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20 février 2012

NOUVELLE CREATION : LE BUFFLE D'AFRIQUE AU GALOP

Après une interruption hélas assez longue, due à des raisons extra-artistiques, j'ai remis les mains dans la terre. Pour conjurer la crainte de ne plus y arriver, de voir l'inspiration se tarir, j'ai décidé de recommencer la sculpture avec un animal que je connais bien puisque c'est le troisième que je fais : le buffle d'Afrique de l'est. Inutile de rappeler les caractéristiques de cet animal puissant, farouche, courageux, car je l'ai déjà fait à plusieurs reprises.

Après le buffle en alerte (épuisé), le buffle couché, le voici galopant. Il ne charge pas, il fuit plutôt, mais résolument, sans peur : il cherche à mettre de la distance avec le danger qu'il a senti. Et du coup me vient l'idée d'une lionne le poursuivant. A suivre, peut-être...

Le bout des cornes sera affiné lorsque la pièce sera coulé en bronze.

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20:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (5)

07 février 2012

LA VALEUR D'UN BRONZE (40) : SERPENT PYTHON AVALANT UNE BICHE, de Barye

Monsieur Thierry A., de Paris, nous soumet aujourd'hui un superbe bronze de Barye : "Le serpent Python avalant une biche".

 

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En premier lieu, une petite précision zoologique : quelle est la différence entre un python et un boa, souvent confondus ? Après quelques recherches, j'ai trouvé la meilleure réponse dans "Le règne animal" (Encyclopédie universelle Gallimard). Pythons et boas font partie du groupe des "Henophidiens", qui comprend 11 familles elles-mêmes divisées en 149 espèces. Ce sont des serpents constricteurs, c'est à dire qu'ils tuent leurs proies en les serrant fortement, soit en les étouffant - à chaque expiration, le serpent serre un peu plus son étreinte - soit parce que le coeur de de leur victime ne parvient plus à faire circuler le sang. Ce ne sont pas les seuls serpents constricteurs, mais la plupart font partie de ce groupe.

Les deux principales différences entre boas et pythons sont celles-ci : d'une part ils n'ont pas le même système de reproduction puisque les boas donnent naissance à des petits déjà vivants tandis que les pythons pondent des oeufs, d'autre part leur répartition géographique n'est pas identique, les boas vivant surtout en Amérique alors que les pythons se trouvent en Afrique, Asie et Australie, mais il y a des exceptions à cette règle.

Parmi les boas, citons le boa émeraude (jusqu'à 2 mètres), d'un magnifique vert, le boa arc-en-ciel, le boa caoutchouc qui fait passer le bout de sa queue pour sa tête, le boa rosé et bien sûr l'anaconda, qui peut mesurer 10 mètres et peser 250 kg. Chez les pythons, il y a notamment le python vert, qui resemble au boa émeraude, mais aussi le python indien (5 à 7 mètres) et le python réticulé (6 à 10 mètres). L'anaconda et les très grands boas sont assez grands et forts pour étouffer des proies importantes, comme un âne (ou un homme...).

Revenons maintenant à notre bronze.

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Dans leur incontournable "Catalogue raisonné des sculptures de Barye" (Gallimard), Messieurs Richarme et Poletti expliquent qu'en octobre 1838, le Muséum d'histoire naturelle de Paris (rappelons que le zoo de Vincennes n'existe pas encore) crée un reptilarium qui accueille en particulier deux pythons de Java. Quand on sait que nombre d'artistes, en particulier de sculpteurs, passaient de longs moments en ce lieu, il n'est pas étonnant de voir apparaître à ce moment-là des scènes représentant de grands serpents étouffant leur proie, parfois jusqu'à l'exagération. Au remarquable musée Faure d'Aix-les-Bains, on peut admirer un superbe bronze d'Alfred Jacquemart (1824-1896) représentant un éland d'Afrique attaqué par un serpent. Je suis assez sceptique sur le réalisme de cette scène, l'éland, à peu près de la taille d'un cheval, étant la plus grosse des antilopes... Plus étonnant encore, de Barye, le "Cavalier africain surpris par un serpent", que l'on peut voir au Louvre (aile Richelieu) : le reptile fait allègrement le tour du cheval tombé à terre et est encore assez long pour saisir le cavalier à la gorge ! Ce serpent devait vraiment être un monstre... Peut-être un peu moins osé, on trouve encore chez Barye un "Serpent python saisissant un gnou à la gorge". Pour mémoire, un gnou pèse quand même 200 à 250 kg. Je me demande si Barye n'aurait pas été tenté par un "Eléphant d'Afrique avalé par un serpent" ou par un "Rhinocéros blanc étouffé par un serpent python"... 

