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13 mars 2009

BILAN DE L'EXPO DE LYON

L'exposition à la Galerie Michel Estades, à Lyon, est terminée depuis deux semaines et voici en quelques lignes le bilan que j'en fais.

 

Marie Dessalle et Isabelle Nicolas, qui tiennent cette galerie, sans doute la plus belle et la plus dynamique de la ville, ont été impressionnantes par leur expérience, leur savoir-faire et leurs connaissances.

L'affiche, d'abord : lorsque Marie m'a fait part de son choix, j'ai été surpris. Pourquoi un gros plan d'un éléphanteau, toute petite partie d'une grande pièce, et non un sujet plus imposant comme le gorille Platon ou l'Eléphant de cirque ? Pourtant, cette affiche a eu un succès fou et la galerie s'est vite trouvée en rupture de stock tant elle lui était demandée. Les commerçants ont tous accepté de mettre à leur porte ce petit animal timide et pataud. Le fond blanc, la calligraphie : tout était réuni pour qu'elle se remarque et c'est bien ce qui s'est passé. L'affiche a été largement distribuée : Lyon, Grenoble, St-Etienne, Valence, Annecy, Chambéry... Un gros travail supervisé par la galerie.

Les invitations ont été longuement travaillées par Marie, avec cette fois Platon, L'éléphant en alerte, le Mammouth, et là encore une jolie mise en page.

L'installation : il fallait voir Marie travailler tard dans la nuit et intervertir sans cesse les socles, les pièces, les éclairages, prendre du recul, tourner légèrement une pièce... pour arriver au résultat qu'elle souhaitait.

Marie et Isabelle se sont enfin appropriées chaque animal, ses attitudes, le travail de modelage, la fonte, la patine, donnant leurs conseils toujours éclairés. Je crois qu'elles sont prêtes pour ouvrir un zoo !

J'ai donc découvert tout l'énorme travail que réalise une galerie, qui n'apparaît pas toujours à première vue, mais qui a permis que cette exposition soit un vrai succès.

 

Au-delà des très nombreuses ventes, il y a eu des rencontres et des contacts extraordinaires. Ainsi par exemple Monsieur et Madame Thivillon, fondateurs du zoo de St-Martin-La-Plaine et connus pour vivre en compagnie des gorilles (cf. ma note "Vivre avec les gorilles" du 21 janvier). Ou encore cette dame qui venait voir l'Eléphant au cirque parce qu'elle est née et a vécu toute sa jeunesse dans un cirque, ses parents s'occupant des animaux. Elle m'a raconté plein d'anecdotes, comme les éléphants s'échappant dans la ville lors d'une parade, effrayés par la fanfare, ou cet autre éléphant tombé amoureux d'elle. Et bien sûr la très grande gentillesse d'Alain Delon m'appelant pour commenter l'expo.

 

Les plus grands succès ont incontestablement été les éléphants, les rhinocéros et les singes, mais une très grande variété de pièces ont trouvé place dans le coeur des collectionneurs. Il est curieux de constater que les pronostics sont souvent déjoués. Ainsi, j'étais certain que le rhinocéros noir, une des dernières pièces, rencontrerait un grand succès. Mais rien pendant presque toute l'exposition ! Avant que plusieurs personnes le choississent à quelques heures d'intervalle. Il en est allé ainsi de plusieurs pièces.

Au contraire, j'étais persuadé que le Casoar à casque ne serait jamais vendu tant il est particulier, avec son air méchant et ses couleurs vives. C'est pourtant l'un de mes sujets préférés. Mais bien mis en valeur par une belle lumière, il s'est "envolé" très vite, si j'ose parler ainsi d'un oiseau coureur !

 

J'ai pu passer de longs moments à la galerie à discuter avec les visiteurs, ce qui est très intéressant. Finalement, les questions tournent toujours autour de quelques sujets qui intriguent beaucoup : travaillez-vous d'après photo ? combien de temps prenez-vous pour faire une pièce ? quel est le processus de la fonte ? et bien souvent aussi : ferez-vous un jour des animaux de la faune européenne ? et dans ce cas j'ai souvent face à moi un chasseur qui rêve d'un sanglier, d'un chevreuil ou d'un chamois.

 

Nous avons maintenant bien des projets : Paris, Toulon, Strasbourg peut-être...

Mais il faut que je me remette au travail. Les idées ne manquent pas mais comme toujours, une grande anxiété m'habite : et si je n'y arrivais plus ? Si ça ne marchait plus : si mes mains n'arrivaient plus à recréer ces animaux que j'aime tant et surtout qui m'intéressent tant ?

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23:11 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

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