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<title>Damien COLCOMBET Sculpteur animalier</title>
<description>Damien COLCOMBET Sculpteur animalier</description>
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<title>LA VALEUR D'UN BRONZE (40) : SERPENT PYTHON AVALANT UNE BICHE, de Barye</title>
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<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<category>Art</category>
<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 20:35:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Monsieur Thierry A., de Paris, nous soumet aujourd'hui un superbe bronze de Barye : &quot;Le serpent Python avalant une biche&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420896&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/4055304193.JPG&quot; alt=&quot;P1060417.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En premier lieu, une petite précision zoologique : quelle est la différence entre un python et un boa, souvent confondus&amp;nbsp;? Après quelques recherches, j'ai trouvé la meilleure réponse dans &quot;Le règne animal&quot; (Encyclopédie universelle Gallimard). Pythons et boas font partie du groupe des&amp;nbsp;&quot;Henophidiens&quot;, qui comprend 11 familles elles-mêmes divisées en 149 espèces. Ce sont des serpents constricteurs, c'est à dire qu'ils tuent leurs proies en les serrant fortement, soit en les étouffant - à chaque expiration, le serpent serre un peu plus son étreinte - soit parce que le coeur de&amp;nbsp;de leur victime ne parvient plus à faire circuler le sang. Ce ne sont pas les seuls serpents constricteurs, mais la plupart font partie de ce groupe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les deux principales différences entre boas et pythons sont celles-ci : d'une part ils n'ont pas le même système de reproduction puisque les boas donnent naissance à des petits déjà vivants tandis que les pythons pondent des oeufs, d'autre part leur répartition géographique n'est pas identique, les boas vivant surtout en Amérique alors que les pythons se trouvent en Afrique, Asie et Australie, mais&amp;nbsp;il y a des exceptions à cette règle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parmi les boas, citons le boa émeraude (jusqu'à 2 mètres), d'un magnifique vert, le boa arc-en-ciel, le boa&amp;nbsp;caoutchouc qui fait passer le bout de sa queue pour sa tête, le boa rosé et bien sûr l'anaconda, qui peut mesurer 10 mètres et peser 250 kg.&amp;nbsp;Chez les pythons, il y a notamment le python vert, qui resemble au boa émeraude,&amp;nbsp;mais aussi&amp;nbsp;le python indien (5 à 7 mètres) et&amp;nbsp;le python réticulé&amp;nbsp;(6 à 10 mètres). L'anaconda&amp;nbsp;et les très grands boas sont assez grands et forts pour étouffer des proies&amp;nbsp;importantes,&amp;nbsp;comme un âne (ou un homme...).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Revenons maintenant à notre bronze.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420886&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/00/2339855201.JPG&quot; alt=&quot;P1060415.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans leur incontournable &quot;Catalogue raisonné des sculptures de Barye&quot; (Gallimard), Messieurs Richarme et Poletti expliquent qu'en octobre 1838, le Muséum d'histoire naturelle de Paris (rappelons que le zoo de Vincennes n'existe pas encore) crée un reptilarium qui accueille en particulier deux pythons de Java. Quand on sait que nombre d'artistes, en particulier de sculpteurs, passaient de longs moments en ce lieu, il n'est pas étonnant que l'on voit apparaître à ce moment-là des scènes représentant de grands&amp;nbsp;serpents&amp;nbsp;étouffant leur proie, parfois jusqu'à l'exagération. Au remarquable musée Faure d'Aix-les-Bains, on peut admirer un superbe bronze d'Alfred Jacquemart (1824-1896) représentant un éland d'Afrique attaqué par un serpent. Je suis assez sceptique sur le réalisme de cette scène, l'éland, à peu près de la taille d'un cheval,&amp;nbsp;étant la plus grosse des&amp;nbsp;antilopes... Plus étonnant encore, de Barye, le &quot;Cavalier africain surpris par un serpent&quot;, que l'on peut voir au Louvre (aile Richelieu)&amp;nbsp;: le reptile fait allègrement le tour du cheval tombé à terre et est encore assez long pour saisir le cavalier à la gorge ! Ce serpent devait vraiment être un monstre... Peut-être un peu moins osé, on trouve encore chez Barye un &quot;Serpent python saisissant un gnou à la gorge&quot;. Pour mémoire, un gnou pèse quand même 200 à 250 kg. Je me demande si Barye n'aurait pas été tenté par un &quot;Eléphant d'Afrique avalé par un serpent&quot; ou par un &quot;Rhinocéros blanc étouffé par un serpent python&quot;...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420893&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/01/3436650929.JPG&quot; alt=&quot;P1060416.