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16 octobre 2015

TIRAGE EN CIRE DES "LA MARCHE DES ÉLÉPHANTS"

Et voici quelques photos de l'édition en cire de "La Marche des Éléphants", que je suis allé récemment retoucher à la fonderie Barthélémy Art à Crest (Drôme).

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Si vous n'avez plus tout à fait en mémoire les différentes étapes qui permettent de réaliser un bronze, vous pouvez vous reporter à cet album photo : 

http://www.damiencolcombet.com/album/la_fonte_en_images/

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A cette étape, j'interviens pour revoir complètement chaque animal, vérifier qu'il ne manque pas un bout d'ongle ou de trompe puis je colle les différentes parties : oreilles, défenses, queue... Les joints doivent être masqués et la surface retravaillée.

C'est un très long travail qui rend unique chaque pièce. Les trous que l'on voit sur les cires permettront d'avoir des pièces creuses ; ils seront bien sûr refermés sur le modèle en bronze.

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Disposer les éléphants dans la position finale permet aussi de confectionner le socle ("la terrasse") et de créer une surface irrégulière. La terrasse mesurera donc environ 170 cm de long et 30 cm de large.

Il n'est pas possible de faire fondre l'ensemble d'un seul coup. Chaque éléphant sera donc fondu séparément et, pour des raisons de taille des cylindres, le socle sera séparé en deux parties. Tout sera ressoudé lorsque les pièces seront en bronze.

Et pour imaginer un peu mieux le résultat, voici quelques photos en noir et blanc. L'édition en bronze du premier numéro devrait être prête tout début novembre.

Plusieurs exemplaires ont déjà été réservés...

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04 octobre 2015

NOUVELLE CRÉATION : LE GRAND ÉLAN

Voici une nouvelle création pour se réhabituer à la terre après les vacances : un grand élan.

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Le grand élan (terre)

38 cm (long) x 35 cm (haut) x 20 cm (prof.)

Sur la photo ci-dessus, la différence de couleur entre le corps et les jambes vient du fait que ces dernières sont sèches alors que la terre du corps est encore humide. Les andouillers (pointes des bois) seront affinés sur le bronze.

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Orignaux (élans du Québec)

J'ai déjà réalisé, début 2009, une sculpture de ce cervidé mais elle était toute petite : 16 cm de haut. Cette nouvelle création est beaucoup plus grande : 35 cm de haut environ.

Voici un curieux animal : des pattes interminables, une bosse sur le garrot, des immenses bois palmés, un museau aussi long que celui d'un cheval et se terminant par un renflement assez disgracieux, une barbiche qui peut même pendre en forme de cloche comme chez certaines chèvres, une queue microscopique...

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Elan naturalisé - Muséum d'histoire naturelle de Bruxelles

Et pourtant, l'élan (Alces alces) est un animal impressionnant et majestueux. C'est le plus grand des cervidés : les mâles peuvent mesurer plus de 2 m au garrot et peser 700 kg. L'animal le plus imposant jamais mesuré faisait 2,30 m au garrot et pesait 816 kg. L'envergure de ses bois était de presque 2 m. Presque un Mégacéros, cet autre cervidé qui disparut pendant la Préhistoire et portait des bois gigantesques : plus de 3,50 m d'envergure totale. Le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris et le Musée Confluence de Lyon possèdent chacun un très beau squelette de cet animal. Dans la Grande galerie de l'Evolution, on peut également admirer un superbe élan bien naturalisé.

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Mégacéros - Musée Confluence à Lyon

L'élan, qu'il ne faut pas confondre avec le Wapiti, ce grand cerf d'Amérique du Nord, vit dans les forêts et les marais humides d'une bande géographique horizontale ceinturant le globe : Sibérie, Russie, Scandinavie, Canada (où il est appelé Orignal), Alaska. Les élans étaient présents en Europe de l'Ouest (France, Belgique, Suisse) jusqu'au Moyen-Age. En Russie, il a été domestiqué pour servir de monture et d'animal de trait.

