Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 avril 2016

NOUVELLE CREATION : LE DRAGON DE KOMODO

Voici une nouvelle sculpture, encore en terre : le "Dragon de Komodo". Ce très grand varan, sorte de lézard, vit en Indonésie centrale, dans quelques îles près de Bornéo, dont l'île de Komodo. Il en reste environ 5000 individus.

P1010480 détourée N&B.jpg

Varanus komodoensis peut dépasser les trois mètres et peser plus de 150 kg. Le plus grand varan connu mesurait 3,13 m pour 166 kg.

P1010532 détourée N&B.jpg

Le Dragon de Komodo peut courir à 20 km/h et plonger profondément. Les jeunes grimpent aux arbres pour éviter de se faire dévorer par les grands adultes. Ceux-ci possèdent un corps massif, aux pattes puissantes armées de très grandes griffes. Leur queue est aussi longue que leur corps. Ils marchent généralement à pas assez lents, les coudes vers l'extérieur, ce qui leur donne un air patibulaire, la queue traînant au sol. Ils sortent constamment leur langue, qui est leur principal organe sensoriel. Leur peau forme de nombreux plis.

P1010520 détourée N&B.jpg

Les Dragons de Komodo peuvent s'attaquer à des proies aussi grosses qu'un cerf, un sanglier et même un buffle. Pour ce faire, ils mordent un animal et attendent patiemment que cette blessure s'infecte. Selon certaines sources, l'infection est rapide à cause des marigots, où traînent tous les microbes et bactéries imaginables, et du climat humide et chaud. Selon d'autres sources, le dragon de Komodo empoisonne lui-même ses proies, soit par venin, soit par les nombreuses bactéries hébergées sur ses gencives et ses dents. La question de savoir si le dragon de Komodo est venimeux ou non ne semble pas tranchée. Vidéo Dragon et buffle

P1010539 détourage N&B.jpg

La mâchoire de ces animaux peut s'ouvrir démesurément et leur permet d'avaler une proie aussi grosse qu'une chèvre. Le varan de Komodo peut être dangereux pour l'homme. Toutefois, les cas d'attaques sont très rares. Nicole Viloteau, herpétologue, a réussi à approcher de très près les dragons et a établi une sorte de familiarité avec eux, allant jusqu'à les caresser, les abreuver, arracher les tiques qui les font souffrir, etc. Les varans restent toutefois imprévisibles. Voir : Vidéo Nicole Viloteau et dragons

Dans l'un des derniers James Bond, Skyfall, une rixe se termine dans une fosse contenant des dragons de Komodo et ceux-ci n'ont pas l'air d'apprécier cette intrusion : Vidéo James Bond et les dragons

P1010493 détourée N&B.jpg

Je me suis attaché à rendre ici l'aspect massif d'un grand varan, son ventre lourd, ses pattes puissantes et sa tête si particulière. Il se hisse sur ses antérieurs pour apercevoir une proie ou quelque chose qui l'intrigue. La peau laisse deviner par endroit l'aspect écailleux, toutefois beaucoup moins marqué que sur un crocodile.

P1010521 détourée N&B.jpg

10:24 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3)

04 avril 2016

LIVRE : L’ÉLÉPHANT DE NAPOLEON

Voici un livre très étonnant qui m'a été offert par une collectionneuse et que je vous conseille : "L'éléphant de Napoléon".

P1160529.JPG

On connait la girafe de Charles X, qui a débarqué à Marseille au XIXème siècle et est remontée à Paris accompagnée de Geoffroy Saint Hilaire, le Conservateur du Muséum, mais l'éléphant dont il est question ici est différent. Il s'agit du projet d'un grand monument qui aurait dû être installé place de la Bastille.

Après avoir envisagé d'y construire un arc-de-triomphe, Napoléon et Vivant Denon, doyen des savants de l'expédition d'Egypte, Directeur du Muséum central des arts et administrateur des arts depuis 1802, décident en 1808 qu'un pachyderme aurait toute sa place sur le lieu de l'ancienne forteresse. Le 2 décembre 1808, la première pierre est posée.

P1130894.JPG

Eléphants de Pairi Daiza (Belgique) arrosant le public

Le 9 février 1810, un décret consacre le projet et prévoit ceci : "Il sera élevé, sur la place de la Bastille, une fontaine sous la forme d'un éléphant en bronze, fondu avec les canons pris sur les Espagnols insurgés ; cet éléphant sera chargé d'une tour et sera tel que s'en servaient les Anciens ; l'eau jaillira de sa trompe. Les mesures seront prises de manière que cet éléphant soit terminé et découvert au plus tard le 2 décembre 1811".

