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13 février 2013

UN "NOUVEAU" LIVRE SUR BARYE PAR ARSENE ALEXANDRE

Il ne s'agit pas d'un livre nouveau au sens de récent mais d'un ouvrage que j'ai découvert il y a peu et à ajouter à la longue liste des livres relatifs à la sculpture et à l'art animalier (cf. l'album photo "Les livres", où vous retrouverez des dizaines de références).

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Ce livre peu épais (112 pages) a été écrit un an seulement après la mort d'Antoine-Louis Barye et il est fort intéressant d'avoir un témoignage de la façon dont le grand sculpteur était perçu de son vivant ou juste après sa disparition.

L'auteur, Arsène Alexandre, montre avant tout les difficultés considérables qu'eut à connaître l'artiste, rejeté par les critiques, ignoré par le jury du Salon, peu apprécié des autorités officielles de l'époque alors qu'il jouissait des faveurs du public. J'ai cité récemment, dans ma note relative à l'Aigle, les déconvenues de Barye quant aux commandes publiques qui lui auraient permis de sortir de la quasi-misère dans laquelle il vivait : ce livre cite bien d'autres exemples de mesquineries, jalousies et ignorances des milieux artistiques du XIXème vis-à-vis de Barye.

Extrait :

"Lorsqu'il [Barye] eut réussi, par une succession d'envois éclatants [au Salon], à exaspérer ceux dont tout le mérite consiste à introduire dans l'art les moeurs de la politique, le sculpteur se vit enfin infliger l'insulte d'un refus au Salon. Dès lors, on se plut à exercer plus d'une fois contre lui des tristes représailles.

Or, comme un jour, après la nouvelle d'une exécution de ce genre, Barye se promenait en méditant sur la bonne foi, il rencontra le grand paysagiste Jules Dupré. Celui-ci lui demanda avec intérêt des nouvelles de ses travaux : "Cela va fort bien, répondit Barye ; je suis refusé." Et comme l'honnêteté de Dupré se récriait : "Mais  c'est tout naturel, reprit-il avec cette sarcastique tranquillité qui commençait à murer son visage, je compte trop d'amis dans le jury."

On voit que Barye était lucide sur la jalousie des hommes...

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Ce livre est remarquablement écrit, dans un style impeccable que l'on ne trouve plus guère aujourd'hui (sauf peut-être dans le très beau "Ce qu'il advint du sauvage blanc", de François Garde, paru début 2012 chez Gallimard). Il est accompagné de 32 gravures mais qui présentent peu d'intérêt.

Ce livre se trouve assez facilement sur les sites internet des bouquinistes.

"A.L. BARYE" - Arsène Alexandre - Collection "Les Artistes célèbres" - Librairie de l'art - 1889 - 112 p.

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09 février 2013

UNE FABLE DE LA FONTAINE : "LA LICE ET SA COMPAGNE"

Une autre fable méconnue de Jean de La Fontaine (précision : une lice est une chienne de chasse, en général reproductrice) :

 

La lice et sa compagne

Une lice étant sur son terme,

Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,

Fait si bien qu'à la fin sa compagne consent

De lui prêter sa hutte, où la lice s'enferme.

Au bout de quelques temps, sa compagne revient.

La lice lui demande encore une quinzaine :

Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu'à peine.

Pour faire court, elle l'obtient.

Ce second terme échu, l'autre lui redemande

Sa maison, sa chambre, son lit.

La lice cette fois montre les dents et dit :

Je suis prête à sortir avec toute ma bande

Si vous pouvez nous mettre hors.

Ses enfants étaient déjà forts.

 

Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette.

Pour tirer d'eux ce qu'on leur prête

Il faut que l'on en vienne aux coups ;

Il faut plaider, il faut combattre.

Laissez-leur prendre un pied chez vous,

Ils en auront bientôt pris quatre.

20:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

04 février 2013

LA VALEUR D'UN BRONZE (49) : AIGLE, DE BARYE

Madame Henriette H. m'a récemment envoyé des photos d'un grand bronze en sa possession, un aigle signé Barye. Elle a fait quelques recherches et me dit craindre que cet aigle soit une copie ou une fonte récente, car le modèle original de Barye qu'elle a repéré était différent, l'aigle tenant un héron.

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Notre internaute a en partie raison : il existe d'autres versions de cet aigle de Barye, et pas seulement avec un héron, mais ce n'est pas pour autant que son aigle est un mauvais modèle.

