Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25 janvier 2016

GRANDEUR NATURE LYON : DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR LE FINANCEMENT ?

Il y a presque un an et demi, je vous annonçais le lancement de Grandeur Nature Lyon, ce projet un peu fou d'installation de girafes en bronze à taille réelle au Parc de la Tête d'or, au cœur de Lyon.

Retrouvez le récit de cet événement ici : Lancement de GRANDEUR NATURE LYON

Girafe réelle et girafon bronze gauche + logo.jpg

Depuis cette date, le projet a avancé grâce au fonds de dotation Devenir et bien des étapes ont été franchies : accord de la Mairie, soutien de mécènes, sélection d'une école (CM2 de Jean Rostand à Lyon) pour suivre la réalisation des sculptures, campagne de financement participatif sur Arizuka, tests d'agrandissement d'impression 3D, travaux sur la conception du socle, rencontres avec un bureau de certification, présélection des emplacements possibles, campagne de communication, etc.

P1030529.JPG

Les (véritables) girafes au Parc de la Tête d'Or

Rappelons ici d'une part que ce projet est financé intégralement sur fonds privé et qu'il ne bénéficie d'aucune aide financière publique, d'autre part que la quasi-intégralité du budget est consacrée à la fonte et à l'installation des girafes, et non pas à la rémunération de l'artiste.

DSC_0007.JPG

Tests d'agrandissement et d'impression 3D sur un crocodile

En juin dernier, la campagne de financement participatif ("crowdfunding") a permis de boucler le budget de création du girafon. Mais il faut bien, comme nous le prévoyions dès le départ, lui donner une mère, puisque nous voulons installer une sculpture monumentale et portant l'idée de la perpétuation de l'espèce.

Girafon N&B.jpg

Le girafon, maquette de la sculpture grandeur nature

Malgré les difficultés économiques actuelles, des entreprises mécènes acceptent de soutenir Grandeur Nature Lyon parce qu'elles l'aiment et en voient toute la signification et la portée : U Express Lyon 6, Fondation Bullukian, Caisse des Dépôts, UIMM, Groupe SIER, Galeries Estades, Fonderie Barthélémy Art, etc.

Mais cela ne suffit pas encore à réunir le budget nécessaire à la fonte de la grande girafe !

Parc de la TO.jpg

Au travail au Parc de la Tête d'Or !

Comme nous ne voulons pas que le projet s'arrête, nous venons de lancer une nouvelle campagne de financement participatif sur le site Arizuka. Elle bénéficie déjà d'une grande visibilité grâce notamment à JC Decaux, qui nous offre 2 semaines de campagne d'affichage dans les rues de Lyon, au Progrès qui a largement ouvert ses colonnes à Grandeur Nature Lyon, à RCF qui diffusera bientôt une interview, etc.

P1000768.JPG

Campagne JC Decaux en janvier 2016 à Lyon

Alors, si vous aimez les belles œuvres d'art figurative (oui, il peut encore y en avoir !!!), si vous aimez Lyon et le Parc de la Tête d'Or, si vous aimez les animaux, si vous pensez que cette sculpture incarnera bien la beauté de la Création à préserver, soutenez Grandeur Nature Lyon en donnant 5 €, 20€ (ou plus !) sur ce lien :

Arizuka : Grandeur Nature Lyon

Vous y verrez une brève vidéo, la maquette du girafon et même... un vrai zèbre très intéressé par la caméra !

Pour mémoire, les dons faits sur Arizuka sont déductibles fiscalement : un don de 30 € revient finalement à 10 € après déduction. 

15:54 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

NOUVELLE PIÈCE : EDITION EN BRONZE DE L’ÉLAN

Voici les photos du Grand élan en bronze (vous pouvez en retrouver davantage sur l'album photo à droite de cette page).

Grand élan 5.jpg

Pour retrouver les explications sur cette création, reportez-vous à : "Nouvelle création : le grand élan"

Comme annoncé, j'ai retravaillé chacun des bois à la cire puis sur le bronze, en affinant notamment la pointe des andouillers (les ramifications des bois). Et voici notre grand élan parti pour les galeries où je l'espère il trouvera très vite un collectionneur pour l'accueillir.

