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21 mars 2008

RETOUR DU BURKINA (5) - ELEPHANTS

J’ai été surpris d’apprendre qu’il y avait beaucoup d’éléphants au Burkina. Je les situais plutôt au Cameroun, Centrafrique, Gabon, Afrique du Sud et orientale mais pas du tout là, ou alors quelques rescapés des grandes tueries des dernières décennies.

Nous en avons pourtant vu un très grand nombre. A voir leurs oreilles, on dirait une espèce intermédiaire entre les éléphants de savane (Loxodonta Africana Africana), les plus connus, et les étonnants éléphants de forêt (Loxondata Africana Cyclotis), aux oreilles bien arrondies et aux défenses très droites, comme on en voit au Gabon. Les éléphants du Burkina ont des défenses très épaisses et extrêmement courtes. Certains disent que c’est parce qu’ils s’en servent beaucoup comme outils… 

 

Les réserves du sud constituent de véritables nurseries : on voit beaucoup de jeunes, de toutes tailles, au sein de hardes généralement assez réduites (environ 4 à 8 éléphants), ce qui rend les adultes agressifs. Plusieurs voitures se sont fait charger pendant notre voyage parce qu’elles passaient un peu trop près des éléphants. La densité est telle qu’il semble évident que la chasse de quelques spécimens sera autorisée prochainement. Au contraire, celle du lion devrait probablement être interdite. Les dégâts causés par les pachydermes sont visibles dans de vastes zones où les arbres sont cassés et arrachés. Les baobabs sont quasi-systématiquement écorcés sur 4 ou 5 mètres de haut. 

 

On observe d’ailleurs que de nombreux chauffeurs et pisteurs ont une peur panique des éléphants, dont ils jugent le comportement totalement imprévisible. Ils chargent alors leurs pétoires bricolées avec du petit plomb qu’ils tireraient en pleine tête de l’éléphant pour l’effrayer, je ne sais guère avec quel succès… Il semble qu’il y ait peu d’accidents - des braconniers tués il y a quelques semaines, néanmoins – et que les « attaques » soient des charges d’intimidation. Quant on sait qu’un éléphant court au trot à 40 km/heure, on comprend bien qu’il n’aurait aucune peine à causer de très nombreux accidents s’il le voulait vraiment, les pistes ne permettant pas aux voitures d’aller bien vite. L’éléphant ne peut ni galoper ni sauter, ce qui fait d’ailleurs que le bronze de Barye « Elephant du Sénégal courant » est irréaliste puisqu’il ne touche le sol que par une patte. Cela ne l’a pas empêché d’avoir connu un très grand succès puisqu’on le voit très fréquemment dans les ventes aux enchères. 

 

Je l’ai déjà dit : il est très impressionnant de se retrouver à pied face à des éléphants. En général – mais pas toujours – on est prévenu de leur présence par du crottin frais et une forte odeur de ménagerie. Quand ils nous voient, ils se tournent lentement vers nous, écartent les oreilles et commencent à balancer leur trompe pour identifier les odeurs. La plus belle image que je garderai est celle de ce défilé totalement silencieux d’éléphants dans les hautes herbes, à quelques dizaines de mètres. Ils semblaient ignorer la présence des hommes, mais avec mon téléobjectif, je voyais bien leur petit œil nous surveiller constamment. 

Les éléphants savent marcher silencieusement et interrompre les gargouillis de leur estomac en cas de danger. Ils savent s’esquiver dans un silence quasi-total. Ils savent aussi percevoir la présence de l’eau ou de leurs congénères à des kilomètres de distance. 

 

Sur l’album-photo, plusieurs images de ces géants.

