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30 janvier 2013

JOLIS TIMBRES DE LA POSTE. DOMMAGE QUE...

Une internaute fidèle à ce blog m'a signalé l'édition par La Poste d'un carnet de 12 timbres au tarif vert intitulés "Les animaux dans l'art". Y sont représentées 12 sculptures parmi lesquelles le cheval de Degas, le chimpanzé marchant de Jacques Lehmann, le magnifique chien danois de Georges Gardet, etc. Heureusement, Barye y est représenté, avec un fauve que l'on voit également sur la couverture du carnet de timbre (ci-dessous).

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A ma fille de 7 ans, je demande quel fauve a été ici sculpté par Barye : "Une lionne" me répond-elle sans hésitation. Elle a raison : il s'agit bien de la "Lionne debout", comme le montre la page du "Catalogue raisonné des bronzes de Barye" (MM.Poletti et Richarme - Univers du Bronze - Gallimard), qui fait référence.

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Mais La Poste n'a pas le coup d'oeil de ma fille et a fait une erreur en intitulant ce bronze (en petits caractères au-dessus de l'image) : "Tigre debout", et encore, verticalement "Le Tigre", tout en signalant au dos du carnet qu'il vient du Louvre !

Or, le catalogue de Barye ne contient aucun sujet appelé "Tigre debout". S'il en était besoin, un coup d'oeil au catalogue de Barbedienne, à la liste des bronzes vendus par Emile Martin, à l'inventaire des oeuvres de Barye dans les collections publiques françaises (édité en 1956) confirme ces appellations : il existe bien une "Lionne debout", un "Jaguar debout", un "Tigre qui marche" - et bien d'autres fauves -mais pas le moindre "Tigre debout".

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Un mail de ma part à La Poste me permet de recevoir, très rapidement, la réponse suivante :

"Le site officiel du Ministère de la Culture, renvoie à cette page [est insérée un lien web trop long pour être replacé ici] mentionnant bien "Le Tigre debout". Il est vrai que certains autres sites font référence à "La lionne debout" ; les deux intitulés semblent être possibles."

Pour retrouver cette page web, il faut aller sur la base Joconde du Ministère de la Culture et taper dans la zone "Accès au caalogue" : RF 228 (avec un espace entre RF et 228).

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr

On découvre donc que La Poste s'en est remise, ce qui semble normal, à la base officiel du Ministère de la Culture et que c'est celle-ci qui comporte une erreur !

Néanmoins, La Poste a également fait une faute : elle a inversé le beau bronze de Barye, pour de probables raisons d'orientation de ses timbres. Elle n'a pas utilisé une photo du profil opposé : elle a utilisé une vue symétrique du bronze, ce qui se voit aisément en comparant la photo de la base Joconde ou la page du Catalogue raisonné avec l'image du timbre. Sur l'oeuvre originale, le postérieur droit avance tandis que sur le timbre c'est le postérieur gauche. Imaginons un timbre inversant un tableau célèbre !

Le plus grand représentant de l'école de la sculpture animalière française du XIXème ne méritait pas cette approximation...

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25 janvier 2013

NOUVELLE CRÉATION : LA GIRAFE ET LE GIRAFON

Voici les photos de ma dernière création en bronze : la girafe et le girafon.

 

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Tout le monde connait la girafe, ce gigantesque animal de la famille des... Giraffidés, qui comprend également l'okapi (un autre beau sujet de sculpture). La girafe peut mesurer jusqu'à 5,50 m de haut et peser 1,9 t. Il existe plusieurs espèces de girafes ; les plus connues sont la girafe des Masaïs et la girafe réticulée - la plus belle - dont les taches serrées, de formes géométriques, laissent entre elles un espace de poil blanc ressemblant à un filet, d'où son nom. Les girafes possèdent de très grandes épaules osseuses, de longues cuisses, et des boulets (les chevilles) très gros.

