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28 mai 2014

EXPOSITION A BRUXELLES - DU 20 MAI AU 2 JUIN 2014

Le vernissage de l'exposition de Bruxelles a eu lieu jeudi 22 mai. Quelques jours passés en Belgique à cette occasion m'ont permis de découvrir la belle capitale, dynamique et agréable - qui a je trouve quelque chose de Québec et de Montréal - ses musées, ses monuments mais aussi de visiter deux zoos dont je parlerai dans une prochaine note.

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Le quartier des Sablons où se tient l'exposition de mes créations est très sympathique. Il y règne une certaine douceur de vivre, entre les superbes galeries, les nombreux antiquaires où l'on trouve tout (même des peaux de lion ou d'ours, une gigantesque mâchoire de cachalot, une tête d'élan, une antilope entière...), le très chic salon de thé Wittamer, le fameux chocolatier Marcolini, la belle église des Sablons, etc.

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La galerie de Bruno Couck, qui avec Philippe Heim organise l'exposition, est un lieu de rencontre hors du commun : les amis, les collectionneurs, les curieux, les voisins entrent, s'arrêtent un moment pour partager un verre, un cigare, un bon moment. On échange des nouvelles de la famille et des amis, on parle des beaux objets dénichés ici ou là, et puis on tourne autour des rhinocéros, des éléphants, on observe un gorille, on prend en main un petit tatou ou un poney, on caresse la croupe d'un hippopotame...

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Pendant l'exposition, la galerie, toute refaite, a pris un petit air exotique, avec aux murs de superbes œuvres de Paul Jouve (ci-dessus), d'André Maire (ci-dessous) et d'autres artistes de renom.

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 Galerie Bruno Couck

Rue Watteeustraat 13 - B-1000 Bruxelles

+32 (0) 475 43 98 83 - bruno.couck@skynet.be

Du 20 mai au 2 juin, de 11h à 13h et de 14h30 à 18h30

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18:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

17 mai 2014

EXPOSITION A BRUXELLES DU 20 MAI AU 2 JUIN 2014

Je suis heureux de vous faire part de l'exposition de mes bronzes qui se tiendra pendant deux semaines à la galerie Bruno Couck (en collaboration avec le galeriste parisien Philippe Heim) rue Watteeu 13 à Bruxelles à partir du mardi 20 mai 2014.

Une trentaine de bronzes seront présentés dont les toutes dernières créations : le bain des hippopotames, l'hippopotame gueule ouverte, le gorille à la pomme, le taureau chargeant, etc.

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Je serai présent à Bruxelles pour le vernissage jeudi 22 mai à partir de 16h.

Je suis très fier et très heureux des quelques lignes qu'Alain Delon a bien voulu écrire sur le carton d'invitation.

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Galerie Bruno Couck

Rue Watteeustraat 13 - B-1000 Bruxelles

+32 (0) 475 43 98 83 - bruno.couck@skynet.be

Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h30 à 18h30

Vernissage en présence de l'artiste : jeudi 22 mai à partir de 16h

11:46 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2)

16 mai 2014

ALBERT BRENET ET LES ANIMAUX

Connaissez-vous Albert Brenet ? Ce peintre, dessinateur et illustrateur extraordinairement doué est né en 1903 à Harfleur en Seine-Maritime et mort à Paris en 2005, à l'âge respectable de 102 ans.

Avec Marin Marie, Mathurin Meheut et Roger Chapelet, il est l'un des plus grands peintres de la Marine du XXème siècle. Mais, à la différence de certains, il ne se limite pas aux scènes de mer : il est le seul à être à la fois peintre officiel de la Marine, de l'Armée de l'Air et de de l'Armée de terre. Il est également peintre de la SNCF. Il est encore dessinateur et sculpteur animalier (il réalise en 1922 l'aigle foudroyé du monument du carrefour de l'Armistice à Rethondes) et peintre orientaliste.

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Défilé sous l'Arc-de-triomphe du Carrousel du Louvre

Albert Brenet a fait l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et s'adonne d'abord à la sculpture animalière. Il envoie plusieurs œuvres au Salon des Artistes français et au Salon animalier. Passionné par les chevaux, il souhaite faire son service militaire dans les Dragons à Paris mais part finalement en Allemagne dans un régiment d'aviation. Il y dessine beaucoup d'avions et de scènes d'aéroport.