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19 mars 2008

RETOUR DU BURKINA (4) - LA FAUNE SAUVAGE

Fin février, le Burkina est entré brutalement dans la saison sèche et chaude. La semaine précédant notre arrivée, il faisait très doux et même frais selon les pisteurs. Nous n’avons quant à nous connu que la grosse chaleur, très sèche. Le ciel était totalement bleu, sans un nuage, et bien sûr il n’a pas plu puisque les premières pluies arriveront quelques mois plus tard. Une partie des points d’eau était déjà à sec, les autres étaient à un niveau bas. En s’approchant sans bruit de ces derniers, on peut voir beaucoup d’animaux, en particulier un grand nombre d’oiseaux : cigognes épiscopales, assez ternes, magnifiques jabirus (très grandes cigognes noires, rouges et blanches), ombrettes (échassier marron de taille moyenne), calaos de toutes tailles, certains gros comme des dindons, d’autres comme des pies, gangas et francolins (ressemblant un peu à des perdrix), tourterelles de toutes sortes, etc. Les pintades se promènent en bandes, et l’on en tire parfois une ou deux pour les rôtir sur le feu au déjeuner mais seul le blanc est mangeable, les cuisses étant dures et sèches.

 

 

Il y a également des rapaces : aigles bateleurs (rois des cabrioles en vol), aigle royaux, aigles pêcheurs (pygargues), milans et bien sûr vautours. Ils sont plus petits que les très grands vautours de l’Afrique de l’Est et assez familiers. Le soir au camp, lorsque les « skiners » dépècent le gibier et préparent les trophées, ils attendent sur un arbre proche ou le toit d’un hangar. Leur cou dénudé leur permet de plonger la tête dans les cadavres sans salir leurs plumes.

 

 

Dans les points d’eau, on voit beaucoup de crocodiles, ou plutôt on les aperçoit furtivement car ils entendent et voient très bien. Leurs trous sont très grands et donnent le frisson. Les accidents avec ces sauriens sont relativement fréquents. Ils s’approchent, sous l’eau et sans le moindre remous, des animaux venus boire et jaillissent littéralement hors de l’eau en leur attrapant le museau, puis ils reculent vers l’eau, entraînent leur proie et la noient. Ne pouvant pas mâcher, ils la cachent dans leur terrier sous l’eau et la consommeront quand elle aura suffisamment pourri… Il y a deux ans, l’un des chasseurs avait repéré un grand crocodile sur la terre ferme, à une trentaine de mètres de lui. Les pisteurs ont assuré qu’il était mort et lui ont jeté des pierres et des branches ; il ne bougeait pas. Jusqu’au moment où il a foncé à toute allure sur le chasseur – un crocodile court très vite – qui en est resté cloué sur place. Heureusement, à 3 mètres, le crocodile a fait demi-tour et a plongé dans la mare.

 

 

Les points d’eau sont des lieux de vie. La plupart des antilopes, en particulier les Cob Defassa et les Hippotragues, ne s’en éloignent pas. On y voit aussi les restes des drames de la brousse : une mâchoire d’éléphanteau enlisé et mort dans la boue (cf. album photo), un crâne de gazelle nettoyé par les hyènes et les vautours, des plumes d’oiseau…

Un jour, en pleine chaleur, nous nous sommes approchés sans bruit d’une mare. Nous avons eu la joie de voir un superbe lionne toute proche, s’éloigner orgueilleusement sans un regard pour nous. L’un des chasseurs s’est d’ailleurs jeté imprudemment à sa poursuite dans les fourrés denses, ce qui aurait pu être dangereux si elle avait eu des petits ou s’il s’agissait de la femelle du mâle tué la veille.

 

 

J’ai déjà parlé des éléphants, des buffles et des éléphants, ainsi que des grandes antilopes : Bubales, Cob Defassa et magnifiques Hippotragues Rouans, athlétiques et altiers. On voit également beaucoup de Phacochères. Revivant la fable du Héron, l’un des chasseurs en a vu un superbe le premier jour de chasse, une cible parfaite, se mettant de face, de profil, de dos, comme attendant le coup de fusil (cf.photo), mais le chasseur ne voulait pas tirer dès le premier jour et s’est dit qu’il en trouverait bien un autre dans la semaine. Ce qui bien entendu n’est pas arrivé et il est rentré bredouille de son voyage.

