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14 mars 2013

LA RESERVE AFRICAINE DE SIGEAN (AUDE)

Lorsque j'étais enfant, dans le couloir souterrain de la gare de Rennes, une grande affiche d'un lion en majesté, avec ces mots "Réserve africaine de Sigean", me fascinait. Je ne savais pas bien, à l'époque, si cette réserve se situait en Afrique, en Bretagne ou ailleurs. Grande fut ma déception lorsque j'appris, un peu plus tard, qu'elle était à l'autre bout de la France, dans l'Aude, ce qui revenait à peu près au même que si elle était sur la lune, et que je ne la visiterai probablement jamais.

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Et puis la semaine dernière, près de 40 ans plus tard, à l'occasion d'un séjour dans l'Hérault, j'ai découvert cette fameuse réserve.

Créée à l'initiative de Paul de La Panouse, également propriétaire du zoo de Thoiry, et de Daniel de Monfreid, elle a ouvert ses portes en avril 1974. Elle s'étend sur 300 hectares et accueille 350 000 visiteurs par an. Lors de notre visite - en matinée, ce qui est toujours plus propice à l'observation des animaux - l'affluence était très réduite malgré le beau temps.

 

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Springboks

La visite commence en voiture par un circuit traversant 8 parcs différents, où l'on peut admirer des ours à colliers, des lions, des girafes, des rhinocéros blancs, des antilopes, des buffles d'Afrique, des gazelles, des watuzis, etc. en semi-liberté. La vision d'un troupeau de buffles nains longeant, au soleil, la lisière d'un bois m'a littéralement transporté en Afrique de l'Ouest.

 

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Hippotragues noirs

Le circuit à pied est très agréable car il borde en grande partie un étang au bord duquel on observe de très nombreux flamants, canards, oies, pélicans, et autres d'oiseaux d'eau.

 

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Flamants

Le zoo présente un immense plaine africaine, beaucoup plus grande que celle que l'on peut voir dans les autres zoos, où se mélangent un grand nombre d'herbivores.

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Rhinocéros blanc

Parmi les espèces particulièrement intéressantes, on notera les lycaons, les rhinos blancs, les buffles, un troupeau de girafes considérable, les girafes réticulées, les hippotragues noirs, les guépards, les gnous à queue blanche, bien particuliers avec leurs cornes en avant et leur toupet de poils hérissé sur le museau, les grands koudous, les élands, un superbe éléphant d'Afrique mâle, les sitatungas (antilopes très discrètes), etc.

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Gnou à queue blanche, avec ci-dessous un zoom sur la brosse de poils au garrot et sur le chanfrein.

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Voici encore quelques photos.

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Girafes

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Lionne

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Sitatunga

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Lycaons

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Eléphant d'Afrique mâle

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Eléphants d'Afriques femelles

Vous pourrez retrouver toutes les informations relatives à cette réserve sur le lien suivant :

http://reserveafricainesigean.fr/

Et puis, bien que ce ne soit pas un zoo, si vous êtes à Sigean, ne manquez pas de faire une visite, à quelques dizaines de kilomètres, de la magnifique forteresse de Salses, dont voici quelques photos.

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20:26 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

08 mars 2013

L'ARCHE DE BABYLONE (LE ZOO DE BAGDAD)

Voici un livre passionnant dont je vous conseille la lecture, et pas seulement si vous aimez les animaux et les zoos :

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Comme l'indique le sous-titre, c'est le récit du sauvetage du zoo de Bagdad en 2003 à l'initiative d'un Sud-Africain, Lawrence Anthony. Voici la fiche de présentation sur le site des "Editions Les 3 Génies" : 

Tous les amoureux des animaux et de l’aventure ne pourront qu’être conquis par le récit captivant et véridique du sauvetage du zoo de Bagdad, au milieu du chaos, des dangers et de l’incertitude d’une ville en guerre. Refusant que les lions, ours et autres pensionnaires du zoo de Bagdad soient les victimes des guerres humaines, Lawrence Anthony s’est engagée dans une mission qui l’amène, entre chars Abrahams et tirs de soldats irakiens, à faire travailler ensemble irakiens et américains au nom du respect et de l’amour des animaux. C’est avec bonheur que l’on découvre comment furent sauvés de la boucherie les derniers purs sangs arabes de Saddam et avec jubilation que l’on prend part à la traversée de Bagdad en guerre par des autruches, un dromadaire et des ours, sous le regard amusé de la population et des soldats. Au final, ce livre constitue un témoignage d’amour pour les animaux et d’humanité qui ne pourra que rendre profondément optimiste, quel que soit son âge.

LE LIVRE

Quand la guerre d’Irak a commencé, Lawrence Anthony, défenseur de la nature, était hanté par une pensée : quel serait le destin du zoo de Bagdad, pris entre deux feux au centre de la ville ? Il décida de s’y rendre alors même que les combats continuaient. Lorsqu’il arriva sur place, ses pires craintes se vérifièrent. La violence des combats et le pillage incontrôlé avaient causé la mort d’un grand nombre d’animaux.

