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13 septembre 2016

SEPTEMBRE ANIMALIER BRUXELLES

La deuxième édition du magnifique salon "Septembre Animalier Bruxelles" se tiendra dans la capitale belge du 23 au 26 septembre. C'est une splendide manifestation qu'il ne faut pas manquer ; elle a été créée par Philippe Heim et Bruno Couck, en partenariat notamment avec le Salon National des Artistes Animaliers de Bry-sur-Marne, la Gazette de Drouot, les Editions Abbate-Piolé, le Musée Pompon, etc.

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Les locaux de l'ancienne Nonciature située dans le très chic quartier des Sablons forment un écrin remarquable sur deux niveaux.

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Et surtout, la sélection très stricte des organisateurs permet de retenir les meilleurs peintres, sculpteurs, photographes animaliers de France, de Belgique et même d'ailleurs. C'est une très grande fierté pour moi d'être présent aux côtés de Michel Bassompierre, Isabelle Brizzi, Pieter Van Den Daele, Danielle Beck, Patrick Villas, Guy Geymann, Mark Coreth, Jean Lemonnier, etc. Tous ces artistes ont été primés de nombreuses fois dans les plus grandes expositions.

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Le remarquable tigre de Christine Pultz (SAB 2015)

Ces trente artistes de renommée internationale présenteront chacun plusieurs œuvres et la plupart seront présents pendant une partie du salon.

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Pour ma part, je présenterai l'un des derniers exemplaires de la spectaculaire "Marche des éléphants" de 180 cm de long, qui a connu un succès fulgurant puisqu'il est déjà presque épuisé, "Le grand élan" mais aussi deux toutes nouvelles pièces : "Xanthippe, femelle chimpanzé" et "Le dragon de Komodo", qui n'a encore pas été montré en galerie.

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Je serai présent au vernissage et également vendredi 23. Je serais heureux de vous y rencontrer.

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Si vous souhaitez une invitation au vernissage, qui aura lieu jeudi 22, envoyez-moi un mail à damiencolcombet@free.fr

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Enfin, ne manquez pas de visiter le très beau site internet de l'exposition : http://sabexpo.be/

SAB - Septembre Animalier Bruxelles

Du 23 au 26 septembre de 11h à 20h

Ancienne Nonciature - 7 rue des Sablons - 1000 Bruxelles

INFO@SABEXPO.BE

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29 août 2016

LE LION AU SERPENT DE BARYE

Pour mettre en avant son nouveau parcours familial « Le bestiaire du musée », le Musée des Beaux-Arts de Lyon a mis en scène une petite fille rugissant face au « Lion au serpent » de Barye.

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Il est agréable de voir qu’un bel hommage est ainsi rendu au plus connu des sculpteurs animaliers français, Antoine-Louis Barye (1795-1875), dont la famille était précisément installé à Lyon et qui se fit connaître avec deux œuvres : « Tigre dévorant un gavial » et ce fameux « Lion au serpent ».

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Et Lyon a la chance d’avoir en dépôt le chef-modèle en plâtre de cette pièce monumentale (près de 2 m de long) créée en 1832 et éditée en bronze en 1905. Le bronze est d’ailleurs visible au Musée du Louvre.

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Ce lion est une invitation à découvrir ou redécouvrir la riche collection de sculptures du musée de Lyon, le charmant jardin du Palais Saint-Pierre permettant aussi de trouver un peu de fraîcheur.

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18:14 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

15 août 2016

HERAKLES ARCHER PAR BOURDELLE

Le 29 juin dernier, l’étude Drouot-Estimations mettait en vente à Paris un bronze de Emile Antoine Bourdelle représentant Héraklès archer. L’œuvre était estimé entre 150 000 € et 200 000 €. La Gazette de Drouot du 24 juin consacrait plusieurs pages à l'événement.

