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07 janvier 2015

BONNE ANNEE 2015

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09:52 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

02 janvier 2015

VISITE AU PARC ZOOLOGIQUE DE PARIS

Le Parc zoologique de Paris - plus connu sous le nom de Zoo de Vincennes - a été créé pour l'Exposition coloniale de 1931, battant alors des records de fréquentation, puis s'est agrandi. Il a connu des heures de gloire mais ces dernières années, les structures - en particulier le grand rocher - se sont fortement dégradées et les enclos ne correspondaient plus guère aux standards des zoos modernes.

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Après environ 5 ans de fermeture et plus de deux ans de chantiers, le zoo a rouvert courant 2013. Je n'avais pas encore eu l'occasion de le visiter mais c'est maintenant chose faite. A vrai dire, ayant entendu quelques commentaires un peu négatifs de visiteurs ayant découvert le zoo juste après son ouverture - animaux annoncés mais manquants, difficulté à observer les bêtes - j'ai préféré attendre un peu pour m'y rendre.

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Le jeu des rochers est très réussi : ils sont propres, bien imités et structurent l'espace de façon à la fois moderne et en rappelant les rochers d'origine. Les lions disposent même de rochers chauffants, où ils aiment s'allonger, restant ainsi à la vue du public.

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Vigognes

Parmi les autres points forts du parc, l'aménagement paysager, qui fait du zoo une agréable promenade, même en hiver. Lorsque les arbres auront grandi, l'ensemble sera encore plus joli.

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Rhinocéros blanc

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L'impressionnante harde de girafes du zoo 

Le zoo présente encore d'autres atouts, en particulier les grandes volières et la présentation d'animaux plutôt rares dans les zoos : jaguar, tapir, grand koudou, tamanoir, lamantin, chiens des buissons...

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Grands koudous (mâle et femelle)

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Jaguar

Parmi les animaux rares, il y en a un très intéressant dont je connaissais le nom mais que je n'avais encore jamais vu : le Fossa. Il s'agit d'un petit carnivore vivant à Madagascar, que l'on compare parfois à un petit puma mais dont la tête tient plus de la genette, me semble-t-il.

Le fossa est le plus gros prédateur de Madagascar et n'hésite pas à s'attaquer à de grosses proies comme des singes et lémuriens, mais en fait il ne mesure que 70 à 80 cm de long, sans compter une queue aussi longue que le corps et qui lui donne une jolie allure.

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Fossa

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Comme dans tous les zoos, il est proposé aux visiteurs d'assister aux repas des animaux. Celui des loups ibériques est intéressant : les animaux sont isolés dans une cage voisine et les soigneurs dissimulent des quarts de poulets dans les rochers, les arbres, sous des pierres puis les loups sont libérés. La ruée silencieuse mais extrêmement rapide, souple, de la demi-douzaine d'animaux, très excités, est fascinante. Ils cherchent frénétiquement leur nourriture, avalant presque sans mâcher de très gros morceaux mais oublient souvent de lever la tête et ne voient donc pas tout de suite la viande cachée à faible hauteur dans les arbres. De temps en temps, un loup manque visiblement de respect au chef de la meute et se fait vertement rabrouer d'un coup de dent vif. Aussitôt, il baisse la tête et file la queue entre les jambes. 

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Loup ibérique

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Tapir d'Amérique du Sud

Les jaguars, dont un noir, ont été placés en face des tapirs, une allée séparant leurs deux cages. Les gros tapirs ne semblent pas y prêter attention mais les fauves sont fascinés dès que leurs proies habituelles peuvent être aperçues : les jaguars s'immobilisent aussitôt, le regard intensément braqué sur leurs voisins. Une sorte de supplice de Tantale...

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Toucan

Si je devais émettre un regret sur ce zoo, c'est qu'il y manque quelques grands animaux emblématiques : tigres, hippopotames, éléphants, grands singes... Quand on compare le zoo de Paris avec celui de Lisbonne, par exemple, ce dernier prend très largement l'avantage, bien qu'il soit placé en pleine cœur de la ville, environné d'immeubles : on y voit 9 rhinocéros, des okapis, guépards, bongos, etc. Mais peut-être qu'au fil du temps, la liste des pensionnaires parisiens s'allongera...