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Le grand élan (terre) - Détail

La majesté des élans vient surtout de leurs bois. Ces grands attributs réservés aux mâles tombent chaque année en novembre et repoussent un peu plus grands. Ils peuvent peser jusqu'à 20 kg et présenter 20 pointes chacun.

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Elan naturalisé - Grande Galerie de l'Evolution - Paris

Je possède un bois d'élan qui m'a été offert par un garde forestier au Québec. Il n'est pas spécialement grand et est très sec, mais il pèse quand même 5 kg et mesure 70 cm de long x 60 cm de large. Il m'a bien sûr servi de modèle pour mon grand élan.

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Bois d'élan

L'élan aime les herbes aquatiques. Il plonge toute la tête sous l'eau, fermant ses narines et pouvant rester ainsi immergé plus d'une minute. Au vaste zoo de St-Félicien au Québec, on peut fréquemment voir cette scène. L'élan ressort parfois de l'eau les bois chargés d'herbes et de branches, ce qui lui donne un air farouche du plus bel effet. J'observe d'ailleurs que bien peu de zoos possèdent des élans, sans doute parce qu'il leur faut beaucoup d'espace.

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Le grand élan (terre), vu de haut.

L'élan est un animal généralement discret. En faisant preuve de patience, on peut toutefois l'apercevoir dans les grands parcs naturels du Québec. Il peut être dangereux s'il est blessé ou en période de rut. Involontairement, il peut également être très dangereux pour les automobilistes lorsqu'il traverse les routes. Au Québec, il m'est arrivé de devoir piler net pour éviter un choc avec cet animal et j'étais bien heureux d'éviter une rencontre brutale avec une bête plus grande qu'un cheval !

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Orignal (Québec)

Assez peu de sculpteurs ont réalisé des élans en bronze. Citons les plus connus : "Le grand élan" de Rembrandt Bugatti, qui lui a fait des jambes exagérément longues, "La chasse à l'élan" créée en 1841 par Antoine-Louis Barye pour faire partie du surtout de table du Duc d'Orléans, où cervidés et cavaliers se battent en une mêlée confuse, le très exagéré mais très beau "Elan surpris par un lynx", toujours de Barye, où l'on voit le petit carnivore réussir à mettre à genoux un grand élan (!).

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 Orignaux (Québec)

Mais selon moi, les plus beaux élans sont ceux de Franz Joseph Pallenberg (1882-1946), excellent sculpteur allemand un peu méconnu. Il a fait fondre un grand élan humant l'air, la tête levée, les naseaux grand ouverts, et un superbe élan couché que j'ai eu la joie d'admirer chez un antiquaire à Bruxelles.

Et si vous voulez voir une scène bien inhabituelle filmée dans une zone pavillonnaire à Anchorage en Alaska, regardez : http://www.ktva.com/video-rutting-moose-duke-it-out-in-an...

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28 septembre 2015

PHOTOS DU SAB 2015 A BRUXELLES

Du 24 au 29 septembre 2015, se tient dans la capitale belge la 1ère édition du SAB "Septembre Animalier Bruxelles". Et pour une première, c'est une grande et belle réussite : 30 artistes de grande renommée (C.Drochon, D.Beck, V.Munier, JF Gambino, D. Van Heerde, Umberto, J.Salmon, C.Pultz, H.Arfi....) présentent chacun 4 à 5 peintures, sculptures ou photos.

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Peintures de Dick Van Heerde et bronzes de D.Colcombet

Le cadre est magnifique : l'ancienne Nonciature (ambassade du Vatican) restaurée et idéalement située place des Sablons, dans le quartier chic de Bruxelles, à proximité du Palais Royal, des plus beaux antiquaires de Belgique et des grands musées. La Gazette de Drouot a d'ailleurs consacré deux pages à cet événement.

Les visiteurs sont très nombreux et forment un public averti, très intéressé et connaisseur. Et bien des collectionneurs se sont offert une oeuvre durant cette première édition.

