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21 octobre 2007

UN ELEPHANT AU CIRQUE

J'ai toujours beaucoup aimé les cirques, aussi bien les petits chapiteaux qui s'installent pour une journée dans un village que les mastodontes à trois pistes, à la mode américaine. Je me souviens de petites ménageries en fait assez pitoyables composées de quelques animaux fous à force de tourner en huit dans leur cage minuscule, mais curieusement, ces cirques avaient parfois des animaux assez rares : hyène, ours, hippopotame... Je crois que la règlementation a évolué et qu'ils ne peuvent plus détenir d'animaux n'évoluant pas sur la piste durant le spectacle.

Je me souviens aussi d'un grand cirque espagnol, qui avait pris le nom "d'American Circus" pour sa tournée en France, et présentait, simultanément et sur 3 pistes, une cavalerie de 60 chevaux ou bien une troupe de plus de 15 éléphants. Je n'avais jamais revu d'éléphants d'Asie aussi grands que ceux-là. Il y avait aussi un éléphant d'Afrique, fait assez rare à l'époque (on en voit davantage maintenant). Pour contrecarrer ce spectacle, 3 cirques français s'étaient associés, sans le dire officiellement, pour créer "l'American Parade", qui n'arrivait cependant pas au même niveau.

J'ai vu, au fil des spectacles, des girafes, des hippopotames, des rhinocéros, des chimpanzés, des otaries, des zèbres, des crocodiles, tous ceux-là faisant en vérité un petit tour de piste plus qu'un vrai numéro. Certaines numéros, autrefois, réunissaient un nombre gigantesque de fauves (plusieurs dizaines), parfois présentés avec des chiens ou même des moutons et des chèvres ! Les fauves restent toujours dangereux et les accidents sont nombreux. On dit les lions assez faciles à dresser, les panthères plus vicieuses et les ours tout à fait fourbes et toujours dangereux. Je ne sais si c'est vrai...

Les éléphants de cirque sont généralement originaires d'Asie car plus faciles à domestiquer, et ce sont souvent des femelles, qui ne portent que rarement des défenses, à la différence de ceux d'Afrique. Ce sont des animaux intelligents, doués d'une grande mémoire, ce qui peut desservir les mauvais dressseurs, dont plus d'un a fini écrasé par son animal se vengeant ainsi des mauvais traitements.

Ces pachydermes font preuve d'une certaine légèreté pendant le spectacle, virevoltant sur leur tabouret. La forme de leur bouche et leurs petits yeux plissés leurs donnent l'impression de bien "rigoler", pas dupes des tours qu'on leurs demandent d'exécuter. On peut les faire se dresser sur deux pattes avant ou deux pattes arrières, ou même marcher sur deux cables assez hauts, ce qui est très spectaculaire.

Mon éléphant a les pattes bien rassemblées et le dos rond, ce qui donne une impression à la fois de stabilité - le tabouret est bien assez grand pour ses 4 pieds - et d'équilibre difficile à maintenir.

18:10 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

09 octobre 2007

UNE NOUVELLE ADRESSE POUR LE SITE

Nouveauté grâce à l'hébergeur Hautetfort, qui m'a offert le nom de domaine et s'est montré très patient et compréhensif : l'adresse de mon site est désormais http://www.damiencolcombet.com/

10:16 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

UN BUFFLE

Pour me refamiliariser avec la terre, après la longue coupure de l'été, j'ai travaillé sur un sujet que j'aime particulièrement : le buffle d'Afrique de l'Est. Evidemment, un animal couché est plus facile à faire qu'un sujet debout, mais pour que justement il ne donne pas le sentiment d'être bâclé, il faut que les détails soient particulièrement soignés.

Précisément, je me suis attaché à la tête et même plus spécifiquement aux cornes. Il faut dire que cet espèce de casque, bien plus développé chez l'espèce Caffer Caffer de l'Afrique de l'Est que chez les espèces d'Afrique centrale et occidentale, est étonnant. J'ai chez moi un grand massacre - on appelle ainsi les cornes et une partie de l'os frontal - de buffle, qui mesure au moins 1 mètre de large. Bien souvent, on me pose la question suivante : est-ce du bois ? Je ne sais pas par quel miracle le règne végétal parviendrait ainsi à rejoindre le règne animal, mais il faut admettre que l'apparence est trompeuse.

Les cornes du buffle sont d'abord constituées d'un "bandeau" central, surtout lorsque les deux cornes se rejoignent au milieu du front. Ce bandeau est rugueux, irrégulier, usé par les combats, les frottements contre les arbres, la terre, les termitières. Puis en s'écartant, les cornes deviennent plus lisses et s'aplatissent. On voit mieux les stries régulières dans le sens de la longueur. Enfin, lorsqu'elles remontent en boucles, elles sont parfaitement lisses et rondes, comme des armes bien affutées. A la fonte, la pointe sera affinée.

10:05 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

26 septembre 2007

GORILLE, CASOAR ET ENCHERES

Le casoar et le gorille ont été fondus et les photos des bronzes sont disponibles sur le site.

Je suis extrêmement satisfait du travail de la fonderie Barthélémy sur ces deux sujets : il n'y manque pas le moindre détail. Les ongles du gorille, la peau du cou du casoar, les détails du bec dont les narines, les griffes : tout y est.

Pour la première fois, j'ai souhaité reproduire les véritables couleurs d'un animal et le résultat est magnifique : c'est le talent du patineur, qui, avec les oxydes dont il a le secret, a su réaliser exactement ce que je voulais.

Trois de mes pièces seront mises aux enchères lors de la très belle vente du 7 octobre à St-Germain-en-Laye : l'éléphant et l'éléphanteau, le buffle et le chameau de Bactriane. Le buffle est d'ailleurs le dernier exemplaire en vente de la série des 12 fondus.

Le catalogue de vente est disponible sur le site www.sgl-encheres.com.

21:58 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

12 septembre 2007

CORRIDA (suite)

Hasard étonnant, je trouve aujourd'hui dans le journal Le Monde daté du mercredi 12 septembre une analyse "Coups de corne contre la taureaumachie". Ni pro ni anti corrida, Jean-Louis Andréani analyse de façon intéressante les arguments des uns et des autres, même s'il n'écrit rien de révolutionnaire hormis l'accent sur l'évolution de notre sensibilité quant à la souffrance des animaux, qui étaient bien moindre il y a encore quelques dizaines d'années.

Cet article m'a amusé car j'y ai retrouvé exactement ce que j'écrivais il y a 3 jours sur ce blog à propos du taureau de corrida. Je cite : "Il est [...] faux de nier l'émotion esthétique qui peut se dégager de la corrida. D'autant que l'un de ses purs instants de beauté est le début du toreo de cape, quand le matador, lui même figé, les pieds au sol, reçoit dans l'étoffe rose et jaune de sa cape les quelques 600 kg de muscles, de hargne et de cornes qui viennent de jaillir du toril, et n'ont encore connu ni le fer de la pique ni les banderilles".

 

22:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)