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Bourdelle est né à Montauban en 1861 et mort au Vésinet près de Paris en 1929 ; son père était menuisier-ébéniste et son fils a travaillé avec lui dès l’âge de 13 ans. En 1884, Bourdelle rentre au Beaux-Arts à Paris, après être passé par les Beaux-Arts de Toulouse. De 1893 à 1908, il travaille chez Rodin, dont il devient ami avant de se fâcher avec lui pour des histoires d'estimation du fonds d'atelier au moment du divorce de Bourdelle. A partir de 1909, il enseigne à l’école de La Grande Chaumière, où il aura pour élèves Giacometti, Germaine Richier, Matisse et bien d’autres.

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Bourdelle, qui taillait la pierre et modelait la terre, a réalisé un très grand nombre d’œuvres monumentales. On retrouve ainsi ses créations sur la façade du théâtre des Champs-Elysées ou au Palais de Tokyo à Paris, au fort Vauban de Briançon, sur le monument aux morts de Montauban, l’opéra de Marseille, etc. Bourdelle a exposé à Bruxelles, à la Biennale de Venise, à New-York, Chicago, Cleveland, etc.

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Le nombre d’œuvres de Bourdelle répertoriées est considérable. L’artiste a longtemps travaillé près de Montparnasse, dans la rue qui aujourd’hui porte son nom. Un musée lui est consacré.

Bourdelle a réalisé des œuvres de style différents : sa maternité est un modèle de délicatesse à la Dalou – que Bourdelle connaissait d’ailleurs bien – alors que sa Vierge à l’offrande fait penser aux anciennes sculptures bourguignonnes en bois et que « La force du Monument » annonce déjà, selon moi, la sculpture massive et colossale, sans âme, à la soviétique…

Revenons maintenant à notre Héraklès.

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Selon les différents articles parus dans La Gazette de Drouot, l’idée de cette grande sculpture serait née de la rencontre aux « samedis Rodin » , au début du XXème siècle, de Bourdelle et d’un bel officier de cavalerie, le Commandant Doyen-Parigot, qui accepta de poser nu vers 1909, dans une pose très inconfortable, pour réaliser Hercule – « Héraklès » - effectuant le 6ème de ses 12 travaux : la chasse aux oiseaux carnivores du lac Stymphale. Doyen-Parigot mourra au front en 1916.

Bourdelle va modeler huit études différentes de son archer : l’arc, le rocher et surtout le visage du héros évoluent au fil du temps. Le modèle avait demandé à ne pas être reconnu, et peu à peu, l’artiste en viendra à styliser de plus en plus la tête d’Hercule.

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Certaines de ces études seront éditées en bronze du vivant de l’artiste. Il existe aussi plusieurs tailles de l’archer. En effet, si le 8ème étude proposée à Drouot mesure 62 cm de haut, dès 1909 un riche industriel, Gabriel Thomas, demande à Bourdelle une version en bronze de plus de deux mètres de haut. Il demande aussi l’exclusivité du modèle mais l’Héraklès archer rencontre un tel succès lors de la "Nationale" de 1910 que Bourdelle rompt l’accord avec G.Thomas et fait éditer plusieurs exemplaires. Colin Lemoine, responsable des sculptures au musée Bourdelle, estime qu’il existe trente bronzes de la version finale de l’Archer de par le monde.

Et il se trouve que l’un de ces modèles, fondue par Alexis Rudier, est au musée des Beaux-Arts de Lyon, où il côtoie le Lion au serpent de Barye, le très beau Victor Hugo de Rodin et tant d’autres merveilles.

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Cette œuvre de Bourdelle est très connue, et peut-être que les cahiers d’écoliers Héraklès, dont le verso s'ornait d'un Héraklès archer, y sont pour quelque chose. Il faut donc faire un effort de détachement pour la voir avec un œil neuf. Elle dégage une grande puissance : le dos très musclé, la grande taille de l’arc, la position des jambes, le regard vers le ciel, sont presque écrasants. La tête d’Héraklès n’est pas très belle et les mains comme les pieds sont un peu caricaturaux. D’ailleurs, on fit à Bourdelle d’avoir fait à Hercule des « pattes de lion ».