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En 1925, il obtient une bourse pour aller peindre en Afrique équatoriale française et séjourne alors au Tchad mais aussi au Congo belge. En septembre 1929, il voit un grand voilier de commerce, un trois-mâts, entrer au port du Havre. Il est émerveillé et rencontre le capitaine pour obtenir un embarquement. Le voila parti pour 7 mois de navigation pour l'avant-dernier voyage de l'un des derniers grands voiliers de commerce. A double titre, ce voyage marque un tournant très important dans l'oeuvre de Brenet : d'une part il se passionne pour la mer, d'autre part constatant les inconvénients de la peinture à l'huile, il passe définitivement, sur les conseils de Marin Marie, à la gouache, qu'il juge "épatante". En 1933, Albert Brenet embarquera cette fois sur un charbonnier qui se rend en mer Noire. Il fera bien d'autres voyages en mer, sur des bateaux de commerce ou militaires. La marine de plaisance ne l'intéresse guère.

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En 1934, le prestigieux journal "L'Illustration" le remarque : une longue collaboration avec Brenet commence. Il illustre de nombreux articles, couvre des événements comme la visite du Roi d'Angleterre à Paris, le couronnement de Georges VI, l'Exposition Universelle de 1937, des défilés... En 1936, il est nommé Peintre de la Marine puis Peintre de l'Air. Il devient affichiste en 1937, après avoir remporté un concours sur le thème des Etalons reproducteurs. Il travaillera alors pour la Compagnie (maritime) des Chargeurs, la SNCF, Air France, la Compagnie Générale Transatlantique, des musées, etc.

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Les rogations

En février 1939, il est mobilisé dans l'Armée de terre (Train des équipages) ; son régiment subira une violente attaque. Démobilisé, il retourne à Paris et exposera régulièrement dans divers salons. En 1944, il réalise plusieurs grandes scènes historiques telles que "La fête des galères sous Louis XIV", "La Réale de France" ou "Chaloupe passant à l'arrière du Soleil Royal". Cette même année, il est envoyé sur le front des Vosges où, au milieu des combats, sous les obus allemands, il peint des scènes de guerre.

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Notre-Dame de Paris

Après la guerre, il continuera à travailler d'arrache-pied, mais aussi à voyager : Autriche, Japon, Iran, Istanbul, Etats-Unis lui donneront l'occasion de peindre de magnifiques œuvres. Le 11 mai 1960, il assiste avec son ami Marin-Marie au lancement du France et peint une vue saisissante du navire au moment où le mastodonte glisse lentement vers l'eau.

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La traite

Les peintures d'Albert Brenet sont présentes dans de très nombreux musées : musée de la Marine, de l'Armée, de l'Air et de l'Espace, de la Légion d'Honneur, de l'Aéronautique, du Chemin de fer, etc. De nombreuses rétrospectives de son oeuvre ont lieu. Plusieurs ouvrages montrent son travail ; l'un des plus intéressants est "Albert Brenet, peintre reporter" coédité par l'Association des peintres de la Marine et Ouest-France. Il est épuisé mais on le trouve facilement sur internet.

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Moisson dans le Gers

Émerveillé par le talent prodigieux de cet artiste, je me souviens d'avoir recherché son nom dans l'annuaire et de l'avoir appelé au téléphone quelques années avant sa mort. Il m'avait dit qu'il ne pouvait plus peindre, étant trop fatigué pour rester longtemps debout, mais il était aussi très triste du décès de sa chère épouse Hélène, qui l'avait accompagné dans de nombreux voyages. Plus tard, il m'avait permis de voir ses carnets de croquis et une partie de son fond d'atelier, qui recelait des merveilles, et me dédicaça l'une de ses grandes gouaches, la moisson dans le Gers (ci-dessus), me racontant qu'il avait peint cette scène pendant l'Occupation, alors qu'on ressortait les vieilles moissonneuses attelées à des bœufs.

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Albert Brenet était un passionné, s'intéressait à tout et savait tout peindre : les animaux, les bateaux et les avions, la campagne et l'orient, l'Afrique, les machines industrielles et les scènes de rues parisiennes. Il a toujours montré un attachement très fort aux chevaux, faisant notamment des séjours à Saumur, peignant des scènes de manège, de haras, de défilé.

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De temps en temps, des peintures et études de Brenet passent en salle des ventes. Hormis les marines, souvent très chères (certaines ont fait la couverture de la Gazette de Drouot), les autres sont encore assez bon marché, pour une raison qui m'étonne. Ses huiles sont parfois trop épaisses mais ses gouaches sont toujours superbes.

