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26 février 2015

UN DEUXIÈME KANGOUROU

J'annonçais à la fin de ma précédente note sur les kangourous roux que celui que j'avais créé allait bientôt être rejoint par un camarade. Le voici donc.

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Il est dans l'attitude typique de ces animaux lorsque, broutant l'herbe, il sont surpris et relève la tête tout en restant appuyés sur leurs antérieurs.

L'ensemble des deux pièces, avec ou sans socle, je ne sais pas encore, donnera ceci :

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17:43 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

13 février 2015

NOUVELLE NOTE : LE KANGOUROU ROUX

Et voici un nouvel animal : le Kangourou roux. La précision "roux" ne renvoie pas seulement à la couleur de cet animal - effectivement brun roux sur le dos, beaucoup plus clair sur sur les membres, le cou et la queue - mais aussi à une espèce bien spécifique. Il s'agit là du plus grand des 53 espèces de kangourous, le kangourou géant, malgré son nom, étant un peu plus petit.

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Le kangourou est un marsupial, ordre animal très divers comprenant aussi bien le koala, l’opossum, certaines taupes et souris, les wombats, les phalangers, des petits carnivores comme le diable de Tasmanie et la "martre" marsupiale, etc. Le point commun de ces mammifères est qu'après une gestation très courte, le petit naît à l'état de larve (2 cm chez le kangourou, par exemple) et continue son développement dans une poche ventrale (chez le kangourou) ou dorsale (koala), le "marsupium", où il se réfugie après sa naissance. Je précise que le marsupilami, malgré son nom, ne semble pas être un marsupial !

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Kangourou roux

Les kangourous ont une silhouette familière : allure verticale, grande oreilles, queue puissante et immense pattes arrières permettant si nécessaire un déplacement par bonds rapides et très longs. On ignore parfois la distinction entre kangourous et wallabies ; elle est pourtant simple mais pas très scientifique : on appelle wallaby tout "macropodidé" (littéralement "grands pieds") qui ressemble à un kangourou mais n'est pas assez grand pour mériter ce nom. En fait, il n'y a que 4 espèces de kangourous : kangourou roux, kangourou géant, kangourou gris et kangourou antilope, parfois appelé wallaroo car intermédiaire en taille entre kangourou et wallaby.

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Wallaby

Le kangourou roux ici représenté est un grand animal pouvant mesurer 180 cm de haut et peser 90 kg. En pleine vitesse, ses bonds sont impressionnants : jusqu'à 60 km/h sur de courtes distances, plus de 3 m de haut et 10 m de long. Le kangourou semble alors voler avec une incroyable aisance, comme s'il était monté sur de puissants ressorts.

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Avec ses immenses oreilles, la tête du kangourou roux ressemble un peu à celle d'une biche ; les yeux sont toutefois moins grands. Les pattes antérieures de l'animal sont fines et se terminent par des mains griffues. Les postérieures ont trois doigts apparents, également armés de griffes. Les kangourous s'en servent lors des combats, qui ne se terminent jamais bien mal, et en cas d'attaque. En réalité, un kangourou roux adulte n'a guère d'ennemi hormis l'homme et ne craint même pas les dingos, sorte de chiens sauvages.

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Wallaby albinos

Peuplant quasiment toute l'Australie, le kangourou roux est généralement considéré comme un fléau par les agriculteurs. Protégé dans les parcs nationaux, il est chassé ailleurs. Comme il se reproduit très bien, malgré plus d'un million d'animaux tués chaque année, sa population est considérable puisque, selon que les années sont humides ou très sèches, on en compte entre 5 et 10 millions.

Les petits kangourous restent longtemps dans la poche de leur mère et y reviennent volontiers. On en voit parfois qui semblent beaucoup trop grands pour y trouver place mais parviennent plus ou moins à y loger, laissant à l'extérieur, outre leur tête, les membres postérieurs ; le ventre distendu de la femelle touche alors presque terre.

Mon kangourou roux sera bientôt accompagné d'un camarade dans une position caractéristique de cet animal lorsqu'il broute, les pattes avant posées au sol et le corps horizontal.

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Peu de sculpteurs ont représenté des kangourous ou des wallabies. Parmi les artistes contemporains, je mentionne volontiers Jean-François Gambino, dont le kangourou est allongé dans une posture à la fois très réaliste et amusante. Parmi les plus anciens, citons une série de kangourous gris de Guido Righetti (1875-1958), un kangourou et son petit de Louis Albert Carvin (1860-1951), un kangourou sautant de Rembrandt Bugatti (1884-1916) et c'est à peu près tout ! Barye, Mêne, Frémiet et les autres "grands" du XIXème n'ont semble-t-il pas été inspirés par cet animal pourtant amusant.

