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14 avril 2015

MES BRONZES AU SALON D'ANTIBES (18 avril - 4 mai)

Du 18 avril au 4 mai 2015, se tiendra le 43ème Salon d'Antibes, désormais appelé "Antibes Art Fair".

Avec une centaine d'exposants (antiquaires et galeries), plus de 25 000 visiteurs et collectionneurs, il s'agit là d'un des plus grands salons français. Après plusieurs années de travaux pour la construction d'un parking souterrain, le salon retrouve son site d'origine, face au port d'Antibes et à la Méditerranée : l'esplanade du Pré des Pêcheurs.

Les galeries Michel Estades seront présentes sur deux stands : 312 et 408, allée Cocteau, entrée vieille ville. Elles y présenteront notamment mes bronzes animaliers.

En vous présentant à l'une des galeries Estades (Paris-Lyon-Toulon), vous pourrez obtenir des invitations pour le salon d'Antibes.

Plus d'informations sur :http://www.salon-antiquaires-antibes.com/

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08 avril 2015

QUELQUES MOTS DE RODIN

Je me méfie un peu de Rodin. D'un côté, il y a le mondain, avide de succès, l'homme à femme, celui de Marie-Rose Beuret et de Camille Claudel, celui du Balzac que je ne trouve pas extraordinaire (et dont un humoriste avait dit dans un journal en 1898 qu'il le trouvait "un peu trop'homme de terre en robe de chambre") et d'autres œuvres encore qui ne sont peut-être pas si géniales que cela, bref le sentiment que parfois l'homme a pris le pas sur son oeuvre.

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L'âge d'airain

Et d'un autre côté, il y a le grand sculpteur, l'élève de Barye, le créateur du Baiser, de la Porte de l'Enfer, du Penseur, des Bourgeois de Calais, de Victor Hugo et de tant d'autres belles œuvres.

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Le Baiser

Mais au-delà de l'appréciation personnelle des œuvres de Rodin, je voudrais vous faire partager ici quelques lignes de sa main découvertes dans un petit livre édité en 2011 chez Fayard "Faire avec ses mains ce que l'on voit". Tout n'est pas passionnant dans ce livre mais j'ai été touché par certains passages. Voici ce qu'écrit "le maître" :

 "Ce qui m'a guidé, c'est surtout ce grand amour de la Nature ; oui, il faut l'aimer, être constamment avec elle. C'est la véritable Grande Muette, mais elle finit par vous parler, par vous inspirer, et par vous livrer ses secrets.

Il n'y a de vrai que la nature qu'il faut savoir regarder. On ne le sait pas. Quand on est jeune, on s'éparpille, on se gaspille. On a dans la cervelle un tas d'imaginations, de rêves, d'idées toutes faites. On cherche des sujets dans sa tête, il faudrait apprendre à ouvrir les yeux. C'est difficile."

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Et encore ceci qui me plaît beaucoup. Une lecture superficielle ferait penser que pour suivre ce conseil, il faut que l'exagération dont parle Rodin se voit. Or non, elle doit être si bien faite qu'elle ne se voit pas. Observez les bourgeois de Calais : leurs membres sont disproportionnés, les mains sont immenses mais il n'y a là rien de choquant.

"Toujours, toujours, j'ai copié la nature dans sa naïveté, et c'est en exagérant le mouvement que j'obtiens parfois une souplesse qui se rapproche du vrai. C'est en somme ce que faisaient les Anciens : ils amplifiaient la nature".

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Jean d'Aire, l'homme à la clé, l'un des Bourgeois de Calais (Musée de Bruxelles)

Rodin insiste encore :

 "Il faut donc se mettre devant la Nature, devant son mystère.

Il faut, pour la pénétrer, donner sa vie ou une grande partie de sa vie. Ainsi, ce que l'on apprend d'elle on le retient, car on le fait sien. Et si l'on comprend quelque chose, c'est un don créateur que la nature s'est laissée ravir. Les observations faites devant la nature sont votre création. [...]

Mais il est nécessaire pour cela d'être lent, de se tromper, de revenir ensuite sur le sujet de son étude, de même qu'il faut battre et rebattre le fer pour qu'il soit fort.

