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27 mars 2007

LE BABOUIN, LE CHAMEAU ET LE RHINOCEROS EN BRONZE

Les photos des trois derniers animaux - chameau, rhinocéros blanc, babouin - réalisés en bronze sont disponibles. La fonderie a très bien travaillé : la patine marron du rhinocéros est superbe. Le singe et le chameau ont été tirés en deux patines différentes : marron foncée classique et marron claire, ce qui leur va bien.

Je me suis aperçu que dans les jours suivants la patine, celle-ci continuait d'évoluer. Le chameau, par exemple, était un peu trop couleur moutarde dans les minutes qui suivaient l'application des oxydes. Ceux-ci continuent donc à travailler le métal et le beige a pris le dessus, ce qui est parfait. Il paraît que c'est un phénomène classique.

22:59 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

19 mars 2007

PHOTOS DE BRONZE TOUTES REFAITES

Il est bien difficile de prendre correctement en photo les bronzes : il faut une lumière la plus naturelle possible, pas de reflets jaunes, pas trop de brillance, un fond neutre et sans ombre... Les premières photos de mes bronzes, souvent faites dans une pièce mal éclairée, étaient sombre ou surexposées.

Je les ai donc toutes refaites. Elles ne sont pas parfaites - il faudrait un appareil numérique bien meilleur que celui que j'utilise et un vrai studio - mais c'est bien mieux. Je continuerai à les retravailler.

Dans une semaine, des photos des trois derniers bronzes : rhinocéros, singe, chameau. Je les ai vus en cours de fonte à la fonderie : ils semblent superbes.

Egalement de nouvelles photos dans l'album-photo "La fonte en image", qui s'enrichit à chacune de mes visites à la fonderie Barthélémy. La série est maintenant presque complète.

21:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

18 mars 2007

UNE NOUVELLE GALERIE A LYON

Depuis vendredi 16 mars, la Galerie Estades, située 61 quai Saint-Vincent à Lyon (69001) présente quelques-uns de mes bronzes : éléphant, ours brun, taureau, cheval, bisons...

C'est une très belle galerie, qui se distingue par de grandes expositions, comme Boudon, sculpteur animalier, ou en ce moment une superbe rétrospective de Bernard Buffet.

C'est donc une grande joie d'être accueilli dans ce site.

Mes bronzes seront présentés en avril au Salon des Antiquaires (et, en fait, de l'Art) d'Antibes.

21:16 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mars 2007

Note n°9 - UNE PASSION POUR LES ANIMAUX (2ème partie)

Lorsque je présente mes sculptures, une question revient souvent : « Travaillez-vous d’après photos ? ».

 

Lorsque je commence un sujet, ce n’est jamais avec une photo sous les yeux et l’idée de reproduire la scène que je vois. J’ai toujours l’animal en tête, en trois dimensions, de façon très précise, comme s’il était déjà fait.

 

Cette idée qui se forme peu à peu vient souvent des lectures. J’ai ainsi fait mon buffle après avoir lu d’une traite un livre ancien - sans aucune photo ni dessin - sur la vie des buffles en Afrique. Il était si bien écrit, l’auteur exprimait si bien les sentiments que l’on prête malgré soi à cet animal, que l’image est apparue au fil de la lecture.

 

J’ai préparé une liste des animaux que je voudrais faire en bronze. Ce sont en général des animaux qui m’intriguent depuis longtemps : le rhinocéros si difficile à dessiner, le chameau mélange de suffisance et de grâce, le taureau charolais que j’aime tant voir dans les champs, etc. J’aimerais faire un lama, un hippopotame, un okapi, une vache, un tapir, un rhinocéros d’Asie… J’aimerais aussi beaucoup faire un centaure mais avec le corps d’un cheval de trait et non de selle comme la mythologie nous en a trop montré. Il faudra bien que je m’essaye aux fauves, mais ma préférence ira au guépard, au puma, à la panthère, au tigre, plutôt qu’au lion.

 

Je ne me sens pas à l’aise avec les chevaux et les chiens de chasse, sans doute parce que tant de sculpteurs en ont fait et de si beaux. En modelant la terre, il faut que j’ai le sentiment de créer un être original, ce qui est difficile avec un bel étalon arabe ou un pointer car tous les modèles, dans toutes les positions, existent. 

 

Je dois reconnaître que je fais appel à des photos, que l’on trouve aisément sur internet, par exemple sur le très riche site Photosearch,  pour les détails, en particulier la tête. En effet, il suffit d’une oreille mal placée, d’un œil trop haut, d’une corne trop basse pour qu’il y ait quelque chose qui « cloche », même si on ne sait dire quoi.

