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21 avril 2017

LA GRANDE GIRAFE AVANCE A GRANDS PAS !

Le projet Grandeur Nature Lyon avance à grands pas, presque aussi rapidement maintenant que l'allure d'une girafe adulte !

En effet, après avoir terminé il y a environ deux mois la réalisation du girafon, la fonderie Barthélémy Art à Crest met les bouchées doubles pour terminer la grande girafe. Et voici les premières images de l'animal sur ses quatre pattes.

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La maquette, éditée en bronze, sert de modèle pour l'assemblage et la soudure de la bonne vingtaine de morceaux de bronze qui constitueront la sculpture. 

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La tête et le cou ont été positionnés mardi dernier. Il s'agissait de contrôler que les éléments s'alignent bien, que la hauteur de la tête est bonne et l'orientation du cou adaptée à la "rencontre" avec le girafon, qui sera accroupi à ses pieds. 

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Il manque encore la queue, la croupe et le dos mais surtout il faut renforcer toutes les soudures puis les polir pour les rendre invisibles et insérer des axes en aluminium pour consolider le cou et les jambes. La dernière étape sera la patine.

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La girafe tournant la tête, cette photo déforme un peu les proportions et peut faire croire que la tête est trop grosse, mais ce n'est pas le cas. L'enfant, première visiteuse de la grande girafe, donne une idée de l'échelle de la sculpture, qui porte bien son adjectif "monumentale".

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Quelques membres de la belle équipe de la fonderie Barthélémy Art (Crest - Drôme) : Guillaume Serre (responsable d'atelier), l'artiste, Patrick Houfek (qui a réalisé la quasi-intégralité des soudures), François Bouis (propriétaire de la fonderie), Pierre Abattu (Directeur).

"Grandeur Nature Lyon" est un projet soutenu par le fonds de dotation "Devenir".

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08 avril 2017

NOUVELLE CREATION : ELEPHANT D'AFRIQUE ET ELEPHANTEAU ASSIS

Le 18 févier dernier, la galerie Michel Estades de Lyon m'avait invité à réaliser ce que certains appelleraient de façon bien présomptueuse une "performance". En réalité, il s'agissait de modeler une oeuvre le temps d'une journée, tout en accueillant les visiteurs de la galerie et en répondant à leurs nombreuses questions.

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Ce fut une expérience intéressante mais qui a nourri mon inquiétude les jours précédents : la galerie avait annoncé l'évènement, les visiteurs s'attendaient à voir très rapidement un animal émerger de la terre et il ne pouvait être question ni d'échouer, comme cela arrive parfois, ni de faire des pauses d'une ou deux heures pour s'aérer l'esprit.

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J'ai donc choisi une valeur sûre : un éléphant d'Afrique, animal que je commence à bien connaître et que j'aime particulièrement.

Et finalement, à la fin de la journée, on peut dire qu'on reconnaissait un éléphant et que certains le pensaient même terminé alors qu'il y restait encore beaucoup de travail à faire. J'ai donc consacré encore plusieurs jours à terminer ce pachyderme et à lui adjoindre un éléphanteau assis.

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La mère a cette allure un peu empruntée, hésitante, des gros animaux face à un jeune : balançant sa patte arrière, elle fait attention à ses gestes, se retient, promène sur le jeune le bout de sa trompe mais n'est pas très à l'aise, contrairement au petit qui semble parfaitement insouciant.

L'ensemble est parti à la fonderie et devrait être prêt début juin.

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Cette journée à la galerie Estades de Lyon, jamais à court d'idées et d'initiatives, a permis à beaucoup de découvrir la sculpture : la terre, les outils, l'absence de dessin préparatoire, le recours aux photos uniquement lorsqu'on a un doute sur un détail, le temps qu'il faut pour voir enfin apparaître une forme, etc.

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Certaines personnes, très patientes, se sont assises et ont passé une ou deux heures à regarder mon travail. Mais le plus amusant est sans doute cette famille venue voir la façon dont je procédais et qui est ensuite allé acheter de la terre et a passé un dimanche à mettre la main à la patte, avec un résultat d'ailleurs très prometteur. Une bonne idée pour faire découvrir l'art aux plus jeunes, qui après cela ne regarderont sûrement plus une sculpture de la même façon !

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30 mars 2017

NOUVELLES CRÉATIONS : FOU DE BASSAN ET CORMORAN (2)

Après le cormoran ci-dessous, quelques informations sur le Fou de Bassan.

