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26 décembre 2014

LE MUSEE DES ANNEES 30 A BOULOGNE-BILLANCOURT

Les années 30 sont une période intensément créatrice : bouillonnement économique, politique, intellectuel, artistique, innovations industrielles et architecturales, multiplication des voyages et goût de l'exotisme, ce sont les "Années folles".

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Boulogne, près de Paris, est alors un lieu qui compte dans cette effervescence : y travaillent ou s'y installent les usines Renault, les avions Voisin, Farman et Blériot, les architectes Tony Garnier et Le Corbusier, les cinéastes Abel Gance, Renoir, Pagnol, Marcel Carné...

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C'est précisément à Boulogne, dans l'enceinte de la mairie, que le Musée des Années Trente nous fait découvrir les arts de cette période à la fois folle et tragique pour nous qui connaissons ce qui suivit et discernons chez bon nombre d'artistes et d’œuvres une certaine inquiétude, une forme de pessimisme et de désabusement.

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 "Dunoyer de Ségonzac et Boussingault peignant - 1914" par Bernard Boutet de Monvel

Ce musée est une merveille et il est incompréhensible qu'il soit si peu connu. Il y a quelques années, il avait présenté une exposition intitulée "100 sculptures animalières" très remarquée mais que je n'avais pu visiter hélas. Je suis donc allé récemment à Boulogne découvrir les belles œuvres très diverses (mobilier, architecture, peinture, sculpture...) harmonieusement disposées dans de belles salles claires et calmes.

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 Maquette de l'hôtel particulier Renard à Boulogne-Billancourt, par Jean-Léon Courrèges 

Cette visite m'a permis de mieux faire connaissance avec l'oeuvre de Landowski, de très grande qualité et dont je parlerai sur ce site.

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 "Paul Jouve" peint en 1946 par Georges Paul-Leroux

Voici quelques photos sur le Musée des Années 30.

Et pour tout renseignement : http://www.annees30.com/le-musee/renseignements-pratiques...

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 "Tête de jeune Marocain" par Georges-Armand Lacroix

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"Rythme africain" par Evariste Jonchère

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 "Rythme africain" -Détail

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 "Baigneuse aux tresses" par Gilbert Privat

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"Sun Yat-sen" (premier président de la République de Chine) par Paul Landowski

20:26 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

18 décembre 2014

MISE EN VENTE DE LA MAISON DE ROSA BONHEUR

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Rosa Bonheur (1822-1899), géniale artiste française, a vécu les 40 dernières années de sa vie à Thomery, joli petit village situé près de Fontainebleau, où elle se fit construire une belle maison, "le château de By", comprenant un atelier. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai découvert la demeure de cette femme remarquable.

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On imagine la joie pour Rosa, qui eut une enfance très pauvre et difficile - sa mère est morte d'épuisement et de misère, laissant quatre enfants, pendant que son mari s'enfermait dans un phalanstère - lorsqu'elle s'installa dans cette maison, située tout près de la forêt, où elle pouvait se consacrer à la peinture, à l'observation de ses animaux familiers (dont un cerf et une lionne !) et aux échanges avec ses amis artistes.

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C'est dans cette maison qu'elle reçut la visite de l'Impératrice Eugénie, venue la décorer de la Légion d'honneur (remise à une femme pour la toute première fois), puis de Sadi Carnot, Buffalo Bill, et tant d'autres personnages illustres.

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Cette maison, restée jusqu'à présent dans la famille de la meilleure amie de Rosa Bonheur, Anna Klumpke, a été mise en vente. La commune de Thomery n'a pas les moyens financiers de l'acquérir mais souhaiterait avant tout que l'atelier de Rosa, laissé parfaitement intact depuis la mort de l'artiste, soit préservé. On y voit les petits pots de peinture, la palette et les pinceaux, la blouse, une oeuvre en cours : il semble que Rosa se soit éclipsée un instant avant de revenir.

