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28 octobre 2006

LES BISONS D'AMERIQUE

Nouveauté : deux bisons d’Amérique.

 

Les photos sont publiées à titre provisoire : le sujet n’est pas sec et l’on voit encore les supports qui tiennent les animaux. D’ici quelques jours, les photos définitives seront publiées.

 

Pour la première fois, je me suis attaqué à une scène avec deux animaux adultes. Les difficultés sont multiples : il faut que les bisons soient de taille analogue - ce qui ne veut pas dire identique, qu’ils se ressemblent, c’est-à-dire que les détails soient traités de la même façon pour créer une homogénéité, mais les deux animaux ne doivent pas être une stricte copie l’un de l’autre.

Au plan technique, c’est également compliqué : pour les coller au socle, il ne faut pas qu’ils soient secs, d’une part parce que la terre très humide qui fait office de colle ne joue alors plus ce rôle, d’autre part parce qu’en séchant, le socle réduit sensiblement (environ 10%). Si les animaux sont trop secs, ils ne subissent plus eux-mêmes cette réduction et n’ont pas l’élasticité pour « accompagner » cette diminution du socle. Autrement dit, les pattes s’arquent et se brisent. C’est ce qui est arrivé au « Buffle et veau » (cf. album photo), qui n’a pas supporté un séchage trop rapide et ne sera donc jamais fondu en bronze.

 

Mais pour que les deux animaux et le socle ne soient pas secs les uns avant les autres, il faut donc modeler très vite l’ensemble de scène !

 

Le placement des animaux sur le socle est important : il faut qu’ils soient suffisamment proches pour créer un effet de masse qui va bien avec cet animal massif, et pour ne pas laisser de grande plage vide. Il faut faire de nombreux essais pour trouver les bons emplacements : l’un devant l’autre ? derrière ? en ligne ? face à face ? Un avis extérieur complète bien les intuitions.

 

Je suis heureux d’avoir relevé ce défi. Espérons que le séchage se passera bien.

 

Il existe trois espèces de bison, ou plus précisément, une espèce européenne, que l’on ne retrouve plus guère, en gros, qu’en Russie et dans quelques rares zoos, et une espèce américaine, avec deux sous-espèces : bison des bois et bison des plaines, ce dernier faisant l’objet d’élevages,  notamment dans le Limousin.

 

Le bison américain a un arrière-train assez fin et plongeant, alors que celui d’Europe est plus rectangulaire, si l’on peut dire. Les miens sont américains.

 

C’est un bel animal, de 500 kg à 600 kg pour les femelles et 700 à 1 000 kg pour les mâles. Il mesure jusqu’à 3,50 mètres de long pour environ 2 mètres de haut, au niveau de la « bosse » qu’il a sur le dos. Le squelette du bison présente en effet une sorte de crête osseuse, dont le point culminant est un peu en avant des pattes antérieures.

Les bisons que j’ai vus au Québec étaient impressionnants à divers titres :  l’extraordinaire volume de leur tête, en réalité « gonflée » par une crinière très épaisse, l’importance de cette crinière de poils épais, laineux, qui s’arrête brutalement au milieu du dos pour laisser place à des poils ras, le décalage entre un avant-train massif, lourd, et un arrière-train léger, proche de celui d’une grande antilope. Et aussi l’importance du corps proprement dit par rapport aux pattes, assez courtes.

Quand le bison se couche, on ne voit plus ses pattes, mais un amas de fourrure. Sauf quand, comme celui que j’ai représenté, il allonge en avant un antérieur, ce que font parfois nos vaches dans les champs et que les peintres romantiques aimaient beaucoup représenter.

 

Lorsque les Indiens étaient les seuls à les chasser, les bisons étaient nombreux : environ 70 millions en Amérique du Nord. Pour la viande, le plaisir et pour affamer les Indiens, les colons américains les ont chassés à outrance, conduisant l’espèce à la quasi-disparition puisqu’il n’en restaient plus qu’un millier avant qu’ils ne soient protégés. Des photos de l’époque montrent des montagnes de crânes de bison de 5 à 6 mètres de haut, destinés à la fabrication de l’engrais !