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les pythons ont donc beaucoup inspiré le très grand Antoine-Louis Barye (1795-1875) puisqu'on retrouve encore dans ses oeuvres un magnifique &quot;Python étouffant un crocodile&quot;, le saurien étant comme tordu de douleur entre les anneaux de serpent, et un &quot;Python enlaçant une gazelle&quot;. Toutes ces oeuvres datent des années 1840. Et enfin, n'oublions pas le très fameux &quot;Lion au serpent&quot;, mais cette fois, le reptile est de petite taille et le fauve semble surtout attentif à éviter la morsure probablemnt venimeuse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &quot;Python avalant une biche&quot; a été créé en 1840 dans sa première version, qui comporte une terrasse (un socle) ovale et presque lisse. La version de Monsieur A. est la seconde, où la terrasse est beaucoup plus naturaliste. Il y a également quelques petites différences dans le placement des animaux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420901&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/1944559568.JPG&quot; alt=&quot;P1060418.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les dimensions du bronze de notre internaute sont les suivantes : 34,7 cm de long, 12,1 cm de large. Ce sont bien, à 1 ou 2 mm près - ce qui n'est pas grave - les mesures &quot;officielles&quot; mentionnées dans le catalogue raisonné. Nous observons sur le socle la marque du fondeur : .F.BARBEDIENNE.Fondeur., exactement avec cette calligraphie. Or, MM.Richarme et Poletti nous apprennent que cette signature était utilisée &quot;&lt;em&gt;au tournant du XIXème et du XXème siècle&lt;/em&gt;&quot;. Le dessous du socle, avec ses deux barres, est mentionné comme &quot;&lt;em&gt;caractéristique d'une fonte de F.Barbedienne vers 1880&lt;/em&gt;&quot;. Et pour ce modèle, les auteurs écrivent que &quot;&lt;em&gt;la réalité de son édition est constitué par le tirage posthume de F.Barbedienne qui est [...] l'un des moins importants de la collection&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420906&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/4167274255.JPG&quot; alt=&quot;P1060421.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420910&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/01/3217290719.JPG&quot; alt=&quot;P1060422.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Arrêtons-nous maintenant sur la qualité non de la fonte mais de la sculpture elle-même. Pour modeler un serpent, n'importe qui penserait à fabriquer simplement un long boudin de terre ou de cire, ce qui ressemblerait aussi bien à un ver de terre. La très grande habileté de Barye est de parvenir à faire deviner les muscles extraordinairement puissants du reptile : son corps n'est absolument pas cylindrique. Les détails sont admirables : la peau distendue de la machoire inférieure du python qui commence à avaler la biche, le haut de la tête du serpent caché par les anneaux, et surtout cette impression que donnent les serpents d'être des&amp;nbsp;bêtes froides et&amp;nbsp;implacables, sans aucune pitié pour la beauté de la biche dont les yeux ouverts montrent encore l'effroi dans lequel elle a succombé. S'y mêle sans doute également une sorte d'épouvante face à la manière dont les serpents dévorent leurs proies : en les avalant intégralement, sans les déchirer comme le ferait un fauve à l'aide de ses crocs et de ses griffes. L'avalement de la bête quasi-intacte&amp;nbsp;semble contre-nature, tant pour la victime que pour le serpent.&amp;nbsp;Il s'agit évidemment d'anthropomorphisme mais c'est un des ressorts importants de la sculpture animalière&amp;nbsp;romantique du XIXème siècle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420918&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/1317516896.JPG&quot; alt=&quot;P1060419.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La peau du serpent est parfaitement traitée elle aussi. S'écartant radicalement de l'idée de reproduire chacune des écailles - comme on peut le voir par exemple au Louvre, d'un autre sculpteur,&amp;nbsp;dans une monumentale lutte d'Hercule et du serpent, qui a l'air d'une pomme de pin... - l'artiste a opté pour de simples croisillons sur la peau. Mais finalement pas si simples que cela car ils sont impeccablement dessinés - prouesse également du fondeur - et disposés dans le sens du corps du serpent. Là où la peau est distendue, les croisillons sont larges, tandis que là où le serpent replie ses anneaux, ils sont plus serrés. Enfin, admirons les plis formés par la peau, saisissants de vérité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420914&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/232991183.JPG&quot; alt=&quot;P1060425.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est donc une superbe pièce que possède Monsieur A., qui plus est dans une très belle patine. Il me demande, enfin, ce que signifient les lettres AA et le numéro 43&amp;nbsp;gravés sous le socle. Eh bien je n'en sais rien ! S'agit-il d'une marque apposée par le fondeur ? Une galerie ? Un collectionneur ? Ces chiffres sont fréquents&amp;nbsp;mais je n'en connais pas la raison. Peut-être qu'un internaute avisé pourra nous renseigner...