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Jeudi 27 novembre, le maire de Thomery, Monsieur Bruno Michel, organisait avec l'aide de Anne Zoé Vanneau, adjointe à la culture et au patrimoine, une table ronde autour de Rosa Bonheur pour faire connaître davantage cette grande artiste française, dont les œuvres figurent dans les plus belles collections, aux Etats-Unis notamment.

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Ce soir-là, devant une centaine de personnes, sont intervenus Marie Borin, biographe de Rosa Bonheur ("Rosa Bonheur - Une artiste à l'aube du féminisme" aux Editions Pygmalion, à lire absolument) et Pascale Nys, à propos de l'oeuvre picturale de l'artiste. Pour ma part, j'ai évoqué le sculpture de Rosa.

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Brebis broutant - Rosa Bonheur

Ce fut donc l'occasion d'expliquer que R.Bonheur était aussi talentueuse pour la sculpture que pour la peinture et que dès ses premières expositions, à 20 ans, ses premières créations furent remarquées. Et pourtant Rosa Bonheur réalisa peu d’œuvres : en bronze, on connaît trois taureaux, trois moutons, et il existe quelques sujets en cire, terre ou plâtre mais qui n'ont pas été édités (isard,sanglier, cheval...). Rosa a également modelé des fragments d'animaux, en particulier des jambes de chevaux et de taureau, mais il s'agit là d'études et non de modèles aboutis. Alors, si elle était à ce point talentueuse, pourquoi a-t-elle produit aussi peu de sculptures ?

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Brebis couchée - Rosa Bonheur

C'est tout simplement parce qu'elle a choisi de laisser cette technique à son frère Isidore, qui deviendra sculpteur après laissé la critique décider de son avenir : il a exposé au Salon peintures et sculptures (en particulier un cavalier africain attaqué par un fauve) et attendu les réactions pour savoir vers quelle technique il se tournerait.

Il est malgré tout certain que Rosa a fortement influencé Isidore et sans doute a-t-elle même réalisé certains des sujets portant la signature de son frère.

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Dromadaire harnaché - Isidore Bonheur

Rosa Bonheur choisit ses sujets parmi le bétail et les animaux sauvages de nos régions, mais, contrairement à Barye par exemple, ou à son frère Isidore, elle ne réalise pas d'animaux exotiques bien qu'elle possède une lionne apprivoisée.

Juliette, la jeune sœur de Rosa, s'est mariée avec Hippolyte Peyrol, excellent fondeur (ils auront un fils sculpteur, Auguste Hippolyte). Peyrol fond donc (au sable) les bronzes de la famille Bonheur et sait parfaitement restituer tous les détails de ces œuvres et leur donner une belle et riche patine. Les plus belles fontes de Rosa et Hippolyte portent un tout petit cachet "PEYROL" généralement sur le côté de la terrasse. Peyrol achètera quelques modèles et moules de Barye et les éditera avec le même soin.

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Comme Barye, Rouillard, Cain et son beau-père Pierre-Jules Mêne, avec qui elle entretient une abondante correspondance et qu'elle appelle "mon vieux PJ", Rosa Bonheur passe beaucoup de temps à la Ménagerie du Muséum de Paris (le zoo de Vincennes n'existe pas encore). Elle collectionne les bronzes de ces artistes et s'en inspire pour ses peintures. Ses propres bronzes lui servent aussi : elle pose les sculptures sur une table, projette dessus une lumière et dispose ainsi d'un modèle très réaliste pour le jeu des ombres. Elle utilisera par exemple, son taureau marchant pour son tableau des bœufs rouges du Cantal.

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Taureau couché - Rosa Bonheur

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Les "interactions" entre les artistes de la famille Bonheur sont nombreuses : une étude de Rosa représente un loup sur le dos que l'on retrouve exactement dans le bronze d'Isidore "Vache encornant un loup". Isidore s'inspire du grand tableau de Rosa "Le marché aux chevaux" pour créer plusieurs bronzes.