Vivant Denon prévoit qu'il faudra 177 tonnes de bronze. Car c'est un colosse qui est prévu : 15 mètres de haut et 16 mètres de long, l'ensemble culminant à près de 24 mètres.

P1160531.JPG

Hélas, la conscription a emporté loin de Paris les ouvriers dans la force de l'âge et l'on manque de bras. Le chantier prend du retard et, en 1813, bien que les travaux de terrassement et de maçonnerie soient presque terminés, Napoléon s'impatiente. Tous les ouvriers disponibles doivent être embauchés, surtout les plus âgés, décide-t-il.

Plusieurs projets ont été envisagés : un éléphant nu et seul, un éléphant couvert de draperies et tentures surmonté d'un guerrier grec brandissant une lance, un éléphant portant un immense trône ou encore un siège dont se lève un dignitaire égyptien présentant en offrande un sabre, un éléphant de guerre avec une vaste tour sur le dos, etc.

Louvre 3.jpg

Eléphant monté par un indien - AL Barye (Musée du Louvre)

Dans tous ces projets, il est prévu une fontaine et des jeux d'eau. Jaillissant parfois de sa trompe vers le ciel, l'eau est également présente sous forme d'une cascade entourant tout le socle. L'alimentation viendra du canal Saint-Martin.

P1160530.JPG

En 1810, voulant se faire une idée précise des proportions du géant, Vivant Denon commande aux sculpteurs Moutoni puis Bridan un modèle grandeur nature en bois et fer, recouvert de plâtre. Il est installé sous un vaste hangar au sud-est de la place de la Bastille. Un gardien, le dénommé Levasseur, lui est affecté. Il loge dans une des pattes de l'éléphant.

Mais en 1815, la Restauration stoppe le chantier. S'en suivent idées d'abandon et tentatives de terminer le projet. L'éléphant en plâtre reste là et se dégrade peu à peu. On raconte qu'il héberge des milliers de rats, qu'il sert de refuge aux voleurs. Dans son roman, Victor Hugo en fait le refuge du jeune Gavroche.

Finalement, à la place du pachyderme, on érigera la colonne de Juillet en mémoire des victimes des trois journées de 1831. Et ce n'est qu'en 1846 que le modèle en plâtre, en piteux état, est démoli. Effectivement, des cohortes de rats s'en échappent, terrorisant pour longtemps le quartier.

P1160532.JPG

Lorsqu'on lit ces incroyable histoire, on se demande pourquoi elle n'est pas plus connue. Pour ma part, jamais je n'avais entendu parler de ce projet gigantesque et j'ignorais que la taille excessive du socle de la colonne de Juillet, les têtes de lions sur son pourtour, la voûte circulaire en sous-sol, le passage du canal Saint-Martin dataient du chantier de l'éléphant.

L'intérêt de ce beau livre, passionnant, est multiple : raconter cette incroyable histoire, bien sûr, mais aussi l'illustrer très abondamment avec de nombreuses reproductions de gravures et dessins, élargir la réflexion à la vision de l'orient à cette époque, aux réalisations artistiques et architecturales sur le thème de l'éléphant, etc.

La dernière partie de l'ouvrage est spectaculaire et m'a fait croire que cet éléphant existait bien ! Les auteurs ont en effet reconstitué virtuellement le monument et font défiler à ses pieds majestueux les Parisiens de 1930, 1936, 1968, 2013, etc.

P1160533.JPG

Je vous conseille donc vivement cet ouvrage aussi agréable à lire qu'étonnant et instructif.

L'éléphant de Napoléon

Matthieu Beauhaire - Mathilde Béjanin - Hubert Naudeix - Préface de Georges Poisson

Editions Honoré Clair - 96 pages - ISBN : 978-2-918371-17-5 - Octobre 2014 - 32 €

17:54 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

25 mars 2016

EDITION EN BRONZE DE LA GIRAFE ET DU GIRAFON

Voici les premières photos de l'édition en bronze de la girafe et du girafon qui ont servi de modèle pour les grandes sculptures qui seront installées au Parc de la Tête d'Or à Lyon début 2017.

P1010253 détourée.jpg

Si vous suivez mon blog, vous savez que ces deux animaux ont été créés en taille réduite (68 cm de long et 53 cm de haut), puis édités en cire, retouchés par mes soins, numérisés, retouchés légèrement sur l'ordinateur. Ils seront agrandis en cire en taille 5 à 6 fois supérieure au modèle original grâce à l'imprimante 3D. Je retoucherai à nouveau ces modèles en cire grandeur nature puis ils seront fondus en bronze par parties, puis assemblés, patinés et installés au cœur du zoo de Lyon, au Parc de la Tête d'or.