Enfin, il y a de très belles petites antilopes : Ourébis, Céphalophes (plusieurs espèces) et surtout Guibs Harnachés, dont les mâles ont une superbe robe rayée et tachetée. Ils sont très craintifs et fuient rapidement.

 

 

Peu de serpents, quelques lézards et geckos, peu d’insectes hormis les assommantes mouches minuscules.

19:03 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

18 mars 2008

RETOUR DU BURKINA (3) - LES PISTEURS

Dans tous les récits de chasse, les pisteurs sont loués pour leurs extraordinaires dons tant pour voir les animaux que pour retrouver leurs traces. J’avoue que j’ai d’abord été un peu sceptique : en voiture ou à pied, il m’arrivait fréquemment de repérer un animal avant les deux pisteurs. Je mettais donc un peu les qualités qu’on leur prête sur le compte de la cécité des chasseurs. C’était se montrer bien prétentieux.

 

Combien de fois nos vaillantes vigies ont-elles fait arrêter la voiture parce qu’elles avaient su repérer une silhouette parfaitement camouflée, un bout d’oreille, une tache immobile mais un peu plus sombre qui révélait une antilope, ou un peu de poussière au loin, soulevée par une bête en marche ! Mais le plus fort vient de leur extraordinaire science du comportement animal et de leur sens de l’orientation. Après deux heures de marche dans la brousse, sans que nous puissions identifier le moindre point de repère, ils savaient retrouver la piste et la voiture et ramener tout le monde à bon port.

 

 

Un matin, nous avons vu une centaine de buffles galoper parallèlement à la piste, à une centaine de mètre de la voiture, puis traverser devant nous, assez loin. Aussitôt, tout le monde descend, sans faire le moindre bruit ; on prend les carabines, les gourdes, les jumelles, le trépied qui sert à stabiliser la carabine au moment du tir et nous suivons les pisteurs. L’un d’eux allume tout de suite une cigarette dont la fumée indique le sens du vent, élément fondamental pour la traque d’animaux qui en général voient mal, entendent assez bien et sentent parfaitement (à peu près le contraire de l’homme).

 

 

Nous voilà partis pour une heure de marche dans les pailles, herbes sèches d’environ 1,50 m de hauteur, sans rien voir d’autre qu’un pisteur qui, d’un air assez nonchalant, repère quelques traces, une bouse plus fraîche que les autres - il y a beaucoup de buffles sur ce territoire – quelques herbes coupées. Soudain, il nous fait signe de nous arrêter. Nous ne voyons toujours rien, mais nous entendons un meuglement très grave à environ 50 mètres. Il y a là une cinquantaine de buffles au repos. Cette proximité est très impressionnante même s’il n’y a pas de réel danger tant qu’aucun animal n’est blessé. Il faut comprendre que les animaux ont tous une peur panique de l’homme et qu’ils préfèrent toujours la fuite tant qu’ils en ont la force.

 

 

Malheureusement, un bruit, un geste, une saute de vent mettent le troupeau en alerte et il part au galop, presque sans bruit. La traque recommence pendant près d’une heure, selon le même scénario, et nous sommes stupéfaits de constater que le pisteur va encore nous amener au contact des animaux malgré l’absence totale de visibilité. L’un des chasseurs s’avance avec le pisteur, à bon vent, pour trouver un beau mâle, tandis que je reste en arrière avec l’autre pisteur et l’autre chasseur. Mais n’étant pas certain que sa cible est un mâle, le chasseur attend – à juste titre – et le troupeau repart au galop… droit sur nous ! Nous ne voyons pas les animaux mais voyons et entendons les herbes et arbustes se coucher sur un front de plusieurs mètres, et de plus en plus près. A ma question, le pisteur répond que « oui, ça danger »… Nous nous rapprochons d’un arbre et le troupeau, nous apercevant, nous évite. Les animaux n’attaquait évidemment pas mais ne nous voyaient et ne nous sentaient pas.