Voyons cela plus en détail :

Antoine-Louis Barye (1795-1875) est le plus connu des sculpteurs animaliers français, grâce à la qualité, la nervosité de ses créations mais aussi parce qu'il fut le pionnier de la très grande école française de sculpture animalière, école qui comprend des noms fameux comme Mêne, Frémiet, Rosa et Isidore Bonheur, Dubucand, Cain, Navellier, Fratin, Paillet, Gardet, et tant d'autres.

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Je ne vais pas raconter à nouveau ici la vie de cet artiste au talent immense mais je peux évoquer quelques points particuliers. Par exemple celui-ci : après avoir travaillé de 1821 à 1832 chez l'orfèvre Fauconnier et exposé certaines de ses oeuvres au Salon, Barye s'installe à son compte, un peu contraint sans doute par la faillite de Fauconnier. Les créations de Barye sont alors fondues par Honoré Gonon ou d'autres artisans. Le sculpteur commence à rencontrer un très grand succès. Il prend la décision de produire lui-même ses bronzes, plutôt que de les confier aux grands fondeurs comme Barbedienne, Susse, Martin, etc. En 1838, il crée donc sa propre fonderie et sa boutique.

On comprend le souhait de Barye : la fonte, dans son processus complexe, est réellement la prolongation de la création. La reprise des modèles en cire, les finitions sur le bronze, la patine comptent presque autant que le modelage du modèle en terre, plâtre ou cire, et l'idéal serait de passer autant de temps à chaque étape de la création, ce qui est malheureusement impossible au plan économique : la répercussion sur le prix du modèle des très longues heures passées rendrait le prix de l'oeuvre absolument inabordable.

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Barye va précisément en faire l'expérience : il est si exigeant sur chacune des pièces que son affaire s'avère impossible à rentabiliser et qu'il n'a plus le temps de vendre ses bronzes. Il tente de sauver son entreprise et son art en s'associant avec Emile Martin, qui se charge de la commercialisation, Barye gardant la production. Mais même ainsi, les choses tournent mal et en 1846, tous ses modèles, son outillage - jusqu'à ses propres poinçons "BARYE" - sont gagés auprès de Martin. Il est donc désormais totalement dépendant de Martin, à qui il doit acheter les modèles qu'il veut fondre et vendre ! Cette situation terrible va durer plus de 10 ans. Enfin, en 1854, d'importantes commandes publiques permettent au sculpteur de sortir la tête de l'eau et, quelques années plus tard (1858), de racheter ses modèles et son matériel à Martin. Entretemps, il aura connu la quasi-pauvreté, contraint par exemple de faire enterrer sa mère à la fosse commune.

Si vous voulez en savoir plus sur la vie d'Antoine-Louis Barye, je vous conseille la lecture de "Monsieur Barye" (Michel Poletti - Editions Acatos), qu'idéalement il faut lire avec sous la main le "Catalogue raisonné des bronzes de Barye" de Richarme et Poletti (Gallimard). Vous pouvez retrouver ces livres dans l'album photo "Les livres", à droite sur ce site.

Revenons à notre aigle.

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En feuilletant le Catalogue raisonné ou encore "La griffe et la dent" édité par le Musée du Louvre, on constate qu'il existe un grand nombre de versions : tête tournée à droite, tête tournée à gauche, bec ouvert, bec fermé, emportant un serpent, sur terrasse avec profil (forme géométrique), sur terrasse naturaliste, tenant un héron, s'abattant sur un bouquetin... Barye a ainsi multiplié les combinaisons et créé au moins 8 aigles différents, sans compter les bas-reliefs et les aigles en pierre.

Celui de notre internaute est le plus fréquemment rencontré : l'aigle aux ailes étendues, le bec ouvert, la tête tournée à gauche, sur terrasse naturaliste. Ses dimensions, assez difficiles à prendre pour la largeur et la profondeur puisque la pièce n'a pas de sens particulier, sont les suivantes : 33,9 cm de long x 24,2 cm de profondeur x 25 cm de haut.

La première édition de ce modèle daterait de 1862. Cet aigle est en tous cas absent du catalogue de 1860. Les différents modèles d'aigle auraient été réalisées par Barye lorsqu'il fut question, à l'initiative de Thiers, de couronner l'Arc-de-Triomphe de l'Etoile d'un rapace gigantesque (27 mètres d'envergure). Des études furent demandées, en 1834, à l'artiste et il prépara alors un aigle posé sur une demi-sphère, très proche de celui qu'il éditera 28 ans plus tard sans la demi-sphère. Hélas, le projet monumental fut abandonné.

