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30 octobre 2013

LE LIVRE !

On me demande fréquemment si un livre présentant mon travail est disponible en librairie, en galerie ou par internet. Ce n'était pas encore vraiment le cas : un petit bouquin réalisé sur Photoweb était présenté dans les galeries à l'occasion des expositions, mais rien de plus. Il avait le mérite d'exister mais il contenait peu de textes et n'avait pas le niveau d'un véritable livre, en particulier quant à la qualité d'impression.

Je me suis donc attelé à la tâche il y a plusieurs mois et un ouvrage sera édité d'ici fin novembre 2013.

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Pour réaliser ce livre, je me suis adressé à une belle maison lyonnaise, Les Editions Stéphane Bachès, installées dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon. Vous connaissez sûrement les recettes de cuisine figurant à son catalogue, mais S.Bachès a aussi édité de nombreux livres sur l'art, dont une grande Histoire de la peinture à Lyon. Il a aussi réédité les superbes ouvrages sur l'art roman de la collection Zodiaque, dont la sortie en 1973 fut saluée par Malraux. Je vous recommande une visite sur le site internet des Editions Stéphane Bachès : http://www.editionstephanebaches.com/ où l'on peut admirer la diversité du catalogue.

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Edité à 1800 exemplaires, au format d'environ 25 cm x 20 cm, le livre sur mes sculptures présentera en une soixantaine de pages la plupart de mes bronzes, dont les photos sont de très grande qualité. Différents textes agrémenteront l'ouvrage : avec son accord, le long article de Virginie Jacoberger-Lavoué paru l'été dernier dans Jours de chasse a été légèrement remanié et couvre plusieurs pages. Plusieurs personnalités ont eu la gentillesse d'accepter d'écrire quelques lignes, parfois plus : Maître Alain Leroy commissaire-priseur à Drouot et qui a souvent organisé des ventes d'art animalier, Monseigneur Barbarin Cardinal de Lyon qui a écrit un long texte sur l'une de mes sculptures, Michel Lasnier président du Salon National des Artistes Animaliers de Bry-sur-Marne dont je vous reparlerai bientôt, Pierre Thivillon fondateur du Parc zoologique de Saint-Martin-La-Plaine.

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J'ai ainsi découvert les longues et délicates étapes de l'élaboration d'un livre, qui s'étale sur plusieurs mois : définition de la maquette, sélection des textes et photos, travail sur la mise en page et les couleurs, relecture, contrôle de l'impression, du façonnage, etc.

Je me suis rendu il y a quelques jours à l'imprimerie où la sortie des premiers cahiers est attentivement examinée afin de régler très précisément l'équilibre des couleurs.

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Ce livre sera disponible en fin d'année au prix de 30 Euros dans mes galeries, aux éditions Stéphane Bachès, dans les librairies (en général sur commande), au Salon des Artistes Animaliers de Bry-sur-Marne, sur internet via mon site où je le présenterai bientôt, etc.

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24 octobre 2013

NOUVELLE CREATION : LE TAUREAU CHARGEANT

Voici un nouvel animal : le Taureau chargeant.

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J'aime beaucoup les bovins, qu'ils soient sauvages ou domestiques : j'ai déjà réalisé des vaches, des taureaux, des buffles et je ne m'arrêterai pas là. J'aime leur force, leur puissance tranquille. Les vaches ont un front ridé leur donnant l'air de se concentrer violemment, immobiles et stupides, la tête levée, pour comprendre ce que signifie un événement pourtant banal : un chat qui passe, un promeneur sur le chemin, une buse qui se pose.

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Les buffles, avec leur air susceptible et irascible, sont déjà plus sûrs d'eux et l'on devine qu'ils peuvent être dangereux. Les taureaux que l'on voit dans nos champs se situent à mi-chemin entre les vaches et les buffles : trop tranquilles, ils paissent et ne semblent pas tout à fait à leur place dans un champ entouré d'un simple fil électrique, en compagnie de vaches et de veaux indignes de leur rang, comme un boxeur prenant le thé chez des dames.

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Mais lorsqu'on les dérange ou quand le printemps éveille en eux la fièvre, ils sont déjà beaucoup moins rassurants. Arrêtez-vous près de la clôture où vous n'avez d'abord vu que des vaches : une paire d'yeux vous dévisage mais vous n'avez rien remarqué, un mouvement se fait et l'un des animaux se fraie un chemin parmi ses congénères, venant lentement mais sûrement vers vous, secouant sa tête un peu baissée, balançant ses épaules et faisant rouler ses muscles. Vous détaillez ce garrot épais, ces membres lourds, les yeux globuleux qui vous fixe et, avec un frisson, vous distinguez un anneau dans les naseaux : c'est un taureau. Et un gros ! Un Charolais, un Limousin, un Aubrac, un Maine-Anjou, un Bazadais peu importe : vous vous sentez beaucoup moins rassuré, maintenant et vous vous souvenez de ces histoires de taureau faisant allègrement sauter les clôtures et les barrières ou de ce fermier "roulé" dans ses cornes par un taureau pourtant réputé plutôt doux...