P1010227 détourée.jpg

Il s'agit donc d’œuvres particulièrement intéressantes pour tous ceux qui s'intéressent de près à ce projet ou, plus généralement, à Lyon. Les collectionneurs ne s'y trompent d'ailleurs pas puisque plusieurs d'entre eux se sont dépêchés d'acquérir l'un des 10 exemplaires originaux. Il y a fort à parier que cette série sera vite épuisée !

Cette girafe et son girafon sont actuellement exposés dans l'Atrium du CIC à Lyon (voir ci-dessous) puis ils le seront à la galerie Estades de Lyon.

22:02 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

EXPOSITION COLCOMBET A LYON DU 23 MARS AU 6 AVRIL 2016

P1010352.JPG

Du 23 mars au 6 avril 2016, le CIC Lyonnaise de Banque et la galerie Michel Estades organisent une exposition d'une cinquantaine de mes bronzes dans un très beau lieu, au cœur de Lyon : l'Atrium du CIC rue de la République à Lyon.

P1010272.JPG

P1010263.JPG

Les dernières œuvres y sont présentées : le grand crocodile du Nil d'environ 170 cm de long, la Marche des éléphants (180 cm), le grand élan, et pour la première fois la maquette en bronze de la girafe et du girafon qui seront agrandis jusqu'à grandeur nature (300 cm en haut du cou de la girafe se penchant) et installés au zoo du Parc de la Tête d'or à Lyon.

P1010333.JPG

Avec Monsieur Alain Giordano, Adjoint au Maire de Lyon.

Le vernissage de cette belle exposition a eu lieu mercredi 23 mars en présence de Isabelle Bourgade, Directrice générale du CIC Lyonnaise de Banque, de Michel Estades, fondateur et dirigeant des trois galeries de Lyon, Paris et Toulon, de Alain Giordano, adjoint au Maire de Lyon Gérard Collomb, et de Jean Brunet-Lecomte, créateur du fonds de dotation Devenir, qui porte le projet Grandeur Nature Lyon.

P1010329.JPG

Près de 200 personnes ont découvert ou redécouvert mes créations et participé à une très sympathique soirée.

P1010321.JPG

Michel Estades (au micro), Madame I.Bourgade, Monsieur A.Giordano, Monsieur J.Brunet-Leconte

 

Du 23 mars au 6 avril 2016

Atrium du CIC Lyonnaise de Banque

8 rue de la République - 69002 Lyon

Du lundi au vendredi : de 8h30 à 17h30

Samedi matin : de 8h30 à 12h30

 

Pour tout renseignement :

Galerie Estades

61 quai Saint-Vincent - 69002 Lyon

04 78 28 65 92

Du mardi au samedi

16:06 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

17 mars 2016

EDITION EN BRONZE DU GRAND CROCODILE

Et voici le résultat de l'agrandissement du petit crocodile du Nil de 40 cm de long, presque épuisé puisqu'il n'en reste plus qu'un seul exemplaire, disponible à la galerie Loïc Lucas à Chamonix.

P1010158.JPG

Cette opération délicate et très longue a permis de tester tout le processus qui sert à l'agrandissement des girafes de Grandeur Nature Lyon. A la fonderie Barthélémy Art (Drôme), le petit crocodile a été numérisé, agrandi plus de 4 fois puis imprimé en "PLA", une sorte d'amidon qui donne l'aspect du plastique translucide, ou plus précisément de la fibre de verre.

P1190230.JPG

Mais l'impression 3D ne fait pas tout, loin de là ! La surface du crocodile a été entièrement recouverte de cire et retravaillée soigneusement, écaille par écaille, ce qui a été très long et, il faut le dire, assez fastidieux.

DSC_0008 light.jpg

Ce modèle en PLA et cire, qui mesure 170 cm de long, est parti à la fonte en deux parties, ensuite soudées. De nombreuses retouches sur le bronze ont encore été nécessaires avant de passer à l'étape la plus gratifiante : la superbe patine, réalisée avec son talent habituel par Ahmed.

P1010131.JPG

Lorsque les photos de l'animal dans l'herbe ont été prises, des passants croyant qu'il s'agissait d'un véritable crocodile ont demandé s'il était apprivoisé !  

P1010195.JPG

On peut donc vraiment dire que ce crocodile, qui pèse 76 kg, est une nouvelle oeuvre originale. Le premier exemplaire porte d'ailleurs le numéro EA I/IV CD (pour "Cire directe"). Un moule permettant d'éditer 11 autres exemplaires originaux, conformément à la loi, sera bientôt réalisé.

P1010155.JPG

Ce crocodile mais aussi la girafe et le girafon et toutes les dernières nouveautés (Marche des éléphants, Grand élan...) seront visibles à l'exposition qui se tiendra au CIC de Lyon rue de la République du 23 mars au 8 avril 2016.

P1010202.JPG

15:52 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)