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26 septembre 2007

GORILLE, CASOAR ET ENCHERES

Le casoar et le gorille ont été fondus et les photos des bronzes sont disponibles sur le site.

Je suis extrêmement satisfait du travail de la fonderie Barthélémy sur ces deux sujets : il n'y manque pas le moindre détail. Les ongles du gorille, la peau du cou du casoar, les détails du bec dont les narines, les griffes : tout y est.

Pour la première fois, j'ai souhaité reproduire les véritables couleurs d'un animal et le résultat est magnifique : c'est le talent du patineur, qui, avec les oxydes dont il a le secret, a su réaliser exactement ce que je voulais.

Trois de mes pièces seront mises aux enchères lors de la très belle vente du 7 octobre à St-Germain-en-Laye : l'éléphant et l'éléphanteau, le buffle et le chameau de Bactriane. Le buffle est d'ailleurs le dernier exemplaire en vente de la série des 12 fondus.

Le catalogue de vente est disponible sur le site www.sgl-encheres.com.

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12 septembre 2007

CORRIDA (suite)

Hasard étonnant, je trouve aujourd'hui dans le journal Le Monde daté du mercredi 12 septembre une analyse "Coups de corne contre la taureaumachie". Ni pro ni anti corrida, Jean-Louis Andréani analyse de façon intéressante les arguments des uns et des autres, même s'il n'écrit rien de révolutionnaire hormis l'accent sur l'évolution de notre sensibilité quant à la souffrance des animaux, qui étaient bien moindre il y a encore quelques dizaines d'années.

Cet article m'a amusé car j'y ai retrouvé exactement ce que j'écrivais il y a 3 jours sur ce blog à propos du taureau de corrida. Je cite : "Il est [...] faux de nier l'émotion esthétique qui peut se dégager de la corrida. D'autant que l'un de ses purs instants de beauté est le début du toreo de cape, quand le matador, lui même figé, les pieds au sol, reçoit dans l'étoffe rose et jaune de sa cape les quelques 600 kg de muscles, de hargne et de cornes qui viennent de jaillir du toril, et n'ont encore connu ni le fer de la pique ni les banderilles".

 

22:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

09 septembre 2007

LES BANDERILLES (TAUREAU DE CORRIDA)

Un nouvel album photo : "Les banderilles". A voir les photos du sujet en terre, on ne comprend pas forcément la raison d'un tel titre, mais c'est pour une simple raison technique : les quatre banderilles accrochées au garrot de l'animal seront fondues séparément, comme le socle d'ailleurs, puis soudées. Il faudra donc attendre le bronze deux ou trois mois pour voir toute la scène.

Le taureau de corrida est fascinant. Que l'on aime ou non ce "spectacle", qu'on le trouve répugnant ou formidable, c'est l'occasion d'observer un magnifique animal. Raison de plus pour ne pas le faire souffrir, diront ses défenseurs. Je me garderai bien de prendre parti, me situant uniquement dans le parti des sculpteurs animaliers.

Au sortir du toril, l'arrivée de la bête, au trot, tête levée, ou au contraire bondissant cornes en avant, est impressionnante. Sa puissance, notamment lorsque, dans certaines scènes exceptionnelles, il s'envole littéralement pour franchir les barrières entourant l'arène (le burladero) et retomber dans le corridor qui l'entoure (j'ignore le nom exact de ce lieu), ou lorsque d'une seule corne il soulève le piccador et sa monture et renverse l'ensemble.

Il existe de nombreuses races de "Toros" (et des robes diverses : ils ne sont pas tous noirs). Le croisement des lignées "Vistahermosa" et "Vazqueña" donne l'essentiel du cheptel actuel, avec néanmoins quelques exceptions comme les fameux Miura, légendaires par leur bravoure, leur puissance, l'envergure de leurs cornes. Parmi les très célèbres Miura, il y a "Bombita" qui en 1908 à Madrid tua 6 chevaux (dantesque !), celui qui bouscula Belmonte, cet autre qui tua Manolete ou encore celui qui blessa si terriblement le torero Nimeño II qu'il ne pût plus jamais toréer et mit fin à ses jours.

Selon André Viard ("Le Grand Livre de la Corrida" chez Michel Lafon), "on ne triomphe pas tous les jours devant les taureaux de Miura et, lorsqu'on y parvient, les conséquences sur une carrière sont toujours importantes". Il y a d'ailleurs dans ce livre une photo terrifiante où l'on voit un torero (Domingo Valderrama) combattre un Miura plus grand que lui !