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Mais cette exagération est parlante : la tête intrigue, inquiète presque, et on retrouve chez Rodin, par exemple dans les Bourgeois de Calais, les membres démesurés, avec un effet psychologique fort.

Et pour conclure, le résultat de la vente à Drouot : Héraklès archer a été adjugé le 30 juin à 216 000 € hors frais.

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14:16 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

28 juillet 2016

EXPOSITION TROUBETZKOY AU BORD DU LAC MAJEUR

Au bord du lac Majeur en Italie, il y a une très jolie petite ville : Verbania. Avec ses quais paisibles et fleuris, ses cafés sous les arcades, ses immenses villas anciennes et ses grands jardins, sa belle pâtisserie, sa statue de Charles Borromée, la vue sur les îles du même nom, Verbania possède un charme particulier et un peu désuet.

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En haut d’une petite rue en pente, le « Museo Del Paesaggio » consacre une belle exposition au sculpteur Paul Troubetzkoy, dont on fête le 150ème anniversaire de la naissance et qui passa de longues années au bord du lac Majeur.

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Cet artiste né en 1866 à Intra en Italie et mort en 1938 près de cette ville eut une vie dense, excessive comme peuvent l’être les Slaves. Son père était Russe, descendant d’une grande famille aristocratique (Troubetzkoy était prince), sa mère cantatrice et pianiste américaine, il s’est marié avec une Suédoise puis, devenu veuf, avec une Anglaise. Son fils est né en Finlande.

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Monument aux morts

Excellent sculpteur, lauréat du Grand prix de sculpture à l’Exposition Universelle de 1900, Paul Troubetzkoy était un original, riche et perdant beaucoup d’argent au jeu, vivant avec des chiens, des loups et des ours, connu de tout le Gotha parisien et russe, dont il fait le portrait. Il était très proche de Tolstoï dont il a réalisé une beau portrait à cheval et avec qui il avait de longues discussions sur l’art et sa finalité. Il a fait réaliser ses bronzes chez les plus grands fondeurs : Hébrard et Valsuani.

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Vers 1906, Troubetzkoy rejoint en France la famille Bugatti. Il réalise de très beaux portraits, très expressifs et étonnamment modernes, de Carlo Bugatti et de son fils Rembrandt.

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On a dit de Troubetzkoy qu’il était proche du style de Rodin : il me semble qu’il a aussi inspiré Bugatti.

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Museo Del Paesaggio – Via Ruga, 44 – Verbania – Italie - Fermé le lundi

www.museodelpaesaggio.it

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14 juillet 2016

NOUVELLE CRÉATION : LES TROIS OKAPIS

Voici une nouvelle création : les trois okapis.

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En discutant avec les uns et les autres, je suis étonné de constater que le mot « okapi » est connu de tous ou presque, notamment grâce à la revue pour enfants qui porte ce nom, mais que la réalité qu’il évoque est assez confuse : grand animal, zèbre, girafe, gazelle, Asie ou Afrique, animal disparu… Il y a parfois un peu de vrai dans tout cela mais personne ou presque n’a pu me décrire précisément l’okapi.

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Zoo de Beauval

C’est d’ailleurs amusant d’y voir le reflet de la découverte par l’Occident de ce grand mammifère : lorsque les premiers échantillons de peau furent rapportés d’Afrique au début du XXème siècle, on a cru y voir une mystification, une peau de zèbre ou d’âne, et nul n’imaginait qu’un animal pouvant mesurer 180 cm de haut au sommet de la tête avait pu rester méconnu. On peut relever ici que le même scepticisme était de mise lorsqu’un ornithorynque fut rapporté d’Australie ; la curieuse allure de l’animal a même fait penser à un canular : un plaisantin aurait fixé un bec de canard sur un corps de loutre ou de rat d’eau.