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Les pythons ont donc beaucoup inspiré le très grand Antoine-Louis Barye (1795-1875) puisqu'on retrouve encore dans ses oeuvres un magnifique "Python étouffant un crocodile", le saurien étant comme tordu de douleur entre les anneaux de serpent, et un "Python enlaçant une gazelle". Toutes ces oeuvres datent des années 1840. Et enfin, n'oublions pas le très fameux "Lion au serpent", mais cette fois, le reptile est de petite taille et le fauve semble surtout attentif à éviter la morsure probablemnt venimeuse.

Le "Python avalant une biche" a été créé en 1840 dans sa première version, qui comporte une terrasse (un socle) ovale et presque lisse. La version de Monsieur A. est la seconde, où la terrasse est beaucoup plus naturaliste. Il y a également quelques petites différences dans le placement des animaux.

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Les dimensions du bronze de notre internaute sont les suivantes : 34,7 cm de long, 12,1 cm de large. Ce sont bien, à 1 ou 2 mm près - ce qui n'est pas grave - les mesures "officielles" mentionnées dans le catalogue raisonné. Nous observons sur le socle la marque du fondeur : .F.BARBEDIENNE.Fondeur., exactement avec cette calligraphie. Or, MM.Richarme et Poletti nous apprennent que cette signature était utilisée "au tournant du XIXème et du XXème siècle". Le dessous du socle, avec ses deux barres, est mentionné comme "caractéristique d'une fonte de F.Barbedienne vers 1880". Et pour ce modèle, les auteurs écrivent que "la réalité de son édition est constitué par le tirage posthume de F.Barbedienne qui est [...] l'un des moins importants de la collection".

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Arrêtons-nous maintenant sur la qualité non de la fonte mais de la sculpture elle-même. Pour modeler un serpent, n'importe qui penserait à fabriquer simplement un long boudin de terre ou de cire, ce qui ressemblerait aussi bien à un ver de terre. La très grande habileté de Barye est de parvenir à faire deviner les muscles extraordinairement puissants du reptile : son corps n'est absolument pas cylindrique. Les détails sont admirables : la peau distendue de la machoire inférieure du python qui commence à avaler la biche, le haut de la tête du serpent caché par les anneaux, et surtout cette impression que donnent les serpents d'être des bêtes froides et implacables, sans aucune pitié pour la beauté de la biche dont les yeux ouverts montrent encore l'effroi dans lequel elle a succombé. S'y mêle sans doute également une sorte d'épouvante face à la manière dont les serpents dévorent leurs proies : en les avalant intégralement, sans les déchirer comme le ferait un fauve à l'aide de ses crocs et de ses griffes. L'avalement de la bête quasi-intacte semble contre-nature, tant pour la victime que pour le serpent. Il s'agit évidemment d'anthropomorphisme mais c'est un des ressorts importants de la sculpture animalière romantique du XIXème siècle.

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La peau du serpent est parfaitement traitée elle aussi. S'écartant radicalement de l'idée de reproduire chacune des écailles - comme on peut le voir par exemple au Louvre, d'un autre sculpteur, dans une monumentale lutte d'Hercule et du serpent, qui a l'air d'une pomme de pin... - l'artiste a opté pour de simples croisillons sur la peau. Mais finalement pas si simples que cela car ils sont impeccablement dessinés - prouesse également du fondeur - et disposés dans le sens du corps du serpent. Là où la peau est distendue, les croisillons sont larges, tandis que là où le serpent replie ses anneaux, ils sont plus serrés. Enfin, admirons les plis formés par la peau, saisissants de vérité.