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Tamanoir

17:33 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (4)

26 décembre 2014

LE MUSEE DES ANNEES 30 A BOULOGNE-BILLANCOURT

Les années 30 sont une période intensément créatrice : bouillonnement économique, politique, intellectuel, artistique, innovations industrielles et architecturales, multiplication des voyages et goût de l'exotisme, ce sont les "Années folles".

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Boulogne, près de Paris, est alors un lieu qui compte dans cette effervescence : y travaillent ou s'y installent les usines Renault, les avions Voisin, Farman et Blériot, les architectes Tony Garnier et Le Corbusier, les cinéastes Abel Gance, Renoir, Pagnol, Marcel Carné...

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C'est précisément à Boulogne, dans l'enceinte de la mairie, que le Musée des Années Trente nous fait découvrir les arts de cette période à la fois folle et tragique pour nous qui connaissons ce qui suivit et discernons chez bon nombre d'artistes et d’œuvres une certaine inquiétude, une forme de pessimisme et de désabusement.

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 "Dunoyer de Ségonzac et Boussingault peignant - 1914" par Bernard Boutet de Monvel

Ce musée est une merveille et il est incompréhensible qu'il soit si peu connu. Il y a quelques années, il avait présenté une exposition intitulée "100 sculptures animalières" très remarquée mais que je n'avais pu visiter hélas. Je suis donc allé récemment à Boulogne découvrir les belles œuvres très diverses (mobilier, architecture, peinture, sculpture...) harmonieusement disposées dans de belles salles claires et calmes.

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 Maquette de l'hôtel particulier Renard à Boulogne-Billancourt, par Jean-Léon Courrèges 

Cette visite m'a permis de mieux faire connaissance avec l'oeuvre de Landowski, de très grande qualité et dont je parlerai sur ce site.

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 "Paul Jouve" peint en 1946 par Georges Paul-Leroux

Voici quelques photos sur le Musée des Années 30.

Et pour tout renseignement : http://www.annees30.com/le-musee/renseignements-pratiques...

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 "Tête de jeune Marocain" par Georges-Armand Lacroix

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"Rythme africain" par Evariste Jonchère

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 "Rythme africain" -Détail

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 "Baigneuse aux tresses" par Gilbert Privat

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"Sun Yat-sen" (premier président de la République de Chine) par Paul Landowski

20:26 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

18 décembre 2014

MISE EN VENTE DE LA MAISON DE ROSA BONHEUR

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Rosa Bonheur (1822-1899), géniale artiste française, a vécu les 40 dernières années de sa vie à Thomery, joli petit village situé près de Fontainebleau, où elle se fit construire une belle maison, "le château de By", comprenant un atelier. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai découvert la demeure de cette femme remarquable.

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On imagine la joie pour Rosa, qui eut une enfance très pauvre et difficile - sa mère est morte d'épuisement et de misère, laissant quatre enfants, pendant que son mari s'enfermait dans un phalanstère - lorsqu'elle s'installa dans cette maison, située tout près de la forêt, où elle pouvait se consacrer à la peinture, à l'observation de ses animaux familiers (dont un cerf et une lionne !) et aux échanges avec ses amis artistes.

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C'est dans cette maison qu'elle reçut la visite de l'Impératrice Eugénie, venue la décorer de la Légion d'honneur (remise à une femme pour la toute première fois), puis de Sadi Carnot, Buffalo Bill, et tant d'autres personnages illustres.

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Cette maison, restée jusqu'à présent dans la famille de la meilleure amie de Rosa Bonheur, Anna Klumpke, a été mise en vente. La commune de Thomery n'a pas les moyens financiers de l'acquérir mais souhaiterait avant tout que l'atelier de Rosa, laissé parfaitement intact depuis la mort de l'artiste, soit préservé. On y voit les petits pots de peinture, la palette et les pinceaux, la blouse, une oeuvre en cours : il semble que Rosa se soit éclipsée un instant avant de revenir.

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Jeudi 27 novembre, le maire de Thomery, Monsieur Bruno Michel, organisait avec l'aide de Anne Zoé Vanneau, adjointe à la culture et au patrimoine, une table ronde autour de Rosa Bonheur pour faire connaître davantage cette grande artiste française, dont les œuvres figurent dans les plus belles collections, aux Etats-Unis notamment.

