on finit donc généralement les détails sur le bronze.

23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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