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30 juin 2012

NOUVELLE CREATION : LE LÉOPARD ET SA PROIE DANS L'ARBRE

Les plus attentifs à ce site (j'en connais au moins un !) auront remarqué dans les albums photos, à droite, une nouvelle création, un léopard dans un arbre, dont je n'avais pourtant pas parlé jusqu'à présent car il y manquait une pièce : l'antilope tuée par ce fauve.

Voici maintenant la pièce complète, encore en terre :

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Nulle part, je n'ai trouvé de bonne explication à l'existence de deux mots, léopard et panthère, pour désigner le même animal. Pour les uns, les léopards sont en Afrique et les panthères en Asie, pour d'autres c'est l'inverse, pour d'autres encore le léopard est le mâle et la panthère la femelle... Aucune de ces théories n'est confirmée.

Le léopard - appelons-le donc ainsi - est un magnifique animal, assez proche de son cousin d'Amérique du sud le jaguar, qui est néanmoins plus massif, possède une tête plus grosse et une queue moins longue (qui plus est souvent raccourcie par les piranhas) et dont les taches sont un peu différentes. Aucun risque, en revanche, de le confondre avec le guépard, très élancé et qui possède des taches caractéristiques sous les yeux, appelées larmiers.

En Afrique, un léopard mâle (comme sur le modèle représenté) mesure 1 mètre à 1,60 mètre auquel il faut ajouter 70 à 80 cm pour la queue. La hauteur au garrot est de 60 à 70 cm et le poids est généralement de 60 kg mais peut atteindre 90 kg. Dans son "Encyclopédie des animaux de grande chasse en Afrique", Pierre Alexandre Fiorenza précise qu'un léopard mesurant 2,20 m, de l'extrémité de la queue ou bout du museau, peut être considéré comme grand et très grand s'il mesure 2,30 m. Le record mondial a été établi par un chasseur au Rwanda avant 1935, avec un animal mesurant 2,92 m !

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La chasse du léopard est considérée comme très dangereuse à cause de l'habileté du fauve mais surtout des énormes risques qu'il fait courir au chasseur si celui-ci l'a blessé : capable de se terrer dans un minuscule fourré, le léopard peut faire des bonds prodigieux sans élan (6 m de long et 3 m de haut) et lorsqu'il charge un chasseur, c'est avec l'intention d'en finir avec lui. Il s'attaque donc au cou sur lequel il s'acharne. Par comparaison, le lion aura tendance à charger, asséner un redoutable coup de patte, puis à repartir très vite.

Léopards et panthères se sont parfois transformés en mangeurs d'hommes, en Afrique et en Asie, avec une incroyable audace et un tableau de chasse terrifiant, comme le raconte par exemple Jim Corbett dans ses mémoires, passionnantes. Habile, silencieux, bon grimpeur, un léopard peut s'introduire en silence dans une case par le toit et enlever un enfant ou une femme en un éclair.

Très musclé, armé à la différence du guépard de griffes rétractiles donc toujours bien aiguisées, de canines puissantes, le léopard est néanmoins beaucoup plus petit que le lion, qui peut mesurer 1,10 m au garrot, et il est généralement solitaire donc démuni face aux troupes de hyènes et de lionnes. Il a donc besoin de mettre à l'abri ses proies dès qu'il les a tuées ; c'est pourquoi il les hisse dans les arbres, où nul hormis les vautours ne pourra s'y servir. Le guépard a les mêmes soucis mais la nature ne l'a pas doté de la musculature et des griffes lui permettant de grimper aux arbres. Un léopard peut hisser une proie de 150 kg soit deux fois son poids, tel un girafon par exemple, à plus de 5 mètres de hauteur, le long d'un tronc pourtant bien vertical.

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C'est cette scène que j'ai voulu représenter. Le tronc n'est pas de moi : je l'ai ramassé au parc de la Tête d'or car il avait exactement la forme voulue. Il sera moulé et fondu en bronze comme le reste de la pièce. La proie est un faon de grande antilope, koudou ou éland, ce qui se reconnait à sa taille et aux pattes plus épaisses que celles d'une gazelle (la photo a curieusement tendance à les rendre plus grosses qu'elles ne sont en réalité).

Le corps de cette antilope m'a donné beaucoup de souci. Le corps tordu risquait de conduire à des erreurs morphologiques ; trois des pattes se sont brisées et il a fallu les recoller avec de la barbotine (terre très humide). Une certaine raideur apparaît : c'est normal puisque l'animal est mort, mais certains détails, notamment le contact très étroit avec la branche et la position de la hanche droite, seront corrigés sur le modèle en cire, ce qui ne peut se faire sur la terre.

Le bronze devrait être prêt à la rentrée.

13:52 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

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