On ne gagnerait rien à comprendre du premier coup, car à chaque étape de l'art, il faudrait recommencer son travail. Pour qu'il entre dans l'habitude de votre cerveau et qu'il devienne le secret de votre art, il faut s'assimiler longuement le secret de la nature. Ce n'est pas tout que la tête comprenne, il faut en quelque sorte que tout le corps s'en nourrisse, il faut que cela entre dans le sang. C'est ce que l'on peut appeler la passion, l'amour éperdu de son art. Tout ce qui se fait trop vite ne peut pas être profondément compris, car il y a de la passion dans l'entière compréhension et la passion n'est pas une chose qui vous traverse mais une chose qui vous habite, qui vous possède."

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Le Penseur

Auguste Rodin sait se montrer très critique envers certains artistes :

"La plupart des œuvres contemporaines manquent totalement de métier. Tout y est faux, parce que la volonté de l'artiste n'a pas été mûrie par l'observation directe et par l'expérience personnelle. C'est l'anarchie des esprits, et aussi l'anarchie des formes.

Il serait indispensable que les nouvelles générations d'artistes apprissent de nouveau la sainteté du métier, pour que l'art redevienne ce qu'il a toujours été, l'expression complète et consolante de l'idéal humain. Il faudrait qu'ils sussent que ce que l'on appelle le métier aujourd'hui, n'est que le trompe-l’œil facile et insignifiant de quelques branches de l'industrie, et non de quelques genres de l'art."

Et pour finir, quelques conseils avisés et parfois difficiles à accepter :

"Accueillez les critiques justes. Vous les reconnaîtrez facilement. Ce sont celles qui vous confirmeront dans un doute dont vous êtes assiégé. Ne vous laissez pas entamer par celles que votre conscience n'admet pas."

Faire avec ses mains ce que l'on voit - Auguste Rodin - Fayard Coll. Mille et Une Nuits 2011 - 232 p. -  5 €

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02 avril 2015

NOUVELLE CRÉATION (PARTIELLE) : UN ÉLÉPHANT D'AFRIQUE EN MARCHE (1)

Voici un avant-goût d'une grande pièce dont je vous propose de suivre la création progressive. La première étape est ce grand éléphant d'Afrique.

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Il marche lentement, sûrement, de son pas à la fois lourd et ample, les oreilles presque rabattues, la trompe au ras du sol pour flairer le moindre effluve là où il mettra les pieds.

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Cet éléphant ressemble beaucoup à son frère l'éléphant d'Afrique chargeant (2010), dont il fait à peu près la même taille. Pourtant, je n'y pensais pas et n'avais aucune intention de copier le grand pachyderme qui a connu un succès fulgurant puisqu'en moins de 2 ans tous les exemplaires en bronze ont été vendus.

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Éléphant d'Afrique chargeant - Bronze (épuisé)

Il y a toutefois quelques différences : l'animal chargeant allait plus vite, sa tête était plus haute, les oreilles plus écartées et ses défenses plus recourbées. Enfin, il touchait le sol avec 3 pieds alors que celui-ci a les deux pieds de gauche en l'air.

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J'espère vous montrer bientôt la suite... 

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24 mars 2015

EXPOSITION GILLES AILLAUD A RENNES

Le Musée des Beaux-arts de Rennes (35) expose actuellement et jusqu'au 17 mai 2015 des œuvres du peintre Gilles Aillaud.

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Cet artiste né en 1928 et décédé en 2005 était le fils de l'architecte Emile Aillaud. Dès l'enfance, avec sa sœur, il fréquente la ménagerie du Jardin des plantes à Paris dont il s'exerce à dessiner et peindre les pensionnaires. Après des études de philosophie, il choisit à 21 ans la carrière d'artiste. Une première exposition personnelle a lieu en 1952. A partir de 1963, il se consacre à l'animal. Dans un contexte artistique où l'avant-garde et la recherche à tout prix de la nouveauté font la loi, il estime que cette quête forcenée "contribue à anesthésier la sensibilité plutôt qu'à stimuler les pouvoirs créateurs de l'esprit". Il fait partie du courant de la "Figuration narrative".

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"La Fosse" - On aperçoit une lionne couchée.

En 1965, à la galerie Creuze, il expose avec E.Arroyo et A.Recalcati une série de tableaux qui fait scandale : "Vivre et laisser mourir, ou la Fin tragique de Marcel Duchamp", qui représentant l'assassinat de l'inventeur du "ready made".

C'est une exposition en 1971 au Musée d'art moderne de Paris qui fait vraiment connaître ses peintures d'animaux. G.Aillaud a voyagé notamment au Kenya et en a rapporté de nombreux dessins et peintures. Il illustrera une volumineuse "Encyclopédie de tous les animaux, y compris les minéraux", en 4 tomes, au titre surprenant (même si on ne le remarque pas immédiatement !). Cet artiste travaillera également pour le théâtre.

