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28 mars 2014

EXPOSITION ARRIGONI NERI A PARIS

En janvier, j'ai parlé sur ce site de la visite de l'atelier du peintre Jean-François Arrigoni Neri.

(http://www.damiencolcombet.com/archive/2013/12/21/visite-...).

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Le chef coutumier

Le galerie Vivienne Art Galerie, à Paris, organise en ce moment et jusqu'au 12 avril 2014 une exposition des œuvres orientalistes de JF Arrigoni Neri. Le vernissage a eu lieu le 21 mars, en présence de personnalités notamment du monde sportif, pour lequel le peintre a beaucoup travaillé.

Une visite sera l'occasion de découvrir les merveilles de l'orient tel que JF Arrigoni l'a vu ou, parfois, imaginé. Pour avoir un aperçu de son talent en ce domaine, regardez ce bref diaporama : http://arrigonineri.free.fr/fr/media/Diaporama%20ORIENTAL...

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Un fauconnier

 

Jean-François Arrigoni-Neri - Peintre orientaliste

Du 20 mars au 12 avril 2014

Vivienne Art Galerie - 30 passage Vivienne (situé entre le Palais Royal et la Bourse) - 75002 Paris

Tél : 06 74 54 73 13 - Du mardi au samedi de 13h30 à 18h30

http://www.vivienneartgalerie.com/spip.php?article232

10:10 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

19 mars 2014

NOUVELLE GALERIE A SAINT-EMILION

Depuis le 1er mars 2014, la "Galerie d'art du Passage" à Saint-Emilion près de Bordeaux expose mes bronzes.

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Cette grande galerie présente de très nombreux tableaux et sculptures d'artistes contemporains ou disparus. M.Benard Sétrin vous y réservera le meilleur accueil.

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Actuellement, vous pourrez y retrouver notamment "Le crocodile du Nil", "La lionne Laetitia", "La tigresse de Sibérie et son petit", le tout petit "Eléphant d'Asie au piquet" et surtout l'un des derniers exemplaires disponibles du grand groupe "Eléphantes d'Afrique s'abreuvant" (photo ci-dessous) qui va bientôt être épuisé.

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Eléphantes d'Afrique s'abreuvant 2.jpg

LE PASSAGE DE LA CADENE

9 rue de la Cadène

33330 Saint-Emilion

05 57 74 62 94

lepassagedelacadene@orange.fr

19:23 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

11 mars 2014

NOUVELLES CRÉATIONS : "LE LION AU CIRQUE", "LE TIGRE AU CIRQUE" ET "L'OURS POLAIRE AU CIRQUE"

Quel sculpteur ne s'est pas un jour confronté au lion ? Bartholdi, Moigniez, Fratin, Jacquemart, Valton, Delabrierre, Alfred Barye, Cain, Jouve, Bugatti se lancèrent dans le modelage du "roi des animaux". Antoine-Louis Barye en réalisa une bonne vingtaine sans compter les agrandissements et réductions. Même le très sage Pierre-Jules Mêne, peu attiré par l'exotisme, fit un "Lion de Haute-Nubie", en réalité peu réussi. Je crois que seul Emmanuel Frémiet négligea ce beau sujet.

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Lion de l'Atlas (zoo du parc de la Tête d'Or à Lyon)

Certains de ces lions ont une pose très naturelle, d'autres sont prétentieux, il y en a qui dévorent une proie ou sont en pleine bataille contre un animal aussi gros qu'un cheval, mais l'un des plus étonnants est celui de Jacquemart au Jardin des Plantes à Paris : parfaitement réalisé mais dans une position curieuse, la tête baissée, il hume un pied humain, sans que l'on sache si ce fauve est ou non l'auteur du meurtre.

Voir : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lionjac1.JPG

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S'attaquer au lion, si j'ose dire, est difficile : comment rendre l'allure ennuyé et noble du félin, sa puissance et son inaction, la force et le calme ? S'y ajoute une autre difficulté : comment modeler correctement la crinière ? Ces longs poils laineux ont causé beaucoup de soucis à mes illustres prédécesseurs. Mêne a préféré ne pas en mettre sur son lion, Fratin en a fait des totalement hirsutes, comme si ses lions avaient abusé d'un puissant gel capillaire, Barye est parfois tombé dans le ridicule, l'un des lions semblant tout droit sorti de chez le coiffeur, la crinière bien gonflée par un brushing.

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J'ai donc osé travailler ce sujet mais je souhaitais simplement faire une esquisse me permettant de faire des essais de crinière. Finalement, cette esquisse, assez petite puisque le lion mesure 14 cm de haut sans la queue ni le tabouret, est devenue un véritable lion. Prolongeant l'inspiration du cirque que l'on retrouve dans l'hippopotame gueule ouverte j'ai juché mon fauve sur un tabouret. Je dois dire que, comme prévu, la crinière m'a donné beaucoup de mal : tantôt gonflée comme si elle était amidonnée, tantôt plate et minable comme si le pauvre lion venait de recevoir une averse, elle est passée par bien des étapes...