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A propos des projets d'embellissement de l'Arc-de-Triomphe de l'Etoile, voici ce qu'écrit, avec un peu d'ironie, Arsène Alexandre, en 1889 (14 ans après la mort de Barye), dans un intéressant ouvrage dont je parlerai bientôt sur ce site : "A.L.Barye" paru dans la Collection "Les Artistes célèbres" éditée par La Librairie de l'Art :

"Concu par Chenavard, [le projet] avait été sérieusement discuté dans le cabinet ministériel. Il est peut-être curieux de dire en quoi il consistait, pour montrer que les hommes politiques ne doutent de rien quand il s'agit de promettre.

Sur l'acrotère [ornement sculpté situé au sommet du monument] devait figurer Napoléon, traîné sur un char triomphal. Aux quatre coins, seraient érigés les statues équestres de ses frères et du prince Murat. La décoration devait être complétée, dans le bas, par les statues équestres des douze maréchaux de l'Empire, disposés autour du monument. On voit qu'il y avait de quoi occuper la vie d'un homme. Le projet fut examiné avec tant de bonne volonté qu'il en reste du moins quelque chose : un mot comique de M.Thiers. Comme un conseilleur, intervenant dans la discussion, contestait la valeur de Barye en matière de figures humaines, le ministre de l'Intérieur s'était écrié, avec son habituelle pétulance : "Eh bien, M.Barye fera les chevaux et un autre les cavaliers!".

Il fallut en rabattre du trop pompeux projet de Chenavard. On parla plus simplement d'une gigantesque figure d'aigle, qui serait censée s'abattre sur le glorieux portail de granit. Une maquette fut même faite par Barye. Elle disparut avec le projet. On peut supposer que l'idée a été utilisée pour la statuette de l'Aigle, les ailes étendues sur un rocher. De tant de déceptions a été fondu un bronze haut de vingt-cinq centimètres."

Le modèle d'Henriette H. est signé A.L.Barye (NB : la signature de l'artiste est variée, portant souvent son simple nom de famille sans initiale du prénom) et porte la marque "F.Barbedienne Fondeur", ce qui est le signe d'une bonne fonte XIXème. A la mort de Barye, en 1875-1876, sa veuve mis en vente les modèles avec droit de repoduction et le contenu de l'atelier. Barbedienne, Peyrol, Brame, Delafontaine et d'autres éditeurs se partageront les chefs-modèles. L'aigle a été acquis par Goupil pour être édité par Barbedienne puis Leblanc-Barbedienne.

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Il existe bien, comme le signale notre internaute, un "Aigle terrassant un héron", en deux versions (tête de l'aigle tournée à droite ou à gauche). Barye a alors combiné un aigle avec le pauvre héron du groupe "Ocelot emportant un héron", à propos duquel j'ai rédigé une note :

http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/06/29/la-valeur-d-un-bronze-47-ocelot-emportant-un-heron-de-barye.html

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Admirons la majesté des ailes à demi déployées, le détail des grandes plumes d'aigles, l'impression de puissance de l'oiseau.

Ce modèle, comme celui de l'aigle tenant un héron, n'est pas rare : ils sont régulièrement proposés en salle des ventes, en France et à l'étranger. L'historique des résultats depuis 20 ans compterait des dizaines de dates. Voici quelques chiffres représentatifs de la tendance récente :

- New York 2008 : 7000 $ soit 5500 €.

- Drouot 2010 : 3000 €

- Bucarest 2010 : 4000 €

- Fontainebleau 2010 : 2900 €

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Notre aigle a donc l'inconvénient de n'être pas rare mais deux qualités : la fonte XIXème et la majesté du modèle créé par Barye. Malgré la tendance à la baisse des bronzes animaliers du XIXème, je pense que ce modèle peut encore être estimé autour de 2500 € à 3000 €.

Vous avez un bronze animalier et vous voulez en connaître la valeur ? Envoyez-moi des photos très nettes de l'ensemble, de la signature, de l'éventuelle marque du fondeur, du dessous du socle à :damiencolcombet@free.fr

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01 février 2013

UNE FABLE DE LA FONTAINE : "CONSEIL TENU PAR LES RATS"

Découverte ces jours-ci, en feuilletant les Fables de La Fontaine illustrées par Benjamin Rabier, de quelques jolies fables très peu connues.

 

Conseil tenu par les rats


Un chat nommé Rodilardus

Faisait de rats telle déconfiture

Que l'on n'en voyait presque plus,

Tant il en avait mis dedans la sépulture.