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"Serpent, Porte et Mosaïque"

Mais le travail le plus étonnant, le plus fort de Gilles Aillaud porte sur les zoos. Nous avons tous visité un jour l'une de ces ménageries démodées où les grilles, le carrelage, le béton et les néons blanchâtres sont trop présents. Le zoo de Vincennes d'autrefois avec ses fosses bétonnées, la fauverie du Jardin des Plantes avec ses énormes grilles en étaient de bons exemples.

G.Aillaud parvient à rendre de façon saisissante l'ennui, la triste monotonie d'un vivarium, d'un bassin, l'enfermement des animaux généralement plongés dans une léthargie terrible, leur nostalgie résignée. Les cages sont presque toujours impeccablement propres, témoignant de la bonne tenue du zoo, mais aussi de l'incapacité humaine à comprendre qu'une cellule trop petite, triste, froide ne peut, même si elle est nettoyée, satisfaire un animal qui a besoin de bouger, courir, s'agiter et sentir autre chose que l'odeur des faux rochers en ciment et des détergents. On en voit pas de visiteurs, ce qui laisse un sentiment de solitude.

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"Otarie et jet d'eau"

Ces peintures sont un témoignage de zoos qui en général n'existent plus car tous ou presque ont fait des progrès dans la recherche du bien-être animal. Mais souvenons nous que les fossés du zoos de Vincennes constituaient déjà un grand progrès par rapport aux grilles étouffantes des enclos plus anciens.

Les peintures de G.Aillaud sont très travaillées : les cages sont bien dessinées, le jeu des lumières et des ombres est parfaitement rendu. Certaines œuvres paraissant si simples ont pourtant un incroyable pouvoir évocateur. "La soupe" par exemple montre un bassin rempli d'une eau glauque dont émerge le dos violet d'un hippopotame. L'eau troublée par les déjections du pachyderme laisse toutefois deviner, par transparence, la masse considérable de l'animal. Qui n'a pas espéré longtemps devant une telle cage, attendant qu'enfin la bête bouge un peu, sorte à peine les naseaux et souffle un panache de vapeur avant de se laisser couler à nouveau ?

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"La soupe"

"Lorsque je représente des animaux toujours enfermés ou "déplacés", ce n'est pas directement la condition humaine que je peins. L'homme n'est pas dans la cage sous la forme du singe, mais le singe a été mis dans la cage par l'homme. C'est l'ambiguïté de cette relation qui m'occupe et l'étrangeté des lieux où s'opère cette séquestration silencieuse et impunie." explique l'artiste.

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Zoo de Tunis (photo DC)

 

Le Musée de Rennes a édité un catalogue de l'exposition, dont on regrette simplement le charabia intellectualisant des textes...

Gilles Aillaud (1928-2005)

Musée des Beaux-arts de Rennes

20 quai Emile Zola - 35000 Rennes

Fermé le lundi et les jours fériés

http://www.mbar.org/index.php

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15 mars 2015

"DEVENEZ CE QUE VOUS ÊTES !"

"Devenez ce que vous êtes !" : c'est cette phrase étonnante que le fonds de dotation "DEVENIR" a choisi comme slogan. Étonnante mais très évocatrice et pleine de sens.

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Lorsque j'ai quitté mon métier dans le domaine financier pour me consacrer exclusivement à la sculpture, de nombreuses personnes ont eu la réaction surprenante de me confier ceci : "Vous avez de la chance, vous allez faire ce que vous aimez !" et : "Moi aussi, j'ai des rêves, des idées que j'aimerais mener à bien !". Ces gens m'exposaient alors des projets souvent originaux, bien pensés car ils les avaient étudiés depuis fort longtemps, y consacrant presque tous leurs loisirs.

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Bien souvent, ils avaient entrepris les premières démarches mais s'étaient arrêtés là, en cours de route, faute de temps, d'énergie, de moyens, de connaissance, et il leur restait toujours à la fois un grand regret et un espoir d'un jour s'y engager totalement. Ils regrettaient de ne pas pouvoir s'épanouir et donner libre cours à leurs aspirations fortes. Ils regrettaient de ne pouvoir devenir ce qu'ils étaient !