Bravo aux organisateurs : Philippe et Anne Heim, et le galeriste belge Bruno Couck.

Voici quelques photos prises avant et pendant le vernissage, en attendant avec impatience la seconde édition, en septembre 2016 ! 

Pour tout renseignement : www.sabexpo.be

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Jeunes tigresses par D.Beck

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Peinture de C.Pultz, sculptures de T.Wald

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Peintures de J.Salmon, sculpture de JF Gambino

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Au premier plan sculptures de Geymann, peintures de N.Bessières

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Sculpture de H.Arfi, peintures de P.Ragot

 

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Le grand escalier, majestueux, qui mène aux salles du 1er étage

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Koala sur sa branche, par I.Brizzi

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Sculpture de Chésade, peintures de M-O Marchand

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Peintures de S.Wahnschaffe, sculpture de Ch.Porras

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Peinture de C.Pultz

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Vernissage

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Vernissage

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Vernissage

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Sculpture de B.Frigière, peinture de C.Drochon

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Peinture par D.Beck

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26 septembre 2015

"UNE BRETAGNE PAR LES CONTOURS" : LA COLLECTION S’ÉTOFFE PEU A PEU

Régulièrement sur ce site, je vous parle du très talentueux Yann Le Sacher - que je n'ai hélas toujours pas rencontré ! - et je vous tiens au courant de l'édition de ses carnets de dessin. Yann s'est lancé dans un tour du littoral breton en commençant par le nord et présente dans "Une Bretagne par les contours" de très belles pages de chaque village, crique, port, église, phare, château, île découverts ainsi au fil de ses pérégrinations.

Au bas de chaque page, un tout petit dessin humoristique toujours très amusant.

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Le tome 7 (De Saint-Pol-de-Léon à Santec en passant par l'île de Batz) est paru et les oeuvres de Yann Le Sacher sont toujours aussi belles. Pour commander le livre ou même toute la collection, rendez vous sur son site : http://yal.over-blog.com/page/1

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Le tour complet de la Bretagne devrait nous amener à une vingtaine de tomes, je pense !

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Et comme l'artiste est un peu taquin avec l'art contemporain, certains dessins sont désopilants.

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17 septembre 2015

TROIS ŒUVRES SÉLECTIONNEES POUR LE SALON DES ARTISTES FRANÇAIS AU GRAND PALAIS

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Après l'annonce par le jury du Salon National des Artistes Animaliers de Bry/Marne que deux de mes bronzes étaient retenus pour l'édition 2015 du Salon (voir note précédente), j'ai appris cet été que, dès ma première candidature, le jury du Salon des Artistes Français avait sélectionné trois œuvres pour être exposées au Grand Palais à Paris, du 24 au 29 novembre 2015, dans le cadre de "Art en Capital".

Sous l'immense nef du Grand Palais, seront donc présentés "La course des oryx", "Le rhinocéros blanc chargeant et son petit" et "Les éléphantes d'Asie au zoo".

Le Salon des Artistes Français a une histoire très prestigieuse.

Le terme « Salon » apparaît en 1725 : c’est là, dans le Grand Salon du Louvre, que sont souvent présentées les œuvres des membres de l’Académie royale des Beaux-Arts. A partir de 1747, le Salon devient bisannuel. Il connaît un succès prodigieux : dans les années 1780, on compte un millier de visiteurs par jour.

Sous le nom très simple de « Salon de peinture et sculpture », le Salon continuera sous la Révolution, même en 1793 malgré le contexte dramatique. Sous la Restauration, il redevient « Salon de l’Académie royale » puis à nouveau « Salon de peinture et sculpture » de 1848 à 1881, où il prend le nom de « Salon des Artistes français ».

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A cette époque, le Salon est essentiel car pour un artiste, c’est LE lieu où montrer ses œuvres, espérer attirer l’œil des critiques et des journalistes, et idéalement recueillir des commandes d’Etat. C’est bien pour tout cela que les plus grands sculpteurs et peintres soumettent leurs oeuvres au jury avec l'espoir d'y être acceptés.