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C'est donc une superbe pièce que possède Monsieur A., qui plus est dans une très belle patine. Il me demande, enfin, ce que signifient les lettres AA et le numéro 43 gravés sous le socle. Eh bien je n'en sais rien ! S'agit-il d'une marque apposée par le fondeur ? Une galerie ? Un collectionneur ? Ces chiffres sont fréquents mais je n'en connais pas la raison. Peut-être qu'un internaute avisé pourra nous renseigner... 

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Les modèles de Barye mettant en scène les serpents sont de nos jours très recherchés. Voici quelques exemples de résultat de vente :

- Tout récemment à Paris, le 26 octobre 2011, lors de la vente de la collection Fabius par Sotheby's : adjugé 24750 Euros, mais il s'agissait certainement d'une pièce exceptionnelle, probablement de l'atelier Barye, donc qui ne peut servir de point de repère.

- Deauville le 15 août 2011 : estimé entre 3500 et 4500 Euros mais invendu.

- New York le 25 avril 2003 : adugé 6 570 US $

- Londres le 5 oct 2000 : adjugé 6500 GB £

Il est difficile de juger de la pertinence des adjudications de Londres et New York sans précision sur la fonte (Barye ? Barbedienne ? autre ?). Quoiqu'il en soit, pour une fonte Barbedienne de bonne qualité comme c'est le cas ici, je considère qu'une estimation raisonnable se situerait autour de 2500 à 3000 Euros.

Vous voulez faire estimer un bronze animalier ? Ecrivez-moi à damiencolcombet@free.fr et envoyez-moi les dimensions et des photos très nettes de votre bronze (vue d'ensemble, signatures de l'artiste et du fondeur, dessous du socle...). 

20:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

01 février 2012

LA VALEUR D'UN BRONZE : DES DEMANDES D'AVIS PAR DIZAINES (2ème partie)

(Suite de la 1ère partie)

Mes réponses : je réponds à tous les mails, dans un délai de l'ordre de 2 semaines. Il arrive qu'il soit un peu plus long, notamment en été ou bien lorsque je reçois un grand nombre de demandes simultanées (parfois une dizaine par semaine). A l'inverse, je donne suite très rapidement lorsqu'on m'a soumis une pièce sans intérêt, une copie, ou au contraire une très belle pièce car alors je ne peux résister au plaisir d'en parler.

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Je donne majoritairement un avis par mail mais pour certains bronzes intéressants, de grande qualité, d'un sculpteur dont je n'ai pas encore parlé ou au contraire pour une copie que j'utiliserai de façon pédagogique, mes commentaires prennent la forme d'une note sur ce blog. Vous trouverez à droite la liste des notes ainsi rédigées.

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Sur le fond, je tiens à préciser qu'il serait sans doute prétentieux de parler d'expertise et, à dessein, je n'emploie jamais ce mot. Je partage simplement mes quelques connaissances issues d'une passion pour la sculpture animalière française, connaissances acquises grâce à la lecture de nombreux livres sur le sujet mais plus encore par l'examen attentif d'un très grand nombre de pièces. Pour dire les choses simplement, lorsqu'on a vu une fois une pièce authentique (bonne fonte ancienne), on en repère immédiatement les copies.

Pour déterminer la rareté d'un bronze, il faut ensuite examiner sans relâche les catalogues de ventes aux enchères, les sites internet des maisons de vente, visiter les galeries, feuilleter chaque semaine La Gazette de Drouot...

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De plus, je n'appelle pas mes avis "expertises" parce qu'en réalité rien ne remplace un examen réel de la pièce. Il faut l'avoir en main, en apprécier le poids, les petits indices (les marques de fondeur sont parfois minuscules), les défauts (trous, patine abimée), etc. L'un des pièges les plus courants vient du régule, cet alliage plus léger que le bronze et de moindre qualité. Un oeil exercé permet de repérer, même sur photo, que la ciselure est moins précise, les détails moins fins que sur un bronze, mais c'est parfois difficile sur certaines pièces, comme celles de Delabrierre par exemple, alors qu'en ayant la pièce en main, la distinction devient évidente notamment au poids beaucoup plus faible et au son creux que rend le régule.

