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04 mai 2010

CROCO ET ELEPHANT COUCHE : LES PHOTOS

La fonderie Barthélémy a sorti les premiers exemplaires en bronze de deux nouvelles pièces dont j'avais mis en ligne les projets en terre : "Le Crocodile du Nil" et "L'éléphant d'Afrique couché".

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Il s'agit de deux bronzes importants à plusieurs titres : en premier lieu par la taille, puisque qu'ils mesurent tous les deux environ 45 cm de long, en deuxième lieu parce je me suis attaché à aller particulièrement loin dans la finesse des détails, qui ont été très fidèlement transcris dans le bronze par la fonderie. On pourrait ajouter que j'ai choisi de modeler des terrasses (on appelle ainsi le socle) parfaitement dans le style de l'école classique de la sculpture animalière française. Ce fut très intéressant de les travailler avec des gabarits découpés dans une matière spéciale et qui s'est révélée parfaitement adaptée à la consistance de la terre.

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Le Crocodile a été réalisé dans deux patines différentes : l'une, marron foncé-rouge, très chaude, est classique, tandis que l'autre, verte, se prête bien au sujet du saurien. Au XIXème siècle et début XXème, les patines vertes étaient également très courantes, tout comme les patines dorées, mais elles sont beaucoup plus rares de nos jours.

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Dans les albums-photos de ces pièces, on voit quelques photos d'une étape fascinante de la fonte : la patine.

L'Eléphant d'Afrique couché sera suivi de l'Eléphant d'Afrique se relevant, de la même taille, et dont le modèle en terre est dans l'album-photo à droite.

Enfin, voici le dernier modèle créé : "L'éléphant de cirque assis".

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20:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Le rendu de la mollesse de la grosse bête indolente « dans l'illusion de ses forces inertes » est particulièrement réussi et me fait penser à ce poème, bien qu’ici il s’agisse du jaguar :

Le Rêve du jaguar
Sous les noirs acajous, les lianes en fleur,
Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,
Pendent, et, s'enroulant en bas parmi les souches,
Bercent le perroquet splendide et querelleur,
L'araignée au dos jaune et les singes farouches.
C'est là que le tueur de bœufs et de chevaux,
Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,
Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.
Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue ;
Et, du mufle béant par la soif alourdi,
Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,
Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,
Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.
En un creux du bois sombre interdit au soleil
Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate ;
D'un large coup de langue il se lustre la patte ;
Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil ;
Et, dans l'illusion de ses forces inertes,
Faisant mouvoir sa queue et frissonner ses flancs,
Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,
Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants
Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.
Leconte de Lisle - Poèmes barbares (1862)

Écrit par : Anne Hecdoth | 06 mai 2010

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