Fort heureusement, il y avait des survivants. Même au plus fort de la bataille, des soldats américains avaient pris le temps de s’en occuper et quelques employés du zoo étaient revenus travailler malgré les fusillades incessantes. Ensemble et en dépit de la méfiance et des préjugés de tous bords, Américains et Irakiens s’organisèrent pour maintenir en vie les animaux qui avaient échappé aux bombes et aux pillards.

L’Arche de Babylone est la chronique d’un zoo détruit par le chaos et transformé en un parc paisible grâce aux efforts considérables d’un homme dont l’objectif était de maintenir les animaux en vie et de ramener la sécurité. Au long du livre, Lawrence Anthony raconte notamment comment il a soigné un groupe de lions ayant appartenu à Uday Hussein, le fils de Sadam, fait fermer un zoo privé servant à alimenter le marché noir et sauvé les purs-sangs arabes de l’ex-dictateur cachés dans une écurie d’Abu Ghraib.

Vivre à Bagdad fut une expérience unique qui permit à Lawrence Anthony de faire de L’Arche de Babylone une histoire chaleureuse et extraordinaire sur la façon dont des défenseurs des animaux, des soldats et des civils ont balayé leurs différences et se sont unis pour reconstruire un zoo, seul vrai signe d’humanité au milieu de la guerre.

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Ce livre est très intéressant à plusieurs titres. Il évoque d'abord l'intérêt du clan de Saddam Hussein pour les animaux - en particulier les fauves et les chevaux - et les zoos, qu'ils soient privés ou public. Je ne dis pas "amour" des animaux mais "intérêt" car les bêtes n'étaient pas toujours bien traitées et le pouvoir tolérait trafics et ménageries sordides, où les animaux vivaient dans des conditions atroces, tel cet ours dont le plafond de la cage était si bas qu'il avait le haut du crâne tout écorché. Ce livre pose également la question de l'importance des priorités : est-il bien raisonnable de risquer sa vie - réellement et à de nombreuses reprises - et celle des autres pour quelques animaux alors que le pays est en guerre, que les Irakiens connaissent la famine, que l'avenir du pays est en question ? On comprend au fil des pages que c'est effectivement fou, mais que, heureusement, le sauvetage du zoo de Bagdad se termine bien et qu'il ne s'est pas fait au détriment d'autres enjeux plus importants.

Cet ouvrage nous parle aussi de la bêtise humaine, même de la méchanceté gratuite, vis-à-vis des animaux, phénomène que tous les gardiens de zoo connaissent hélas. Dès le début de la guerre, la plupart des animaux du zoo ont été tués, parfois pour nourrir les habitants de Bagdad - ce qui peut d'une certaine façon se comprendre - mais souvent par simple jeu. Dans une autre ménagerie, les gens faisaient boire régulièrement de l'alcool à l'ours brun.

 

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Mais l'une des richesses du livre est aussi - et cela n'a plus rien à voir avec les animaux et le zoo - de décrire la vie quotidienne dans Bagdad en guerre : les pillards, qui chaque nuit volent les aménagements réalisés au zoo, les nuits où les tirs et les explosions rendent le sommeil impossible, les snipers et les balles perdues dans les rues, les marchés à la sauvette et les trafics, le rôle de l'armée américaine, des agences de presse, des "mercenaires", la peur des habitants, les règlements de compte, etc.

"L'Arche de Babylone - L'incroyable sauvetage du zoo de Bagdad"

Lawrence Anthony avec Graham Spence -Editions Les 3 Génies - 2007 - 230 p.

Ce lvre se trouve facilement sur les sites des bouquinistes.

12:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

23 février 2013

HYÈNES RAYEES

J'ai déjà parlé ici de l'Association Tonga Terre d'Accueil créée par le formidable Pierre Thivillon, Directeur et fondateur du zoo de St-Martin-La-Plaine, entre Lyon et St-Etienne. Pour retrouver cette note, se reporter à ce lien : http://www.damiencolcombet.com/search/tonga

En contrepartie d'une très modeste cotisation, Tonga vous adresse régulièrement des nouvelles du refuge et des animaux recueillis. L'une des dernières notes a particulièrement attiré mon attention car elle parle de deux très beaux animaux assez méconnus et rarement présentés dans les zoos : des hyènes rayées.

http://asso.tonga.over-blog.com/article-presentation-des-hyenes-batiment-4-etc-114582444.html

Bien sûr, on note des points communs avec les hyènes tachetées, plus connues, mais l'espèce rayée est beaucoup plus jolie, avec son pelage clair maqué de zèbrures noires.

La famille des Hyénidés comprend 4 espèces : la hyène tachetée (1m à 1,70 m de long), la hyène brune (1m20 de long), la hyène rayée (1m10 de long) et le petit Protèle (70 cm de long), qui ne mange que des insectes et s'apprivoise bien.

