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04 juin 2012

UN ÉVÈNEMENT : LA VENTE POMPON LE 9 JUIN 2012

J'ai reçu il y a quelques jours le catalogue de la vente aux enchères "François Pompon et l'école animalière du XXème siècle" organisée par l'étude Aponem le 9 juin 2012 à Pontoise.

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Ce catalogue est superbe et très intéressant : il contient de nombreuses explications et des documents, notamment photographiques, sur Pompon (1855-1933) dont le talent ne se réduit pas, loin de là, au fameux Ours blanc, trop vu.

Pour ceux qui ignorent que Pompon savait parfaitement modeler, avec force détails, les animaux mais aussi les personnages et que l'aspect très stylisé, lisse, de la plupart de ses oeuvres est l'aboutissement d'un long travail commencé au début de sa carrière dans un style très académique, ce catalogue sera une merveilleuse découverte.

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La vente aura lieu samedi 9 juin 2012 à 14h. Le catalogue, qui comprend également des bronzes d'autres artistes, peut être consulté à l'adresse suivante : www.aponem.com, mais je conseille vivement de se procurer l'exemplaire papier.

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31 mai 2012

LES MAGNIFIQUES ETUDES D'EMIL LOHSE

J'aime bien les bouquinistes : on y trouve des livres inconnus, de vieilles revues comme ces "Illustration" des années 40 agrémentées de beaux dessins d'Albert Brenet, on y retrouve aussi des livres que l'on avait très envie de lire mais que l'on a "perdu de vue" pendant des années. J'ai ainsi dévoré, récemment, "La piste du lion" d'Yves Carrière (décédé ces jours-ci), qui y relate la vie littralement extraordinaire de Joseph Kessel, ou encore "Mustapha Kemal" de Benoist-Méchin, sur l'histoire moderne de la Turquie, sujet a priori ardu mais qui se lit pourtant comme un roman policier et permet de comprendre beaucoup de choses d'aujourd'hui (l'Europe, l'Islam, la laïcité, les problèmes kurdes et arméniens, etc.).

Et puis parfois on y fait une merveilleuse découverte. C'est ce qui m'est arrivé voici quelques semaines avec ce livre.

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Il s'agit de "Tierstudien" ("Etudes d'animaux", pour les non-germanophones), d'Emil Lohse. Il est malheureusement en allemand, plein de mots bizarres pour qui n'est pas bilingue (j'aime bien les "unerschöpfliche", "Sammlungsstück", "Eichhörnchens", "Einzelskizzen" et autres "Bleistiftzeichnung"...) mais on peut se contenter d'admirer les superbes planches, très bien reproduites.

En général, les études ont un charme particulier qui les rend très séduisantes : elles sont un mélange de spontanéité et de recherche de perfection. Celles de Joseph Oberthur, de Rötig, de Poret, de Rosa Bonheur, de Poortvliet me plaisent particulièrement. Celles d'Emile Lohse sont de cette trempe.

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Qui est Emil Lohse ? Je n'en sais presque rien, si ce n'est quelques renseignements glanés ici ou là (en allemand..) sur internet. Je n'ai presque rien trouvé à son sujet dans les résultats de ventes aux enchères. Où sont donc ces magnifiques planches ? Ont-elles été vendues ? Sont-elles conservées par sa famile ? Par un musée? Je l'ignore. Si un internaute pouvait me renseigner (en français...), je lui en serais très reconnaissant.

Ce livre a été publié en 1956 et comprend environ 140 pages dont quelques-unes de texte (éditeur : Veb E.A. Seemann Verlag Leipzig).

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20:29 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

21 mai 2012

NOUVELLE CREATION : L'ELEPHANT D'ASIE EN MARCHE

Voici une nouvelle petite (10 cm de haut) création, encore en terre : un éléphant indien en marche.

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Comme souvent après une période de quelques semaines sans sculpture, j'ai choisi de réapprendre à modeler la glaise avec un sujet "facile", que je connais bien. Du moins le croyais-je. Car il m'a finalement donné beaucoup de mal, cet éléphant !

Les différentes phases ont été l'illustration parfaite des étapes habituelles : l'appréhension avant de commencer, les doutes lorsque les premières formes encore très ébauchées apparaissent, un peu de crainte mêlée de joie quand l'animal commence à ressembler à quelque chose mais que rien n'est encore gagné, l'enthousiasme quand on sent qu'il sera réussi, une immense satisfaction lorsqu'on y met ce qu'on croit être la dernière touche, puis la désillusion quelques jours plus tard, alors qu'on a pris du recul par rapport à sa pièce et que les défauts sont criants.

Commence à ce moment-là une phase très pénible, où l'on retravaille très, très longuement ce que l'on pensait terminé, qui ressemble presque à ce qu'on l'on voulait faire mais ne donne pas satisfaction. C'est un éléphant mais il ne ressemble pas à l'éléphant que l'on voulait faire, et l'on ne sait pourquoi : sont-ce les pattes ? la tête ? la trompe ? le dos ? Cela tient parfois à un détail : un oeil à reculer de quelques millimètres, une oreille à raccourcir, un ongle à raboter... Malheur à soi quand on s'y remet à 21h : on y passe la nuit ! Pour mes dernières pièces (buffle, lionne, éléphant), j'y ai ajouté une difficulté : je ne travaille plus avec des photos mais entièrement de mémoire. Cela me donne plus de liberté mais m'oblige à tenter des améliorations parfois erronées : je creuse le dos puis finalement remets de la terre pour combler ce que je viens d'enlever, j'allonge une oreille avant de la diminuer...