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3420922&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/2191776879.JPG&quot; alt=&quot;P1060423.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les modèles de Barye mettant en scène les serpents sont de nos jours très recherchés. Voici quelques exemples de résultat de vente :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Tout récemment à Paris, le 26 octobre 2011, lors de la vente de la collection Fabius par Sotheby's : adjugé 24750 Euros, mais il s'agissait certainement d'une pièce exceptionnelle, probablement de l'atelier Barye, donc qui ne peut servir de point de repère.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Deauville le 15 août 2011 : estimé entre 3500 et 4500 Euros mais invendu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- New York le 25 avril 2003 : adugé 6 570 US $&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Londres le 5 oct 2000 : adjugé 6500 GB £&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est difficile de juger de la pertinence des adjudications de Londres et New York sans précision sur la fonte (Barye ? Barbedienne ? autre ?). Quoiqu'il en soit, pour une fonte Barbedienne de bonne qualité comme c'est le cas ici,&amp;nbsp;je considère qu'une estimation raisonnable se situerait autour de 2500 à 3000 Euros.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Vous voulez faire estimer un bronze animalier ? Ecrivez-moi à &lt;a href=&quot;mailto:damiencolcombet@free.fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;damiencolcombet@free.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et envoyez-moi les dimensions et des photos très nettes de votre bronze (vue d'ensemble, signatures de l'artiste et du fondeur,&amp;nbsp;dessous du socle...).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>LA VALEUR D'UN BRONZE : DES DEMANDES D'AVIS PAR DIZAINES (2ème partie)</title>
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<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
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<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 20:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Suite de la 1ère partie)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mes réponses&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : je réponds à tous les mails, dans un délai de l'ordre de 2 semaines. Il arrive qu'il soit un peu plus long, notamment en été ou bien lorsque je reçois un grand nombre de demandes simultanées (parfois une dizaine par semaine). A l'inverse, je donne suite très rapidement lorsqu'on m'a soumis une pièce sans intérêt, une copie, ou au contraire une très belle pièce car alors je ne peux résister au plaisir d'en parler.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410020&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/00/4216534820.JPG&quot; alt=&quot;Bronze trophée de chasse 2.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je donne majoritairement un avis par mail mais pour certains bronzes intéressants, de grande qualité, d'un sculpteur dont je n'ai pas encore parlé ou au contraire pour une copie que j'utiliserai de façon pédagogique, mes commentaires prennent la forme d'une note sur ce blog. Vous trouverez à&amp;nbsp;droite la liste des notes ainsi rédigées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410042&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/00/1860349800.JPG&quot; alt=&quot;P1060468.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur le fond, je tiens à préciser qu'il serait sans doute prétentieux de parler d'expertise et, à dessein, je n'emploie jamais ce mot. Je partage simplement mes quelques connaissances issues d'une passion pour la sculpture animalière française, connaissances acquises grâce à la lecture de nombreux livres sur le sujet mais plus encore par l'examen attentif d'un très grand nombre de pièces. Pour dire les choses simplement, lorsqu'on a vu une fois une pièce authentique (bonne fonte ancienne), on en repère immédiatement les copies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour déterminer la rareté d'un bronze, il faut ensuite examiner sans relâche les catalogues de ventes aux enchères, les sites internet des maisons de vente, visiter les galeries, feuilleter chaque semaine La Gazette de Drouot...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410097&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/1803621473.JPG&quot; alt=&quot;P1040732.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De plus, je n'appelle pas mes avis &quot;expertises&quot; parce qu'en réalité rien ne remplace un examen réel de la pièce. Il faut l'avoir en main, en apprécier le poids, les petits indices (les marques de fondeur sont parfois minuscules), les défauts (trous, patine abimée), etc. L'un des pièges les plus courants vient du régule, cet alliage plus léger que le bronze et de moindre qualité. Un oeil exercé permet de repérer, même sur photo, que la ciselure est moins précise, les détails moins fins que sur un bronze, mais c'est parfois difficile sur certaines pièces, comme celles de Delabrierre par exemple, alors qu'en ayant la pièce en main, la distinction devient évidente notamment au poids beaucoup plus faible et au son creux que rend le régule.