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18:40 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

31 janvier 2015

NOUVELLE CRÉATION : LE MOUFLON

Pour terminer ma série des grands ongulés de nos montagnes, après le chamois et le bouquetin, voici le mouflon.

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L'appellation "mouflon" couvre un grand nombre d'espèces (une demi-douzaine) et sous-espèces (une trentaine), bien répertoriées par les taxonomistes (du grec "taxis" : classement, ordre, et "nomos" : loi, règle). Je ne vais pas toutes les énumérer ici mais je peux simplement dire qu'il y a trois grands groupes : les mouflons sibériens et nord-américains (parmi lesquels les beaux mouflons de Dall) ; les mouflons d'Asie orientale ou "argali" (dont le plus grand et le plus beau des mouflons, le magnifique "Marco polo" aux immenses cornes, qui peut peser 130 kg) ; les mouflons d'Asie occidentale et centrale. C'est parmi ces derniers que l'on trouve nos mouflons français.

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Il est intéressant de voir que la taxonomie n'est pas figée pour toujours. Celle du mouflon de Corse (Ovis ammon musimon), qui regroupait une population un peu trop hétérogène, a récemment fait l'objet d'une révision. Pour faire simple, on distingue désormais le mouflon de Corse (Ovis gmelini musimon) avec trois variétés (Corse, Sardaigne, Chypre) et le mouflon méditerranéen, qui regroupe des populations de mouflons introduits sur notre continent et plus ou moins hybridés avec des moutons domestiques ou diverses espèces de mouflons sauvages.

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Le mouflon de nos campagnes est très proches du mouton, en effet : même corps rectangulaire et large, même museau busqué, mêmes petites oreilles, etc. Les cornes sont également assez proches bien que de taille différentes : elles sont particulièrement épaisses et larges chez l'animal sauvage et, sans aller jusqu'au splendide trophée du Marco polo, elles peuvent faire un tour complet.

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Le mouflon est-il réellement un animal de montagne ? Pas vraiment en fait, car il ne monte pas du tout aussi haut que les chamois et les bouquetins, et il craint beaucoup les couches de neige un peu épaisses, qui l'empêchent de se nourrir et de se déplacer : 20 cm de neige légère ou 5 cm de neige lourde peuvent le mettre en danger. Idéalement, son habitat est fait de vastes espaces ouverts, de collines rocailleuses à altitude moyenne et faiblement enneigées, couvertes d'herbes et d'arbustes. C'est pourquoi on trouve des mouflons en Espagne, Italie, Suisse, Luxembourg, Danemark, etc.

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En France, ces animaux sont présents dans les Alpes, bien sûr, mais aussi en Auvergne, dans le Languedoc Roussillon, dans l'Oise, les Ardennes, le Périgord, etc. Ces introductions ont été faites généralement à des fins cynégétiques. Dans les régions plates, humides, il est à noter que les mouflons ne se développent généralement pas bien et présentent des maladies et des caractéristiques dites aberrantes. Le nombre de mouflons en France serait de l'ordre de 10 000 animaux.

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Mon gros mâle possède un poil épais, une véritable crinière, un garrot assez prononcé, un museau busqué, de belles cornes épaisses et usées, des orbites en relief : c'est un vieux mâle de plus de six ans. Il fait partie de ces animaux qui se déplacent beaucoup, de hardes en hardes, ne retrouvant les femelles qu'au moment du rut ou lorsque la neige favorise les regroupements. Comme les chèvres et les moutons, sa pupille est rectangulaire, ce qui lui donne un curieux regard, un peu myope.

Dimensions : 38 cm (long) x 26 cm (haut) x 12 cm (prof.)

18:54 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2)

26 janvier 2015

EDITION EN BRONZE DES ORYX

Voici quelques photos de "La course des oryx" éditée tout récemment en bronze.

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 Pour en savoir plus sur ces superbes antilopes aux cornes droites et fines comme des épées, vous pouvez vous reporter à cette note :  

http://www.damiencolcombet.com/archive/2014/09/12/nouvelle...

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Ce bronze mesure 60 cm de long. Cet exemplaire vient de partir à la galerie Loïc Lucas à Chamonix.

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Juste pour le plaisir de voir les ombres de ces belles antilopes...

Je suis également allé chercher à la fonderie ce petit éléphant assis mesurant 16 cm de long x 11,5 cm de haut.

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Il est exposé en ce moment à la galerie Loïc Lucas à Chamonix et à la galerie Michel Estades à Lyon. 

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11:01 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

19 janvier 2015

EXPOSITION JACQUELINE DELUBAC A LYON

Le Musée des Beaux-Arts de Lyon présente jusqu'au 16 février 2015 une exposition intitulée "Jacqueline Delubac - Le choix de la modernité".