Grand élan 6.jpg

Dimensions : 45 cm de long x 35 cm de haut x 25 cm de profondeur (envergure des bois).

15:09 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

15 janvier 2016

LES BEAUX MUSÉES DE PARIS : LE PETIT PALAIS

Après le Musée de l'Homme, le musée Cognacq-Jay, le musée Carnavalet, voici le musée du Petit-Palais.

P1200286.JPG

Certains ignorent ce qu'abrite le Petit Palais à Paris, que l'on prend à tort pour une espèce d'accessoire du Grand Palais. Ceux qui montent les marches et franchissent la majestueuse porte de ce bâtiment construit pour l'Exposition Universelle de 1900 sont impressionnés par le taille du grand hall mais un peu étonnés par le vide de cette pièce ; ils risquent d'en déduire que le Petit Palais est plus ou moins abandonné, ou bien qu'il sert uniquement, comme le Grand Palais, à recevoir des expositions temporaires ou des manifestations de grande ampleur.

P1200253.JPG

En réalité, il ne faut pas s'arrêter à ce premier coup d’œil : le musée du Petit Palais est l'un des plus beaux et des plus agréables musées de Paris. Comme le musée Carnavalet et le musée Cognacq Jay, l'accès aux collections permanentes est gratuit.

P1200228.JPG

Le bâtiment a été conçu par l'architecte Charles Girault selon un plan en forme de trapèze. En son cœur, un agréable jardin bordé d'un péristyle est un lieu de promenade parfait.

P1200199.JPG

Si le Petit Palais a été construit en 1900, les décors peints et sculptés, très riches, ont été réalisés entre 1903 et 1925. L'architecte a voulu donner un caractère grandiose à ce palais officiel : plafonds peints, escalier majestueux bordé d'une très belle rampe en fer forgé, coupole décorée par Maurice Denis, grands panneaux aux thèmes ambitieux (La Matière, La Pensée, La Mystique, La Plastique), bustes, médaillons... attirent l’œil et forcent l'admiration.

P1200250.JPG

Les collections du musée sont très variées : de l'Antiquité à la période contemporaine, les différentes salles présentent de façon claire, aérée et moderne des objets, meubles, tableaux sculptures illustrant parfaitement le projet culturel de l'établissement : expérience de la beauté, intelligence du sens, désir de création.

P1200201.JPG

La femme à l'arc - Marbre de Jules Desbois

Un grand nombre de ces œuvres ont été données par des collectionneurs passionnés : en 1902, les frères Dutuit ont légué 20 000 oeuvres diverses, allant d'objets antiques à des ensembles très complets de Rembrandt et Dürer en passant par des livres, des tableaux flamands, des ivoires, des manuscrits anciens, etc. En 1930, la donation Tuck permettait au Grand Palais de s'enrichir de nombreuses œuvres du XVIIIème siècle : meubles, tapisseries, tableaux primitifs, porcelaines, etc.  Et les legs ont ainsi continué jusqu'à nos jours avec des dessins de joaillerie, des sculptures de Landowski, des icônes russes, etc.

P1200217.JPG

Julia Stell Tuck - Marbre de Louis Aimé Lejeune

Les salles du Petit Palais sont belles, claires, propres, reposantes. C'est un régal pour les yeux de s'attarder parmi les meubles XVIIIème, les vases de Gallé, les superbes coupes et rhytons de l'Antiquité, les maquettes de sculpture monumentales, les immenses tableaux, très évocateurs, de Gustave Doré, ou les scènes du Paris du XIXème siècle.

P1200224.JPG

P1200219.JPG

Alexandre et Bucéphale - Huile de G.B. Tiepolo

P1200221.JPG

Pendule à orgues "Le concert des singes"

Bronze et porcelaine par Moisy, Chambellan et Kändler (vers 1755)

P1200222.JPG

P1200229.JPG

"Les premières funérailles" (Adam et Eve portant Abel) - Marbre de E.Barrias

P1200231.JPG

 "La vallée de larmes" - Huile de Gustave Doré

On aurait tort de réduire les œuvres de Gustave Doré (1832-1883) aux gravures en noir et blanc illustrant la Bible, Pantagruel ou les Fables de la Fontaine. Il réalisa aussi d'immenses toiles notamment un cycle biblique exposé avec succès en Angleterre puis aux Etats-Unis. Ces peintures, oubliées, ont été retrouvées en 1947 dans un entrepôt de Manhattan et vendues aux enchères. Cette immense "Vallée de larmes" est extrêmement puissante et évocatrice. Peinte par l'artiste peu avant sa mort, elle montre le Christ partant vers sa Passion mais déjà presque auprès du Père. Au pied d'une haute falaise, il se retourne et voit le peuple humain épuisé qui le pleure mais ne parvient pas à le suivre jusqu'au bout, attendant son retour.