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410143&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/01/518724143.JPG&quot; alt=&quot;P1030502.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L'authenticité :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;c'est là une notion bien complexe dans le domaine des bronzes, qui ont toujours, à de très rares exceptions près, été tirés en plusieurs exemplaires. Un lecteur assidu de La Gazette de Drouot aura vite remarqué que &quot;L'Eléphant du Sénégal courant&quot;, &quot;Le Tigre et le gavial&quot; ou &quot;La Lionne de Tunis&quot; de Barye, ou encore &quot;L'Accolade&quot; de Pierre-Jules Mêne sont mis en vente, quelque part en France, presque chaque semaine. Je ne vais pas reprendre ici mes premières notes sur le sujet mais on peut les retrouver à cette adresse :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.damiencolcombet.com/archive/2006/05/index.html&quot;&gt;http://www.damiencolcombet.com/archive/2006/05/index.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est extrêment délicat d'annoncer à quelqu'un qui est fier de posséder ce qu'il croit être un beau bronze qu'il s'agit en fait d'une copie ou d'un surmoulage. Combien de fois ai-je été amené à expliquer, de visu ou par mail, que, certes, le bronze qui m'était montré était dans la famille depuis 40 ans ou qu'il avait été payé très cher, mais qu'hélas il avait une valeur quasi nulle, sauf à tromper un éventuel acheteur, ce qu'évidement je déconseille très vivement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410150&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/01/1415250574.JPG&quot; alt=&quot;P1030508.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La valeur du bronze :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;c'est dans presque tous les cas ce qui intéresse principalement les internautes qui m'écrivent, et c'est compréhensible. Bien entendu, il n'existe pas d'Argus des bronzes animaliers, donc cette valeur est toujours discutable. Généralement, au premier coup d'oeil, j'ai une idée assez précise de la valeur des pièces qui me sont proposées, et les recherches ultérieures la confirme souvent. Mais je dois avouer que j'ai parfois découvert avec stupeur des valeurs très élevées que je ne soupçonnais pas - comme par exemple Le Tournoi de Bacqué - ou bien à l'inverse des prix régulièrement observés en salle des ventes et selon moi trop faibles au regard de l'intérêt de la pièce. Mais il s'agit là d'exceptions.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;En donnant une valeur à un bronze, je précise fréquemment qu'il serait utile de la faire confirmer par un commissaire-priseur, qui aura la pièce en main. Je rappelle également de temps à autre qu'en salle des ventes, compte tenu des frais, le vendeur percevra au bout du compte entre 82% et 75% du prix d'adjudication tandis que l'acheteur payera 18% à 25% de frais supplémentaires. Un bronze adjugé au marteau 2000 Euros sera payé au total environ 2500 Euros par l'acheteur et le vendeur recevra environ 1600 Euros.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410181&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/3301713004.JPG&quot; alt=&quot;P1060024.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Une estimation n'est pas une garantie de vente à ce prix. Un bronze estimé 2000 Euros partira peut-être à seulement 1000 Euros s'il n'y a pas de prix de réserve et s'il est proposé dans une petite vente. A l'inverse, s'il se trouve dans la salle LE collectionneur qui rêve de ce bronze depuis longtemps ou bien &amp;nbsp;un visiteur occasionnel qui a un coup de coeur et les moyens financiers, ou encore si un marchand sait qu'il a déjà un acheteur pour cette pièce que son client recherche, le bronze peut être vendu beaucoup plus cher.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Les suites :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;presque toujours, je reçois un petit mail sympathique de réponse à mon avis. Certains m'informent, par exemple, qu'ils se doutaient que leur bronze était une copie mais qu'ils y sont tout de même attachés, ou bien au contraire qu'ils tombent des nues, croyant que la pièce en question n'avait aucune valeur. Je propose souvent quelques conseils aux internautes qui, suite à mon avis, envisagent de vendre leur bronze : je leur livre - gracieusement, je le précise bien - quelques coordonnées de bonnes galeries ou de commissaires priseurs experts en ce domaine. Je n'ai absolument aucun lien avec eux, d'aucune sorte : je ne suis pas &quot;apporteur d'affaires&quot;, je ne touche aucune commission sur les ventes ou achats.