<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://www.damiencolcombet.com/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Damien COLCOMBET Sculpteur animalier</title>
<description>Damien COLCOMBET Sculpteur animalier</description>
<link>http://www.damiencolcombet.com/</link>
<lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 20:32:30 +0200</lastBuildDate>
<generator>Hautetfort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/05/10/nouvelle-creation-l-elephant-d-asie-marchant.html</guid>
<title>NOUVELLE CREATION : L'ELEPHANT D'ASIE EN MARCHE</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/05/10/nouvelle-creation-l-elephant-d-asie-marchant.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<category>Art</category>
<pubDate>Mon, 21 May 2012 20:27:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Voici une nouvelle petite (10 cm de haut) création, encore en terre : un éléphant indien en marche.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3584987&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/2229538314.jpg&quot; alt=&quot;P1060968 recadrée.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Comme souvent après une période de quelques semaines sans sculpture, j'ai choisi de réapprendre à modeler la glaise avec un sujet &quot;facile&quot;, que je connais bien. Du moins le croyais-je. Car il m'a finalement donné beaucoup de mal, cet éléphant !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Les différentes phases ont été l'illustration parfaite des étapes habituelles : l'appréhension avant de commencer, les doutes lorsque les premières formes encore très ébauchées apparaissent, un peu de crainte mêlée de joie quand l'animal commence à ressembler à quelque chose mais que rien n'est encore gagné, l'enthousiasme quand on sent qu'il sera réussi, une immense satisfaction lorsqu'on y met ce qu'on croit être la dernière touche, puis la désillusion quelques jours plus tard, alors qu'on a pris du recul par rapport à sa pièce et que les défauts sont criants.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Commence à ce moment-là une phase très pénible, où l'on retravaille très, très longuement ce que l'on pensait terminé, qui ressemble presque à ce qu'on l'on voulait faire mais ne donne pas satisfaction. C'est un éléphant mais il ne ressemble pas à l'éléphant que l'on voulait faire, et l'on ne sait pourquoi : sont-ce les pattes ? la tête ? la trompe ? le dos ? Cela tient parfois à un détail : un oeil à reculer de quelques millimètres, une oreille à raccourcir, un ongle à raboter... Malheur à soi quand on s'y remet à 21h : on y passe la nuit ! Pour mes dernières pièces (buffle, lionne, éléphant), j'y ai ajouté une difficulté : je ne travaille plus avec des photos mais entièrement de mémoire. Cela me donne plus de liberté mais m'oblige à tenter des améliorations parfois erronées : je creuse le dos puis finalement remet de la terre pour combler ce que je viens d'enlever, j'allonge une oreille avant de la diminuer...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;De plus, un petit sujet est plus facile, au début du modelage, qu'une grande pièce, mais pour les finitions, c'est l'inverse : quand on a les doigts plus gros que les pattes du pachyderme, il faut beaucoup de patience et de précision.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Plus on travaille et on manipule longtemps une pièce, plus on risque un geste maladroit. Il est vraiment désolant de casser la queue, la trompe, l'oreille sur un sujet presque terminé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;J'ai pris en photo ce fichu éléphant lors de ces dernières étapes, précisément alors que je le pensais terminé. Voici les changements intervenus. NB : mon appareil photo a tendance à déformer un peu les proportions, ce qui complique encore les choses. Une patte en réalité assez fine peut paraître étrangement épaisse sur le cliché.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3584985&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/1364484543.JPG&quot; alt=&quot;P1060924.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Les défauts qui sont apparus au stade ci-dessus sont les suivants : la croupe est trop arrondie, le bas des pattes postérieures est trop épais, les pattes antérieures sont trop rectilignes, le dos n'est pas assez creusé, la bouche doit être davantage remplie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3584983&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/3127749394.2.JPG&quot; alt=&quot;P1060945.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Ces améliorations faites, il apparaît ci-dessus que le devant de la trompe, dans sa partie haute, est trop bombée, que l'arcade sourciliaire est trop prononcée, que les pattes postérieures sont encore trop épaisses et que les ongles sont trop longs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3588360&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/1560185076.jpg&quot; alt=&quot;P1060971 recadrée.