P1200234.JPG

La Vierge aux anges - Huile de W.Bouguereau

P1200240.JPG

Les Halles - Immense huile de Léon Lhermitte

P1200242.JPG

Sans asile - Huile de Fernand Pelez

Une très vaste salle du Petit Palais est consacrée à la peinture XIXème et plusieurs toiles ont pour thème la vie populaire parisienne : "Les Halles", immense et très spectaculaire, "Les Saltimbanques", poignants avec leurs efforts pour donner dans leur misère l'illusion de la gaieté et du rêve, et cette scène de "Sans asile", qui valut à Pelez son premier succès au Salon en 1883. La femme aux yeux clairs, allaite un bébé mais est prostrée, écrasée, presque hallucinée par la sombre perspective qui s'ouvre devant elle. Trois enfants dorment près d'elle, dont l'un est pieds nus, tandis qu'un autre, assis, rumine de sombres pensées et peut-être des idées de vengeance. Toute la fortune de la famille expulsée est là : quelques hardes, un seau, un demi-poêle, un sac de jute servant de paillasse... Au mur, des restes d'affiches : sur l'une, le Ministère du travail annonce une adjudication au rabais de travaux à exécuter, sur les autres, dramatique ironie, une grande fête musicale et dansante, et une soirée dansante...

P1200254.JPG

Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d'hiver - Claude Monet 

P1200259.JPG

Deux magnifiques pélicans, bronze plutôt rare de Rembrandt Bugatti

P1200265.JPG

Nausicaa - Lucien Simon

P1200276.JPG

Jugement du Pape Formose - Jean-Paul Laurens

A la fin du IXème siècle, le pape Formose fut jugé post-mortem. Son corps fut exhumé et un procès eut lieu. Il finit dégradé de ses insignes pontificaux et son corps fut jeté dans le fleuve.

Cette histoire dramatique est en fait très compliquée. En 891, Formose devient pape. On ne connaît pas bien ses origines mais selon une certaine tradition, il était corse. Formose se trouva pris dans une tempête, au cœur de querelles entre les "grands" de ce monde : entre Eudes comte de Paris et Charles le Simple en France, entre l'archevêque de Cologne et celui de Hambourg qui se disputaient la Brême, entre le patriarche et le fils de l'Empereur à Constantinople. Forcé de couronner Empereur le duc Guy de Spolète, Formose convainquit Arnulf de Carinthie de venir combattre cet empereur et de libérer Rome et l'Italie, ce qui fut fait. A la mort de Formose, les papes Boniface VI puis Etienne VI lui succédèrent. Ce dernier était sous l'influence de la femme et du fils de Guy de Spolète, qui cherchaient à venger leur époux et père. Ils persuadèrent donc Etienne VI de juger Formose post-mortem, dans ce qu'on a appelé plus tard "Le concile cadavérique".

P1200276 zoom.jpg

Formose fut jugé indigne d'être pape : on lui retira ses insignes, on trancha les trois doigts de la main droite qu'il utilisait pour les bénédictions et consécrations, son corps fut jeté dans le Tibre. On le retrouva dans les filets des pêcheurs. Après la mort du Pape Etienne, le corps de Formose fut réenterré à Saint-Pierre et on interdit les procès post-mortem. Mais l'histoire ne s'arrête pas là : Serge, pape de 904 à 911, valida les accusations portées contre Formose et exigea que les évêques consacrés par lui le fussent à nouveau, ce qui créa une grande confusion. Finalement, l'Eglise confirma les nominations faites par Formose, Serge étant identifié comme un grand pêcheur coupable de plusieurs assassinats.

Jean-Paul Laurens, républicain très anticlérical, s'est saisi de ces épisodes dramatiques pour en faire un tableau saisissant.