 

 

Sur l’album photo, quelques images du pistage.

 

 

Il est également arrivé que, aux heures chaudes, marchant sans un bruit dans un « couloir » à éléphant dans de très hautes herbes, le pisteur nous arrête net et nous fasse reculer doucement, face à quelques hautes masses grises somnolant à l’ombre mais se tournant lentement vers nous et écartant un peu les oreilles…

 

 

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18:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)

17 mars 2008

SAFARI AU BURKINA - Suite (2)

La réserve couvre une superficie d’environ 100 000 hectares (environ 30 km x 30 km) et est divisée en zones attribuées pour la journée à un groupe précis. Quand on sait qu’une balle de carabine peut avoir une portée de 3 000 à 4 000 mètres et qu’à 80 mètres, une blindée (on utilise des blindées ou des demi-blindées, selon la cible) traverse un arbre de 30 cm de diamètre, on comprend que les règles de sécurité soient très strictes.

 

 

La première crainte du chasseur est de tuer une femelle, ce qui est strictement interdit et entraîne de lourdes amendes. Si le dimorphisme sexuel (différences entre mâle et femelle d’une même espèce) est facilement repérable chez certaines espèces, comme le lion ou les antilopes dont seul le mâle porte des cornes (Cob Defassa par exemple), il est souvent délicat de s’y retrouver chez d’autres animaux comme les bubales ou les buffles. Les organes sexuels peuvent être masqués par les broussailles ou le positionnement de l’animal. Le pisteur doit en principe indiquer au chasseur, sans erreur possible, l’animal à tirer. Mais le chasseur reste responsable de ses actes. Pendant le safari, malgré l’assurance du pisteur, un des chasseurs bien inspiré a préféré attendre d’être certain que le bubale qu’il visait était bien un mâle, au risque de le perdre. Un veau a fini par accourir et téter la cible, ce qui a levé toute ambiguïté !

 

 

L’autre hantise du chasseur est de blesser un animal : il souffrira, les recherches seront longues, parfois infructueuses et souvent dangereuses, surtout pour les lions et les buffles mais même un phacochère ou un hippotrague peuvent charger s’ils y sont contraints. Les récits de traque de buffle dans les hautes herbes (les « pailles ») sont bien connus et font dresser les cheveux sur la tête. Les pisteurs considèrent cet animal comme le plus dangereux. Il y a deux ans, un buffle blessé a chargé les chasseurs et n’a pu être arrêté qu’à quelques centimètres, roulant presque sur l’un des pisteurs qu’il a couvert de bave et cassant une carabine. Pendant notre séjour, un lion blessé a chargé les chasseurs et n’a été stoppé qu’à 4 mètres d’une balle en plein front (je n’y ai hélas pas assisté). Dans ces moments dramatiques, il ne faut pas que la carabine s’enraye, ce qui arrive pourtant, compte tenu des chocs et de la poussière ambiante.

Pour éviter de blesser, il faut s’approcher suffisamment, idéalement à 60 mètres environ, tirer uniquement quand l’animal est arrêté et se présente bien, ne pas tirer sur un animal au milieu d’un troupeau et surtout avoir bien réglé sa carabine. C’est pourquoi, la première sortie sert à tirer quelques cartouches sur une cible à environ 80 ou 100 mètres. On corrige la hausse si nécessaire, le voyage ayant souvent déréglé la lunette de visée.

 

 

Enfin, les consignes de chasse données par les gardes sont strictes et limitent à quelques animaux de quelques espèces ce qui peut être tiré. Pendant notre safari, 2 chasseurs sur 5 n’ont rien tué et un autres n’a tué qu’un animal sur les deux autorisés.