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;La version ci-dessus aurait dû être définitive, mais 3 jours après les précédentes modifications, il y avait encore quelque chose d'anormal sur l'épaule. Je me suis aperçu qu'elle était trop marquée, trop oblique. Il a donc encore fallu la retravailler. Avant d'arriver à ce qui est enfin, je crois, la version finale, ci-dessous... Il y a un moment où il faut se résoudre à arrêter là les travaux. La perfection n'est pas encore atteinte et c'est pour cela que les sculpteurs n'aiment pas, en général, garder leurs pièces chez eux car ils voient tout ce qu'il faudrait encore faire... Comme toujours, la queue sera affinée seulement lorsque l'animal sera en bronze car sur le modèle en terre, cela risquerait de la casser.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3588358&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/3875774097.JPG&quot; alt=&quot;P1070013.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Et pour finir, une photo du bain des éléphants au beau zoo de Romanèche-Thorins (Touroparc), près de Macon.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3584954&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/1413341907.jpg&quot; alt=&quot;IMG00191.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Pour suivre l'actualité de ce site, inscrivez-vous à la &quot;Newsletter&quot; en saisissant votre adresse mail en haut à droite de cette page. Je n'envoie jamais plus d'une newsletter par semaine.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/05/04/les-musees-de-toulouse-2-sculptures.html</guid>
<title>LES MUSEES DE TOULOUSE (2) : SCULPTURES</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/05/04/les-musees-de-toulouse-2-sculptures.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<category>Art</category>
<pubDate>Tue, 15 May 2012 20:35:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Après les peintures (cf. ci-dessous la note n°1), les musées de Toulouse abritent aussi de magnifiques sculptures. Voici par exemple celles du Musée des Augustins.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567725&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/44289227.JPG&quot; alt=&quot;P1060820.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Notre-Dame de Grasse (Anonyme français - Vers 1450)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567726&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/1157871131.JPG&quot; alt=&quot;P1060823.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Ci-dessus un des huit personnages en terre cuite provenant de St-Sernin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567728&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/02/4146293259.JPG&quot; alt=&quot;P1060824.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Quelle expression superbe sur ce buste ancien !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567729&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/852723466.JPG&quot; alt=&quot;P1060828.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Le Musée des Augustins présente également de belles sculptures du XIXème siècle, dont un Barye malheureusement trop peu mis en valeur (&quot;Charles VI effrayé dans la forêt du Mans&quot;). Ci-dessus, le très émouvant &quot;Le retour&quot; d'Auguste Seysses)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567732&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/263433914.JPG&quot; alt=&quot;P1060829.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;Le cauchemar&quot;d'Eugène Thiviers.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567733&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/02/3388940142.JPG&quot; alt=&quot;P1060830.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Immense, très spectaculaire, &quot;Le Cardinal La Vigerie&quot; d'Alexandre Falguière.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567735&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/3281503413.JPG&quot; alt=&quot;P1060813.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Bien qu'il ne s'agisse pas d'une sculpture, je ne résiste pas au plaisir de montrer ici la voute de l'église des Jacobins, surnommée - on comprend pourquoi - &quot;le palmier&quot;.&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/23/les-musees-de-toulouse.html</guid>
<title>LES MUSEES DE TOULOUSE (1) : PEINTURES</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/23/les-musees-de-toulouse.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<category>Art</category>