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Et notre lion a été rejoint il y a peu par un tigre puis par un ours polaire. Les dompteurs disent que les lions ne sont pas les plus difficiles à dresser, et que les ours et léopards sont plus traîtres ou moins dociles.

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Peut-être qu'une grande série de fauves (ours brun, léopard, puma, etc.) verra ainsi le jour, en hommage aux grands dompteurs qui, tel Alfred Court, réussirent à présenter des numéros mixtes incroyables, où l'on pouvait voir en piste 6 ou 7 espèces différentes, y compris des grands chiens danois.

Lire : http://alfred.court.free.fr/lacageauxfauves.htm

20:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

05 mars 2014

VISITE AU MUSÉE D'ART DE CLERMONT-FERRAND

Clermont-Ferrand : on en connaît la cathédrale, massive, noire et belle, aux superbes vitraux, on associe Clermont à Michelin, on situe la chaîne des puys, les villes voisines (Vichy, Thiers...). Mais connaissez-vous le musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand ? 

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Situé dans le quartier historique de Montferrand (pour mémoire, la capitale de l'Auvergne est issue de l'union imposée par Louis XIII puis confirmée par Louis XIV des villes de Clairmont et Montferrand), le musée est installé dans l'ancien couvent des Ursulines (XVII et XVIIIèmes siècles), à l'aspect extérieur un peu austère.

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L'intérieur est en revanche résolument moderne et très agréable : vastes espaces, lumière naturelle généreuse malgré un temps gris et pluvieux le jour de ma visite, circuit reposant. Le cœur du musée est constitué par un atrium éclairé par une grande verrière (photo ci-dessous). Les collections sont réparties sur 5 niveaux, du sous-sol au 3ème étage.

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Ce n'est pas le Louvre, bien sûr, ni même le Musée des Beaux-Arts de Lyon, mais on peut, en une heure ou deux, y faire un beau voyage dans l'histoire de l'art, de la période médiévale (RDC) à l'époque contemporaine (sous-sol). Sans surprise, ce sont les 1er et 2ème niveaux qui m'ont le plus intéressé, avec des œuvres classiques du XVIIème au XIXème siècle.

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"L'arracheur de dents" de Rombouts.

On y voit avec amusement les inévitables scènes de genre un peu figées, les grandes scènes de la Bible remarquablement composées et réalisées mais très académiques, les paysages devant lesquels on passe trop vite, mais quand on a le temps et qu'il n'y a pas beaucoup de visiteurs (j'étais seul ce jour-là !), on prend le temps de s'arrêter quand même devant quelques cavaliers se reposant sous un arbre ("La halte" attribuée à Wouvermans), de détailler une grande "Foire de village" de Van Marcke, d'admirer une immense vue du "Mont-Dore après l'orage" de Desbrosses ou le charmant "Esclave d'Horace" (de Doerr), qui revenant du marché, son panier à la main, regarde une affiche annonçant le programme des jeux du cirque.

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"Le martyre de Saint Jean à la Porte Latine" par  Halle.

Quelques peintures d'histoire typiquement XIXème suscitent l'admiration. Voici en particulier (ci-dessous) une grande toile "Une porte du Louvre le matin de la Saint-Barthélémy" par Debat-Ponsan, peintre qui connût son heure de gloire sous la IIIème République mais est maintenant presque oublié, à tort me semble-t-il. Au centre de la scène, Catherine de Médicis, le visage impassible, est suivi de ses filles d'honneur et de la cour des Valois, qui selon la notice vinrent "examiner avec encore plus d'impudeur que de curiosité les corps dépouillés des gentilshommes huguenots de leur connaissance" (source : Mémoire de l'état de la France).

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Tout aussi grand mais plus gai, la "Réception de Christophe Colomb par Ferdinand et Isabelle", oeuvre remarquable de Deveria.

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Le musée présente également quelques peintures que l'on pourrait rattacher au courant symboliste, comme ce curieux et très romantique "Les nuits de Musset" par La Foulhouze, scène inspirée d'un poème de Musset, en quatre parties, Les Nuits, paru en dans La Revue des Deux Mondes de 1835 à 1837.

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Voici encore une très belle oeuvre, presque inquiétante : "Sainte Cécile" par Dubufe. Pour avoir refusé de sacrifier aux divinités païennes, Sainte Cécile, la plus populaire des martyres romaines, fut condamnée à mourir étouffée par les vapeurs les plus chaudes des thermes romains, mais une fraîche vapeur céleste la sauva. Elle fut donc décapitée.

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"Sainte Cécile" (détail)

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Une grande salle présente des sculptures (hélas pas de bronze animalier !), de qualités à vrai dire inégales.

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Au 2ème niveau, un espace est dédié à Blaise Pascal, né à Clairmont en 1623. On y voit l'une de ses machines à calculer, des peintures, un masque mortuaire, des tableaux et sculptures dont ce fort joli biscuit en porcelaine de Sèvres, par Pajou. 

