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06 novembre 2014

NOUVELLES CREATIONS : LES CHAMOIS

L'exposition qui se tient à Lyon jusqu'au 22 novembre (cf. notes précédentes) n'empêche pas de continuer à imaginer et créer de nouvelles sculptures. En voici deux dont l'idée m'a été donnée par un groupe d'amis familiers des courses en montagne et de l'observation des chamois.

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En me renseignant et en échangeant avec eux, j'ai beaucoup appris sur ces beaux mammifères qui suscitent un vif intérêt, notamment de la part d'une fidèle internaute qui passe de longues heures été comme hiver à les observer dans le Cantal, où le chamois a été réintroduit  en 1978, avec succès puisqu'il y en a aujourd'hui environ 700. Une partie des photos ici publiées ont été prises par cette passionnée.

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Le chamois fait partie de la famille des Bovins et de la sous-famille des Caprinés, comme son cousin des Pyrénées l'isard, le bouquetin et le mouflon. Les chamois mâles mesurent environ 80 cm au garrot et pèsent jusqu'à 80 kg. Les femelles sont plus petites et plus légères.

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On imagine généralement le chamois tout en haut d'une corniche à très haute altitude. En réalité, c'est un animal herbivore et donc de moyenne montagne, que les activités humaines forcent souvent à monter. On a certes observé des chamois à plus de 4000 mètres d'altitude, mais il préfère vivre entre 800 et 2200 mètres. D'ailleurs, le Cantal où vivent plusieurs centaines de ces animaux culmine à 1850 mètres.

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De même, on assimile souvent le chamois aux Alpes alors que, sans même parler de l'isard des Pyrénées, animal quand même très proche, ni des populations du Massif Central, on trouve des chamois dans les Carpates, les Balkans, les Tatras, le Caucase...

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On reconnaît immédiatement le chamois à ses cornes fines, s'écartant progressivement et recourbées à leur extrémité (NB : je referai en cire celles de mes chamois, en particulier celles du mâle, un peu trop hautes). Mâles et femelles en portent, celles des premiers étant un peu plus grosses et plus recourbées. Une légende absurde prétendait autrefois que les chamois poursuivis pouvaient sauter et s'accrocher par les cornes aux branches, laissant ainsi passer sous eux leurs poursuivants.

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Ce n'est pas la seule différence entre les deux sexes : les boucs sont plus gros que les femelles mais surtout la partie la plus importante du corps semble être la partie antérieure, qui comprend un cou puissant et un thorax volumineux alors que la femelle est plus longiligne.

 

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Le mâle porte une crinière érectile qui court tout le long du cou et du dos (voir photo ci-dessous). Enfin, la tête paraît moins longue chez le mâle que chez la femelle parce qu'en fait le cou du bouc est très épais.

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En hiver, les chamois portent un très épais manteau de fourrure composé de poils de jarre et, sous celui-ci, d'un chaud duvet. Les sabots fendus en une fourche pouvant s'écarter largement sont tout à fait adaptés à l'escalade grâce au revêtement caoutchouteux de la sole et du talon.

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La harde est composée de jeunes mâles, de femelles et de leurs petits. Elle peut comprendre quelques individus ou davantage, parfois plusieurs centaines, mais quelle que soit sa taille, elle reste toujours parfaitement organisée, même en cas d'attaque. La femelle n'a qu'un chevreau, les jumeaux étant très rares.

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Les chamois sont victimes des loups, lynx, aigles et parfois (s'ils sont jeunes ou malades) des ours, gypaètes et grands corbeaux, oiseaux considérablement plus grand que les corneilles que l'on voit partout et que l'on appelle par erreur corbeaux.

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Et pour finir, quelques informations moins connues - sauf bien sûr des passionnés de chamois ! Le petit chevreau du chamois s'appelle éterlou (mâle) ou éterle (femelle) s'il a moins d'un an et qu'il vit avec sa mère. On trouve parfois dans l'estomac du chamois une sorte de boule lisse et noirâtre, d'une taille allant d'une noisette à un oeuf de poule. C'est le bézoard, constitué de résidus végétaux, de poils de léchage, de sels minéraux liés par la résine des conifères. Sauf s'il est suffisamment gros pour bloquer le transit intestinal et provoquer la mort, le bézoard ne gêne pas le chamois qui le porte. Autrefois, cette boule était recherchée comme porte-bonheur ou remède contre diverses maladies (on a trouvé une lettre du Cardinal de Richelieu remerciant le supérieur des Chartreux de lui avoir fourni un bézoard contre sa maladie). On trouve aussi des bézoards chez d'autres animaux.

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J'ai représenté un mâle, perché seul sur son rocher, et une femelle et son chevreau. Sur ces deux modèles, les cornes seront refaites en cire car il n'est pas possible de mouler une forme si fine en terre. Je les ferai d'ailleurs un peu moins hautes, portant quelques anneaux de croissance et s'écartant progressivement l'une de l'autre.

Dimensions :

Mâle : 23 cm de long x 28 cm de haut (rocher compris)

Femelle et éterlou : 24 cm de long x 23 cm de haut (rocher compris) 

14:33 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

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