 

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Pour tout savoir sur ce beau mammifère, je conseille la lecture du livre de Jean-Louis Hartenberger "Grandeurs et décadences de la girafe". L'auteur est paléontologue au CNRS. Son livre est à la fois scientifique, historique et très facile à lire. Voir ce lien :

http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-grandeurs-et-decadences-de-la-girafe-13165.php

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En 1867, le capitaine Thomas Mayne Red a écrit "Les chasseurs de girafes", récit intéressant de la vie des chasseurs de girafes africains et arabes. La peau de ces grands ongulés était très recherchée pour sa solidité, qui permettait d'en faire sandales et boucliers. L'animal était généralement poursuivi à cheval jusqu'à épuisement. Le danger - relatif - pour les cavaliers tenait d'une part aux coups de sabot des grandes demoiselles de la savane, capables de tuer net un fauve, d'autre part aux terriers creusés dans la savane par les oryctéropes et autres animaux fouisseurs, trous dans lesquels le cheval pouvait mettre le pied et chuter violemment.

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Les girafes ont peu d'ennemis en dehors de l'homme : leur taille, la vitesse de leur galop, qui semble pourtant si lent, la puissance de leurs ruades les mettent généralement à l'abri des lions. Néanmoins, il arrive qu'un fauve surprenne une girafe lorsqu'elle se penche et, lui sautant sur le cou, la déséquilibre. Comme on peut le voir sur Youtube en tapant "lions girafes", les fauves parviennent parfois, en s'y mettant à plusieurs, à venir à bout d'une girafe debout, mais ce n'est pas chose facile. Il faut bien se souvenir qu'un fauve blessé (patte ou machoire cassée, par exemple) est presque toujours condamné à mourir de faim.

Je crois que tout le monde aime les girafes pour leur élégance calme, leur timidité apparente, leur lent balancement lorsqu'elle galopent. Voici quelques photos prises dans divers zoos :

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Au Parc de la Tête d'or, dans l'ancien enclos (avant la création de la savane africaine).

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Au zoo de Toronto (Canada)

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Au Parc de la Tête d'or, dans l'espace "Savane africaine".

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Une curieuse tête de girafe, au zoo de Pont-Scorff (près de Lorient).

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J'ai voulu représenter dans cette scène du girafe et du girafon la douceur de la mère s'inclinant doucement vers son petit, qui a déjà quelques mois mais, comme la plupart des jeunes animaux, se couche souvent. Pour pouvoir toucher son petit du bout des lèvres, elle doit écarter les antérieurs et abaisser son long cou, comme la grande tige d'une plante.

Ce modèle mesure 20 cm de haut. D'autres photos sont visibles dans l'album photo à droite.

20:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2)

20 janvier 2013

LA VALEUR D'UN BRONZE (48) : LE TAUREAU DE GERMAIN DEMAY

Il y a bien longtemps - 5 mois - que je n'ai pas mis de note sur "La valeur d'un bronze". Non pas que je sois en manque d'inspiration car je reçois plusieurs demandes d'avis par semaine, mais parce que les autres sujets à mettre en ligne ne manquent pas.

A ce propos, je voudrais rappeler quelques "règles" pour les demandes d'avis sur les bronzes :

- Mes avis sont gratuits. De temps à autre, quelque personnes me demandent ce qu'elles doivent me payer, ce qui est fort aimable, mais je tiens à conserver aussi longtemps que possible cette gratuité qui me permet de voir de très beaux bronzes, me donne l'occasion de creuser certains sujets et attire aussi, pourquoi le cacher, beaucoup d'internautes amateurs de sculpture (fin 2012 : 9000 visites/mois et 30000 pages vues/mois pour ce blog).

- Je réponds à toutes les demandes, parfois brièvement si la pièce présente très peu d'intérêt ou si je l'ai déjà traitée sur ce site, en général plus longuement, avec quelques lignes sur la vie du sculpteur, l'oeuvre, ses qualités et défauts, et une estimation. Je tache de répondre assez rapidement, au maximum sous 10 jours, mais les demandes multiples, les vacances, une exposition peuvent retarder un peu ma réponse. Les notes ne sont mises sur ce site que parce que les bronzes auxquels elles se rapportent présentent un intérêt particulier. Elles ne représentent qu'une très faible partie des réponses aux nombreuses questions.