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Ce soir-là, devant une centaine de personnes, sont intervenus Marie Borin, biographe de Rosa Bonheur ("Rosa Bonheur - Une artiste à l'aube du féminisme" aux Editions Pygmalion, à lire absolument) et Pascale Nys, à propos de l'oeuvre picturale de l'artiste. Pour ma part, j'ai évoqué le sculpture de Rosa.

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Brebis broutant - Rosa Bonheur

Ce fut donc l'occasion d'expliquer que R.Bonheur était aussi talentueuse pour la sculpture que pour la peinture et que dès ses premières expositions, à 20 ans, ses premières créations furent remarquées. Et pourtant Rosa Bonheur réalisa peu d’œuvres : en bronze, on connaît trois taureaux, trois moutons, et il existe quelques sujets en cire, terre ou plâtre mais qui n'ont pas été édités (isard,sanglier, cheval...). Rosa a également modelé des fragments d'animaux, en particulier des jambes de chevaux et de taureau, mais il s'agit là d'études et non de modèles aboutis. Alors, si elle était à ce point talentueuse, pourquoi a-t-elle produit aussi peu de sculptures ?

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Brebis couchée - Rosa Bonheur

C'est tout simplement parce qu'elle a choisi de laisser cette technique à son frère Isidore, qui deviendra sculpteur après laissé la critique décider de son avenir : il a exposé au Salon peintures et sculptures (en particulier un cavalier africain attaqué par un fauve) et attendu les réactions pour savoir vers quelle technique il se tournerait.

Il est malgré tout certain que Rosa a fortement influencé Isidore et sans doute a-t-elle même réalisé certains des sujets portant la signature de son frère.

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Dromadaire harnaché - Isidore Bonheur

Rosa Bonheur choisit ses sujets parmi le bétail et les animaux sauvages de nos régions, mais, contrairement à Barye par exemple, ou à son frère Isidore, elle ne réalise pas d'animaux exotiques bien qu'elle possède une lionne apprivoisée.

Juliette, la jeune sœur de Rosa, s'est mariée avec Hippolyte Peyrol, excellent fondeur (ils auront un fils sculpteur, Auguste Hippolyte). Peyrol fond donc (au sable) les bronzes de la famille Bonheur et sait parfaitement restituer tous les détails de ces œuvres et leur donner une belle et riche patine. Les plus belles fontes de Rosa et Hippolyte portent un tout petit cachet "PEYROL" généralement sur le côté de la terrasse. Peyrol achètera quelques modèles et moules de Barye et les éditera avec le même soin.

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Comme Barye, Rouillard, Cain et son beau-père Pierre-Jules Mêne, avec qui elle entretient une abondante correspondance et qu'elle appelle "mon vieux PJ", Rosa Bonheur passe beaucoup de temps à la Ménagerie du Muséum de Paris (le zoo de Vincennes n'existe pas encore). Elle collectionne les bronzes de ces artistes et s'en inspire pour ses peintures. Ses propres bronzes lui servent aussi : elle pose les sculptures sur une table, projette dessus une lumière et dispose ainsi d'un modèle très réaliste pour le jeu des ombres. Elle utilisera par exemple, son taureau marchant pour son tableau des bœufs rouges du Cantal.

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Taureau couché - Rosa Bonheur

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Les "interactions" entre les artistes de la famille Bonheur sont nombreuses : une étude de Rosa représente un loup sur le dos que l'on retrouve exactement dans le bronze d'Isidore "Vache encornant un loup". Isidore s'inspire du grand tableau de Rosa "Le marché aux chevaux" pour créer plusieurs bronzes.

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Vache encornant un loup - Isidore Bonheur

Les œuvres de Rosa Bonheur montrent toutes une grande sensibilité, une certaine paix, à la différence de Barye qui aimait au contraire créer des animaux pris sur le vif, surpris ou en pleine action, souvent dans des scènes de prédation (serpent avalant une biche, tigre et gavial, lion et serpent, panthère surprenant un zibeth, etc.).

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Bélier couché - Rosa Bonheur

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Et comme un clin d’œil de cette géniale famille d'artiste, sur le chemin du retour, en passant devant le château de Fontainebleau, j'ai découvert ce bronze grandeur nature d'Isidore Bonheur : le zèbre attaqué par une panthère.