Monsieur Jean Brunet-Lecomte a observé ce phénomène depuis bien plus longtemps que moi. Après avoir fondé et dirigé trois cabinets de conseil et de formation dédiés aux entreprises cotées ou de taille plus réduite mais leaders sur leurs marchés, après avoir acquis une expérience importante dans les questions de stratégie, gouvernance et éthique, il est aujourd'hui Président de la Banque Populaire Loire-et-Lyonnais.

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Jean Brunet-Lecomte

Il a créé en mars 2014 le fonds de dotation DEVENIR pour permettre à des individus ou des groupes porteurs d'idées, de souhaits de changement, en France ou à l'étranger, de les réaliser.

Bien souvent, les fondations s'intéressent d'abord aux projets puis à ceux qui les portent. Au contraire, DEVENIR s'attache d'abord aux personnes, aux porteurs de ces projets : ont-ils du potentiel ? Ont-ils une compétence particulière ? Font-ils preuve d'une réelle motivation ? Leur désir de changement est-il réfléchi, étayé, réaliste ?

Et DEVENIR va vérifier que ce projet est porteur de sens, est une source de croissance en humanité. L'aide souhaitée par les porteurs de projets peut être de divers ordres : compétences, accès à un réseau, moyens financiers, etc.

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Ce ne sont pas là que des mots : concrètement, DEVENIR soutient par exemple plusieurs initiatives très intéressantes au Viet-Nam tel celle de Pheoh, cette jeune femme de 28 ans issue d'un milieu très modeste mais qui a réussi à faire des études et devenir professeur d'anglais. Entreprenante, généreuse, elle ne veut pas que son village de Klâu Rongol dépérisse, que les jeunes le fuient et que sa culture Jaraï disparaisse. Elle s'est donc lancée dans une série d'initiatives locales : rénovation et extension d'une maison d'hôtes, construction d'une librairie, formation des jeunes à des métiers pratiques, reconstruction de l'église en style traditionnel, etc. On pourrait citer aussi la reconstruction de l'orphelinat de Tan Thong, l'accompagnement de paysans pauvres d'ethnies jaraï et bahnar vers l'agriculture bio destinée à la consommation locale et l'exportation vers la France, afin de freiner l'exode rural, etc.

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 Jean Brunet-Lecomte et Faustine Lépinoy dans un village près de Kon Tum (Viet-Nam)

Malgré un emploi du temps très chargé, Jean Brunet-Lecomte et son équipe, formée d'une déléguée générale, Faustine Lépinoy, et de chefs d'entreprises, dirigeants, experts, s'investissent réellement et personnellement dans DEVENIR.

"DEVENIR, pour moi, c'est mettre au service d'un Homme, une intelligence de cœur, de l'intelligence et des moyens pour lui permettre de réussir son projet. DEVENIR, c'est permettre à un Homme de réussir son projet au service du monde." explique Laurent Thévenin, administrateur et trésorier bénévole de DEVENIR, et par ailleurs directeur de magasin dans la grande distribution.

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DEVENIR a choisi d'accompagner le projet Grandeur Nature dont j'ai déjà parlé sur ce site.

Voir : http://www.damiencolcombet.com/archive/2014/11/05/des-girafes-en-bronze-grandeur-nature-a-lyon-5483420.html

Lancé grâce à quelques mécènes (Fondation Bullukian et BP2L notamment), le projet est désormais entre les mains de ce fonds de dotation. Rencontres avec la mairie de Lyon, qui a accepté et soutient maintenant le projet du groupe de girafes en taille réelle et en bronze au Parc de la Tête d'or, rencontres avec des mécènes, lancement de la campagne de communication, lien avec les sites de financement participatif, etc. : DEVENIR est l'acteur principal de la réussite de cette initiative.

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Le projet Grandeur Nature au Parc de la Tête d'Or

Je vous invite donc à visiter le site de DEVENIR (http://www.fonds-devenir.org/) et à soutenir le projet qui vous plaît le plus, que ce soit Grandeur Nature ou un autre. Les particuliers bénéficient d'une déduction fiscale de 66% de leur don. Les entreprises peuvent, elles, déduire fiscalement 60% de leur don dans la limite de 0,5% de leur chiffre d'affaires. Même un don minime sera le bienvenu pour DEVENIR. Et si vous souhaitez devenir un "Grand mécène" de Grandeur Nature ou d'un autre projet, faites-le savoir !

FONDS DE DOTATION DEVENIR
31, rue Fénelon
69006 Lyon

 http://www.fonds-devenir.org/

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