- Vos demandes ne doivent pas être envoyées sur le site sous forme de commentaire à une note. Il faut les envoyer à mon adresse mail : damiencolcombet@free.fr.

- Je ne peux évidemment répondre aux demandes vagues, sans photos, sans dimensions. Il y a quelques jours, j'ai reçu ce mail, sans photo jointe ni indication du sculpteur : "Je possède un bronze représentant un tigre. J'aurais voulu connaître sa valeur pour l'assurance". Il est évidemment impossible de répondre à cette question sans éléments plus précis.

- Les photos jointes aux demandes sont généralement de bonne qualité, très nettes, et montrent bien l'ensemble de la pièce, le dessous du socle, la signature de l'artiste et, le cas échéant, celle du fondeur. Mais certaines photos reçues sont floues, ce qui empêche toute analyse de la ciselure et de la patine, ce qui est pourtant essentiel car le premier coup d'oeil permet souvent de repérer à une ciselure approximative et une fonte imparfaite que la pièce est une copie . Il vaut mieux une photo très nette qui n'est pas un gros plan - on peut toujours zoomer à l'écran - qu'une vue floue inexploitable.

Que faire par exemple d'une photo comme celle-ci, qui me permet tout juste de deviner qu'il s'agit du Braque à l'arrêt, de Barye, mais empêchera de déterminer s'il s'agit d'une très bonne fonte, d'une fonte tardive ou d'une copie sans intérêt ?

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- Ma messagerie n'acepte pas les mails supérieurs à 10 Mo. Il faut donc parfois faire plusieurs mails successifs avec les différentes photos.

- Enfin, on me demande souvent des conseils pour vendre les bronzes sur lesquels j'ai donné un avis. Je peux effectivement vous aider, toujours grâcieusement, en donnant une liste, pour Paris et la province, de marchands et de commissaires-priseurs réputés pour leur sérieux et leurs compétences en matière de bronze. Je précise que je ne suis aucunement lié à eux et que la plupart ne me connaissent même pas. Et puis il m'arrive de temps à autre de mettre en relation un vendeur avec un internaute qui m'a écrit pour me dire qu'il recherchait telle ou telle pièce de tel artiste. L'intérêt est qu'il n'y a aucun frais, que j'ai préalablement donné mon avis sur la valeur de la pièce et que le vendeur, s'il est pressé et ne veut pas avoir le souci de la vente aux enchères, traite très rapidement l'affaire. Si vous recherchez un bronze particulier, n'hésitez donc pas à m'en faire part par mail à damiencolcombet@free.fr.

 

Tout ceci étant dit, voici la réponse à Monsieur Thierry A., de Paris, qui me soumet à nouveau une pièce : "un taureau de Demay".

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Germain Demay (1819-1886) a connu un parcours un peu particulier : il fit d'abord des études de médecine, travailla ensuite 10 ans pour Barye, exposa au Salon en 1844 et 1848 puis, à cause de la Révolution qui interrompit sa carrière artistique, devint fonctionnaire aux Archives nationales (il se spécialisa dans le moulage des sceaux) tout en réalisant des médaillons en bronze de personnalités : le député de la Creuse Barailou, son fils médecin-colonel, Victor Noir...

Si vous ne savez pas qui est Victor Noir, je vous conseille de le découvrir par ce lien, où vous est contée la complexe affaire de duel sur fond de bonapartisme, de journalisme et de Corse, qui fit de ce jeune homme un symbole de la République et de la... virilité gâce au sculpteur Dalou ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Noir

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On sait peu de choses de ce très discret artiste qu'était Germain Demay, et ses oeuvres passent rarement en vente. Le "Dictionnaire des sculpteurs animaliers" du Dr Hachet (Argus Valentines) ne reproduit qu'un chat et un chien aboyant. Au hasard des ventes et des livres, on apprend qu'il a réalisé des chiens, des oiseaux (faisan, perdreaux...) et notre fameux taureau, mais c'est à peu près tout. Sa production semble donc extrêmement restreinte. Voici une très jolie petite grue couronnée, de la main de Demay.