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Ses croquis d'animaux, visiblement réalisés en vitesse, notamment au zoo de Vincennes (on peut reconnaître ici Siam, le très grand éléphant d'Asie aujourd'hui naturalisé à la Grande Galerie du Muséum d'Histoire naturelle de Paris), sont toujours très justes.

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20:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

12 mai 2014

"HISTOIRES DE CŒUR ET D’ÉPÉE" AU MUSÉE DE LYON

Le Musée des Beaux-Arts de Lyon propose jusqu'à fin juillet une belle exposition de dessins, peintures et sculptures sur le thème "Histoires de cœur et d'épée en Europe (1802-1850)".

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 "Henri III et le duc de Guise" - Pierre Charles Comte (1823-1895)

Cette exposition s'inscrit dans le cycle "L'invention du passé".  La notice du Musée explique qu'avant le XIXème siècle, les épisodes historiques situés du Moyen-Âge au XVIIème siècle n'étaient guère représentés : on leur préférait l'Antiquité, la mythologie, l'Histoire sainte, le XVIIIème siècle et ses fastes, ou alors les scènes de genre (paysans, auberges, fêtes campagnardes, etc.).

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"La reine Elisabeth Ier et Leicester" - WF Yeames (1835-1918)

Lorsque, durant la première moitié du XIXème, les peintres et sculpteurs vont faire des recherches et se passionner pour les représentations historiques, travaillant avec des savants et des historiens, accumulant parfois un grand nombre d'objets anciens - à l'image du peintre lyonnais Pierre Revoil, dont la formidable collection d'armures, mobiliers, tissus, ivoires sera transférée au Louvre - ils vont rencontrer un grand succès. Les écrivains s'intéresseront également à cette période de l'histoire : Walter Scott, Victor Hugo avec "Cromwell", puis Alexandre Dumas avec "Les trois Mousquetaires", par exemple.

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 "Henri IV enfant" - François Joseph Bosio (1768-1845)

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"Filipo Lippi, esclave à Alger, traçant sur le mur le portrait de son maître"

Pierre Nolasque Bergeret (1782-1863) 

Bien sûr, pour apprécier cette exposition, il faut aimer la peinture XIXème, très romantique, qui peut même parfois sembler un peu mièvre, mais elle est toujours distrayante et reconnaissons à ces artistes un très grand talent : ils savaient peindre et dessiner !

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"François Ier armant chevalier son petit-fils François II"

Pierre Révoil (1776-1842)

L'exposition permet d'admirer de nombreuses sculptures, dont deux ont particulièrement attiré mon attention : "Jeanne d'Arc pleurant la mort d'un Anglais", plâtre de Marie de Bourgogne, et le très beau bronze de Barye représentant Charles VI en forêt du Mans, lors de cet épisode fameux qui nous intriguait et faisait un peu peur, enfants, dans nos livres d'histoire : le roi passant à cheval en forêt est arrêté par un gueux qui l'invective. Peu après, le pauvre souverain, de santé mentale fragile, pique une crise de démence, tue quatre de ses soldats qu'il prend pour des assaillants, s'attaque à son frère qui parvient à lui échapper et il finit par se laisser désarmer. La folie du roi s'aggravera plus tard avec l'épisode du Bal des ardents, dont le roi réchappe de justesse. Le bronze présenté à l'exposition est celui acquis par Zoubalov, qui en fit don au Louvre. C'est un sujet très rare.

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Deux tableaux superbes sont exposés dans la dernière salle : l'un de Gérôme, l'autre de Laurens. Le premier montre le faste considérable déployé par Louis XIV - on relèvera d'ailleurs que l'on n'est plus tout à fait dans le thème de l'exposition - pour impressionner Condé, l'impression presque écrasante venant notamment du grand escalier en bas duquel s'incline le Prince, comme jugé par le souverain triomphant, sa cour et l'Histoire, représentée par les drapeaux.

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"Réception du Grand Condé par Louis XIV" - Jean Léon Gérôme (1824-1904)

Le tableau de Jean-Paul Laurens est, lui, dramatique : deux enfants sont retenus en otages dans une sinistre salle aux murs nus. On imagine la scène : une haute tour, le froid de la pierre, la lourde porte et le bruit des clefs énormes, l'attente pendant que les adultes négocient et discutent ailleurs dans le château, le plus jeune des deux enfants s'endormant finalement la tête appuyée sur les genoux de son grand frère, inquiet.