Le peu qu'il en restait, n'osant quitter son trou,

Ne trouvait à manger que le quart de son soûl ;

Et Rodilard passait, chez la gent misérable,

Non pour un chat, mais pour un diable.

Or un jour qu'au haut et au loin

La galant alla chercher femme,

Pendant tout le sabbat qu'il fit avec sa dame,

Le demeurant des rats tint chapitre en un coin

sur la nécessité présente.

Dès l'abord, leur doyen, personne fort prudente,

Opina qu'il fallait, et plus tôt que plus tard,

Attacher un grelot au cou de Rodilard ;

Qu'ainsi, quand il irait en guerre,

De sa marche avertis, ils s'enfuiraient sous terre ;

Qu'il n'y avait que ce moyen.

Chacun fut de l'avis de monsieur le doyen.

Chose ne leur parut à tous plus salutaire ;

La difficulté fut d'attacher le grelot.

L'un dit : Je n'y vas* point, je ne suis pas si sot.

L'autre : Je ne saurais. Si bien que sans rien faire

On se quitta. J'ai maints chapitres vus

qui pour néant se sont ansi tenus ;

Chapitres, non de rats, mais chapitres de moines,

Voire chapîtres de chanoines.

 

Ne faut-il que délibérer ?

La cour en conseillers foisonne.

Es-il besoin d'exécuter ?

L'on ne rencontre plus personne.

 

* Le texte de Jean de La Fontaine est bien ainsi orthographié ("vas" et non "vais")

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30 janvier 2013

JOLIS TIMBRES DE LA POSTE. DOMMAGE QUE...

Une internaute fidèle à ce blog m'a signalé l'édition par La Poste d'un carnet de 12 timbres au tarif vert intitulés "Les animaux dans l'art". Y sont représentées 12 sculptures parmi lesquelles le cheval de Degas, le chimpanzé marchant de Jacques Lehmann, le magnifique chien danois de Georges Gardet, etc. Heureusement, Barye y est représenté, avec un fauve que l'on voit également sur la couverture du carnet de timbre (ci-dessous).

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A ma fille de 7 ans, je demande quel fauve a été ici sculpté par Barye : "Une lionne" me répond-elle sans hésitation. Elle a raison : il s'agit bien de la "Lionne debout", comme le montre la page du "Catalogue raisonné des bronzes de Barye" (MM.Poletti et Richarme - Univers du Bronze - Gallimard), qui fait référence.

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Mais La Poste n'a pas le coup d'oeil de ma fille et a fait une erreur en intitulant ce bronze (en petits caractères au-dessus de l'image) : "Tigre debout", et encore, verticalement "Le Tigre", tout en signalant au dos du carnet qu'il vient du Louvre !

Or, le catalogue de Barye ne contient aucun sujet appelé "Tigre debout". S'il en était besoin, un coup d'oeil au catalogue de Barbedienne, à la liste des bronzes vendus par Emile Martin, à l'inventaire des oeuvres de Barye dans les collections publiques françaises (édité en 1956) confirme ces appellations : il existe bien une "Lionne debout", un "Jaguar debout", un "Tigre qui marche" - et bien d'autres fauves -mais pas le moindre "Tigre debout".

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Un mail de ma part à La Poste me permet de recevoir, très rapidement, la réponse suivante :

"Le site officiel du Ministère de la Culture, renvoie à cette page [est insérée un lien web trop long pour être replacé ici] mentionnant bien "Le Tigre debout". Il est vrai que certains autres sites font référence à "La lionne debout" ; les deux intitulés semblent être possibles."

Pour retrouver cette page web, il faut aller sur la base Joconde du Ministère de la Culture et taper dans la zone "Accès au caalogue" : RF 228 (avec un espace entre RF et 228).

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr

On découvre donc que La Poste s'en est remise, ce qui semble normal, à la base officiel du Ministère de la Culture et que c'est celle-ci qui comporte une erreur !

Néanmoins, La Poste a également fait une faute : elle a inversé le beau bronze de Barye, pour de probables raisons d'orientation de ses timbres. Elle n'a pas utilisé une photo du profil opposé : elle a utilisé une vue symétrique du bronze, ce qui se voit aisément en comparant la photo de la base Joconde ou la page du Catalogue raisonné avec l'image du timbre. Sur l'oeuvre originale, le postérieur droit avance tandis que sur le timbre c'est le postérieur gauche. Imaginons un timbre inversant un tableau célèbre !

Le plus grand représentant de l'école de la sculpture animalière française du XIXème ne méritait pas cette approximation...

20:26 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)