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Vache encornant un loup - Isidore Bonheur

Les œuvres de Rosa Bonheur montrent toutes une grande sensibilité, une certaine paix, à la différence de Barye qui aimait au contraire créer des animaux pris sur le vif, surpris ou en pleine action, souvent dans des scènes de prédation (serpent avalant une biche, tigre et gavial, lion et serpent, panthère surprenant un zibeth, etc.).

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Bélier couché - Rosa Bonheur

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Et comme un clin d’œil de cette géniale famille d'artiste, sur le chemin du retour, en passant devant le château de Fontainebleau, j'ai découvert ce bronze grandeur nature d'Isidore Bonheur : le zèbre attaqué par une panthère.

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12 décembre 2014

PARUTION DU LIVRE "ART ANIMALIER - LES ANIMAUX DE LA FERME"

Les Editions Abbate-Piolé se sont spécialisées dans les beaux livres d'art ayant pour thème les animaux. Les 7ème et 8ème tomes de cette collection viennent de paraître : "Les animaux de la ferme dans l'Art contemporain" et "La faune aquatique".

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Laurent Piolé et Colette Abbate m'ont proposé de figurer dans le livre sur le thème de la ferme. J'ai donc l'honneur d'être aux côtés d'artistes dont j'aime beaucoup les oeuvres, comme par exemple Johu Thiam, dont j'avais déjà repéré les étonnantes peintures au SNAA de Bry-sur-Marne, Ariane Lassaigne, Alexandra Kraif, Olivier Claudon et ses belles vaches vosgiennes, l'excellent Franz Bodo et tant d'autres.

Ce livre, illustré par les œuvres de 40 peintres et sculpteurs, est une belle idée de cadeau de Noël.

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"L'invitation" - Franz Bodo

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"Trombinoscope" - Alexandra Kraif

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"Vache et marguerite" - Ariane Lassaigne

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"Le trait" - Johu Thiam

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"Lilas" - Olivier Claudon

Chaque artiste accompagne sa présentation d'un petit texte. Voici celui qui figure sur mes pages.

En ai-je passé, des heures, enfant, dans les fermes bretonnes, en accompagnant mon père ingénieur agronome dans ses pérégrinations ! Lorsque la voiture pénétrait dans la cour, il y avait toujours un gros chien qui bondissait et aboyait, puis sur un ordre du maître se calmait et, traînant bruyamment une longue chaîne, regagnait une niche à la propreté un peu douteuse.

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Suivaient la poignée de main, le contact de cette grosse patte de paysan aussi dure et calleuse que du vieux cuir, l’entrée dans la ferme qui sentait un peu le renfermé et la cuisine froide, l’accueil réservé mais aimable de la fermière qui servait le café dans des verres en pyrex et sortait d’une boîte en métal quelques gâteaux secs, l’arrivée d’un commis en bleu de travail, encore jeune et mince mais au visage déjà un peu couperosé par le travail au grand air, les innombrables insectes qui tournaient autour du papier tue-mouche accroché au lustre...

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Bien vite, je cherchais à déterminer si l’exploitation tournait autour de la culture – dommage... – ou de l’élevage, ce qui était beaucoup plus intéressant. Il fallait alors demander l’autorisation de s’échapper du cercle des adultes, réunis autour de la table recouverte d’une toile cirée à décor de faisans et perdrix et presque tous coiffés de l’inévitable casquette en pied-de-poule gris ou marron, puis filer dans les étables.

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Bien qu’elles me fissent un peu peur, les vaches avaient ma préférence : leurs gros yeux perplexes, le rapide passage de la langue dans chaque naseau, la diversité de leur robes de Normandes, Holstein, Limousines, le mouvement latéral de leur mandibule pendant la rumination me captivaient. Parfois, entrant dans une grange sombre et apparemment déserte, j’entendais un léger bruit de paille remuée et je découvrais deux jolis petits veaux attachés à un anneau.

