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17 décembre 2006

LE CHAMEAU DE BACTRIANE

Nouveauté : le chameau de Bactriane (voir album de photo).

 

C’est un animal qui m’attire parce que je le trouve profondément agaçant ! Avec ses deux bosses, qui peuvent être flasques et tombantes en période de disette (elles contiennent des réserves de graisse, et non d’eau comme on le dit souvent) ou droites quand il est bien nourri, avec ses antérieurs épais et courts et ses cuisses fines, et surtout, surtout, ce long cou comme suspendu, il a vraiment une drôle d’allure. Il semble en déséquilibre, comme s’il allait tomber en avant. Et pour couronner le tout, un air éternellement satisfait, distant et hautain, qu’il soit dans les plaines de Mongolie ou au piquet dans un cirque !

 

On en trouve même en Australie, où les individus importés et domestiqués sont retournés à l’état sauvage.

 

De la famille des Camélidés, comme son cousin dégingandé le dromadaire et les sud-Américains lama, vigogne, alpaga et guanaco, le chameau est un animal rustique, extrêmement solide, qui résiste aux températures extrêmes : de –25° à +40°. Il partage avec ses cousins la remarquable faculté de « cracher » lorsqu’il est en colère. En réalité, ce n’est pas comme dans Tintin un beau filet d’eau clair, mais le contenu de l’estomac qui est régurgité…

 

Il est doté en hiver d’une épaisse toison, en particulier sur le cou et les antérieurs, qu’il perd par plaques lorsqu’il fait plus chaud, ce qui lui donne un air assez pouilleux. Il est doté dès la naissance de callosités aux coudes et aux genoux, qui lui permettent de s’agenouiller sur le sol dur ou brûlant.

 

Il a des pieds très larges et élastiques et marche à l’amble, comme quelques rares animaux (la girafe, le dromadaire et… quelques mauvais chevaux). Il peut être croisé avec le dromadaire, notamment pour augmenter sa production laitière, qui sinon n’est guère que de un ou deux litres par jour.

 

Il n’a pas du tout l’allure du dromadaire, grand dadais stupide : il est plus petit, plus « tassé », a des pattes plus courtes et plus épaisses. Les postérieurs sont curieusement fins et ne sont pas droits : le bas des pattes, après l’articulation, est oblique et non perpendiculaire au sol comme chez les autres animaux.

 

Je me souviens d’un chameau de cirque qui était en rut. Attaché au piquet et entouré de barrières car il peut être dangereux à cette époque, il laissait pendre sa langue gonflée comme une outre rouge et faisait de temps en temps le bruit assez étonnant d’une siphon de lavabo.

 

Mais celui qui a lu « Les Cavaliers » de Joseph Kessel ne s’attarde pas à cette image peu gratifiante : l’auteur décrit la scène spectaculaire où il se retrouve face à de chameaux gigantesques et impressionnants constituant la caravane d’un important chef local. Cette scène m’a profondément marquée et j’ai voulu représenter ici cet animal fier et indépendant, comme on peut le voir par exemple au zoo de Toronto (c’est la dernière photo de l’album).

23:26 Publié dans Art, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Etonnant et superbe.... je garde votre adresse.... à faire connaître et partager....

Edikagaybeul

Écrit par : Edikagaybeul | 17 décembre 2006

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