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Née à Lyon en 1907 dans une famille liée à l'industrie de la soie, Jacqueline Basset (Delubac est le nom de jeune fille de sa mère) est élevée à Valence à la suite du décès de son père. Dans les années 20, elle s'installe à Paris et souhaite devenir danseuse.

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Elle participera affectivement à des revues puis tournera dans quelques films. En 1931, elle obtient le rôle d'une jeune Anglaise dans une pièce de Sacha Guitry.

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Au fil des années, elle se liera avec le célèbre auteur et metteur en scène jusqu'à devenir une de ses interprètes de prédilection et même sa 3ème femme après que Guitry se soit séparé d'Yvonne Printemps.

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Sacha Guitry habite alors dans le très bel hôtel particulier imaginé par son père et situé près du Trocadéro. J.Delubac peut y admirer des Renoir, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Rodin, Van Gogh, Rembrandt, Degas, etc. Les années de vie commune sont fructueuses : elle incite son mari à se lancer, avec succès, dans le cinéma, et il lui offre quelques grands rôles à l'écran et au théâtre. Les époux se séparent après quelques années.

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Revendant les bijoux offerts par son ex-mari, Jacqueline Delubac commence à constituer sa propre collection d'oeuvres d'art. Pendant 40 ans, elle partagera cette passion avec son nouvel époux, le diamantaire milliardaire Myran Eknayan, qui a vendu en 1931 sa collection d'art ancien et constitue depuis 1945 une très belle collection impressionniste.

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"L'entrée de la grande rue à Argenteuil - L'hiver" de Claude Monet

Il possède notamment le panneau central du célèbre "Déjeuner sur l'herbe" de Claude Monet (proposé à l'Etat comme dation, il est exposé depuis 1987 au Musée d'Orsay mais est en ce moment présenté à Lyon).

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"Le déjeuner sur l'herbe" de Claude Monet

Eknayan ne se limite pas à l'impressionnisme et possède des Rodin, Corot, Picasso, etc. J.Delubac continue de son côté ses achats, visitant galeries et ateliers d'artistes plutôt que les salles des ventes.

En 1944, son premier achat est "L'atelier aux raisins" de Dufy. Suivront des œuvres de Braque, Miro, Léger, Picasso, Hans Hartung, Bacon, Poliakoff, Fautrier, Dubuffet...

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"L'atelier aux raisins" de Raoul Dufy

On constate donc qu'à la différence de ses deux maris, ses goûts s'éloignent des impressionnistes et des œuvres classiques pour se diriger vers des œuvres modernes. "J'ai un bon oeil, j'ai eu le bonheur d'avoir un assez bon instinct" expliquera-t-elle plus tard.

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"Femme assise sur la plage" de Pablo Picasso

Lorsque Eknayan décède en 1985, Jacqueline Delubac hérite de nombreux tableaux et sculptures.

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"Le baiser" de Rodin

Dans les années 80, J.Delubac s'installe dans un vaste appartement de réception sur le quai d'Orsay, magnifique écrin pour ses œuvres, conçu par un décorateur célèbre, Henri Samuel. Elle mélange, de façon étonnante, les meubles et objets d'art Louis XV ou Louis XVI et les peintures modernes.

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"Le verre d'eau V" de Jean Dubuffet et chenets en bronze doré.

Depuis les années 30, vêtue des plus belles toilettes signées Paquin, Lanvin, Chanel, Ungaro, Cardin - dont quelques unes sont présentées à l'exposition de Lyon - et parée de superbes bijoux, elle incarne l'élégance et l'avant-garde de la mode française, avec ses pantalons et ses chapeaux inspirés des couvre-chefs masculins. Classée par le magazine américain Vogue parmi les dix femmes les mieux habillées du monde, elle fait partie de la vie mondaine parisienne.

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Sans héritier, Jacqueline Delubac entre en contact dans les années 1990 avec Philippe Durey, qui dirige alors le musée des Beaux-Arts de Lyon, et elle envisage de céder sa collection à sa ville natale.

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"Etude pour une corrida, n°2" de Francis Bacon

C'est ce qu'elle fera effectivement en 1993. A sa mort, en 1997, le musée de Lyon reçoit 35 tableaux et 3 bronzes de Rodin. Jacquelie Delubac a contribué ainsi à faire du musée lyonnais le détenteur de la plus importante collection impressionniste hors de Paris.

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 "Carcasse de viande et oiseau de proie" de Francis Bacon et chaise Homme de Ruth Francken

 Jacquelin Delubac - Le choix de la modernité - Rodin, Lam, Picasso, Bacon

7 novembre 2014 - 16 février 2015

Musée des Beaux-Arts de Lyon

20 place des Terreaux - 69001 Lyon

Ouvert tous les jours sauf le mardi et les jours fériés

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Fontaine Bartholdy de la place des Terreaux vue du musée des Beaux-Arts

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