<pubDate>Wed, 09 May 2012 20:34:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;A la suite&amp;nbsp;d'un voyage à Toulouse via Montpellier, je vous livre quelques photos prises dans les magnifiques musées et à l'hôtel de ville de Toulouse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En admirant ces immenses tableaux et plafonds peints, j'ai réalisé à nouveau à quel point la peinture XIXème et début XXème, que l'on a trop vite qualifiée, avec beaucoup de condescendance, de &quot;pompière&quot; avait de charme. J'aime ces grandes épopées, celles de Gérôme, de Jean-Paul Laurens, celles des orientalistes du Musée d'Orsay, les scènes parfois dionysiaques, pleine de vie, de joies et de folies, qui frisent même le comique tant elles sont exagérées. Elles incitent à l'optimisme et aux réjouissances. Au moins ces peintres savaient-ils dessiner !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En voici quelques exemples, issus presque tous de la &quot;Galerie des illustres&quot; de l'Hôtel de ville de la place du Capitole. Elles ont été réalisées par Jean-Paul Laurens et ses fils Pierre et Paul-Albert, par René Ravault, Paul-Jean Gervais, Benjamin Constant, Henri Rachou, Rixens...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567702&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/1456259985.JPG&quot; alt=&quot;P1060795.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;L'île de Cythère&quot; (J.-P. Gervais)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567703&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/292337985.JPG&quot; alt=&quot;P1060796.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567704&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/739021041.JPG&quot; alt=&quot;P1060797.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Les deux tableaux ci-dessus font partie d'une série de J.-P. Gervais : &quot;L'amour à 20 ans, à 40 ans, à 60 ans&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567706&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/02/2925266720.JPG&quot; alt=&quot;P1060798.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;L'été&quot;, immense, l'un des dix tableaux d'Henri Martin que l'on peut admirer également à l'Hôtel de ville.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567708&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/00/1913341040.JPG&quot; alt=&quot;P1060801.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;La défense de Toulouse contre Simon de Montfort&quot; (J.P. Laurens)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567709&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/3136015104.JPG&quot; alt=&quot;P1060804.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Une vue du plafond de la salle des mariages.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567712&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/3224082528.JPG&quot; alt=&quot;P1060806.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Il est difficile de croire que ces peintres n'ont pas ri en peignant autant de chair rose, de fesses, de jeunes femmes nues finalement peu gênées de se montrer ainsi à des gentilhommes bien habillés faisant semblant d'ignorer la nudité de ces - plus ou moins - jeunes femmes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567713&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/01/2132485633.JPG&quot; alt=&quot;P1060808.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567718&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/3237168784.JPG&quot; alt=&quot;P1060808 ZOOM.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;De magnifiques ailes, toujours au plafond de la &quot;salle des illustres&quot;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567715&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/01/2218245733.JPG&quot; alt=&quot;P1060810.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;La séance solennelle des Jeux Floraux&quot; (J.-P. Laurens) : le poète lit ses vers face aux troubadours.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Ci-dessous, un tableau présenté au musée des Augustins : &quot;La folie de Titiana&quot;, de P.-L.Gervais. Dans Les Metamorphoses, d'Ovide, les soeurs des Titans sont appelées Titianas. Dans une pièce de Shakespeare,&amp;nbsp;Titiana est frappée par un sort et s'endort. A son réveil, elle tombe amoureuse du premier venu, qui se trouve être un homme à tête d'âne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567720&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/3007269902.JPG&quot; alt=&quot;P1060832.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3567721&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/1312010328.JPG&quot; alt=&quot;P1060832 ZOOM.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/23/la-hyene-en-bronze.html</guid>
<title>LA HYENE EN BRONZE</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/23/la-hyene-en-bronze.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<category>Art</category>
<pubDate>Wed, 02 May 2012 20:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Voici quelques photos de la hyène en bronze, dont j'avais présenté ici l'exemplaire en terre. Sur un petit socle rectangulaire, elle semble narguer celui qui la regarde, et l'on voit près d'elle un grand os et un crâne d'antilope.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est un petit sujet, qui ne mesure que 10,5 cm de haut.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3561952&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/01/1602109193.JPG&quot; alt=&quot;P1060879.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3561957&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/3835204989.JPG&quot; alt=&quot;P1060883.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici également un autre bronze : une version du rhinocéros et son petit, légèrement différente des précédentes ; cette fois, le petit est derrière la mère.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3561959&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/2471011436.JPG&quot; alt=&quot;P1060888.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3561964&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/02/312766312.JPG&quot; alt=&quot;P1060892.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On peut voir davantage de photos de ces deux bronzes dans les albums photos, à droite de cette page.&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/27/vol-de-cornes-de-rhinoceros.html</guid>