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Mais il y a d'autres taureaux, moins domestiques, plus proches du buffle non par la morphologie mais par le caractère. Il ne vivent pas en Afrique mais dans le sud de la France, en Espagne ou au Portugal. Ils sont souvent noirs mais peuvent être crème ou tachetés.

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Leur chanfrein est plus droit, leur cou et leur garrot très puissants, leur arrière train assez léger, et surtout ils possèdent une magnifique paire de cornes. Ce sont les taureaux de combat. 

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Ils sont d'une étonnante vigueur lorsqu'ils chargent, capables de véritables bonds et de brusques volte-face, et c'est ce que j'ai essayé de représenter ici.

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Les cornes seront affinées sur le bronze. Dimensions : 36 cm (long) x 20 cm (haut) x 8 cm (prof.)  

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18 octobre 2013

LA VALEUR D'UN BRONZE (54) : SINGE MONTE SUR UN GNOU, DE A.-L. BARYE

Le propriétaire d'un curieux bronze signé Barye me soumet les photos ci-dessous, m'indiquant qu'il représenterait un singe à cheval sur un animal mythique, un "zèbracorne". La terrasse (socle) du bronze mesure 25 cm de long x 25 cm de haut x 8,5 cm de profondeur.

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En réalité, cet animal est un gnou, mais comme nous le verrons plus bas on se demande bien si l'artiste n'a pas effectivement cherché à créer une espèce d'hybride entre un équidé et un gnou !

Ce bronze est répertorié dans le "Catalogue raisonné des bronzes de Barye" (MM.Poletti et Richarme - Gallimard) en page 121 sous le nom de "Singe monté sur un gnou". Il est également présenté, à peu près avec les mêmes renseignements, dans d'autres ouvrages consacrés à Barye, comme "La Griffe et la Dent" (Musée du Louvre) ou encore "Untamed - The Art of AL Barye"(Johnston et Kelly).

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Etudions tout d'abord le thème ici traité. La monture est un gnou noir ou gnou à queue blanche, qui vit en Afrique du sud où il a failli disparaître, mais ses effectifs sont maintenant abondants et stabilisés. Le gnou noir est assez différent de son cousin bien connu, le gnou bleu, que l'on voit dans les documentaires migrer en immenses troupeaux du Kenya vers la Tanzanie et inversement : le gnou noir porte des cornes franchement tournées vers l'avant, une queue blanche, une crinière dressée comme celle d'un zèbre et une touffe de poils drus sur le chanfrein, détails que l'on retrouve bien (à l'exception de la couleur de la queue, bien entendu) sur le bronze de Barye.
Voici une photo d'un gnou noir prise au zoo de Sigean dans l'Aude.

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Il est étonnant que Barye ait sculpté un gnou car cet animal n'était pas présent à la Ménagerie du Jardin des plantes. Il l'a même fait à trois reprises : gnou seul (le même que celui monté par un singe, mais sans ce dernier), serpent étouffant un gnou et notre singe monté sur un gnou. Il s'agit toujours d'un gnou noir.

Pour ce qui est du singe, il s'agit d'un orang-outang, ce qui se vérifie notamment aux excroissances de chaque côté de la tête. On sait même que Barye s'est inspiré de Jack, jeune orang-outang de 10 mois pensionnaire de la Ménagerie en 1836-1837. Ce singe était apparemment un farceur connu et apprécié des Parisiens. A sa mort, il fut disséqué par Barye - il procéda ainsi à plusieurs dissections d'animaux du zoo, dont un ours et un lion - puis naturalisé et sous cet apparence il resta encore une mascotte.

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Pourquoi avoir représenté un singe sur un gnou ? Barye s'est inspiré d'un dessin du peintre anglais Thomas Landseer (1795-1880), qui montre un orang-outang à cheval sur un gnou posant ses pattes avant sur un rocher en partie immergé. Barye a recopié ce dessin, aujourd'hui conservé au Musée du Petit-Palais à Paris. On pense aussi que Barye a voulu tourner en dérision la sculpture équestre classique. Il s'est d'ailleurs un peu écarté du dessin de Landseer, notamment en donnant une allure plus équine au gnou.