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Dans la plupart des fermes, il y avait une basse-cour. Les poules, dont je m’étonnais qu’elles errent en liberté dans les champs, les fossés ou qu’elles approchent si près du chien, n’étaient guère intéressantes. Mais il y avait parfois un beau coq, un dindon ou un jars dont il fallait se méfier, et très souvent des clapiers, petites prisons où l’on découvrait de gros lapins gris, blancs, marrons, beaucoup plus gros que les petits lapins de garenne rapportés de la chasse.
Je me souviens aussi d’une belle exploitation où étaient élevés des dizaines, peut-être des centaines de moutons. Elle sentait la paille fraîche et propre et j’entends encore la voix grêle des agneaux qui répondait à la basse profonde des béliers.

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"Art animalier - Tome 7 : Les animaux de la ferme dans l'art contemporain" - Editions Abbate-Piolé - 176 p. - Oct. 2014 - 40 € - Préface de Brigitte Bardot.

"Art animalier - Tome 8 : La faune aquatique" - Editions Abbate-Piolé - 176 p. - Oct. 2014 - 40 € - Préface de Eric Hussenot Fondateur et Directeur d'Océanapolis à Brest.

Toutes les informations sur : http://www.editions.ap-prod.fr/

10:47 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3)

06 décembre 2014

LA VALEUR D'UN BRONZE (57) : UN FAUX "CHEVAL LIBRE" DE P.J. MENE

Je n'avais pas présenté de note sur la valeur d'un bronze depuis longtemps : la dernière date de février 2014. Je m'efforcerai de le faire un peu plus souvent désormais et pour m'y remettre, voici une oeuvre apparemment séduisante mais qui doit être un peu "décodée".

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J'ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce site des "faux" bronzes et vous pouvez vous reporter à ces quatre notes :

http://www.damiencolcombet.com/archive/2006/05/23/un-bron...

http://www.damiencolcombet.com/archive/2006/05/24/et-les-...

http://www.damiencolcombet.com/archive/2010/09/13/la-vale...

http://www.damiencolcombet.com/archive/2013/06/23/la-vale...

Le bronze soumis aujourd'hui par un collectionneur est inspiré du "Cheval libre" de Pierre-Jules Mêne, œuvre créée vers 1851 et existant en plusieurs dimensions, avec de légères variantes. Ce cheval est lui-même extrait, toujours avec quelques modifications, de la scène appelée "L'accolade" où figurent deux chevaux tête-bêche.

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Cet exemplaire est malheureusement une copie du bronze de Mêne. Son “Cheval libre” a été édité en de nombreux exemplaires, comme c’est toujours le cas avec les bronzes de Mêne et de la plupart des autres sculpteurs, mais il faut distinguer les “bons tirages” reproduisant fidèlement le chef-modèle de l’artiste et les copies et surmoulages, très éloignés par leur qualité du modèle initial.

Ce modèle présente plusieurs caractéristiques absolument rédhibitoires : une ciselure très insuffisante, des différences par rapport au "vrai" modèle dans l’allure générale du cheval (tête, crinière, queue, rectitude des jambes du cheval, cuisses trop creusées, ...), une terrasse (le socle en bronze) dont le bord est trop irrégulier alors que Mêne était extrêmement attentif à la parfaite réalisation des terrasses, une patine trop uniforme et faisant un peu plastique, des petits trous et manques à la surface du bronze. La présence d'un marbre, quelques détails comme les dents ou une signature assez bien imitée ne doivent pas faire illusion.

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Enfin, les dimensions qui m'ont été indiquées ne sont pas du tout celles du modèle de Mêne, qui mesure (pour la terrasse) soit 39 cm de long (version n°1) soit 20,7 cm de long (version n°2).

Par conséquent, en salle des ventes ou chez un marchand, ce modèle ne pourrait pas être appelé “bronze de Mêne” mais “d’après Mêne”. Les caractéristiques évoquées plus haut et donc cette appellation “d’après” lui retireraient presque toute valeur en salle des ventes, ce qui sert d’indication pour estimer une œuvre.

