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09 septembre 2007

LES BANDERILLES (TAUREAU DE CORRIDA)

Un nouvel album photo : "Les banderilles". A voir les photos du sujet en terre, on ne comprend pas forcément la raison d'un tel titre, mais c'est pour une simple raison technique : les quatre banderilles accrochées au garrot de l'animal seront fondues séparément, comme le socle d'ailleurs, puis soudées. Il faudra donc attendre le bronze deux ou trois mois pour voir toute la scène.

Le taureau de corrida est fascinant. Que l'on aime ou non ce "spectacle", qu'on le trouve répugnant ou formidable, c'est l'occasion d'observer un magnifique animal. Raison de plus pour ne pas le faire souffrir, diront ses défenseurs. Je me garderai bien de prendre parti, me situant uniquement dans le parti des sculpteurs animaliers.

Au sortir du toril, l'arrivée de la bête, au trot, tête levée, ou au contraire bondissant cornes en avant, est impressionnante. Sa puissance, notamment lorsque, dans certaines scènes exceptionnelles, il s'envole littéralement pour franchir les barrières entourant l'arène (le burladero) et retomber dans le corridor qui l'entoure (j'ignore le nom exact de ce lieu), ou lorsque d'une seule corne il soulève le piccador et sa monture et renverse l'ensemble.

Il existe de nombreuses races de "Toros" (et des robes diverses : ils ne sont pas tous noirs). Le croisement des lignées "Vistahermosa" et "Vazqueña" donne l'essentiel du cheptel actuel, avec néanmoins quelques exceptions comme les fameux Miura, légendaires par leur bravoure, leur puissance, l'envergure de leurs cornes. Parmi les très célèbres Miura, il y a "Bombita" qui en 1908 à Madrid tua 6 chevaux (dantesque !), celui qui bouscula Belmonte, cet autre qui tua Manolete ou encore celui qui blessa si terriblement le torero Nimeño II qu'il ne pût plus jamais toréer et mit fin à ses jours.

Selon André Viard ("Le Grand Livre de la Corrida" chez Michel Lafon), "on ne triomphe pas tous les jours devant les taureaux de Miura et, lorsqu'on y parvient, les conséquences sur une carrière sont toujours importantes". Il y a d'ailleurs dans ce livre une photo terrifiante où l'on voit un torero (Domingo Valderrama) combattre un Miura plus grand que lui !

Les taureaux de Domecq sont eux aussi très impressionnants. Vous aurez donc compris que "mon" taureau est de ces races-là. J'aime le contraste entre la puissante partie antérieure et la légèreté de la partie postérieure.

Le taureau que j'ai représenté est un peu prostré, essouflé par la course, profondément blessé par les piques et les banderilles qui le font saigner et souffrir. L'estocade n'est pas loin. Et pourtant, le torero sait qu'il est encore en danger de mort, comme Belmonte en fit la terrible expérience, lui qui crut pouvoir s'agenouiller à cet instant devant un Miura, le pensant "fini". Le fauve chargea et l'envoya valser...

 Les cornes du modèle en terre seront affinées après la fonte, ce qui n'est guère possible sur l'argile.

Précision : je n'ai jamais assisté à une corrida...

 

AUTRES SUJETS :

- "Explosion" de la fréquentation du site en août, avec près de 500 visites et plus de 2700 pages vues. Voilà qui fait plaisir.

- Très probablement une exposition à Paris (intra-muros cette fois) en novembre 2007.

- Holland & Holland a fermé sa boutique parisienne et donc sa galerie. La Galerie Mouvances place des Vosges expose toujours quelques pièces.

21:20 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

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