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L'authenticité : c'est là une notion bien complexe dans le domaine des bronzes, qui ont toujours, à de très rares exceptions près, été tirés en plusieurs exemplaires. Un lecteur assidu de La Gazette de Drouot aura vite remarqué que "L'Eléphant du Sénégal courant", "Le Tigre et le gavial" ou "La Lionne de Tunis" de Barye, ou encore "L'Accolade" de Pierre-Jules Mêne sont mis en vente, quelque part en France, presque chaque semaine. Je ne vais pas reprendre ici mes premières notes sur le sujet mais on peut les retrouver à cette adresse :

http://www.damiencolcombet.com/archive/2006/05/index.html

Il est extrêment délicat d'annoncer à quelqu'un qui est fier de posséder ce qu'il croit être un beau bronze qu'il s'agit en fait d'une copie ou d'un surmoulage. Combien de fois ai-je été amené à expliquer, de visu ou par mail, que, certes, le bronze qui m'était montré était dans la famille depuis 40 ans ou qu'il avait été payé très cher, mais qu'hélas il avait une valeur quasi nulle, sauf à tromper un éventuel acheteur, ce qu'évidement je déconseille très vivement.

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La valeur du bronze : c'est dans presque tous les cas ce qui intéresse principalement les internautes qui m'écrivent, et c'est compréhensible. Bien entendu, il n'existe pas d'Argus des bronzes animaliers, donc cette valeur est toujours discutable. Généralement, au premier coup d'oeil, j'ai une idée assez précise de la valeur des pièces qui me sont proposées, et les recherches ultérieures la confirme souvent. Mais je dois avouer que j'ai parfois découvert avec stupeur des valeurs très élevées que je ne soupçonnais pas - comme par exemple Le Tournoi de Bacqué - ou bien à l'inverse des prix régulièrement observés en salle des ventes et selon moi trop faibles au regard de l'intérêt de la pièce. Mais il s'agit là d'exceptions.

En donnant une valeur à un bronze, je précise fréquemment qu'il serait utile de la faire confirmer par un commissaire-priseur, qui aura la pièce en main. Je rappelle également de temps à autre qu'en salle des ventes, compte tenu des frais, le vendeur percevra au bout du compte entre 82% et 75% du prix d'adjudication tandis que l'acheteur payera 18% à 25% de frais supplémentaires. Un bronze adjugé au marteau 2000 Euros sera payé au total environ 2500 Euros par l'acheteur et le vendeur recevra environ 1600 Euros.

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Une estimation n'est pas une garantie de vente à ce prix. Un bronze estimé 2000 Euros partira peut-être à seulement 1000 Euros s'il n'y a pas de prix de réserve et s'il est proposé dans une petite vente. A l'inverse, s'il se trouve dans la salle LE collectionneur qui rêve de ce bronze depuis longtemps ou bien  un visiteur occasionnel qui a un coup de coeur et les moyens financiers, ou encore si un marchand sait qu'il a déjà un acheteur pour cette pièce que son client recherche, le bronze peut être vendu beaucoup plus cher.

Les suites : presque toujours, je reçois un petit mail sympathique de réponse à mon avis. Certains m'informent, par exemple, qu'ils se doutaient que leur bronze était une copie mais qu'ils y sont tout de même attachés, ou bien au contraire qu'ils tombent des nues, croyant que la pièce en question n'avait aucune valeur. Je propose souvent quelques conseils aux internautes qui, suite à mon avis, envisagent de vendre leur bronze : je leur livre - gracieusement, je le précise bien - quelques coordonnées de bonnes galeries ou de commissaires priseurs experts en ce domaine. Je n'ai absolument aucun lien avec eux, d'aucune sorte : je ne suis pas "apporteur d'affaires", je ne touche aucune commission sur les ventes ou achats.

Il m'est parfois arrivé de proposer à un internaute d'acheter son bronze mais toujours après avoir donné un avis très objectif sur la pièce. De plus, je recommande systématiquement de montrer d'abord le bronze à un commissaire priseur car je ne veux pas que le vendeur ait après coup le sentiment de s'être fait "rouler". Ainsi, à deux ou trois reprises, j'ai acheté des bronzes sur lesquels j'avais donné mon avis et le vendeur n'a jamais fait une mauvaise affaire.

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Alors pourquoi tout ceci ?

On me recommande souvent de faire payer mes avis. Je ne le souhaite pas car, comme je l'écrivais plus haut, il ne s'agit pas à proprement parler d'expertise.