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Il faut donc admettre que ce cheval a une valeur éventuellement sentimentale mais n’a guère de valeur marchande : je pense qu’il ne pourrait pas être vendu plus de quelques centaines d’Euros en salle des ventes, si tant est qu’il soit accepté à la vente par un commissaire-priseur.

Vous avez un bronze animalier et vous voulez connaître son histoire, sa valeur, en savoir plus sur l'artiste ? Envoyez-moi les dimensions exactes et des photos très nettes (10 Mo max. par mail) de l'ensemble du bronze, du dessous du socle, de la signature, le cas échéant de la marque du fondeur. Mais inutile de laisser une demande en commentaire de cette note : il faut envoyer vos éléments à damiencolcombet@free.fr

20:04 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2014

ÉVÉNEMENT ! DES GIRAFES EN BRONZE GRANDEUR NATURE A LYON !

Il y a quelques années, d'une rencontre avec un ami, est né un projet un peu fou qui pourrait bientôt devenir réalité : la création et l'installation à Lyon d'un groupe de girafes en bronze grandeur nature, soit de plus de 4 m de haut. Ce groupe serait constitué de deux adultes et d'un girafon.

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Photomontage au parc de la Tête d'Or

C'est au gré de mes pérégrinations dans les zoos que je me suis aperçu que tous ou presque présentaient des sculptures animalières monumentales. Les visiteurs, après avoir vu, parfois simplement aperçu de loin, les pensionnaires du zoo, derrière une clôture, des barreaux, un fossé, une vitre, sont heureux d'approcher une belle représentation d'un animal, de se confronter à sa taille réelle, d'observer ses caractéristiques et ainsi ils ont presque le sentiment d'un contact avec l'animal réel.

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Rhinocéros en bois au zoo de Montpellier

C'est pourquoi, de la Ménagerie du Jardin des Plantes au zoo de Lisbonne, de celui de Jersey à celui d'Anvers, de Taipei ou de Philadelphie, les parcs animaliers offrent presque tous aux visiteurs une ou plusieurs sculptures généralement grandeur nature. Mais pas le zoo du parc de la Tête d'Or à Lyon !

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Lion par Paul Jouve - Ménagerie du Jardin des Plantes - Paris

Ouvert en 1857 pour "donner la nature à ceux qui n'en ont pas" selon les mots du préfet Vaïsse, le parc de la Tête d'Or est un peu le "Central Park" de la capitale des Gaules : situé dans le centre de la ville, il est fréquenté par près de 3 millions de visiteurs chaque année. Joggers, promeneurs solitaires, pêcheurs, familles entières, mariés immortalisant dans la roseraie leur bonheur, pique-niqueurs, cyclistes, promeneurs en barque..., le parc est le lieu de promenade idéal pour toutes les générations et toutes les classes sociales.

Au milieu du parc, le zoo de Lyon, créé en 1861, est gratuit. Il héberge girafes, lions, zèbres, antilopes, singes, panthère, tigres, ours, porcs-épics, petits pandas, suricates, flamands, pélicans, etc.  La vaste plaine africaine a été créée en 2009 et est un succès : il n'y a rien de plus beau que le spectacle des girafes venant s'abreuver le matin à la vaste mare, se mélangeant aux watuzis, aux zèbres, aux aigrettes et aux pintades.

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Et si ce bel espace que constitue le zoo recevait une grande sculpture en bronze représentant, grandeur nature, un groupe de girafes ? Cette espèce serait le sujet idéal : de grande dimension donc visible de loin, animal pacifique et doux, aux formes harmonieuses et étonnantes, la girafe se reproduit très bien au zoo de Lyon, qui soutient un programme de sauvegarde des dernières girafes du Niger (girafes dites "blanches" bien qu'elles ne le soient guère). De plus, la fameuse girafe de Charles X qui est arrivée à Marseille et est remontée à Paris, en grande partie à pied accompagnée de Geoffroy Saint-Hilaire, s'est arrêté à Lyon et a stationné place Bellecour. Enfin, la girafe est un animal très intéressant, à la morphologie complexe et perfectionnée, mais au caractère extrêmement timide.

