Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09 octobre 2010

L'ELEPHANT D'AFRIQUE CHARGEANT

Dans les albums photos, une nouvelle création : "l'Eléphant d'Afrique chargeant".

P1040108 N&B.jpg

Voici donc la troisième pièce du triptyque des grands éléphants d'Afrique : après l'éléphant couché, puis celui se relevant, voici la dernière étape de son mouvement, la charge.

P1030093.JPG

P1030367 recadré.JPG

P1040130.JPG 

Un éléphant qui charge, c'est une tornade, un cataclysme qui déboule : écrasant toute végétation sur son passage, les oreilles écartées, la trompe tendue puis s'enroulant sous le menton dans les derniers mètres, sans doute pour la protéger, barissant, il trotte à très vive allure, se repérant à l'odorat bien plus qu'à la vue. Un homme ne peut lui échapper s'il court en ligne droite sur terrain découvert. Il ne peut s'en sortir qu'en se cachant, à bon vent, ou avec beaucoup de chance. A moins qu'il ne s'agisse d'une charge d'intimidation, comme c'est généralement le cas - mais pas toujours !!! - les premières fois. Le pachyderme s'arrête alors à quelques mètres de l'intrus dans un grand nuage de poussière, balance sa trompe, et repart. Il faut toutefois avoir les nerfs solides pour oser maintenir sa position face à ce qui pourrait être comparé à un camion arrivant à pleine vitesse !

P1040136.JPG

Il est bien délicat de critiquer le grand Barye, qui a créé lui aussi un Eléphant d'Afrique au galop, abondamment fondu en plusieurs tailles par ses différents éditeurs mais cet animal présente un défaut qui m'a toujours étonné de la part d'un grand connaisseur comme Barye : son éléphant galope, un seul de ses pieds touchant le sol. Or, c'est morphologiquement impossible, les articulations des pattes de l'éléphant ne lui permettant que de trotter, en maintenant toujours au moins deux pieds au contact du sol.

 

Barye - Elephant du Sénégal courant (3).jpg

Pour ma part, j'ai voulu rendre l'étonnant sentiment de légèreté que l'on ressent lorsqu'un éléphant court. La tête haute, le dos cambré, la queue dressée, on sent l'amplitude de ses foulées et l'on perçoit tout à coup que cet animal n'est pas un balourd incapable d'agilité et de célérité.

P1040145.JPG

Cette semaine, je mettrai en ligne des photos de la lionne Laetita et du guépart en bronze, ainsi que de l'éléphant couché mais sans socle.

21:46 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

C'est normal que Barye ait représenté son éléphant ne foulant le sol que d'une seule patte, de même que Géricault représentait ses chevaux de course sans qu'aucune des quatre pattes ne touchent le sol (Degas aussi il me semble...) car à cette époque Etienne-Jules Marey n'avait pas encore commencé ses recherches sur la décomposition du mouvement, les premières chronophotographies datant seulement de 1882, soit sept ans après la mort de Barye. C'est donc qu'à cette époque-là, il était impossible de voir que l'éléphant à aucun moment ne pouvait avoir une telle posture. Bravo pour ton éléphant chargeant !

Écrit par : Anne Hecdoth | 09 octobre 2010

Un seul adjectif : superbe!

Écrit par : watrelot | 10 octobre 2010

Les commentaires sont fermés.