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29 janvier 2007

LE BABOUIN

Dans quelques jours, un album photo d’un nouveau sujet : le babouin.

 

C’est un singe bien particulier, qui se promène plus volontiers à terre et dans les rochers que dans les arbres, même s’il y dort. Il appartient à la nombreuse famille des « Papio », qui comprend notamment les anubis (celui que j’ai fait), les cinocéphales (littéralement tête de chien), les hamadryas, caractérisés par leur très imposante crinière soyeuse et qui se regroupent par centaines sur les décharges d’Arabie, les geladas qui portent une marque de couleur sur la poitrine, les drills et les mandrills, avec leur visage bariolé de couleurs violentes.

 

C’est un singe redoutable : il se promène en bandes imposantes dans la savane, parfois en troupe d’une centaine d’individus, et dévore tout ce qu’il trouve : fruits, racines, insectes, petits animaux, faons d’antilope… Les grands mâles, qui entourent la troupe lors des déplacements, peuvent peser 40 kg et possèdent d’impressionnantes canines, longues comme celles des grands fauves. 

 

Il a comme ennemis les grands serpents (boas) et le léopard, mais la bataille tourne parfois à l’avantage des singes et de nombreux chasseurs ont raconté avoir vu des babouins mettre en pièce un léopard. Ils racontent aussi qu’il est très périlleux de tirer sur l’un de ces singes, car le chasseur risque fort d’être attaqué, submergé et déchiqueté en un instant par la troupe entière, qui emportera le corps de leur congénère. 

 

C’est vrai que les babouins sont inquiétants : avec leurs yeux profondément enfoncés dans les orbites, leur long museau de chien ou d’ours, leur grande force et l’absence relative de crainte de l’homme, ils font peur. Ils semblent en permanence sous tension, prêts à se battre et mordre violemment. Je me souviens d’avoir rebroussé chemin, en Tanzanie, en en découvrant un tapi dans l’ombre du couloir menant à un restaurant, dans un hôtel de brousse. Il était très gros et m’avait simplement montré ses canines. J’ai préféré dîner un peu plus tard…

 

J’ai représenté un singe sur un rocher, surveillant sa troupe, comme on les voit si souvent dans les zoos. Ses longs bras se terminent par des mains aux doigts fins, qu’on imagine rapides à saisir le moindre objet. Sa fourrure n’est pas aussi belle que celle de l’hamadryas, mais il a de grosses bajoues fournies. Il a quelque chose de l’ours brun. Par moment, quand je le modelais, j’avais peur qu’il me morde…

22:50 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

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