La hyène rayée présentée dans la note de Tonga vit dans les zones arides et désertiques de l'Inde et de l'Afriaque du Nord. C'est un charognard qui mange aussi de petits animaux vivants et des fruits.

20:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

18 février 2013

NOUVELLE CRÉATION : L'ABREUVOIR

Voici le résultat du travail de ces dernières semaines : "L'abreuvoir", une scène se passant visiblement dans une cour de ferme, de haras ou de club hippique et réunissant autour d'un baquet d'eau une jument de trait, son poulain, un âne et un petit poney shetland.

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La jument est grande, un peu prétentieuse, peut-être à cause de son joli poulain qui ne présente pas encore les traits lourds de sa race. On lui a fait une petite tresse entre les oreilles avec les poils de sa crinière. J'avais prévu de lui faire regarder d'un air menaçant l'âne qui arrive - généralement, ânes et chevaux ne s'entendent guère - mais cela aurait nécessité un socle immense pour que l'âne soit loin et dans l'axe du regard de la jument. Quant au poulain, au licol fait d'une simpe corde, il observe les ronds dans l'eau de l'abreuvoir.

 

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Les pavés de la cour sont inclinés de façon à former une rigole sur laquelle est posé l'abreuvoir. Il doit être un peu vieux car le bois a travaillé et l'un des côtés est arrondi, rongé par les dents des chevaux, comme le bord des box.

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L'âne s'approche, avec l'attitude soucieuse et obstinée de son espèce. Le poney, tout petit (il mesure 10 cm de haut), sellé à la mode western, somnole les yeux fermés en attendant résigné la 350ème promenade des enfants autour de la cour.

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Dimensions de la cour : 38 cm x 43 cm.

Hauteur (en haut des oreilles et non au garrot) des animaux, représentés à 1/10ème de leur taille réelle :

Jument : 22 cm

Poulain : 13 cm

Ane : 11 cm

Poney : 10 cm

Classiquement, les rênes du poney ne seront pas fondues avec le reste de la pièce mais réalisées à part, dans un ruban de bronze.

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12:36 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2)

13 février 2013

UN "NOUVEAU" LIVRE SUR BARYE PAR ARSENE ALEXANDRE

Il ne s'agit pas d'un livre nouveau au sens de récent mais d'un ouvrage que j'ai découvert il y a peu et à ajouter à la longue liste des livres relatifs à la sculpture et à l'art animalier (cf. l'album photo "Les livres", où vous retrouverez des dizaines de références).

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Ce livre peu épais (112 pages) a été écrit un an seulement après la mort d'Antoine-Louis Barye et il est fort intéressant d'avoir un témoignage de la façon dont le grand sculpteur était perçu de son vivant ou juste après sa disparition.

L'auteur, Arsène Alexandre, montre avant tout les difficultés considérables qu'eut à connaître l'artiste, rejeté par les critiques, ignoré par le jury du Salon, peu apprécié des autorités officielles de l'époque alors qu'il jouissait des faveurs du public. J'ai cité récemment, dans ma note relative à l'Aigle, les déconvenues de Barye quant aux commandes publiques qui lui auraient permis de sortir de la quasi-misère dans laquelle il vivait : ce livre cite bien d'autres exemples de mesquineries, jalousies et ignorances des milieux artistiques du XIXème vis-à-vis de Barye.

Extrait :

"Lorsqu'il [Barye] eut réussi, par une succession d'envois éclatants [au Salon], à exaspérer ceux dont tout le mérite consiste à introduire dans l'art les moeurs de la politique, le sculpteur se vit enfin infliger l'insulte d'un refus au Salon. Dès lors, on se plut à exercer plus d'une fois contre lui des tristes représailles.

Or, comme un jour, après la nouvelle d'une exécution de ce genre, Barye se promenait en méditant sur la bonne foi, il rencontra le grand paysagiste Jules Dupré. Celui-ci lui demanda avec intérêt des nouvelles de ses travaux : "Cela va fort bien, répondit Barye ; je suis refusé." Et comme l'honnêteté de Dupré se récriait : "Mais  c'est tout naturel, reprit-il avec cette sarcastique tranquillité qui commençait à murer son visage, je compte trop d'amis dans le jury."

On voit que Barye était lucide sur la jalousie des hommes...

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Ce livre est remarquablement écrit, dans un style impeccable que l'on ne trouve plus guère aujourd'hui (sauf peut-être dans le très beau "Ce qu'il advint du sauvage blanc", de François Garde, paru début 2012 chez Gallimard). Il est accompagné de 32 gravures mais qui présentent peu d'intérêt.

Ce livre se trouve assez facilement sur les sites internet des bouquinistes.

"A.L. BARYE" - Arsène Alexandre - Collection "Les Artistes célèbres" - Librairie de l'art - 1889 - 112 p.

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