Au XIXème siècle, il ne faut pas imaginer le Salon comme une belle galerie d’art figée, silencieuse comme un musée et réservée à l’élite. Balzac raconte que les sculptures sont "entassées les unes sur les autres dans un espace de quelques pieds carrés et si serrées que quatre personnes ne peuvent rester en même temps à les examiner". Une chroniqueuse de l'époque évoque "le public le plus vulgaire, les femmes les plus communes, les tournures les plus grotesques. Et puis, quelle foule ! Comme on se pousse ! A chaque porte, quelle cohue !". Avec philosophie, Barye raconte, lui, que ce qu'il présente "placé au bas de l'escalier servait de vestiaire. Souvent, j'y trouvais accroché quelques paletots ou quelques châles. Mais, enfin, j'y étais !". En effet, les peintres se taillaient la part du lion et les sculptures étaient relégués dans une sorte de couloir obscur.

Je note que les incidents et bousculades n'ont pas cessés car lors du vernissage de l'édition 2014, l'affluence était telle que certains artistes qui exposaient n'ont pu entrer et qu'une bagarre a éclaté à la porte du Grand Palais lorsque les portes ont dû être momentanément fermées !

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Les Salons ont donné lieu à des anecdotes parfois amusantes. Il y eut de véritables cabales contre des artistes refusés par un jury jaloux de leur succès – ce fut le cas de Barye - et des querelles autour d’œuvres jugées immorales. Je ne reparlerai pas ici des scandales provoqués par certains tableaux mais plutôt de ce qui a trait à la sculpture.

Emmanuel Frémiet avait réalisé une scène de combat entre un gorille et une femme. Dans la première version, réalisée en 1859, le singe - qui semble être un curieux croisement de gorille et de chimpanzé - s'enfuit en courant, tenant par la taille le corps d'une femme inanimée ou morte dont les pieds traînent par terre. Cette œuvre fit scandale car on y vit l'expression de fantasmes inavouables sur les rapports entre femme et singe (une femelle pourtant). Théophile Gauthier prit farouchement parti pour le sculpteur. La pièce, soumise au Salon, fut refusée et faillit être retournée à l'auteur. Le comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts et protecteur de Frémiet, obtint qu'elle soit simplement dissimulée derrière un rideau, dans un débarras. Mais la foule la chercha et souleva le rideau !

Nadar, ami de l'artiste, se moqua du jury en décrivant ainsi le gorille : "Il emporte dans les bois une petite dame pour la manger. M.Frémiet n'ayant pu dire à quelle sauce, le jury a saisi ce prétexte pour refuser cette œuvre intéressante". Le modèle en plâtre ayant été détruit dans l’atelier de Frémiet par des ouvriers malveillants à qui Frémiet demandait de faire un peu moins de bruit, le sculpteur en fit une seconde versionen 1887, mais cette fois le gorille est percé d'une flèche, il tient une pierre  dans sa main et la femme n'est pas inanimée : elle essaie de se défaire de la terrible emprise du singe. L'œuvre fut accueillie avec enthousiasme et obtint la Médaille d'honneur. Rosa Bonheur eut également à souffrir du jury du Salon, qui luttait farouchement contre toute nouveauté.

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En 1848, il fut décidé par le Ministère de l’Intérieur que tous les artistes pourraient exposer librement. On se demande d’ailleurs comment cela fut techniquement possible : 5180 œuvres furent montrées ! Rosa Bonheur y montra 6 peintures et deux sculptures.

Depuis 2006, le Salon est de retour au Grand Palais. Art en Capital regroupe quatre salons : le Salon des Artistes français (650 artistes environ), le Salon des Artistes indépendants, Comparaisons et le Salon du dessin et de a peinture à l'eau. En tout, ce sont donc près de 2500 artistes qui exposent sous la vaste verrière du Grand Palais.

Un épais catalogue est édité chaque année.

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Toutes les informations sur http://www.artistes-francais.com/

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