De plus, un petit sujet est plus facile, au début du modelage, qu'une grande pièce, mais pour les finitions, c'est l'inverse : quand on a les doigts plus gros que les pattes du pachyderme, il faut beaucoup de patience et de précision. 

Plus on travaille et on manipule longtemps une pièce, plus on risque un geste maladroit. Il est vraiment désolant de casser la queue, la trompe, l'oreille sur un sujet presque terminé.

J'ai pris en photo ce fichu éléphant lors de ces dernières étapes, précisément alors que je le pensais terminé. Voici les changements intervenus. NB : mon appareil photo a tendance à déformer un peu les proportions, ce qui complique encore les choses. Une patte en réalité assez fine peut paraître étrangement épaisse sur le cliché.

 

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Les défauts qui sont apparus au stade ci-dessus sont les suivants : la croupe est trop arrondie, le bas des pattes postérieures est trop épais, les pattes antérieures sont trop rectilignes, le dos n'est pas assez creusé, la bouche doit être davantage remplie.

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Ces améliorations faites, il apparaît ci-dessus que le devant de la trompe, dans sa partie haute, est trop bombée, que l'arcade sourciliaire est trop prononcée, que les pattes postérieures sont encore trop épaisses et que les ongles trop longs.

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La version ci-dessus aurait dû être définitive, mais 3 jours après les précédentes modifications, il y avait encore quelque chose d'anormal sur l'épaule. Je me suis aperçu qu'elle était trop marquée, trop oblique. Il a donc encore fallu la retravailler. Avant d'arriver à ce qui est enfin, je crois, la version finale, ci-dessous... Il y a un moment où il faut se résoudre à arrêter là les travaux. La perfection n'est pas encore atteinte et c'est pour cela que les sculpteurs n'aiment pas, en général, garder leurs pièces chez eux car ils voient tout ce qu'il faudrait encore faire... Comme toujours, la queue sera affinée seulement lorsque l'animal sera en bronze car sur le modèle en terre, cela risquerait de la casser.

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Et pour finir, une photo du bain des éléphants au beau zoo de Romanèche-Thorins (Touroparc), près de Macon.

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20:27 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

15 mai 2012

LES MUSEES DE TOULOUSE (2) : SCULPTURES

Après les peintures (cf. ci-dessous la note n°1), les musées de Toulouse abritent aussi de magnifiques sculptures. Voici par exemple celles du Musée des Augustins.

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Notre-Dame de Grasse (Anonyme français - Vers 1450)

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Ci-dessus un des huit personnages en terre cuite provenant de St-Sernin.

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Quelle expression superbe sur ce buste ancien !

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Le Musée des Augustins présente également de belles sculptures du XIXème siècle, dont un Barye malheureusement trop peu mis en valeur ("Charles VI effrayé dans la forêt du Mans"). Ci-dessus, le très émouvant "Le retour" d'Auguste Seysses)

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"Le cauchemar"d'Eugène Thiviers.

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Immense, très spectaculaire, "Le Cardinal La Vigerie" d'Alexandre Falguière.

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Bien qu'il ne s'agisse pas d'une sculpture, je ne résiste pas au plaisir de montrer ici la voute de l'église des Jacobins, surnommée - on comprend pourquoi - "le palmier".

20:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

09 mai 2012

LES MUSEES DE TOULOUSE (1) : PEINTURES

A la suite d'un voyage à Toulouse via Montpellier, je vous livre quelques photos prises dans les magnifiques musées et à l'hôtel de ville de Toulouse.

En admirant ces immenses tableaux et plafonds peints, j'ai réalisé à nouveau à quel point la peinture XIXème et début XXème, que l'on a trop vite qualifiée, avec beaucoup de condescendance, de "pompière" avait de charme. J'aime ces grandes épopées, celles de Gérôme, de Jean-Paul Laurens, celles des orientalistes du Musée d'Orsay, les scènes parfois dionysiaques, pleine de vie, de joies et de folies, qui frisent même le comique tant elles sont exagérées. Elles incitent à l'optimisme et aux réjouissances. Au moins ces peintres savaient-ils dessiner !

En voici quelques exemples, issus presque tous de la "Galerie des illustres" de l'Hôtel de ville de la place du Capitole. Elles ont été réalisées par Jean-Paul Laurens et ses fils Pierre et Paul-Albert, par René Ravault, Paul-Jean Gervais, Benjamin Constant, Henri Rachou, Rixens...

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"L'île de Cythère" (J.-P. Gervais)

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Les deux tableaux ci-dessus font partie d'une série de J.-P. Gervais : "L'amour à 20 ans, à 40 ans, à 60 ans".

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"L'été", immense, l'un des dix tableaux d'Henri Martin que l'on peut admirer également à l'Hôtel de ville.

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"La défense de Toulouse contre Simon de Montfort" (J.P. Laurens)

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Une vue du plafond de la salle des mariages.

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Il est difficile de croire que ces peintres n'ont pas ri en peignant autant de chair rose, de fesses, de jeunes femmes nues finalement peu gênées de se montrer ainsi à des gentilhommes bien habillés faisant semblant d'ignorer la nudité de ces - plus ou moins - jeunes femmes.

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 De magnifiques ailes, toujours au plafond de la "salle des illustres" !

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"La séance solennelle des Jeux Floraux" (J.-P. Laurens) : le poète lit ses vers face aux troubadours.

 

Ci-dessous, un tableau présenté au musée des Augustins : "La folie de Titiana", de P.-L.Gervais. Dans Les Metamorphoses, d'Ovide, les soeurs des Titans sont appelées Titianas. Dans une pièce de Shakespeare, Titiana est frappée par un sort et s'endort. A son réveil, elle tombe amoureuse du premier venu, qui se trouve être un homme à tête d'âne.

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