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Il m'est parfois arrivé de proposer à un internaute d'acheter son bronze mais toujours après avoir donné un avis très objectif sur la pièce. De plus, je recommande systématiquement de montrer d'abord le bronze à un commissaire priseur car je ne veux pas que le vendeur ait après coup le sentiment de s'être fait &quot;rouler&quot;. Ainsi, à deux ou trois reprises, j'ai acheté des bronzes sur lesquels j'avais donné mon avis et le vendeur n'a jamais fait une mauvaise affaire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410214&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/1407706450.JPG&quot; alt=&quot;Foch 6.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alors pourquoi tout ceci ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;On me recommande souvent de faire payer mes avis. Je ne le souhaite pas car, comme je l'écrivais plus haut, il ne s'agit pas à proprement parler d'expertise.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Les très nombreux mails reçus m'ont souvent permis de découvrir de magnifiques pièces, d'échanger avec des collectionneurs très intéressés par les bronzes animaliers, et, par mes recherches, ils sont pour moi l'occasion d'approfondir mes connaissances et mon sens de la valeur de ces bronzes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Ils me permettent également de faire découvrir, via mon site, mes propres créations et leur histoire, ce qui est très agréable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3410231&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/609400777.JPG&quot; alt=&quot;P1060462.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Si vous aussi, vous voulez me soumettre un bronze animalier, écrivez-moi à &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;damiencolcombet@free.fr&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et envoyez-moi les dimensions exactes de la pièce ainsi que quelques photos très nettes de l'ensemble du bronze, de la signature de l'artiste, le cas échéant de la marque du fondeur, et du dessous du socle.&lt;/p&gt;
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<title>LA VALEUR D'UN BRONZE : DES DEMANDES D'AVIS PAR DIZAINES (1ère partie)</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/01/29/des-demandes-d-avis-sur-les-bronzes-par-dizaines.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 19:19:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Voici presque deux ans (depuis mars 2009) que je reçois des demandes d'avis sur des bronzes, en nombre suffisant pour pouvoir dresser une sorte de petit bilan.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409654&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/3264550097.jpg&quot; alt=&quot;Dubucand vache 8.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Fréquence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: en moyenne deux demandes pas semaine, mais avec une période estivale beaucoup plus calme et, en hiver, parfois 5 ou 6 demandes par semaine. Bien que je précise qu'elles doivent être adressées par mail à damiencolcombet@free.fr, de nombreuses demandes sont postées en commentaires sur mon blog. D'une part, l'adresse mail du demandeur n'apparaît pas donc je ne peux répondre, d'autre part il n'y a pas de photos, pourtant indispensables à toute analyse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3409655&quot; style=&quot;margin-top: 0.2em; margin-bottom: 0.7em; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/1549602292.jpg&quot; alt=&quot;Cartier 4.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qualité des demandes reçues&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; : elle est extrêmement variable. Dans les meilleurs cas, heureusement fréquents, je reçois bien :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Au moins une photo d'ensemble,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une photo de la signature de l'artiste,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une photo de la marque du fondeur, lorsqu'elle est présente,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une photo du dessous du socle&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les dimensions exactes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;et surtout les photos sont nettes. Il est quasiment impossible de donner un avis pertinent sur la base de photos floues.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409660&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/00/3585591690.JPG&quot; alt=&quot;P1030512.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Malheureusement, je reçois beaucoup de demandes de ce style, sans photo jointe ni autre précision :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&quot;J'ai un bronze signé Barye. Quelle est sa valeur ?&quot;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&quot;Je possède un grand lion en bronze. Il pèse 5 kg. Combien vaut-il ?&quot;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&quot;Combien puis-je vendre un cheval de Mêne ?&quot;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&quot;J'ai un lion marqué Barye de 30 cm de haut à peu près. Selon vous, est-il authentique ?