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Le taureau de notre internaute est très beau, finement ciselé et possède une très belle patine. Il présente une curieuse particularité : une terrasse de forme géométrique qui n'a pas l'air solidaire du bronze et de son socle, mais l'est pourtant totalement, puisque l'ensemble ne forme qu'une seule pièce, comme on le voit sous le socle. Ce choix est-il heureux ? Le taureau aurait sans doute gagné en légèreté sans cette terrasse mais au XIXème, l'usage était de placer les animaux en valeur en les surélevant. La plupart des bronzes de Barye - pas tous, il est vrai - sont ainsi présentés.

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Il n'est pas étonnant que Demay ait travaillé avec Barye : on retrouve ici le même souci du détail, la nervosité, l'attitude naturelle de l'animal. On peut également le rapprocher des bovins de la famille Bonheur (photos ci-dessous).

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La vache beuglant, d'Isidore Bonheur.

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Le taureau beuglant, de Rosa Bonheur.

Elément intéressant, le bronze de notre internaute est reproduit dans le formidable livre "Animals in bronze" de Chr.Payne (cf. album photo "Les livres"), avec un commentaire élogieux. L'auteur relève comme moi la curieuse terrasse et n'hésite pas à comparer ce modèle à l'un des taureaux de Barye.

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Les dimensions du taureau de Demay sont les suivantes : 24,2 cm (long.) x 14,1 cm (haut.) x 8,3 (prof.) : elles correspondent parfaitement à celles mentionnées dans l'ouvrage de Payne.

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La cote de Germain Demay n'est pas très établie puisqu'il y a peu de références pour ses bronzes. Je n'ai trouvé que deux résultats, assez anciens, pour notre taureau :

- Sotheby's au Royaume-Uni en septembre 1998 : estimé 1500 à 1800 € mais invendu.

- Compiègne en octobre 1998 (serait-ce le même bronze ?) : adjugé à l'équivalent de 1500 €.

Ce modèle a donc pour "défauts" que son auteur est très peu connu, mais il a pour indéniables qualités sa finesse et également le fait d'être répertorié dans le Payne. Je pense qu'aujourd'hui, alors que la cote des bronzes animaliers anciens est moins élevée qu'il y a quelques années, son estimation pourrait être de l'ordre de 1000 €. 

 

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14 janvier 2013

LES OEUVRES DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE RENNES

Dans la plupart des villes de province, il y a un joli musée des Beaux-Arts. C'est toujours une joie de découvrir les merveilles de ces établissements moins connus, certes, mais souvent plus calmes, plus "intimes" que les grands musées parisiens, et qui abritent souvent de remarquables trésors. Parmi ceux que j'aime beaucoup, le musée de Nantes et celui de Dijon.

Le lendemain de Noël, visite au Musée des Beaux-Arts de Rennes. J'étais seul !

Ce musée est connu pour le tableau de Georges de La Tour (1593-1652) : "Le Nouveau-Né". Pour l'anecdote, ce tableau a longtemps été attribué à Le Nain et a été saisi pendant la Révolution chez un émigré rennais dont on ignore le nom. La Tour est un des maîtres de la lumière et des clairs-obscurs d'intérieur.

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Avec l'aimable autorisation du Musée, voici quelques photos de sculptures et d'oeuvres animalières. Le flash étant interdit, la qualité de certaines photos n'est pas très élevée.

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On est accueilli, dès l'entrée du musée, en bas de l'escalier, par deux immenses bas-reliefs de bronze du sculpteur lyonnais Antoine Coysevox (1640-1720) représentant d'une part "Le triomphe de la France sur les mers" (ci-dessus), d'autre part "La Bretagne offrant à Louis XIV le projet de statue équestre" (ci-dessous).

Ces deux bas-reliefs ornaient le piédestal de la statue équestre du Roi Soleil élevée en 1726 place du Palais (aujourd'hui place du Parlement) à Rennes. La statue fut démontée en 1792 et fondue (les Talibans qui détruisent les merveilles artistiques en Orient avaient des précurseurs...).