 

 

Arrivés dans la réserve de chasse, on roule à très très faible allure, les pisteurs guettant les animaux ou les traces sur la piste. Les animaux aiment marcher sur ces espaces dégagés, doux pour les pattes, et y laissent leurs empreintes. On distingue rapidement sur le sable les traces anciennes des plus fraîches, aux arêtes aiguës. Si rien ne se présente, on s’arrête à bonne distance d’un point d’eau (environ 1 km) et sans le moindre bruit, on descend de voiture et l’on s’approche. Claquements de portières interdits ! Si des traces fraîches ont été repérées, les pisteurs commencent leur extraordinaire travail, les empreintes quittant généralement la piste pour s’enfoncer dans la brousse où il est beaucoup plus difficile de les repérer. Enfin, si un animal a été aperçu, il s’enfuit généralement quand la voiture s’arrête et il faut se mettre à sa poursuite, ce qui peut prendre 10 minutes ou… quatre heures ! Il est alors impératif de prendre avec soi les gourdes, de crainte de périr de soif.

 

 

Sur l’album photo, quelques clichés des empreintes trouvées sur les pistes. Il est toujours impressionnant de marcher sur des traces très fraîches de lion ou d’éléphant… 

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14 mars 2008

DE RETOUR D'UN SAFARI AU BURKINA FASO (1)

Je viens de passer 10 jours dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, et je vous en ferai le récit au fil des jours.

L’ancienne Haute-Volta, dont la superficie est d’exactement la moitié de celle de la France, est peuplée  de 14 millions d’habitants. Le Burkina a pour voisins le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Togo. Capitale : Ouagadougou, la seconde ville du pays étant Bobo-Dioulasso.

 

Il y a plusieurs réserves de chasse au Burkina, la « nôtre » se situant au sud. Le Burkina est réputé parmi les chasseurs comme parfaite destination pour apprendre la grande chasse. En effet, on y trouve de nombreuses petites antilopes, des phacochères et beaucoup d’oiseaux. Avec l’expérience, on peut rechercher les grandes antilopes (Bubale, Cob Defassa, Hippotrague Rouan), des buffles - plus petits que ceux d’Afrique de l’Est mais tout de même très puissants, agressifs et donc impressionnants - et des lions, totalement ou partiellement dépourvus de crinière. Enfin, il y a de très nombreux éléphants, presque systématiquement adultes et jeunes, totalement protégés. Ils sont très irascibles.

En revanche, il n’y a pas de grands ongulés comme en Afrique orientale (gnous, zèbres, girafes, etc), ni de rhinocéros ou hippopotames.

Pour ma part, je ne chassais pas - je n’ai jamais chassé – mais j’étais ravi de suivre une chasse africaine, repensant à tous les récits d’Hemingway, Jules Gérard, Edouard Foa, Roosevelt, etc.

Régulièrement, j’enrichirai l’album-photo dédié à ce voyage.

 

COMMENT SE DEROULE LA CHASSE ?

 

Il faut partir tôt le matin, car la température monte vite. En milieu de journée, entre 12h et 15h, il peut faire 40°, ce qui terrasse et suffoque hommes et bêtes et les force au repos. A 9 heures, il fait déjà très chaud et l’on boit abondamment (environ 6 à 7 litres par jour !). Les animaux sont donc actifs en début et fin de journée, avant de se « remiser » à l’ombre des arbres ou dans les fourrés.

Il faut voir l’ambiance au camp de chasse, à l’aube : il fait encore nuit, les moteurs des land-rover tournent au ralenti, les pisteurs, cuisiniers, porteurs, chauffeurs s’affairent. Les chasseurs vérifient eux-même l’essentiel : la quantité d’eau emportée. Les carabines (souvent 375. H&H) sont disposées sur leurs supports dans chaque voiture et tout le monde part. Dans la campagne, les villageois sont déjà réveillés et font griller du poisson ; les ânes, très nombreux et vaquant en liberté, comme tout le bétail, braient ; les enfants saluent de la main les voitures avant de s’enfuir à toutes jambes. Après quelques km, on quitte la route pour la piste : c’est l’entrée de la réserve de chasse.

15:34 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)