&quot;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Comment répondre à ces mails ? C'est comme si l'on demandait d'estimer une voiture en donnant uniquement sa marque. Je suis à chaque fois tenté de répondre ironiquement &quot;Un certain prix !&quot;, ce que je ne fais pas car je crois qu'en réalité leurs auteurs ignorent souvent qu'il existe de très nombreux &quot;faux&quot; bronzes (mauvais retirages, copies, surmoulages...) et que chaque modèle a été édité en plusieurs exemplaires, parfois très nombreux.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409702&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/3346036921.JPG&quot; alt=&quot;P1060031.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De même, une photo floue n'est d'aucune utilité : tout au plus parvient-on à identifier le modèle, mais la différence entre une &quot;bonne&quot; pièce et une copie se reconnaissant aux petits détails, à la ciselure, à la précision des accessoires, comment y parvenir sur la base d'une photo floue ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409663&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/01/916762339.JPG&quot; alt=&quot;P1030997.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les modèles reçus&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; : Barye père (Antoine-Louis) arrive en tête, de très loin, mais d'autres sculpteurs reviennent régulièrement : Frémiet, Isidore Bonheur, Mêne, Delabrierre, ou encore Gaston d'Illiers, Moigniez... J'ai découvert certains artistes que je ne connaissais absolument pas, comme Bacqué par exemple (cf. note sur &quot;Le Tournoi&quot;) ou Demay. De temps à autres, me sont présentés des sujets que je ne me hasarde pas à commenter car ils sortent du domaine des bronzes animaliers français des XIXème et XXème siècles : des personnages, des bronzes asiatiques (dont l'éléphant attaqué par des tigres, que l'on me propose souvent).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409664&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/3035904306.JPG&quot; alt=&quot;P1030998.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Environ 50% des photos reçues concernent hélas des bronzes de peu de valeur : modèles non signés, sans grand intérêt esthétique, copies, surmoulages. Parmi les 50% restant, on retrouve fréquemment, de Barye, les panthères de l'Inde et de Tunis et différents cerfs, ou de Mêne les chevaux Ibrahim et Djinn, et, encore plus courants, ses différents modèles de lévriers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;(A suivre)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>BONNE ANNEE 2012 !</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/01/05/bonne-annee-2012.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 22:43:25 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;A tous les passionnés d'art animalier, aux amateurs de sculpture, aux amoureux de la nature, aux collectionneurs, et à tous les autres, je souhaite une&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;EXCELLENTE ANNEE 2012 !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3371479&quot; style=&quot;margin-top: 0.2em; margin-right: 1.4em; margin-bottom: 0.7em; margin-left: 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/264276849.jpg&quot; alt=&quot;Voeux sculptures 2012.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>&quot;LA VACHE LAITIÈRE&quot; : LE FILM</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2011/12/14/la-vache-laitiere-le-film.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 22:12:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Combien de fois ai-je entendu ces questions :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Travaillez-vous avec des photos ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Depuis quand faites-vous cela ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Où trouvez-vous vos modèles ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Combien de temps mettez-vous pour modeler un animal ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Comment passe-t-on de la terre au bronze ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Que veut dire &quot;fonte à la cire perdue&quot; ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;et tant d'autres ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3341612&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/1882145582.JPG&quot; alt=&quot;P1020393.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si vous aussi, vous vous posez ces questions, vous aurez toutes les réponses en regardant le petit film visible avec le lien internet ci-dessous :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a style=&quot;font: bold 18px arial, sans-serif; color: #2786c2; text-decoration: none;&quot; href=&quot;http://vimeo.com/33449856&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://vimeo.com/33449856&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il a été réalisé par Monsieur Jean-Dominique NOGIER, qui a passé plusieurs heures dans mon atelier et s'est rendu à la fonderie Barthélémy Art à Crest, que je remercie de sa collaboration.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le film dure environ&amp;nbsp;25 minutes.&lt;/p&gt;