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Dans le péristyle du rez-de-chaussée, un grand Eléphant indien de Rembrandt Bugatti. Selon le Catalogue raisonné de Bugatti (J.C. Des Cordes et V.Fromanger Des Cordes - Les Editions de l'Amateur), son nom exact est "Eléphant Blanc - Il court". Il existe en plusieurs tailles, l'une de 70 cm de long (celle présentée au musée de Rennes), l'autre de 21,5 cm de long.

Un examen attentif de ce modèle montre qu'il s'agit en fait d'une éléphante. Dès lors, il est curieux que l'artiste ait modelé des petites défenses puisque, à la différence des éléphantes africaines, les femelles asiatiques n'en portent pas.

C'est néanmoins une pièce magnifique, fondue par Hébrard. On retrouve parfaitement l'attitude du pachyderme du zoo qui accourt lentement en apercevant le morceau de pain qu'un visiteur tient dans sa main. La trompe est déjà prête à se lever, alors que l'animal semble sourire.

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Alfred Boucher (1850-1934) "Le Terrassier"

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Victor Peter (1840-1918) - "Lionne et lionceaux". Ce modèle est à rapprocher de la Lionne de Riché.

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Charles-Joseph Lenoir (1844-1899) -"Jeune faune faisant combattre deux coqs".

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Anne-Marie Profillet (1898-1939) - "Grue". Par son attitude et surtout le traitement de la surface, cette oiseau d'une artiste rennaise est à rapprocher de la très grande grue de Pompon, visible au musée de Dijon.

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Emmanuel Frémiet - "Conducteur de char romain"

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Le Musée de Rennes possède trois pièces de la série des uniformes de l'armée impériale, à propos de laquelle j'ai rédigé une note sur ce site :

http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/03/07/la-valeur-d-un-bronze-42-le-carabinier-a-cheval-de-fremiet.html

Il s'agit de "L'Artilleur à cheval" (ci-dessus), du "Cuirassier de ligne" (tout en bas) et du "Carabinier à cheval" (ci-dessous), objet de ma note, mais dont le fourreau est ici en partie manquant. Il serait formidable que le Musée parvienne à acquérir les autres pièces de cette série.

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Jan Van Kessel (1626-1679) - "Planche d'insectes". Ce peintre flamand est connu pour la précision de ses peintures, dont la période correspond à une certaine vulgarisation du microscope.

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François Desportes (1661-1743) - "La chasse au loup"

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Pierre-Paul Rubens (1577-1640) - "La chasse au tigre". Cet immense tableau produit un effet stupéfiant :  le mouvement de la lutte tourbillonnante des hommes et des fauves, les magnifiques couleurs de la robe du tigre, de celle du jaguar, du gris pommelé du cheval, de la tunique rouge du chasseur, les vêtements hétéroclites (tuniques arabes, armures espagnoles), tout cela crée une scène incroyable.

On notera toutefois que même à l'époque de Rubens, il n'était pas possible de rencontrer tigres, lions et jaguar réunis dans la nature. Il s'agit donc soit d'une scène totalement imaginaire, soit d'une scène de jeux de cirque. On ne manquera pas d'admirer le courage et la force de l'homme en bas à gauche, qui à mains nues réussit à écarteler le machoire d'un lion ! Un émule d'Hercule ou de Samson, probablement...

Le Musée de Rennes expose de nombreux autres chefs-d'oeuvres, qu'il faut voir (http://www.mbar.org/). On regrettera toutefois qu'aucune catalogue joli ne les présente de façon complète et bien illustrée, mais peut-être que la nouvelle Directrice du Musée y remédiera.

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04 janvier 2013

EXPOSITION COLCOMBET A PARIS : DERNIERS JOURS...

L'exposition de mes bronzes animaliers à la Galerie Michel Estades, 17 place des Vosges à Paris, se termine ce week-end.

Il vous reste quelques jours pour découvrir les nouvelles pièces (léopard dans l'arbre, buffle et lionne, tatou, mandrill, etc.) et certaines plus anciennes, si elles ne sont pas épuisées.

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Galerie Michel Estades - 17 place des Vosges - 75004 Paris

 Tél : 01 42 77 50 03 - www.estades.com

Du 17 novembre 2012 au 6 janvier 2013 - Tous les jours de 11h à 13h et de 14h30 à 19h

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