Les taureaux de Domecq sont eux aussi très impressionnants. Vous aurez donc compris que "mon" taureau est de ces races-là. J'aime le contraste entre la puissante partie antérieure et la légèreté de la partie postérieure.

Le taureau que j'ai représenté est un peu prostré, essouflé par la course, profondément blessé par les piques et les banderilles qui le font saigner et souffrir. L'estocade n'est pas loin. Et pourtant, le torero sait qu'il est encore en danger de mort, comme Belmonte en fit la terrible expérience, lui qui crut pouvoir s'agenouiller à cet instant devant un Miura, le pensant "fini". Le fauve chargea et l'envoya valser...

 Les cornes du modèle en terre seront affinées après la fonte, ce qui n'est guère possible sur l'argile.

Précision : je n'ai jamais assisté à une corrida...

 

AUTRES SUJETS :

- "Explosion" de la fréquentation du site en août, avec près de 500 visites et plus de 2700 pages vues. Voilà qui fait plaisir.

- Très probablement une exposition à Paris (intra-muros cette fois) en novembre 2007.

- Holland & Holland a fermé sa boutique parisienne et donc sa galerie. La Galerie Mouvances place des Vosges expose toujours quelques pièces.

21:20 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

24 juillet 2007

UN BEL ARTICLE DANS LA PRESSE

Il existe une très belle revue sur les chasses en France et à l'étranger, qui s'appelle "Voyages de chasse". Trimestrielle, elle présente des informations sur les destinations de chasse, la population du gibier, des anecdotes, des articles sur les armes, les équipements et surtout de passionnants récits, souvent spectaculaires.

Bien que non-chasseur, j'attends toujours avec impatience la parution de cette revue, captivante de bout en bout. Il me semble qu'on y retrouve le même état d'esprit que celui développé dans ma note "Trafic d'ivoire" du 27 février. Dans le numéro d'août-septembre-octobre, un article très intéressant sur le problème de la "viande de brousse", fruit du braconnage mais difficile à supprimer.

En feuilletant le numéro qui vient de sortir, j'ai eu la surprise d'y trouver une double page sur mon travail.

C'est une grande joie. Vous verrez les photos de cette article dans l'album photo. Cette revue est disponible dans les kiosques au rayon Chasse.

 Calendrier : le gorille et le casoar devraient être fondus d'ici fin septembre. Nouveau sujet : un grand taureau de combat, style Miura ou Domecq.

 

19:55 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

11 juin 2007

PLATON, GORILLE DE PLAINE

Un nouvel album photo : le gorille des plaines.

Encore un sujet qui me "travaillait" depuis longtemps : cette masse colossale, ces bras et ce ventre énormes, cette tête en forme d'obus - on appelle cimier le haut du crâne - les jambes finalement assez fines et courtes, les doigts épais... Et surtout cet air farouche, ces canines impressionnantes alors que ces animaux essentiellement végétariens sont plutôt calmes et réservés.

On a peut-être exagéré ce contraste. Il m'est arrivé de voir dans un zoo une colère de gorille, avec cris et violents coups de poing sur les vitres et ça fait peur !

Ceux qui aiment ces animaux doivent visiter le zoo de St-Martin-La-Plaine, entre Lyon et St-Etienne, qui présente un magnifique groupe, dans un cadre propre, vaste, reposant. Les grands mâles sont fascinants. J'ai envoyé une photo de mon gorille à ce zoo en leur demandant s'il ressemblait à l'un de leur pensionnaire.

Réponse : "Votre sculpture nous fait fortement penser à Platon, notre plus vieux gorille âgé aujourd'hui de 36 ans".

Les gorilles se répartissent en deux espèces et quatre sous-espèces : Gorille de l'Ouest dont Gorilles de plaine de l'Ouest (mon modèle) et Gorille de plaine de Diehl, et Gorille de l'Est dont Gorille de montagne, souvent vus en reportages, et Gorille de plaine de l'Est. Le Gorille de montagne a le poil beaucoup plus épais que celui de plaine et une allure moins athlétique.

Un mâle pèse en moyenne 170 kg, deux fois plus que la femelle. Ce qu'on prend pour ses impressionnants pectoraux est en fait formé de deux sacs vocaux situés sous la peau et que le gorille gonfle lorsqu'il se frappe la poitrine du plat de la main. Les sacs font alors caisses de résonance et le son produit peut alors s'entendre à près d'un kilomètre.

C'est un animal moins sociable que le chimpanzé : il a toujours l'air plus renfrogné, introverti, songeur et hésitant.

22:50 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)