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<title>LE CHEVAL ECORCHE : suite</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2011/12/14/le-cheval-ecorche-suite.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 21:35:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Hasard ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;heval écorché&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot; d'Isidore Bonheur, ci-dessous commenté, était présenté ce mercredi après-midi en salle des ventes à Paris (Europ Auction). Il était annoncé dans le catalogue à 1000-1200 Euros.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans beaucoup d'illusions - mais on ne sait jamais... - j'ai demandé à être appelé pour enchérir. Je me doutais bien que cette estimation étonnamment basse allait être dépassée. Mais ce cheval allait-il atteindre l'estimation d'environ 6500 Euros que je donnais dans ma note ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bronze est finalement parti à 2700 Euros, ce qui fait environ 3400 Euros frais inclus (25%). Ce n'est pas moi qui l'ai emporté car ce prix dépasse largement mes possibilités, mais l'acheteur a certainement fait une excellente affaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nul doute qu'il pourrait le revendre sensiblement plus cher, même en déduisant les frais acheteurs qu'il aurait alors à supporter, en le proposant, comme je le recommandais, à une vente spécialisé, à Deauville ou Saumur par exemple.&lt;/p&gt;
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<title>LA VALEUR D'UN BRONZE (30) : ECORCHE (CHEVAL) DE ISIDORE BONHEUR</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2011/12/04/la-valeur-d-un-bronze-30-ecorche-cheval-de-isidore-bonheur.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 20:35:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Monsieur Gilbert M. nous donne l'occasion de voir ici une pièce très étonnante mais absolument remarquable : &lt;strong&gt;l'Ecorché de cheval&lt;/strong&gt;, du sculpteur Isidore Bonheur.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325835&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/1331744998.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&quot;&lt;strong&gt;Ecorché&lt;/strong&gt; : n.m. &lt;em&gt;Beaux-Arts.&lt;/em&gt; Statue ou dessin représentant un homme ou un animal dépouillé de sa peau pour l'étude&quot; in Le Petit Larousse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n'exposerai pas à nouveau la vie incroyable de la famille Bonheur, en particulier pas celle, fort discrète apparemment, de celui que sa soeur Rosa appelait &quot;Mon vieux Dodore&quot; et qui, pour l'anecdote,&amp;nbsp;était notamment&amp;nbsp;chargé par elle de&amp;nbsp;descendre et remonter chaque jour dans l'appartement une brebis domestiquée, comme on le ferait aujourd'hui pour un chien.&amp;nbsp;Si vous voulez en savoir plus sur cette lignée d'artistes, il faut&amp;nbsp;vous reporter à ma note relative à l'excellent &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Rosa Bonheur&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot; de Marie Borin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.damiencolcombet.com/archive/2011/06/index.html&quot;&gt;http://www.damiencolcombet.com/archive/2011/06/index.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325844&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/01/146844214.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Isidore Bonheur, qui savait tout modeler ou presque -&amp;nbsp;ce qui le rapproche un peu de Frémiet -&amp;nbsp;est particulièrement connu pour ses chevaux, toujours magnifiques. Ils atteignent d'ailleurs souvent&amp;nbsp;des sommets en ventes publiques. A titre d'exemple parmi les touts derniers résultats : &quot;&lt;em&gt;Le Grand Jockey&lt;/em&gt;&quot; (longueur : 75 cm) a été adjugé à près de 11 000 Euros frais inclus à New York le 19 octobre dernier. Mais à mon sens ses plus belles pièces sont ses magnifiques étalons ni montés ni même sellés, statiques mais pleins d'élégance et de puissance, comme ce grand pur-sang (longueur : 49 cm) adjugé à près de 8500 Euros frais inclus par Christie's à Londres&amp;nbsp;le 8 mai&amp;nbsp;2009.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325847&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/899711878.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour réaliser de telles merveilles, Isidore avait forcément une excellente connaissance de l'anatomie des équidés. Etait-elle essentiellement livresque ? Allait-il plutôt&amp;nbsp;réaliser des observations&amp;nbsp;aux abattoirs ? On peut le penser car sa soeur s'y rendait, ce qui justifia sa demande d'autorisation à la Préfecture de pouvoir &quot;s'habiller en homme&quot;, autrement dit de pouvoir mettre un pantalon, pour des raisons de discrétion vis-à-vis de la population très masculine de ces lieux&amp;nbsp;et par commodité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325849&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/2273337238.