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00:03 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

12 décembre 2014

PARUTION DU LIVRE "ART ANIMALIER - LES ANIMAUX DE LA FERME"

Les Editions Abbate-Piolé se sont spécialisées dans les beaux livres d'art ayant pour thème les animaux. Les 7ème et 8ème tomes de cette collection viennent de paraître : "Les animaux de la ferme dans l'Art contemporain" et "La faune aquatique".

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Laurent Piolé et Colette Abbate m'ont proposé de figurer dans le livre sur le thème de la ferme. J'ai donc l'honneur d'être aux côtés d'artistes dont j'aime beaucoup les oeuvres, comme par exemple Johu Thiam, dont j'avais déjà repéré les étonnantes peintures au SNAA de Bry-sur-Marne, Ariane Lassaigne, Alexandra Kraif, Olivier Claudon et ses belles vaches vosgiennes, l'excellent Franz Bodo et tant d'autres.

Ce livre, illustré par les œuvres de 40 peintres et sculpteurs, est une belle idée de cadeau de Noël.

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"L'invitation" - Franz Bodo

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"Trombinoscope" - Alexandra Kraif

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"Vache et marguerite" - Ariane Lassaigne

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"Le trait" - Johu Thiam

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"Lilas" - Olivier Claudon

Chaque artiste accompagne sa présentation d'un petit texte. Voici celui qui figure sur mes pages.

En ai-je passé, des heures, enfant, dans les fermes bretonnes, en accompagnant mon père ingénieur agronome dans ses pérégrinations ! Lorsque la voiture pénétrait dans la cour, il y avait toujours un gros chien qui bondissait et aboyait, puis sur un ordre du maître se calmait et, traînant bruyamment une longue chaîne, regagnait une niche à la propreté un peu douteuse.

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Suivaient la poignée de main, le contact de cette grosse patte de paysan aussi dure et calleuse que du vieux cuir, l’entrée dans la ferme qui sentait un peu le renfermé et la cuisine froide, l’accueil réservé mais aimable de la fermière qui servait le café dans des verres en pyrex et sortait d’une boîte en métal quelques gâteaux secs, l’arrivée d’un commis en bleu de travail, encore jeune et mince mais au visage déjà un peu couperosé par le travail au grand air, les innombrables insectes qui tournaient autour du papier tue-mouche accroché au lustre...

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Bien vite, je cherchais à déterminer si l’exploitation tournait autour de la culture – dommage... – ou de l’élevage, ce qui était beaucoup plus intéressant. Il fallait alors demander l’autorisation de s’échapper du cercle des adultes, réunis autour de la table recouverte d’une toile cirée à décor de faisans et perdrix et presque tous coiffés de l’inévitable casquette en pied-de-poule gris ou marron, puis filer dans les étables.

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Bien qu’elles me fissent un peu peur, les vaches avaient ma préférence : leurs gros yeux perplexes, le rapide passage de la langue dans chaque naseau, la diversité de leur robes de Normandes, Holstein, Limousines, le mouvement latéral de leur mandibule pendant la rumination me captivaient. Parfois, entrant dans une grange sombre et apparemment déserte, j’entendais un léger bruit de paille remuée et je découvrais deux jolis petits veaux attachés à un anneau.

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Dans la plupart des fermes, il y avait une basse-cour. Les poules, dont je m’étonnais qu’elles errent en liberté dans les champs, les fossés ou qu’elles approchent si près du chien, n’étaient guère intéressantes. Mais il y avait parfois un beau coq, un dindon ou un jars dont il fallait se méfier, et très souvent des clapiers, petites prisons où l’on découvrait de gros lapins gris, blancs, marrons, beaucoup plus gros que les petits lapins de garenne rapportés de la chasse.
Je me souviens aussi d’une belle exploitation où étaient élevés des dizaines, peut-être des centaines de moutons. Elle sentait la paille fraîche et propre et j’entends encore la voix grêle des agneaux qui répondait à la basse profonde des béliers.

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"Art animalier - Tome 7 : Les animaux de la ferme dans l'art contemporain" - Editions Abbate-Piolé - 176 p. - Oct. 2014 - 40 € - Préface de Brigitte Bardot.

"Art animalier - Tome 8 : La faune aquatique" - Editions Abbate-Piolé - 176 p. - Oct. 2014 - 40 € - Préface de Eric Hussenot Fondateur et Directeur d'Océanapolis à Brest.

Toutes les informations sur : http://www.editions.ap-prod.fr/

10:47 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3)