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Enfin, le sous-sol abrite une sélection des plus belles œuvres du XXème acquises par Simone et Maurice Combe, mécènes et généreux collectionneurs clermontois. De nombreux tableaux de Bernard Buffet de différentes périodes y sont présentés. Certains sont assez austères comme ce portrait de Simone Combe (ci-dessus) mais d'autres (ci-dessous) sont extraordinairement gais et colorés.

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Musée d'art Roger-Quilliot - Place Louis Deteix - Clermont-Ferrant (fermé le lundi).

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26 février 2014

LA VALEUR D'UN BRONZE (56) : L'ANE BRAYANT DE NAVELLIER

Voici une nouvelle demande à propos d'un beau bronze, qui plus est d'un artiste dont je n'ai encore guère parlé ici : Edouard Navellier. C'est M. Loïc L. de Dinan qui m'envoie quelques photos de cet âne brayant, ou "braillant" comme mentionné dans "Les bronzes du XIXème" de P.Kjellberg. Mais après tout, un âne peut bien braire ou brailler...

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Edouard Navellier est né à Paris en 1865 et mort à Laroche-Migennes dans l'Yonne en 1944. Fils d'imprimeur, il apprend la gravure avec son père mais à la suite d'un accident qui le laissera infirme, il se tourne vers la peinture puis, à l'occasion d'une visite à Paris dans ce Jardin des Plantes qui a nourrit l'inspiration de tant d'artistes, il se lance en autodidacte dans la sculpture animalière. Comme Rembrandt Bugatti (1885-1916), il étudiera aussi les animaux au zoo d'Anvers.

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Il a commencé à exposer ses œuvres au Salon des Artistes français en 1895 puis au Salon d'Automne en 1903. Il y recevra plusieurs médailles. Le Salon d'automne lui consacrera d'ailleurs une rétrospective en 1945, un an après sa mort. 

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Navellier a créé environ 80 modèles. Selon le "Dictionnaire des sculpteurs animaliers" du Dr Hachet, on ne peut rattacher cet artiste à aucun courant existant à l'époque. On peut en effet discerner plusieurs styles dans ses bronzes : certains sont parfaitement finis, très figuratifs, comme le magnifique "Grand rhinocéros debout" qui, avec "Il Passe !" (éléphant écrasant des pélicans), est l'une de ses œuvres les plus connues. Mais on peut aussi voir dans certains autres comme notre âne justement le travail brut du sculpteur, qui ne cherche pas à lisser la surface mais à laisser visible la force des coups de spatules et d'ébauchoirs. Le beau taureau ci-dessous se situe lui dans le style de Rosa ou Isidore Bonheur.

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Navellier a créé une grande diversité d'animaux : chevaux, taureau, âne, éléphant, chat bien sûr, mais aussi kangourous, ours, buffle, bison, zébu, brebis, lionne, chevreuil, etc. Ses bronzes sont en général de très bonne facture car l'artiste les ciselait et les patinait souvent lui-même. C'est précisément le cas de notre âne, nous dit P.Kjellberg dans son ouvrage de référence "Les bronzes du XIXème". Il le date de 1907.

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Avec sa chaude patine marron et noire, cet âne, qui mesure 35 cm de long et 24 cm de haut est superbe : les pattes fines, les sabots petits, le ventre rebondi, le cou étroit, il fait connaître par son affreux cri de poulie rouillée son mécontentement d'être seul. Sa bouche grande ouverte lui donne un air benêt et le collier qu'il porte au cou semble bien lourd. A sa taille, on devine que ce n'est pas un petit âne arabe comme en a modelé Caïn, mais plutôt une grande bête du Cotentin. Quel talent pour saisir ainsi sur le vif cette scène et la rendre si vivante !

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La cote de Navellier sur le marché est assez mystérieuse : ses œuvres sont rares en galerie comme en salle des ventes (45 résultats seulement sur Artprice à comparer par exemple avec plus de 6000 ventes pour Barye), elles sont très souvent d'excellentes qualité et pourtant elles ne sont pas toujours hors de prix. A titre d'exemple, un magnifique cheval au licol de plus de 30 cm de long est généralement adjugé autour de 1600 Euros, ce qui est très raisonnable. Plusieurs pièces estimées autour de 4000 Euros ne trouvent pas preneur. Et puis au contraire, certaines estimations s'envolent avec des adjudications à 5000, 9000, 12000 Euros voire bien plus tel ce rhinocéros vendu à Londres en 2009 à plus de 15000 Euros.

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L'âne de notre internaute n'atteindrait sans doute pas la cote du rhinocéros, qui se situe toujours au plus haut des ventes d’œuvres de Navellier, mais il possède de nombreux atouts : c'est un sujet plaisant, très bien réalisé, qui a une histoire particulière puisqu'il a été édité, ciselé et patiné par l'artiste lui-même et a été présenté au Salon. Son passage en salle des ventes est rarissime, semble-t-il, ce qui d'ailleurs empêche toute référence de prix. Intuitivement, je pense donc qu'avec un tel pedigree, notre âne brayant pourrait être estimé autour de 2500 Euros, mais il n'est pas impossible qu'en vente un passionné fasse monter bien plus haut cette estimation.

20:36 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)