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Zoo d'Anvers

Les Pygmées d’Afrique centrale connaissaient évidemment depuis longtemps « O’api », ce géant farouche de leurs forêts presque impénétrables, et il leur arrivait d’en capturer dans des pièges à fosse. En 1890, le journaliste Stanley (celui qui prononça le fameux « Docteur Livinston, I presume ? ») raconta que les Pygmées lui avait parlé d’une sorte de grand âne-zèbre. Sir Harry Johnston partit alors en expédition à la recherche de ce qu’il pensait être une nouvelle race de zèbre et qu’il avait déjà baptisé Equus johnstoni.

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Okapi mâle (Terre)

De son voyage, il ne rapporta pas d’okapi mais deux crânes et une peau entière, dont on comprit vite qu’elle n’avait pas appartenu à un zèbre mais à une nouvelle espèce, renommé alors Okapia johnstoni.

Il fallut attendre 1918 pour qu’un animal entier et vivant arrive en Europe, à Anvers, mais il ne vécut que 50 jours. Le zoo d’Anvers s’est d’ailleurs fait une spécialité de ce ruminant : alors que, jusqu’en 1940, tous les okapis en captivité mouraient rapidement, un animal y vécut 15 ans. C’est également à Anvers qu’eut lieu la première naissance en captivité, mais le petit expira au bout d’une journée. Et c’est au zoo de Vincennes, en 1957, qu’eut enfin lieu la première naissance en captivité d’un animal viable.

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Faon d'okapi (Terre)

Okapia johnstoni est l’une des deux seules espèces de la famille fort réduite des Giraffidés. L’okapi n’est donc pas une antilope, ni un équidé, ni une gazelle, bien sûr.

Girafes et okapis ont des points communs : ils vont l’amble, ils possèdent un grand cou flexible et une très longue langue préhensile (l’okapi peut toucher la base de sa queue avec sa langue), de longues jambes qu’ils sont obligés d’écarter pour brouter ou boire au sol, ils possèdent des cornes osseuses (des « ossicones ») recouvertes de peau, absentes toutefois chez la femelle okapi.

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Zoo d'Anvers

Les okapis ont une superbe peau brun rouge, qui semble être d’un beau velours ras, rayé sur les cuisses et le haut des antérieurs. La tête des okapis est très curieuse et je dois dire qu’elle m’a donné beaucoup de difficultés : cette tête est longue, arrondie sous le maxillaire, très fin au bout du museau, elle présente des creux assez marqués, des bosses, les oreilles sont très grandes, les cornes du mâle ont une forme rare dans le règne animal puisqu’elles sont petites, recourbées et couvertes de peau. Les membres des okapis sont assez épais, plus lourds que chez les antilopes et gazelles, et cela les rapproche aussi des girafes.

L’okapi mesure environ 2 m de long sans compter la petite queue de 30 ou 40 cm de long, et pèse environ 250 kg.

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Zoo d'Anvers

Les okapis vivent sur une petite zone située dans le nord de la République Démocratique du Congo. Ils aiment la profondeur des forêts, recherchant une clairière sous la voûte des arbres géants, mangeant les feuilles, les fruits mais aussi les champignons.

On peut voir de beaux okapis au zoo d’Anvers, bien sûr, mais aussi au zoo de Lisbonne ou au parc de Beauval. Je me souviens d’en avoir vu autrefois au zoo de Vincennes. En les contemplant, on reste frappé par la curieuse élégance de ces animaux qui semblent timides et étranges avec leur tête très longue et étroite perchée au bout d’un long cou.

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Okapi mâle (Terre)

Cette scène des trois animaux est jolie mais pas tout à fait réaliste à l’état sauvage : en effet, le mâle et la femelle se rencontrent lorsque la femelle est en chaleur mais se quittent après la période d’accouplement. Mais je trouvais assez esthétique la courbe du cou du mâle, semblant attendre le petit que la femelle invite à se mettre en route. L’ensemble sera fixé sur un socle très fin.

Dimensions : 70 cm de long x 30 cm de haut x 40 cm de profondeur environ.

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