P1200281.JPG

Toute la délicatesse et le talent de Carpeaux

dans ce charmant buste en plâtre

de Mademoiselle Fiocre, première danseuse à l'Opéra de Paris.

P1200282.JPG

La Marquise de La Valette - Plâtre de Carpeaux

11:58 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

05 janvier 2016

LES BEAUX MUSÉES DE PARIS : CARNAVALET

Après le Musée de l'Homme, le Musée Cognacq-Jay, voici le Musée Carnavalet, d'ailleurs situé à deux pas du précédent.

P1200670.JPG

L'Hôtel Carnavalet est l'un des plus beaux ensembles du Marais. Sa construction date du milieu du XVIème siècle. Il fut acquis en 1578 par la veuve de François Le Kernevenoy, surnommé Carnavalet par les Parisiens. En 1866, Mansart remania les ailes et le bâtiment sur rue. Acheté par la ville de Paris, il fut agrandi pour recevoir les collections municipales, ouvertes au public à partir de 1880. Depuis 1989, le musée s'étend, par une "galerie de liaison", à l'Hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau.

P1200642.JPG

Le musée est consacré à l'histoire de Paris et des ses habitants, de la préhistoire à nos jours. Malheureusement, lors de ma visite, un certain nombre de salles étaient en travaux.

P1200644.JPG

Une partie du musée présente une importante collection d'enseignes, dont certaines spectaculaires.

P1200648.JPG

"A la pensée" - Enseigne par A.Willette pour la maison Henry,

mercerie ganterie parfumerie rue du Faubourg Saint-Honoré

Des maquettes remarquablement bien faites représentent les vieux quartiers de Paris, en particulier l'ancien Marais avant sa destruction partielle et sa rénovation. On est saisi par l'étroitesse des rues, les fenêtres aux vis-à-vis trop proches, les courettes sans lumière. Les conditions de vie ne devaient pas être très gaies dans ces habitations sombres.

P1200646.JPG

P1200651.JPG

Le musée possède des collections très variées : meubles, tableaux, dessins, sculptures, bibelots... Plusieurs pièces sont meublées et décorées comme celles d'un appartement, à l'image de ce "Salon bleu" ci-dessous, qui vient de l'Hôtel de Breteuil autrefois avenue Matignon. Il a été acquis par le musée en 1922. Les meubles sont estampillés des plus grands ébénistes XVIIIème (Riesener, Lacroix, Weisweiller...).

P1200655.JPG

Salon bleu de l'Hôtel de Breteuil

P1200654.JPG

On regrettera que plusieurs cartels décrivant les œuvres manquent et que le personnel soit incapable de donner des explications. On n'a pu me dire de qui était cet immense portrait de Louis XVI...

P1200653.JPG

P1200662.JPG

Saint Jérôme, par L.S. Adam (1752)

P1200657.JPG

La démolition des maisons du Pont-au-Change en 1788 - H.Robert

Au 1er étage, la galerie de liaison, qui fait donc la jonction avec l'Hôtel de Saint-Fargeau, présente une belle collection de peintures, issues de la donation Seligmann en 2000 et décrivant la vie parisienne mondaine de la Belle Epoque.

P1200664.JPG

Femme au chien - F.Heilbuth

P1200666.JPG

Parade des cavaliers au Grand Palais (1910) - R.Lelong

Le Cadre noir de Saumur avait participé à cette grande fête de charité

au profit des victimes des terribles inondations de 1910.

P1200668.JPG

Le Dôme central de la galerie des machines durant l'exposition de 1889 - L.Béroud

Le musée Carnavalet consacre une grande partie de son espace à la Révolution française. On y voit des tableaux, bustes, objets, reconstitution de cette terrible période. En voyant les scènes de décapitation de femmes, la tête de la Reine brandie par le bourreau, la foule parisienne avide réclamant toujours plus de sang, l'inventaire des massacres notamment dans les régions de l'ouest, l'assassinat de Lavoisier ("La révolution n'a que faire des savants !"), les têtes promenées dans les rues, les destructions massives d’œuvres d'art, on ne peut s'empêcher d'être épouvanté par cette barbarie.

P1200641.JPG

Prochaine visite : le musée du Petit Palais

13:10 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)