On compte aujourd’hui environ 30 000 bisons de plaine, mais encore très très peu de bisons des bois de pure race (quelques centaines).

 

 

Pour une fois, le socle ne sera pas lisse, mais représentera un sol caillouteux et inégal. 

 

Exposition Breuilh à Lyon les 24-25-26 novembre : pour recevoir une invitation, merci de m’envoyer un mail à : colcombet.damien@numericable.fr

A Lyon, un nouveau lieu d’exposition de quelques sujets : Galerie Charveriat 133 rue de Créqui dans le 6ème.

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10 octobre 2006

LE COURS DU CUIVRE

J’ai évoqué l’envolée du cours du cuivre – qui entre à hauteur de 85% minimum dans la composition du  bronze - dans ma note « Pourquoi les bronzes animaliers sont-ils  chers ? ».  

Extraits du Figaro Economie du 7 octobre 2006 :

« Le cours du cuivre est aussi soutenu par la faiblesse de l’offre. Actuellement, les stocks [représentent] moins de trois jours de consommation mondiale. La demande, elle, n’est pas à la veille de se contracter, même si l’économie ralentit. Elle excède l’offre depuis 2002 et le cuivre est le troisième métal le plus consommé au monde ».

Le cours devrait donc continuer à monter « du moins jusqu’à l’année prochaine, puis les prix devraient glisser. La tonne, qui oscille actuellement autour de 7 300 dollars, devrait glisser vers les 5 900 dollars au quatrième trimestre 2007. La chute paraît importante mais le prix demeure très élevé. Certes, le 10 août dernier, le marché était à 8 070 dollars. Mais en 2001, il était à… 1 500 dollars. Ainsi, même à 5 900 dollars, le cuivre restera cher ».

 

Et les bronzes animaliers aussi !

22:13 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

01 septembre 2006

Note n°7 - UNE PASSION POUR LES ANIMAUX (1ère partie)

Une évidence : pour sculpter, plus précisément modeler (cf. note n° 2), les animaux, il faut les aimer. Mais cela ne suffit pas : il faut savoir observer. Combien de gens ne savent pas observer ! Il ne s’agit pas de passer des heures sans bouger à guetter un battement d’aile, une vague silhouette lointaine ou un trou d’eau, mais simplement d’être attentif.

 

Je suis frappé par la méconnaissance de beaucoup dans le domaine de la faune : telle personne déplorait qu’il n’y ait pas de rapace en Bretagne, telle autre me demande si les hippopotames sont carnivores… Il y a quelques années, dans un reportage du Figaro sur les safaris en Afrique, la journaliste s’émerveillait de surprendre un tigre (il n’y a pas de tigre en Afrique !). Lorsque je suis parti en safari au Kenya, on m’a demandé de faire des photos de kangourous…

 

Bien sûr, on ne peut exiger de chacun qu’il soit un spécialiste, d’autant plus qu’il y a des pièges : il existe bien des lions en Asie (quelques-uns, dans la réserve de Gir), des tapirs en Amérique du Sud et en Asie, des élans en Afrique, mais qui n’ont rien à voir avec ceux du Canada, de Russie ou de Scandinavie. Je peux même comprendre qu’on prenne un gnou pour un buffle ou que l’on ne fasse pas la différence entre un éléphant d’Asie et un d’Afrique.

 

Pourtant, il y a tant et tant d’occasions d’observer les animaux. En forêt, chez nous, par exemple. Mais pour cela, il faut être silencieux et lever la tête. On peut tenter des expériences intéressantes : écouter le brame du cerf, de nuit, en forêt de Rambouillet ou de Compiègne (il y en a d’autres). Emotion garantie si l’on s’approche assez près. Attention, c’est réellement dangereux car le cerf n’hésite pas à charger.