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Il s'agit du plus gros oiseau marin d'Europe : un adulte pèse 3 kg (le goéland argenté ne dépasse pas 1,3 kg). Le fou de Bassan est certes beaucoup plus petit que l'albatros mais son envergure est quand même de près de 180 cm. Il existe de nombreuses autres espèces de fous, dont les fous à pieds bleus des Galapagos et les fous à pieds rouges, plus petits.

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Fou du Cap (Muséum d'Histoire naturelle de Rouen)

Le fou de Bassan, présent sur tout le littoral de l'Atlantique nord, possède un corps lourd, fuselé, une queue dont l'extrémité forme un losange, de longues ailes pointues, un cou assez long et large, une tête prolongée par un long bec puissant en forme de poignard, de courtes pattes palmées. Le plumage est d'un blanc éclatant - c'est d'ailleurs ainsi qu'on le repère de très loin - sauf la tête et le cou, jaunes, et le bout des ailes, noires. Les yeux et le bec sont soulignés de beaux traits noirs.

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Même s'il a l'air un peu pataud lorsqu'il est posé, le fou de Bassan est un très bel oiseau, élégant, à l'allure aristocratique. Pas question pour lui de se mélanger aux cormorans, goélands et autres mouettes, ni de traîner sur les plages : c'est un oiseau du large, qui alterne les puissants battements d'ailes et les longs vols planés, interrompus par de spectaculaires piqués sur les bancs de poissons.

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Il possède une grande acuité visuelle et repère ses proies à des dizaines de mètres d'altitude. Lorsqu'il plonge, sa silhouette prend une forme très aérodynamique : bec en avant, ailes rejetées vers l'arrière, il atteint un vitesse étonnante et assomme littéralement les poissons qu'il convoite. Sa morphologie très particulière lui permet d'amortir le choc et de ne pas se blesser à l'impact. Les pêcheurs utilisent souvent les fous comme indicateurs des bancs de maquereaux.

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Ile Bonaventure (Québec)

D'où vient le nom de cet oiseau ? D'après Wikipedia, Bassan fait référence à l'île de Bass en Ecosse, qui en abrite une très importante colonie, et fou au fait que les oiseaux font des piqués vertigineux.

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Ile Bonaventure (Québec)

Il m'est très souvent arrivé de voir quelques fous en Bretagne, près de Saint-Malo, mais sur l'île Bonaventure au Québec, c'est par dizaine de milliers qu'ils se comptent. C'est un spectacle inoubliable. On approche de l'île en bateau, ce qui permet d'observer quelques phoques, et l'on découvre dans le ciel des milliers d'oiseaux d'une blancheur éclatante. Leurs plongeons incessants font penser à un bombardement. Sur l'île, à perte de vue, des couples nichent et se laissent approcher. Il paraît qu'hélas cette très importante colonie est depuis peu en déclin faute de nourriture suffisante. D'autres colonies très importantes existent ailleurs, y compris en Bretagne.

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En suivant ce lien, vous verrez quelques images de Bonaventure, avec en prime le délicieux accent québecois : https://www.youtube.com/watch?v=PsHPvLyD4DA

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Mon fou est posé sur un rocher où s'accrochent quelques moules et berniques ; il observe la mer de son air sévère et altier.

Dimensions : 38 cm de long x 45 cm de haut

19:18 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

NOUVELLES CRÉATIONS : FOU DE BASSAN ET CORMORAN (1)

Né en Bretagne, y passant depuis toujours mes vacances, naviguant en kayak le long des rochers depuis plus de 35 ans, je n'ai pas manqué d'observer souvent cormorans et fous de Bassan. Pour préparer une belle exposition qui se tiendra prochainement à Saint-Malo - j'en reparlerai ici - ces oiseaux marins ont donc nourri mon inspiration

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Il existe 36 espèces différentes de cormorans dans le monde, dont certains superbes avec leur plumage gris et leurs pattes rouges (cormoran de Gaimard) ou leur robe bicolore (cormoran impérial) mais sur nos côtes bretonnes, on rencontre seulement le cormoran huppé et le grand cormoran. Cet oiseau au plumage principalement noir a l'habitude de faire sécher ses ailes sur les rochers et les balises. C'est en effet un oiseau qui passe la majorité de son temps sur et sous l'eau. Lorsqu'il nage en surface, on ne voit que le haut de son dos, son cou et sa tête. Très vite, il plonge et part à la pêche sous-marine.

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Il est habile, plongeant longtemps et profondément (jusqu'à 40 mètres !), et son allure sous l'eau fait penser à celle d'une loutre. La surface de la majorité de ses plumes a une structure particulière qui ne retient pas l'air et rend donc son plumage perméable, ce qui est évidemment plus facile pour plonger. Selon les scientifiques, l'exposition au soleil améliorerait aussi la thermorégulation et la digestion.

