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05 mai 2009

UN PETIT ELAN DU CANADA

Il y a quelques jours, j'ai créé un nouvel album photo avec des photos de l'Elan du Canada. Les photos ne sont pas parfaites mais j'ai pris rendez-vous avec le photographe profesionnel pour qu'il prenne de bons clichés des dernières réalisations : tortue, rhino noir, élan, chimpanzé, postier breton en patine marron, etc.

Le bronze de l'Elan est très petit : il fait environ 12 cm au garrot, socle compris. Dans ces dimensions réduites, il n'a pas été facile de faire les pattes fines, les bois, le cou. Les pattes se sont brisées un grand nombre de fois, tant au cours du modelage que lors du moulage à la fonderie. Mais tout est rentré dans l'ordre et le résultat est très beau : les andouillers (ramifications des bois) sont fins et pointus, les yeux sont très détaillés, la patine marron est chaude.

Maintenant que j'ai compris comment modeler les grands ongulés, je ferai certainement ceux qui m'attirent depuis longtemps et sur lesquels je me suis acharné sans sucès : éland d'Afrique, oryx - la plus belle des antilopes - et grand koudou.

L'élan est le plus grand des cervidés, famille comprenant les cerfs, chevreuils, daims, etc. Il est présent en Amérique du Nord (Canada et Alaska), où il est appelé Orignal, en Scandinavie, Pologne et Sibérie. On distingue plusieurs sous-espèces mais les différences sont très faibles.

L'Elan est très grand : près de deux mètres au garrot, ce qui est beaucoup plus qu'un cheval. Il peut peser 700 kg pour les gros mâles (record : un peu plus de 800 kg). Ses bois, qui tombent chaque année, sont immenses : ils peuvent mesurer 1,80 mètre d'envergure totale. Ils sont également très lourds. J'ai chez moi un grand bois d'élan que m'a donné un garde-chasse québequois : si on le prend par la base (le "pivot"), il faut deux mains pour pouvoir le porter. Il existait autrefois un cervidé encore plus grand, le Megaceros, dont les bois étaient encore plus majestueux. On peut en voir un squelette au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.

Quand on regarde bien un élan, il est difficile de lui trouver une belle tête : elle est très allongée et se termine par un gros museau arrondi. Sous la gorge, il porte une sorte de barbiche que l'on appelle "cloche". En réalité, la femelle est moins belle que le mâle, dont les bois font oublier l'allure un peu curieuse.

L'élan aime l'eau et y passe beaucoup de temps. Il nage très bien. Ses sabots sont d'ailleurs palmés et ses narines peuvent s'obturer complètement. Les élans sont généralement discrets mais font preuve d'agressivité au moment du rut et lorsqu'ils ont des petits.

J'ai rencontré des élans à plusieurs reprises au Québec. Je me souviens d'en avoir évité un de justesse en voiture dans un parc. C'est heureux car cela aurait fait un peu plus de dégât qu'un lièvre !

Je me souviens aussi d'un soir passé au bord d'un bief à tenter, sans succès, de voir des castors. Revenant à pied, j'ai vu une femelle sortir du bois devant moi, dans un grand fracas de branches cassées, et marcher à quelques mètres.

C'est en souvenir de cette rencontre que j'ai modelé cet Elan.

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