Passons maintenant à la réalisation technique. On ne connait pas la date de création du modèle mais, sur la base des dates ci-dessus mentionnées (dessin de Landseer, présence du singe au zoo, etc.), on pense qu'il date à peu près de 1837. En revanche, on connaît la date de sa première édition en bronze : 1840, par Barye lui-même, qui avait alors sa propre fonderie. Ce modèle a été édité, après la mort de Barye et la vente par sa veuve des chefs-modèles, par Brame et G.Lucas. Ce dernier était propriétaire du modèle et le faisait fondre par Gruet. Cette scène n'a jamais été éditée par Barbedienne, qui a pourtant édité la plupart des modèles de Barye (dont le gnou seul). Il est donc vain d'espérer voir la marque de Barbedienne sur ce modèle ! Le singe monté sur un gnou n'a pas été très apprécié : à l'époque de Barye, le nombre de bronzes vendu est faible (une cinquantaine) et le nombre de fontes posthumes serait du même ordre.

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On aura compris qu'il s'agit là d'une pièce intéressante car beaucoup moins courante que bon nombre de bronzes de Barye que l'on trouve en vente chaque semaine ou presque dans une salle des ventes. Reste à déterminer l'ancienneté de la pièce, qui conditionne sa valeur : une fonte très ancienne, autrement dit du vivant de Barye, vaut beaucoup plus cher qu'une fonte posthume, surtout si elle est un peu tardive.

Ce bronze ne porte apparemment pas de cachet de fondeur. Ce n'est donc pas une fonte d'époque car Barye apposait un cachet "BARYE" et un petit chiffre en plus de sa signature. Il s'agirait donc d'une fonte posthume. Peut-il s'agir d'une fonte très tardive voire d'un surmoulage, qui ne vaudrait donc pas grand-chose ? Je ne le pense pas : même si les détails ne sont pas aussi présents que sur un modèle du vivant de Barye, on en voit un certain nombre et ils révèlent une fonte très correcte. La patine est belle. De plus, le montage avec des grosses vis est typique des fontes fin XIXème (ou tout début XXème). Enfin, les dimensions indiquées sont bien celles référencées dans le Catalogue raisonné.

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Je pense donc qu'il s'agit d'une fonte posthume mais ancienne, de Brame ou Gruet. Seul un examen de la pièce en réalité permettrait d'en être certain mais c'est très probable.

Quelle valeur pour cette pièce ?

Elle a, comme tout bronze, des atouts et des défauts, vus plus haut. Ses atouts sont d'abord d'être de Barye, artiste de référence. De plus, il s'agit d'un sujet plutôt rare et d'une fonte de qualité. Ses "défauts" sont de n'être pas une fonte du vivant de Barye et de représenter un sujet difficile, moins plaisant qu'un éléphant, un fauve ou un cheval, ce qui est d'ailleurs la raison de son relatif échec à l'époque de Barye. Mais ses qualités l'emportent largement sur ses défauts !

Voici quelques résultats de vente aux enchères pour ce sujet :

- Paris en octobre 2011 chez Sotheby's : estimé 20 000 à 30 000 Euros mais non adjugé. Ces chiffres ne sont pas représentatifs car il s'agissait en fait de la vente de la collection du très connu antiquaire Fabius. Le modèle présenté était certainement une fonte du vivant de Barye, comme la plupart des bronzes proposés à cette vente et comme l'estimation très élevée le montrerait. Quoi qu'il en soit, il n'a pas été vendu !
- Londres en mars 2009 chez Christie's : estimé à l'équivalent de 8500 à 12500 Euros mais invendu.
- New York en décembre 2008 : adjugé à l'équivalent de 15000 Euros (très belles patines et ciselures)
- St Germain en Laye en septembre 2008 : adjugé à 12000 Euros
- St Paul les Dax en juin 2007 : adjugé à 11000 Euros

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Compte tenu des chiffres ci-dessus et de la tendance à la baisse des bronzes animaliers XIXème depuis environ 2 ans et encore plus depuis le début de l'année 2013 (tendance que l'on observe sur la plupart des antiquités notamment les meubles depuis plusieurs années d'ailleurs mais qui avait épargné jusqu'alors les bronzes), et sous réserve d'un examen de la pièce en réalité, je pense qu'en salle des ventes, ce bronze pourrait raisonnablement être estimé autour de 6000 à 7000 Euros. On a en effet observé qu'à 8500 Euros à Londres, en décembre 2008 (dernière vente où ce lot était proposé), il n'y a pas eu d'offre. Et depuis 2009, les prix ont baissé.

Vous possédez un bronze animalier et voulez en connaître histoire et estimation ? Envoyez-moi un mail avec les dimensions et des photos très nettes (vue d'ensemble, signature, marque éventuelle de fondeur, dessous du socle) à damiencolcombet@free.fr et je vous répondrai.