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"Les Otages" - Jean Paul Laurens (1838-1921)

Et s'il fait beau, à l'issue de l'exposition, reposez-vous un moment dans le joli square du Palais Saint-Pierre qui abrite le musée. Il y fait frais et les nombreuses sculptures - dont une étonnante pêche à la pieuvre - vous distrairont.

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Histoires de cœur et d'épée en Europe (1802-1850)

Musée des Beaux-Arts de Lyon - Du 19 avril au 21 juillet 2014

Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf mardi et jours fériés. 

20:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mai 2014

NOUVELLE CRÉATION : LES ZEBRES DE GRANT

Voici quelques photos d'une nouvelle scène, encore en terre : les zèbres de Grant se battant.

Les zèbres sont des animaux très décoratifs ! Avec leurs rayures impeccables et leur crinière dressée, ils ont belle allure. C'est sans doute d'ailleurs ce que pensent les lions, qui en font l'une de leurs proies favorites.

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Tout le monde a déjà remarqué que les rayures des zèbres n'étaient pas identiques selon les individus : certaines sont larges et assez espacées, d'autres sont fines et nombreuses, d'autres encore couvrent tout le corps de l'animal alors que parfois elles laissent le ventre et les jambes blanches. En réalité, ces différences correspondent à des espèces bien identifiées, qui se mélangent parfois dans les grands troupeaux. D'après leur nombre de chromosomes, le pelage et la forme du crâne, les scientifiques distinguent deux grands ensembles de zèbres ("sous-genres") : Dolichohippus et Hippotigris. Le premier comprend une seule espèce, Equus Grevyi tandis que le second en comprend trois : Equus zebra, Equus harmannae et Equus quagga, celle-ci se subdivisant encore en 6 sous-espèces dont le zèbre de Burchell, le zèbre de Chapman, le zèbre de Grant (ou zèbre de Boehm) et le pauvre quagga éteint au XIXème siècle mais dont on a des photos (ci-dessous). Il n'était rayé que sur la tête et le cou.

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Quagga (disparu)

Pour faire simple et se limiter à l'apparence, il faut retenir que le zèbre de Grévy est le plus grand, qu'il possède des rayures nombreuses, fines et serrées descendant jusqu'aux sabots mais laissant le ventre blanc, de grandes oreilles et une importante rayure noire allant de la crinière à la queue. C'est sans doute le plus élégant.

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Zèbre de Grévy

Les rayures du zèbre de Chapmann sont plus larges et entre les bandes noires, on trouve généralement une rayure brune. Il n'est pas rayé sur le ventre et les jambes.

Enfin, les rayures du zèbre de Grant sont très noires, larges, très nettes et le couvrent intégralement, ventre et jambes comprises. C'est aussi le zèbre le plus rond. Il possède des oreilles de taille moyenne, entre celles de l'âne et celles du cheval. En fait, il ressemble plus à un grand poney ou à un âne très dodu qu'à un cheval. C'est ce zèbre que j'ai représenté.

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Zèbre de Grant

Les zèbres ne sont pas des animaux placides : ils galopent très vite (jusqu'à 80 km/h lors des pointes de vitesse pour échapper aux prédateurs), sont capables de ruades très puissantes pouvant briser la mâchoire d'une lionne et les étalons se battent volontiers, ruant et se mordant. Les zèbres ne hennissent pas mais "aboient".

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Les étalons passent leur temps à rassembler leur harem, composé de femelles enlevées à un autre mâle et de poulains. C'est justement cette scène que j'ai faite ici : harcelée par un mâle, une jument suitée se rebiffe et rue. L'ensemble de la scène mesure environ 40 cm de long. Les animaux seront - forcément - sur un socle fin.

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Je me suis amusé à peindre les rayures de la femelle pour voir ce que cela donnerait ; peut-être le ferai-je également sur les trois animaux en bronze, ce qui devrait prendre un peu de temps...

On a échafaudé beaucoup d'hypothèses sur le rôle des rayures : camouflage, effet stroboscopique compliquant l'identification des proies par les prédateurs, moyen de défense contre la mouche tsé-tsé qui choisit de préférence les grandes surfaces sombres pour se poser.

Enfin, il est bien connu que le zèbre se domestique très difficilement : rétif, inconstant, il est rare qu'on le voit monté ou attelé. Regardez pourtant cet amusante video : http://www.youtube.com/watch?v=hhlOkEpvFgQ

20:34 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2)