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10 octobre 2008

TORTUE GEANTE DES SEYCHELLES

Dans quelques jours, sera présentée une nouvelle pièce : la tortue géante des Seychelles. C'est une visite à la Ménagerie du Jardin des Plantes à Paris qui m'en a donné l'idée. On y voit en effet plusieurs exemplaires de très grande taille. Lorsque l'herbe de leur enclos est haute, on dirait des rochers posés çà et là.

Il n'existe plus que deux espèces de tortues géantes : celle des Galapagos et, la plus grande, celle des Seychelles, ou plus précisément de l'atoll d'Aldabra, où 150 000 vivent en surpopulation, causant d'importants dégats à la végétation. Les plus grandes - les mâles - peuvent mesurer 1,20 mètre et peser 300 kg. Leur espérance de vie est généralement de 50 ans mais pourrait aller au-delà de 150 ans. Elles ont beaucoup souffert des marins qui autrefois les embarquaient comme réserve vivante de viande pour les longues traversées.

Les tortues sont des reptiles, les seuls à carapace, et se répartissent entre les tortues terrestres, les tortues marines et les tortues d'eau douce. Aucune n'a de dents, car elles ont été remplacées au fil du temps par un bec corné.

Quand on regarde attentivement une tortue géante, on est frappé par ses caractéristiques : bien sûr la carapace semblant formée de plusieurs plaques partagées par un sillon très net, mais aussi la longueur du cou maigre et frippé, la tête de dinosaure, mais surtout la taille très importante des pattes, terminées par des griffes puissantes. Très larges, les antérieurs forment un drôle de coude à l'envers et donnent à la tortue l'air de marcher "les pieds en dedans".

La tortue m'amuse par son côté perpétuellement harassé sous le poids de sa carapace. Elle marche lentement, fait difficilement un pas, puis deux et s'effondre sur le sol, épuisée et comme mourante, pour ne plus bouger pendant deux heures. Mais elle se réveille lorsqu'on la nourrit et, étirant son cou de serpent, inclinant la tête sur le côté, elle ouvre une bouche de vieillard édenté et mâche lentement quelques fruits.

Il y a de profondes différences entre les individus d'une même espèce, en particulier sur la carapace : certaines sont presque plates et unies, d'autres sont formées d'une succession de petits dômes.

Je me suis longtemps posé la question du socle : est-il utile ou non ? J'en ai fait fondre un, mais je ne sais pas si j'y souderai la tortue, qui se suffira peut-être à elle-même, comme Platon le gorille, qui finalement n'est pas assis sur la plaque prévue à cet effet.

21:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

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