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11 octobre 2013

REOUVERTURE DE LA GALERIE MICHEL ESTADES DE LYON

Après de longs mois de travaux, la galerie Michel Estades de Lyon vient de rouvrir. Le résultat de ces profondes transformations est spectaculaire. Le sous-sol, qui abrite notamment un vaste espace réservé à la sculpture, a été réaménagé, facilitant la circulation des visiteurs et l'éclairage des œuvres. 

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C'est au rez-de-chaussée que l'agrandissement est le plus visible. Des espaces auparavant réservés aux bureaux, réserves et autres ont été réunis et ouverts au public. La galerie offre désormais un espace incroyablement vaste, remarquablement agencé et éclairé.

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Les murs sobrement peints, laissant apparaître les vieilles pierres des voûtes et la lumière venant d'une belle verrière ouvrant sur une cour typiquement lyonnaise mettent en valeur les peintures, dessins, sculptures.

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Pour l'inauguration de sa galerie, Michel Estades a réuni de nombreux artistes et des œuvres prestigieuses, comme ce tableau de Georges Matthieu de très grandes dimensions, des peintures de Buffet, un dessin de Cocteau, une sculpture de Niki de Saint-Phalle, etc.

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Les artistes contemporains sont très largement représentés, de Sylvie Derely à Charles Malle, de Pim de Chabannes à Geymann, de Gambino à Boudon...

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"Le Grand Socrate" accueille les visiteurs à l'entrée de la galerie.

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"L'abreuvoir" est présenté dans la galerie de sculpture, au sous-sol.

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Galerie Michel Estades

61 quai Saint Vincent 69001 Lyon

(rive de Saône à hauteur de la place des Terreaux)

Ouverte du mardi au samedi - Tél : 04 78 28 65 92

www.estades.com

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06 octobre 2013

MESURES FISCALES EN FAVEUR DE L'ART

On me demande souvent s'il existe pour les entreprises des mesures fiscales relatives au mécénat. Il y en a, effectivement, et justement pour les œuvres d'artistes vivants.

Les avocats, experts-comptables, notaires, chefs d'entreprise, etc. qui ne le savent pas ou n'y pensaient plus seront donc intéressés de l'apprendre car il leur est ainsi possible de déduire de leur résultat le prix d'achat de belles œuvres d'art qui orneront leurs bureaux.

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Voici donc en synthèse ces mesures, que toute galerie d'art, expert-comptable ou commissaire-priseur connaît (article 238 bis AB du code général des impôts, issu de l'article 7 de la loi du 23 juillet 1987).

Les professionnels qui ont acheté des œuvres originales d'artistes vivants et les ont inscrites à un compte d'actif immobilisé, peuvent déduire du résultat de l'année d'acquisition et des 4 années suivantes, par fractions égales, une somme égale au prix d'acquisition dans la limite de 5 pour mille du chiffre d'affaires HT.

En contrepartie de cette déduction fiscale, l'entreprise doit présenter au public pendant 5 ans les œuvres acquises. Pour les œuvres dont le prix d'acquisition est inférieur à 5 000 € HT, il est admis que la condition d'exposition au public est satisfaite dès lors que l'œuvre est exposée dans un lieu «accessible aux clients et/ou aux salariés de l’entreprise, à l’exclusion des bureaux personnels». Un bureau où l'on reçoit des clients est donc admis.

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La décision de pratiquer cette déduction relève de la gestion de l'entreprise et n'est subordonnée à aucune autorisation préalable de l'administration. L'oeuvre reste la propriété de l'entreprise même à l'issue des 5 années.

Concrètement, l'entreprise qui décide de pratiquer cette déduction doit joindre à sa déclaration de résultats un document conforme au modèle présenté par l'administration.

Je précise que mes bronzes entrent dans le cadre de ce texte puisque je suis (encore) vivant et que mes créations sont, conformément à la loi, des œuvres originales et non des exemplaires multiples.

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Prenons l'exemple d'une entreprise ayant un chiffre d'affaires de 300 000 Euros, un résultat de 15 000 Euros et qui achète un bronze d'un artiste vivant pour 5000 Euros afin de le placer dans une vitrine à l'entrée des bureaux ou dans un bureau recevant des clients.

L'entreprise déduira donc de son résultat imposable 1000 Euros (un cinquième du prix du bronze) chaque année, pendant 5 ans, le plafond annuel de déduction étant de 300 000 (chiffre d'affaires) x 5 pour mille = 1 500 Euros par an.

Au terme des cinq années de déduction, l'entreprise aura donc bénéficié d'une économie totale d'impôt d'un tiers du montant du bronze (au taux actuel de l'IS).

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