Les très nombreux mails reçus m'ont souvent permis de découvrir de magnifiques pièces, d'échanger avec des collectionneurs très intéressés par les bronzes animaliers, et, par mes recherches, ils sont pour moi l'occasion d'approfondir mes connaissances et mon sens de la valeur de ces bronzes.

Ils me permettent également de faire découvrir, via mon site, mes propres créations et leur histoire, ce qui est très agréable.

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Si vous aussi, vous voulez me soumettre un bronze animalier, écrivez-moi à damiencolcombet@free.fr et envoyez-moi les dimensions exactes de la pièce ainsi que quelques photos très nettes de l'ensemble du bronze, de la signature de l'artiste, le cas échéant de la marque du fondeur, et du dessous du socle.

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14 septembre 2011

UNE NOUVELLE ANNEE DE SCULPTURE

Après une longue interruption, due aux vacances et à mille activités, voici à nouveau quelques informations sur la sculpture, l'art, les animaux...

Il me semble que c'est en septembre que l'on devrait se souhaiter une bonne année, plutôt qu'au 1er janvier, où il n'y a pas de coupure tangible entre l'avant et l'après. L'été au contraire, est un véritable arrêt, une pause, et la rentrée est bien la période des grandes résolutions, des projets à lancer. Les voeux et encouragements seraient les bienvenus pour affronter le retour en ville, la perspective des jours qui raccourcissent et, pour les enfants, la rentrée scolaire.

Bonne année donc !

Côté sculpture, pendant cette année, à nouveau des "expertises" de bronzes anciens, de nouvelles pièces (d'ici peu un rhinocéros), des notes diverses sur l'exposition Rosa Bonheur du Haras du Pin, sur Rodin, à propos de ventes aux enchères, d'expositions et salons, peut-être un petit film sur ce site, une nouvelle galerie, et, à partir du 5 novembre 2011, une exposition de mes bronzes à la Galerie Estades à Lyon.

Pour bien commencer, voici les photos des trois dernières créations, que je viens d'aller chercher à la fonderie Barthélémy à Crest. D'autres photos sont visibles dans l'album-photos à droite de cette page.

La vache dans l'effort

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Alaska (Ours blanc)

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L'ours blanc équilibriste

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20:06 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2)

30 octobre 2010

MER ET ANIMAUX A WASQUEHAL

En collaboration avec la galerie Din'Art (Dinard - Ille-et-Vilaine), l'Hôtel de ville de Wasquehal, juste à côté de Lille, accueillera du 10 au 17 novembre une exposition des peintures de Marin Marie et de Matthieu Dorval. Une vingtaine de mes bronzes animaliers y seront présentés.

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Marin Marie (1901-1987), de son vrai nom Paul Emmanuel Durand Coupel de Saint-Front.

Sa parfaite connaissance de le mer et des navires, acquise notamment lors de campagnes avec le Commandant Charcot, à l'occasion de sa traversée de l'Atlantique ou dans sa paisible retraite des îles Chausey, à fait de lui l'un des plus grands parmi les peintres de la Marine (ceux qui ont le droit de mettre une petite ancre à côté de leur signature !).

Peintre, aquarelliste, illustrateur, il a côtoyé Alain Gerbault, l'immense Albert Brenet, était sur place lors du bombardement de la flotte française à Mers-El-Kébir, a assisté au débarquement anglais à Dakar, participé à la construction du France. Il fut fait Officier de la Légion d'Honneur. Le Musée de la Marine à Paris abrite un grand nombre de ses oeuvres, très recherchées.

Une exposition de Marin Marie est toujours un évènement.

Voici, pour mémoire, quelques oeuvres exposées à Saint-Mandé en novembre 2009.

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Matthieu Dorval est présenté beaucoup mieux que je ne saurais le faire sur le site suivant :

http://www.lands-end.fr/index.html

Voici quelques unes-de ses oeuvres.

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Mes bronzes animaliers, parmi lesquels les derniers (la lionne, le guépard, l'éléphant couché, etc) seront donc également présentés.

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Attention : l'exposition est brève et se termine le 17 novembre. L'Hôtel de ville sera ouvert tous les jours, y compris le dimanche et le 11 novembre.  Vous êtes invités au vernissage le mardi 9 novembre à 18h30.

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