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20 février 2014

NOUVELLE CRÉATION : L'HIPPOPOTAME AU CIRQUE

Encore un hippopotame ! Après le groupe des "Hippos au bain", en voici un au cirque (32 cm de long).

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J'aime beaucoup le cirque et je ne compte plus les séances auxquelles j'ai assisté, en France ou à l'étranger, sous des chapiteaux parfois disparus hélas : Amar, Jean Richard, Pinder, Bouglione, mais aussi l'American Circus, l'American Parade, Medrano, Moralès, etc.

Je sais qu'il est parfois mal vu, de nos jours, d'aimer les ménageries, mais autant le dire, ce sont bien les animaux que je préfère dans ces spectacles : chevaux, éléphants, fauves, otaries, dromadaires, vaches (au cirque Medrano il y a quelques années), mais aussi lamas, zèbres, girafe et même... hippopotame (vu au Circo Americano lors d'une tournée en Espagne). L'irruption sur la piste d'un tel mastodonte est impressionnante et soulève l'enthousiasme des spectateurs. Des hippo son restés célèbres dans la mémoire des amateurs de cirque, comme celui de Fredy Kie Jr. ou celui du cirque Sarrasani. Je veux bien admettre, néanmoins, que la place d'un hippopotame n'est pas forcément au cirque, où il ne dispose guère de conditions de vie acceptables.

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Mais mon hippo en terre, lui, n'est pas si exigeant et je ne souhaite surtout pas qu'il se plonge dans l'eau !

L'idée de ce sujet m'a été soufflée par Monsieur Pascal J., qui a en lui la passion du cirque et m'a parlé de grands dresseurs comme les Dourov ou les Eötvös. Sa suggestion a rejoint mon envie de modeler l'incroyable intérieur de la gueule d'un hippopotame.

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En fait, ce n'est pas une gueule, mais un gouffre compliqué fait de dents démesurées, d'un palais étroit, de replis de chairs flasques, de débordements de lèvres, tout cela sur une bouche qui s'ouvre immensément, dans un sourire vaguement menaçant, laissant en haut une partie supérieure curieusement fine par rapport à la mandibule inférieure. Autre curiosité : on ne distingue guère la langue. Enfin, si l'on compare deux gueules d'hippopotames, on voit qu'il y a souvent de grandes différences dans le nombre et la position des dents. La fonderie va maintenant devoir travailler très soigneusement pour mouler puis fondre cette bouche étrange...

Le tabouret de cirque, impossible à trouver dans le commerce évidemment, m'a causé beaucoup de soucis : comment faire une telle pièce parfaitement circulaire, symétrique et solide ? Après plusieurs essais, j'y suis parvenu en utilisant tubes de cuivre, tuyaux en plastique, clous, carton, cire, etc... Le résultat est satisfaisant.

Hippo gueule ouverte détouré.jpg

D'autres vues sont visibles dans l'album photo à droite.

20:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Tu n'as pas peur que ton fondeur finisse par te mordre ?

Écrit par : Anne Hecdoth | 21 février 2014

Eh bien, en fait, c'est surtout le tabouret de cirque qui lui a fait peur car c'est une pièce finalement assez compliquée à mouler et faire fondre. Mais ça devrait aller.

Écrit par : COLCOMBET Damien | 21 février 2014

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!!
Je reste une fois de plus admirative de votre travail. Pour ce qui est de la gueule ouverte, l'hippopotame ne restant pas ainsi longtemps, avez-vous consulté des documents sur l'anatomie de cet animal?

Écrit par : Sylvie Ducloux-Lebon | 21 février 2014

Oui, j'avoue que je me suis documenté. J'ai notamment retrouvé la couverture d'une revue publicitaire sur le Gabon sur laquelle on voyait l'intérieur de la gueule d'un hippo. Et puis j'avais pris une photo analogue au zoo de Ziniaré au Burkina Faso.

Écrit par : Colcombet | 22 février 2014

Les commentaires sont fermés.