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La fonderie d'art Barthélémy à Crest sait réaliser des sculptures monumentales et l'a déjà prouvé à de nombreuses reprises. Mouler et faire fondre un animal de 4 mètres de haut ne lui pose aucun problème. La statue de Xavier de Fraissinette installée au parc de la Tête d'Or en mémoire de la venue du G7 à Lyon a d'ailleurs été réalisée par Barthélémy.

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Avec Jean Brunet-Lecomte, le créateur du fonds de dotation "Devenir", qui accompagne des personnes donnant un tournant radical à leur carrière et réalisant un projet original et ambitieux, nous avons émis l'idée de cette sculpture en bronze grandeur nature : à chaque fois, elle a reçu un accueil enthousiaste de la part de chefs d'entreprises ou de journalistes, d'acteurs de la vie culturelle ou du monde associatif. La Banque Populaire Loire-et-Lyonnais et la Fondation Bullukian de Lyon ont même décidé d'accompagner le lancement de ce projet et ont permis notamment la réalisation de belles plaquettes de présentation.

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Il ne s'agit pas simplement d'installer une statue : elle doit porter un double message en faveur de la préservation de la biodiversité et de l'art, elle attirera l'attention sur le zoo qui a besoin du soutien des Lyonnais pour se maintenir et se moderniser, elle sera au cœur d'une vaste projet constitué de conférences et de rencontres sur l'art, la sculpture, un salon lyonnais des artistes animaliers, un suivi des différentes étapes de la sculpture par une classe d'enfants qui pourront notamment visiter les coulisses du zoo, admirer les œuvres du département sculpture du musée de Lyon et se rendre à la fonderie Barthélémy, etc.

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Jeudi 13 novembre 2014, une grande soirée de lancement à destination des médias et des mécènes (la sculpture serait offerte à la ville) a eu lieu chez le fameux chocolatier lyonnais Bernachon, qui pour l'occasion a réalisé en chocolat près de 100 petits girafons en chocolat sur le modèle de mon petit bronze.

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 Environ 130 gr. de bon chocolat Bernachon pour chaque girafon !

Cette soirée a été un grand succès, avec près de 80 participants "triés sur le volet", tous très intéressés et favorables au projet. En voici quelques photos (clichés H.Delescluse)

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 Faustine Lepinoy (Devenir), Damien Colcombet, Jean Brunet-Lecomte (Devenir), Philippe Bernachon

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Bruno Lamy (Fondation Bullukian), Jean-Pierre Levayer (Banque Populaire Loire-et-Lyonnais), Jean Brunet-Lecomte (Devenir), Sandrine Audrain (TLM)

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Philippe Guérand (Groupe SIER), Jean-Pierre Levayer (DG Banque Populaire Loire-et-Lyonnais), Jean Brunet-Lecomte (Devenir), Laurent Thévenin (Système U)

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 Avec Michel Estades et Olivier Fiche (Galeries Estades)

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François Bouis (fonderie Barthélémy Art), Jean Drosson (Association des Amis du Zoo de Lyon), Pierre Abattu (Barthélémy Art)

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Anne Valérie, formidable chocolatière qui a réalisé des dizaines de girafons en chocolat

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Le journaliste Marc Poty et Philippe Guérand (Groupe SIER)

D'autres photos dans l'album à droite "Soirée de lancement Grandeur Nature"

Et pour tout savoir sur cet événement, reportez-vous par exemple à l'article rédigé par Marc Poty sur son blog en partenariat avec La Tribune de Genève :

http://alireagenevesuissemonde.blog.tdg.ch/

 

Et si vous aussi, vous trouvez bonne cette idée, faites-le savoir ! Nous attendons maintenant l'avis de la Mairie. D'ici quelques semaines, d'autres informations sur l'avancement du projet.

Contact : "DEVENIR"  - Mail : flepinoy@fonds-devenir.org - Site : www.fonds-devenir.org

23:09 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (4)