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12 janvier 2007

LE RHINOCEROS BLANC

D’ici deux ou trois jours, je vous présenterai des photos du sujet sur lequel je travaille : un rhinocéros blanc. Il est terminé mais pas suffisamment sec pour que soient enlevés sans risques les étais. C’est une pièce assez grande, de 40 cm de long et 20  cm de haut.

 

Cet animal m’était réclamé avec insistance par un proche depuis qu’il en avait vu au zoo de Port-St-Père, près de St-Nazaire. Mais c’était aussi depuis longtemps un sujet d’obsession dans mes dessins et je l’avais noté dès le début de mes travaux de sculpture dans la liste des sujets à travailler. Il y en a de très beaux au zoo de Mâcon (Romanèche-Thorins), que l’on peut toucher. Je me souviens d’avoir saisi la corne de l’un d’eux et d’avoir secoué son énorme tête ! Il y en a aussi au zoo de Beauval, près de Tours.

 

Il est difficile de dessiner un rhinocéros et de lui rendre ce mélange de masse colossale et, à mes yeux en tout cas, d’une certaine légèreté. De plus, certains éléments de son corps sont un peu « incohérents » : un œil placé très en avant et en hauteur, une tête longue mais qui forme une sorte de bosse juste en avant des oreilles, une autre bosse en avant du garrot et qui est une des caractéristiques du rhinocéros blanc, une bosse encore, presque aux deux tiers de la colonne vertébrale, de très grandes oreilles assez élégantes…

 

Il y a plusieurs espèces de rhinocéros :

-         le rhinocéros noir, présent sur une grande partie de l’Afrique orientale, et que j’ai eu la chance de voir au Kénya et en Tanzanie, notamment dans le cratère bien connu du N’Gorongoro,

-         le rhinocéros blanc, avec une sous-espèce présente en Afrique du Sud et une autre, de quelques exemplaires seulement (environ 25) en RDC (ex-Zaïre),

-         le rhinocéros d’Asie, dont l’espèce se subdivise elle-même en plusieurs sous-espèces : celle de Java, de Sumatra, etc. Il ne possède qu’une seule corne, petite, et sa peau est si particulière qu’on le dirait recouvert de larges plaques qui lui donnent un aspect « blindé » étonnant. Je me souviens d’en avoir vu il y a bien longtemps au zoo de Bâle en Suisse. Il y en a un au zoo de Toronto.

 

Pline raconte que les Romains aimaient voir des combats d’éléphants et de rhinocéros (il faut dire que ça devait être quelque chose !), ces derniers tentant de percer le ventre des éléphants avec leur corne, ce que d’autres auteurs ont démenti fermement.

 

Le rhinocéros blanc est en voie de disparition : l’espèce du Nord a quasiment été rayée de la carte par les braconniers, celle du Sud compterait à peine plus de 10 000 individus, ce qui est trop peu.

 

Le rhinocéros blanc est un énorme animal, le plus gros mammifère terrestre après l’éléphant. Il peut mesurer jusqu’à 4 mètres de long, voire 5 mètres selon certains livres. Sa hauteur au garrot est de 1,80 mètre à 2,00 mètres. Il peut peser jusqu’à 3,5 tonnes (5 tonnes selon certains livres). Il possède deux cornes, de formes très variables d’un individu à l’autre : droites, courbes, épaisses ou fines. A vrai dire, elles ne devraient pas mériter ce nom de corne, car elles n’ont pas de pivot osseux, mais sont constituées de kératine, comme du poil aggloméré. D’ailleurs, elles repoussent si elles se brisent. La plus longue, l’antérieure, peut mesurer 1,50 mètre. C’est le malheur de l’animal, tué par les braconniers qui vendent la corne en Asie, pour ses vertus soit-disant aphrodisiaques, ou au Yémen et en Arabie pour en faire de très recherchés manches de poignard. Quelle tristesse…

 

Le rhinocéros blanc est différent de son cousin le rhinocéros noir. Selon une version très répandue, son nom viendrait d’une méprise sur le terme « large », qui se prononce de façon quasi-analogue à « blanc » en hollandais (nationalité des premiers colons en Afrique du Sud) et en anglais (« white » et « wide »). La bouche de l’animal est en effet très large et « carrée », ce qui lui permet de brouter les herbes de la savane. A l’inverse, la lèvre supérieure du rhinocéros noir forme une sorte de bec qui lui permet de manger les branches des arbustes. Il a d’ailleurs le cou plus court et porte la tête plus haut. Le seul hic est que « noir » et « pointu » ou « triangulaire » ne peuvent être confondus. Alors, d’où vient le nom de celui-ci ? Pourquoi aurait-il été nommé "noir" en opposition à blanc si blanc voulait dire large à l'origine ? Selon d’autres versions, le nom de « blanc » vient simplement du fait que sa peau est plutôt gris clair, moins foncée en tout cas que celle de son cousin.

 

Le rhinocéros blanc est également caractérisé par une bosse très épaisse en haut du cou, ce qui donne un aspect massif à la partie antérieure de son corps. J’ai toujours été étonné par certaines aspects de cet animal : la relative étroitesse des postérieurs, en particulier les cuisses, le fait que l’on devine la cage thoracique sous la peau pourtant incroyablement épaisse, le brutal amincissement de la partie abdominale dans sa partie postérieure, là où elle rejoint les cuisses…

 

Je me suis attaché à rendre l’air un peu hébété, statique, de cet animal calme et pacifique, beaucoup plus en tout cas que son cousin noir, qui charge volontiers à l’aveuglette tout ce qui agace son mauvais caractère. J’aime aussi ses pieds bien posés, stables, bordés de trois ongles larges qui laissent de l’animal des empreintes en forme de trèfle à trois feuilles.

 

Dans mes recherches sur cet animal, j’ai relevé des affirmations fort différentes selon les sources. Exemples : « l’odorat est chez lui le sens le plus important ; les oreilles et yeux jouent au contraire un rôle secondaire », selon l’encyclopédie internet Wikipedia. « Sa vue est faible mais son ouïe est très fine », selon le guide Nathan des Mammifères…

 

Si j’en ai le courage, j’aimerais faire un rhinocéros noir et un rhinocéros d’Asie.

00:50 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

c'est vraiment une très belle galerie ...
bravo

Écrit par : bernard | 15 janvier 2007

Les commentaires sont fermés.