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14 juillet 2016

NOUVELLE CRÉATION : LES TROIS OKAPIS

Voici une nouvelle création : les trois okapis.

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En discutant avec les uns et les autres, je suis étonné de constater que le mot « okapi » est connu de tous ou presque, notamment grâce à la revue pour enfants qui porte ce nom, mais que la réalité qu’il évoque est assez confuse : grand animal, zèbre, girafe, gazelle, Asie ou Afrique, animal disparu… Il y a parfois un peu de vrai dans tout cela mais personne ou presque n’a pu me décrire précisément l’okapi.

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Zoo de Beauval

C’est d’ailleurs amusant d’y voir le reflet de la découverte par l’Occident de ce grand mammifère : lorsque les premiers échantillons de peau furent rapportés d’Afrique au début du XXème siècle, on a cru y voir une mystification, une peau de zèbre ou d’âne, et nul n’imaginait qu’un animal pouvant mesurer 180 cm de haut au sommet de la tête avait pu rester méconnu. On peut relever ici que le même scepticisme était de mise lorsqu’un ornithorynque fut rapporté d’Australie ; la curieuse allure de l’animal a même fait penser à un canular : un plaisantin aurait fixé un bec de canard sur un corps de loutre ou de rat d’eau.

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Zoo d'Anvers

Les Pygmées d’Afrique centrale connaissaient évidemment depuis longtemps « O’api », ce géant farouche de leurs forêts presque impénétrables, et il leur arrivait d’en capturer dans des pièges à fosse. En 1890, le journaliste Stanley (celui qui prononça le fameux « Docteur Livinston, I presume ? ») raconta que les Pygmées lui avait parlé d’une sorte de grand âne-zèbre. Sir Harry Johnston partit alors en expédition à la recherche de ce qu’il pensait être une nouvelle race de zèbre et qu’il avait déjà baptisé Equus johnstoni.

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Okapi mâle (Terre)

De son voyage, il ne rapporta pas d’okapi mais deux crânes et une peau entière, dont on comprit vite qu’elle n’avait pas appartenu à un zèbre mais à une nouvelle espèce, renommé alors Okapia johnstoni.

Il fallut attendre 1918 pour qu’un animal entier et vivant arrive en Europe, à Anvers, mais il ne vécut que 50 jours. Le zoo d’Anvers s’est d’ailleurs fait une spécialité de ce ruminant : alors que, jusqu’en 1940, tous les okapis en captivité mouraient rapidement, un animal y vécut 15 ans. C’est également à Anvers qu’eut lieu la première naissance en captivité, mais le petit expira au bout d’une journée. Et c’est au zoo de Vincennes, en 1957, qu’eut enfin lieu la première naissance en captivité d’un animal viable.

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Faon d'okapi (Terre)

Okapia johnstoni est l’une des deux seules espèces de la famille fort réduite des Giraffidés. L’okapi n’est donc pas une antilope, ni un équidé, ni une gazelle, bien sûr.

Girafes et okapis ont des points communs : ils vont l’amble, ils possèdent un grand cou flexible et une très longue langue préhensile (l’okapi peut toucher la base de sa queue avec sa langue), de longues jambes qu’ils sont obligés d’écarter pour brouter ou boire au sol, ils possèdent des cornes osseuses (des « ossicones ») recouvertes de peau, absentes toutefois chez la femelle okapi.

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Zoo d'Anvers

Les okapis ont une superbe peau brun rouge, qui semble être d’un beau velours ras, rayé sur les cuisses et le haut des antérieurs. La tête des okapis est très curieuse et je dois dire qu’elle m’a donné beaucoup de difficultés : cette tête est longue, arrondie sous le maxillaire, très fin au bout du museau, elle présente des creux assez marqués, des bosses, les oreilles sont très grandes, les cornes du mâle ont une forme rare dans le règne animal puisqu’elles sont petites, recourbées et couvertes de peau. Les membres des okapis sont assez épais, plus lourds que chez les antilopes et gazelles, et cela les rapproche aussi des girafes.

L’okapi mesure environ 2 m de long sans compter la petite queue de 30 ou 40 cm de long, et pèse environ 250 kg.

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Zoo d'Anvers

Les okapis vivent sur une petite zone située dans le nord de la République Démocratique du Congo. Ils aiment la profondeur des forêts, recherchant une clairière sous la voûte des arbres géants, mangeant les feuilles, les fruits mais aussi les champignons.

On peut voir de beaux okapis au zoo d’Anvers, bien sûr, mais aussi au zoo de Lisbonne ou au parc de Beauval. Je me souviens d’en avoir vu autrefois au zoo de Vincennes. En les contemplant, on reste frappé par la curieuse élégance de ces animaux qui semblent timides et étranges avec leur tête très longue et étroite perchée au bout d’un long cou.

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Okapi mâle (Terre)

Cette scène des trois animaux est jolie mais pas tout à fait réaliste à l’état sauvage : en effet, le mâle et la femelle se rencontrent lorsque la femelle est en chaleur mais se quittent après la période d’accouplement. Mais je trouvais assez esthétique la courbe du cou du mâle, semblant attendre le petit que la femelle invite à se mettre en route. L’ensemble sera fixé sur un socle très fin.

Dimensions : 70 cm de long x 30 cm de haut x 40 cm de profondeur environ.

13:52 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Pour avoir vu des Okapis au zoo de Beauval, réalisation encore magnifique de Mr Colcombet. Bravo à vous

Écrit par : Dumas | 14 juillet 2016

Les commentaires sont fermés.