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Lorsque j'étais enfant, on voyait beaucoup moins de cormorans qu'aujourd'hui. En effet, suite à sa protection, la population de ces oiseaux est passée de 4 000 en 1970 à près de 200 000 aujourd'hui ! On le voit désormais dans tous les étangs, lacs, fleuves et grandes rivières de France. En plein centre de Lyon, les cormorans semblent très heureux sur le Rhône.

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L'explosion du nombre de ces oiseaux cause beaucoup de soucis aux propriétaires de piscicultures et d'étangs (dans la Dombes et la Sologne notamment) et aux pêcheurs de loisirs. En effet, un cormoran mange environ 500 grammes de poisson par jour, ce qui représente donc 180 kg par an. Lorsqu'on voit une dizaine de ces oiseaux sur un étang, on imagine les ravages qu'ils font en un an. En France, la loi autorise l'abattage d'environ 30 000 grands cormorans par an mais cela ne freine pas du tout leur expansion.

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En Bretagne autrefois, on mangeait parfois les cormorans mais leur chair devait être infecte. En Chine, les cormorans sont dressés pour servir d'auxiliaires de pêche : on leur passe un anneau autour du cou afin de les empêcher d'avaler leurs proies, qu'on les force à déglutir.

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En kayak de mer, il est amusant de s'approcher silencieusement des cormorans rassemblés sur un rocher. Ils hochent la tête d'un air comique, se demandent s'il y a ou non du danger puis lèvent la queue, s'allègent en lâchant une crotte blanchâtre et se laissent tous tomber de leur perchoir comme des petits parachutistes d'un avion. Ils disparaissent sous l'eau et prudemment n'e ressortent qu'assez loin.

Dimensions de mon cormoran en bronze : 42 cm d'envergure et 24 cm de haut.

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13 mars 2017

DECOUVERTE DU GIRAFON AU CREDIT AGRICOLE BELLECOUR

Le Crédit Agricole Centre-Est et en particulier ses trois caisses locales Croix-Rousse, Villeurbanne et Rive Droite, sont mécènes de Grandeur Nature Lyon. A ce titre, ils ont souhaité organiser une exposition sur le projet. Les invités de la soirée privée qui a eu lieu jeudi 9 mars 2017 ont même pu découvrir en avant-première le girafon en bronze, qui trônait au milieu du magnifique espace Bellecour, sur la place du même nom à Lyon.

Voici quelques photos de cette belle soirée dont la presse s'est fait l'écho : France 3, Le Progrès, Radio Scoop, MLyon...

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L'exposition "Une girafe au coeur de la Ville" au Crédit Agricole place Bellecour présente en images toutes les étapes du projet, du modelage à la patine. Les photos, superbes, ont été réalisées par Jean Dominique Nogier, photographe professionnel. De nombreuses explications accompagnent les photos.

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Photo JD Nogier

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Le girafon, dévoilé au cours de la soirée, est présenté au centre de l'espace d'exposition.

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De gauche à droite : Bernard Buisson (Directeur général adjoint du Crédit Agricole), Pierre Abattu (Directeur de la fonderie Barthélémy Art), Michel Estades (galeries Estades), Frédéric Léger (Administrateur de la Caisse Tête d'Or du Crédit Agricole et organisateur de l'exposition), l'artiste, Jean Brunet-Lecomte (Président du Fonds de dotation Devenir), Alain Giordano (Adjoint au Maire de Lyon en charge notamment des espaces verts donc du Parc de la Tête d'Or).

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Un grand nombre de personnes ont répondu présent à l'invitation du Crédit Agricole. Etaient notamment présents Xavier Vaillant, Directeur du Zoo de Lyon et Marie-Laurence Maurice, Présidente des Amis du Zoo de Lyon (AZL), ainsi que toute l'équipe de la galerie Estades de Lyon, qui a participé à cette exposition.

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Avec Jean Brunet-Lecomte (à droite), fondateur et Président du Fonds de dotation Devenir, sans lequel jamais Grandeur Nature Lyon n'aurait vu le jour.

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Le Progrès de Lyon, dans son édition du 12 mars, a consacré un grand article au girafon.

L'exposition reste en place jusqu'au 7 avril 2017. Toutefois, l'Espace Bellecour n'est pas une agence ni un lieu public. Pour voir le girafon, vous pouvez éventuellement essayer de demander sur place, mais il est recommandé de plutôt se rapprocher de la galerie Estades 61 quai Saint-Vincent à Lyon.

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