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22 février 2010

LE TAPIR MALAIS

Dans l'album-photo, j'ai mis quelques clichés d'un nouveau sujet : le Tapir malais et son petit.

Voici un animal que j'apprécie par sa simplicité et son élégance : rond, trapu, l'air simple, le poil ras et dru, il laisse aux autres animaux les complications telles que cornes, bois, défenses, crocs, venins et griffes. Il ne s'encombre pas non plus de crinière abondante, de tâches et d'écailles. Il n'a que deux coquetteries : une belle selle blanche (d'où son nom de "tapir à chabraque") et un discret rappel de ce blanc en haut des oreilles. Et comme il aime beaucoup ses petits - que la femelle porte plus d'un an - il a obtenu pour lui une très jolie robe brune marquée de longues rayures discontinues, robe que le petit perdra à l'âge où il faut revenir à une élégante sobriété.

J'oubliais une originalité dont il ne sait s'il faut être fier ou honteux : une courte trompe très mobile, qui lui sert... à pas grand-chose, car elle trop courte pour en faire le même usage que l'éléphant.

P1020829 compressée.JPG

La famille des Tapiridés comprend quatre espèces : le Tapir malais, ici représenté, et les trois espèces d'Amérique du Sud, dont l'allure est un peu différente. Ils sont un peu plus petits, ont le pelage uniformément marron et présentent une crinière en brosse courte au-dessus du cou.

Le Tapir mesure environ 2 mètres de long et 1 mètre au garrot, pour un poids de 200 à 300 kg. C'est un animal très discret, solitaire, dont les prédateurs sont les félins (tigre et panthère en Asie du Sud-Est et jaguar en Amérique) et les hommes, qui apprécient son cuir très épais et sa viande, sauf dans les pays musulmans d'Asie où il est assimilé au porc.

Il possède quatre ongles aux pattes antérieures et trois aux postérieures. Laissant une trace en trèfle, son empreinte sur le sol est assez proche, en plus petit, de celle du Rhinocéros.

Je n'ai trouvé que de rares  modèles de cet animal en bronze : un "Tapir assis" du sculpteur allemand Auguste Gaul (1869-1921), un "Combat de tapirs" du Français Edgar Joris (1885-1916) et la représentation à l'entrée de Caracas au Vénézuela de Maria Lonza, sorte de déesse de la nature, à cheval sur un tapir.

On peut voir des tapirs d'Amérique au zoo de Montpellier.

Il est difficile de donner du caractère à une sculpture de tapir car cet animal est simple, de forme arrondie et avec peu de traits spécifiques. Pour le sortir de l'ordinaire, je vais peut-être le faire patiner selon ses vrais couleurs : noir et blanc pour l'adulte, marron rayé de blanc pour le petit. En mouillant la terre, j'ai reproduit sur les photos ce que cela pourrait donner.

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