 

On peut simplement regarder le ciel et observer le ballet des martinets, le vol des milans, les très nombreuses buses perchées sur les piquets de clôture, le long des autoroutes. On peut s’amuser à repérer l’ample vol du héron, qui tout à coup s’agite de façon désordonnée et criarde quand un oiseau vient l’ennuyer. Avez-vous déjà repéré comme les petits oiseaux et les corbeaux assaillent (« houspillent ») les rapaces en vol ?

 

Il y a aussi les zoos.

 

En général, ils ont fait de remarquables progrès, présentent des animaux en bonne santé et sont le lieu de jolies promenades. Parmi les plus beaux, je citerais en France Beauval près de Tours, St-Martin-la-Plaine près de Lyon, Touroparc près de Mâcon (plus pour ses animaux que pour le cadre), Doué-la-Fontaine près de Cholet, Branféré près de Vannes (pour le cadre). Il y en a bien d’autres. Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir Royan ni Port-St-Père près de St- Nazaire.

 

A l’étranger, il y a Vienne, superbe, le plus ancien zoo d’Europe, St-Félicien au Québec, Toronto au Canada, immense. Et tant et tant, en Australie ou aux Etats-Unis. 

 

Et puis il y a l’Afrique !

 

Souvenirs inoubliables au Kenya et, plus tard, en Tanzanie qui venait d’ouvrir ses frontières. J’y suis allé à Pâques, il y a longtemps, et c’était la saison des pluies : aucun touriste, des étendues d’herbes immenses dans le Serengeti, comme une mer infinie, dans laquelle le guide navigue parfaitement. Emotion quand en sortant de ma tente, à l’heure de la sieste, j’ai vu tout près un léopard noir (j’ai finalement décidé de rester un petit moment dans la tente…).

 

Moments intenses, encore, lorsque embourbés jusqu’à la caisse de la Land Rover, nous avons passé une bonne partie de la nuit entourés de lions. Ou quand, la nuit, sous la tente, on entend alternativement les rugissements des lions et les cris des hyènes.

 

Le don d’observation de la nature vient souvent de l’enfance. Notre père, ingénieur agronome, nous emmenait fréquemment dans les fermes qu’il visitait et nous passions des heures à regarder les vaches, les moutons, les cochons et les lapins. C’est ainsi que l’on apprend à distinguer une Holstein d’une Bretonne Pie noire (que l’on ne voit plus guère qu’au salon de l’agriculture), une Salers d’une Limousine. A 8 ans, il m’avait mis sur le dos d’une vache et je me souviens de ma frayeur.

 

Je ne suis pas chasseur, mais j’ai passé bien des dimanches à suivre des chasses, à attendre sans bouger la passée des canards, à regarder les furets apprivoisés s’engouffrer dans les terriers de lapin, à écouter, immobile, l’infime bruit du chevreuil qui s’approche d’une allée et va la traverser en vitesse.

 

J’ai encore passé bien des jours au bord d’un étang familial, à observer les couleuvres et les vipères, les rats musqués, les bécassines, les poissons et les insectes. Je me souviens d’un renard sorti du bois et qui vint tranquillement vers moi avant de s’immobiliser tout près et de faire demi-tour au petit trot. 

 

J’aime tous les animaux. Mais j’ai une préférence pour les grands mammifères, même laids ou méconnus, et pour les vaches. Je ferai un jour une hyène, un tapir, un grand koudou, un oryctérope. Pour les vrais amateurs.

26 mai 2006

Note n°6 - POURQUOI LES BRONZES ANIMALIERS SONT-ILS CHERS ?

Quelle tristesse de penser que Barye fit faillite avec sa fonderie, que Bugatti eut bien du mal à survivre, réclamant à ses proches, en particulier son frère, qu’on lui payât les bronzes qu’ils détenaient, afin qu’il puisse régler sa note de chauffage. Alors qu’aujourd’hui, les « Barye » fondus par Barye valent une fortune et quand un Bugatti est en vente, l’annonce fait toute une page dans la Gazette de Drouot !