23:25 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1)

27 février 2007

TRAFIC D'IVOIRE

Un intéressant article dans Le Figaro de ce mardi (27 février 2007 – page 12) sur la recrudescence du trafic de l’ivoire d’éléphant, de l’Afrique vers l’Asie.

 

Il est émouvant de voir, sur la photo parue dans cet article, les centaines de défenses étalées. Certaines sont si grandes qu’elles dépassent de part et d’autre des palettes où elles sont posées. Je me souviens de cette image bien connue d’un immense brasier, au Kenya, fait de milliers de défenses récupérées auprès des braconniers et brûlées pour l’exemple sur ordre du gouvernement.

 

Je ne peux m’empêcher de rapprocher ce document d’un autre article, paru hier sur Yahoo : le WWF envisage de recommander l’abattage d’éléphants en Afrique du Sud. Le Word Wildlife Fund, dont l’emblème bien connu est un panda géant, reconnaît que la population des pachydermes est devenue si importante dans ce pays qu’elle met en danger l’écosystème et l’habitat des autochtones.

 

Ces deux articles illustrent bien la complexité de l’écologie et plus spécifiquement de la protection de la faune africaine. On est loin de l’écologie sentimentale qui pousse à protéger les bébés phoques uniquement parce qu’ils sont jolis. Si la hyène ou le crotale avaient été en danger, je ne suis pas certain qu’il y aurait eu la même mobilisation…

 

De plus, nous sommes bien mal placés pour donner des leçons de protection de la faune, nous qui ne supportons pas 10 ours dans les Pyrénées, avons éliminés tous les loups de France (qui heureusement reviennent), les bisons d’Europe, et failli détruire les lynx, les castors, les chats sauvages, etc.

 

La protection des éléphants pose de réels problèmes. Avant d’émettre un avis définitif, il faut avoir vu les dégâts occasionnés par une harde en déplacement en forêt, les arbres abattus pour quelques fruits, les cultures ravagées.

 

Les Africains, même au Kenya, en Tanzanie ou en Afrique du Sud, n’ont pour l’immense majorité jamais vu d’éléphants, qui séjournent en général dans des parcs lointains, dont l’entrée est chère. Mais les villageois qui habitent à proximité de ces parcs, eux, subissent les dommages occasionnés par leurs encombrants voisins. D’autre part, la disparition de la végétation en cas de concentration excessive des éléphants, met en danger l’équilibre du milieu et donc la présence des autres animaux et, à terme, toute la chaîne naturelle dans une région donnée.

 

Pourtant, on ne peut se résoudre à voir disparaître ces magnifiques animaux. Après le couagga, sorte de zèbre  rayé sur le cou et la tête, après le dronte (oiseau dodo), le grand pingouin, l’éléphant pygmée, bientôt le rhinocéros blanc, le lion de l’Atlas et de l’Inde, la panthère de Chine (parmi bien d’autres), peut-on accepter que le plus grand mammifère terrestre soit rayé de la carte par la faute de l’homme ?

 

Certains pays ont une gestion intelligente de leur faune. L’Afrique du Sud par exemple, le Botswana je crois, ont si bien réussi à protéger leurs éléphants qu’ils y sont donc en surnombre. Les déplacer est extrêmement coûteux, complexe et aléatoire. Alors pourquoi ne pas accepter l’abattage de quelques spécimens ?

 

On remarque d’ailleurs que les régions où la chasse est autorisée voient en général leur faune s’enrichir, ce qui est fort logique : le prix des safaris-chasse et les taxes d’abattage sont tels que les gestionnaires de ces zones de chasse, au-delà de leur passion pour la faune, ont tout intérêt à préserver leurs sites. Leur présence quotidienne sur le terrain, avec de gros moyens, une gestion attentive (creusement de points d’eau, apports ponctuels de sel, éliminations des animaux tarés et des prédateurs en surnombre), mettent à mal les entreprises des braconniers, contre lesquels les garde-chasse nationaux, souvent hélas mal équipés et sous-payés, ne peuvent lutter, surtout quand c’est au péril de leur vie. Et tuer un animal sauvage qui n’est pas en voie de disparition n’est pas plus immoral que de manger un rôti de veau, du cochon de lait ou du canneton ! (NB : je ne suis pas chasseur).

 

Mais le vrai moyen de lutter contre le braconnage consiste à éviter absolument d’acheter des objets en ivoire, même anciens (car ils ne sont pas toujours aussi anciens qu’on le dit), et à sanctionner durement les importateurs illégaux d’Asie, qui raffolent des sceaux en ivoire ou autres babioles, certes traditionnelles, mais dangereuses pour la faune.

 

L’Asie et l’Arabie sont responsables en grande partie de la prochaine disparition très probable des rhinocéros, abattus pour leurs cornes, et c’est bien triste.