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 4.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Isidore a donc réalisé cet écorché étonnant. A vrai dire, c'est un écorché partiel, mais on y reconnaît tous les muscles et même les tendons et, par endroit,&amp;nbsp;les veines.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Isidore Bonheur n'est pas le seul à s'être attaqué à ce sujet : parmi d'autres, citons Géricault (1791-1824), avec qui Barye assista à la dissection d'animaux sauvages au Jardin des plantes, et qui modela lui aussi un Ecorché de cheval. Isidore Bonheur a peut-être été inspiré par les incroyables pièces anatomiques de Honoré Fragonard (1732-1799)&amp;nbsp;cousin du peintre Jean Honoré Fragonard,&amp;nbsp;en particulier de son &quot;Ecorché d'un cheval et de son cavalier&quot;. Il s'agit là de réalisations à la limite de la médecine et de l'art par les attitudes dramatiques intentionnellement donées aux sujets. Pour en savoir plus, reportez-vous par exemple à Wikipedia :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9_Fragonard&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9_Fragonard&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus près de nous et bien postérieur à I.Bonheur, André Arbus a&amp;nbsp;réalisé en 1972 un Ecorché de cheval visible à Villeneuve d'Ascq, mais dans un style beaucoup plus moderne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325852&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/3135272486.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 5.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est extrêmement difficile de donner une estimation pour une telle pièce, aussi atypique. Le thème peut radicalement rebuter certains collectionneurs&amp;nbsp;ou au contraire ravir des passionnés d'équitation. Lorsque je donne des estimations, je le fais de manière intuitive, d'après mon expérience, puis je fais quelques recherches de résultats de vente pour les vérifier. Cette fois, j'ai dû directement faire ces recherches, même si l'un de mes critères a priori, finalement&amp;nbsp;assez&amp;nbsp;pertinent dans la majorité des cas (&quot;est-ce que j'aimerais posséder cette pièce ?&quot;), était très favorable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325854&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/4248833270.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 6.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je suis tombé sur deux résultats intéressants car ils donnent des chiffres élevés bien que les deux ventes soient très différentes : l'une à Londres en 1998, l'autre à Deauville en août 2011. Notre Ecorché a été adjugé à l'équivalent de 10 500 Euros dans le premier cas et à 6500 Euros dans le second. Je pense que ce sujet, assez grand (36 cm de long) devrait pouvoir renouveler le chiffre de Deauville, soit 6 500 Euros, dans une belle vente sur le thème animalier ou, mieux, de l'équitation (Deauville, Saumur ou autre).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325855&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/3223332166.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 7.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La présence de la marque du fondeur Peyrol, mari de Juliette Bonheur et donc beau-frère de Rosa et Isidore, est un facteur certain de valorisation d'un bronze de ce type&amp;nbsp;mais notre internaute n'en parle pas. On la trouve généralement sur la tranche de la terrasse - le socle - où il est simplementé écrit en tout petit : &quot;PEYROL&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325857&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/1114682007.jpg&quot; alt=&quot;Isidore Bonheur Ecorché 8.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un dernier point : sur les premières photos envoyées par&amp;nbsp;M.Gilbert M., le bronze présentait de curieuses traces blanches dans les creux. Etait-ce du plâtre ? Difficile de le dire sur photo. Monsieur M. a finalement nettoyé son bronze -&amp;nbsp;ce qui se fait très simplement avec un peu de savon à l'eau tiède, puis il faut le cirer -&amp;nbsp;et le blanc&amp;nbsp;a disparu : il s'agissait d'anciennes traces de savon mal rincées !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Vous avez un bronze animalier et vous souhaitez en savoir plus sur son auteur, son histoire, sa valeur ? Envoyez-moi quelques photos très nettes (vue d'ensemble, signature, marque éventuelle de fondeur, dessous du socle) à &lt;a href=&quot;mailto:damiencolcombet@free.fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;damiencolcombet@free.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Il est impossible de fournir un avis sans photo nette.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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