Les trois premières raisons – absolument évidentes – de la cherté d’un bronze sont : le choix du sujet, la qualité de sa réalisation (fonte) et sa rareté.


Le choix du sujet :

Les peintures de bateau d’un peintre de la marine sont presque toujours plus cotées que ses scènes de genre, ses paysages de campagne, ses animaux. De la même façon, on attend généralement d’un sculpteur animalier qu’il fasse… des animaux. Du coup, ses personnages, par exemple, sont souvent moins cotés. Evidemment, il y a mille exceptions à cette règle.

Il y a aussi les « spécialités » : chez Bugatti, tout est maintenant hors de prix puisque ce sont généralement ses œuvres qui battent tous les records de prix, mais ce sont ses fauves les plus inabordables.

Pourtant, si l’on met de côté l’aspect placement financier, il me semble certainement plus intéressant d’avoir une pièce rare, atypique. Un marchand, à Metz, m’a un jour dissuadé d’acheter le « Tigre et gavial » de Barye, me disant que je me lasserai vite de le voir partout (c’est une des œuvres les plus connues de ce sculpteur). Avec quelques années de recul, je vois comme il avait raison.

Enfin, il y a des sujets porteurs : une scène trop sanguinaire rebutera beaucoup d’acheteurs ; les moutons, les cochons, les chèvres ne plaisent pas à tout le monde, alors qu’un cheval, un chien, une scène orientaliste, un fauve font toujours mouche. Il me semble que les sangliers et cerfs ont un peu lassé les acheteurs. De même, les scènes militaires un peu trop romantiques, du style « La dernière cartouche », « En vedette » (ce qui signifie ; sentinelle faisant le guet), « Le courage militaire » sont passés de mode et ne s’adressent plus guère qu’à un public averti, habitant Saumur ou Coëtquidan ! Ces pièces peuvent pourtant être remarquables.

 
La qualité de la réalisation :

Il faut ici se référer à mes notes précédentes. La qualité de la réalisation tient d’une part au savoir-faire du sculpteur et finalement à cette question : a-t-il compris l’animal ? A mon sens, Barye en a compris toute la morphologie et Bugatti en a compris toute l’essence. Esquisse, réalisme : il n’est pas possible d’établir de jugement de valeurs entre ces deux approches, qui ont toutes deux donné des merveilles mais ont aussi été prétexte à des œuvres pompières ou absurdes. A force de tout suggérer, on en arrive parfois à ne plus rien exprimer !

La qualité tient d’autre part à la fonte. Ayant déjà écrit sur ce sujet, je ne m’y étendrai pas davantage, si ce n’est pour rappeler que la qualité des Bugatti vient beaucoup des merveilleuses fontes de Hebrard et que les fontes de Valsuani sont généralement remarquables.


La rareté : 

Il y a peu de Bugatti donc ils valent une fortune. A titre d’exemple, un petit bouledogue était en vente l’an dernier à Lyon 100 000 Euros, ce qui a été reconnu comme peu cher. Un marchand a tout récemment proposé plus de 300 000 Euros à un collectionneur pour un très beau fauve. Le collectionneur a refusé….

Les Barye fonte Barye sont rarissimes, les Barye fonte XIXème sont assez rares, les Barye fonte XXème et tardives sont courants ; les prix suivent cette logique.

Le catalogue raisonné de Barye, de MM. Richarme et Poletti, donne de précieuses indications sur les éditions de chaque modèle.

Le piège pour un collectionneur est se voir proposer comme pièce rare un sujet en fait peu emblématique du sculpteur.

 
Et le reste… :

Alain Delon a « fait » la cote de Bugatti et fera celle d’autres sculpteurs parce qu’il les collectionnait et qu’il a mis son immense notoriété au service de ce sculpteur, dont l’extraordinaire talent reste incontestable. Pour les sculpteurs contemporains, le coup de main des galeries est déterminant. Un grand sculpteur peut rester longtemps méconnu parce qu’il n’a pas l’occasion ou la volonté de se faire connaître. C’est ainsi que Righetti a été « découvert » récemment et que ses œuvres magnifiques peuvent enfin être admirées.

J’ai surtout traité ici des bronzes relativement anciens. Concernant les bronzes contemporains, il sont chers parce que sculpter ou modeler prend du temps (mais peindre aussi) et surtout parce que la fonte et la patine sont extrêmement coûteuses : outre la matière première - le cuivre, dont les cours se sont envolés à des hauteurs inimaginables – le travail de la fonderie est compliqué, minutieux, long, demande beaucoup de main-d’œuvre, les fondeurs devant en plus avoir un sens artistique développé. Le sculpteur doit surveiller la fonte, guider le patineur. Il y a peu de fonderie d’art en France et les délais sont maintenant longs (environ 3 mois). Bref, autant de raisons qui font que le collectionneur peut avoir le sentiment que l’artiste se surestime en fixant des prix prohibitifs alors que c’est bien la fonte qui coûte le plus cher. La galerie joue un rôle important, prenant souvent des risques avec des artistes non confirmés et il faut bien qu’elle vive, elle aussi…

22:55 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mai 2006

Note n°5 - ET LES FAUX BRONZES ?

Alors, depuis le décret de 1981 (cf. notes précédentes), il n’y a pas de faux bronze?

 

Si, bien sûr. Ils peuvent être issus soit de fonderies peu scrupuleuses qui fondent plus de 12 originaux et trichent sur les numéros (il y a ainsi plusieurs 1/8, plusieurs 2/8, etc), soit de surmoulages (à partir d’un original, on refait un moule qui servira à refondre des bronzes), soit encore de vulgaires imitations d’après un original qui a servi de modèle, sans avoir recours à un moulage, soit encore de fontes à partir de moules originaux anciens, mais ne portent pas la mention « Copie ».

 

Comment s’y retrouver ? Il faut d’abord faire attention à la finesse des détails. On voit souvent sur des sites de ventes aux enchères internet par exemple, des modèles pompeusement appelés « Barye », « Mène », et qui sont grossiers, lourds, très laids. Le « lion au serpent » de Barye doit avoir été reproduit à un nombre incalculable de fois, dans toutes les matières !

Il faut également bien chercher si le mot « Reproduction » n’a pas été camouflé. Le Louvre édite, tout à fait légalement, de très jolies reproductions en résine (avec la mention « reproduction »), mais il arrive que des petits malins prennent soin de masquer cette mention.

Il faut toujours retourner un bronze pour voir comment il est monté : forme des éventuels écrous, vert-de-gris, etc. Mais là aussi, on trouve des bonnes imitations.

La marque du fondeur est souvent riche de renseignements. Par exemple, selon les époques, le fondeur Barbedienne signait ses fontes de différentes façons : Barbedienne Paris, Barbedienne fondeur Paris, en majuscules, en minuscules, etc. Au fil des années, Barye lui-même a fait évoluer sa signature. On arrive ainsi à dater un bronze avec précision.

 

Et puis il y a ce qui ne trompe pas - ou pas beaucoup, mais qui prend des années, nécessite de lire beaucoup, de voir énormément de vrais et de faux, mais permet souvent au premier coup d’œil de négliger une pièce et de se jeter sur une autre : l’expérience. Pour en avoir un échantillon, amusez-vous à rechercher « Barye » sur les sites de ventes aux enchères de particuliers : vous verrez tout de suite les grotesques imitations et les très rares pièces valables. Le prix est généralement un bon critère.

 

Pour vous cultivez, taper « Barye », « PJ Mène », « Frémiet », « Fratin », « Rembrandt Bugatti », etc, sur internet. Vous trouverez de très nombreuses photos, en particulier sur les catalogues de ventes aux enchères.

Il y a aussi quelques publications, parfois exhaustives (catalogue raisonné de Barye, de Frémiet, de Bugatti), hélas trop rares. J’en dresserai bientôt une petite liste sur ce blog.

13:45 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arts