<title>VOL DE CORNES DE RHINOCEROS</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/27/vol-de-cornes-de-rhinoceros.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 20:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Le quotidien Le Monde consacre une page entière de son numéro daté du vendredi 6 avril 2012 au trafic de cornes de rhinocéros.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&quot;Si un jour je devais me reconvertir, plaisante un enquêteur, je ne me lancerais pas dans le braquage des banques mais dans le trafic despèces ou de pesticides. Car je gagnerais autant d'argent en prenant moins de risque et en encourant des peines plus faibles&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les trafiquants ont visiblement compris cela depuis longtemps. La demande asiatique en pharmacopée à base de corne de rhino ou yemenite en poignard à manche en corne a explosé depuis quelques années, ce qui conduit les gardes de parcs africains et les propriétaires de réserves de chasse sud-africaines à surveiller jour et nuit leurs animaux voire à leur couper les cornes après les avoir endormis.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jusque là, hélas, rien de bien nouveau. Mais Le Monde explique que le phénomène de la &quot;mafia du rhino&quot; s'est tellement étendu que trois cibles inattendues ont été identifiées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'article du journal commence en effet par ces lignes :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&quot;Cette nuit, comme toutes les nuits depuis l'automne 2011, Brigitte, Dalila et Easy Boy, les trois vieux rhinocéros de Thoiry (Yvelines) dormiront sous les toits, dans un enclos surveillé&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Eh oui, l'appât du gain peut être si fort que certains n'hésiteraient pas à abattre les rhinocéros de zoos pour leur voler leurs cornes...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Deuxième cible : les salles des ventes. Les cornes de rhino qui sont parfois proposées sont toujours anciennes et pourvues du certificat CITES qui atteste que la vente peut être faite en toute légalité. Mais récemment, une salle des ventes annonçait qu'elle pouvait montrer des photos de ces cornes mais qu'elles ne seraient pas exposées par crainte de vol. Un kilo de corne se vendrait plusieurs dizaines de milliers d'Euros.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Divers gangs, dont un composé de gens du voyage d'origine celte, sévissant en France, Irlande, Royaume-Uni, etc. ont été arrêtés. Des pistes pour mettre fin au massacre, tel l'élevage de rhinocéros, dont la corne pousse d'environ 1 cm par an, sont évoquées. Mais la seule façon de mettre fin à ce trafic, qui entraîne en Afrique du Sud l'abattage illégale d'environ 2 rhino par jour, est de tarir le besoin de consommation, ce qui est difficile tant la croyance dans les vertus de ce qui n'est finalement qu'un agglomérat de kératine, comme les ongles et les cheveux, est ancrée dans les esprits en Asie. D'autant plus que certaines déclarations ont eu un grand retentissement : ainsi d'un homme politique vietnamien qui a déclaré en 2009 avoir été guéri d'un cancer généralisé grâce à des décoctions de poudre de rhino...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Troisième cible des voleurs, encore plus inattendue : les musées. Les rhino naturalisés se font en effet dérober leurs cornes. A tel point que les Conservateurs remplacent préventivement les appendices de leurs pensionnaires par des imitations plus ou moins bien faites. Celles du Muséum d'histoire naturelle de Paris sont paraît-il de vraies oeuvres d'art, confondantes de ressemblance.&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/04/la-vie-de-fremiet-2.html</guid>
<title>LA VIE DE FREMIET (2)</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/04/la-vie-de-fremiet-2.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<category>Art</category>
<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 20:39:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Suite de la note ci-dessous &quot;La vie de Frémiet (1)&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Il serait trop long de retracer ici toutes les étapes de la vie d'Emmanuel Frémiet (1824-1910). La précédente note retrace son enfance : je m'attacherai simplement ici à quelques épisodes remarquables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Deux oeuvres majeures de Frémiet marquèrent les esprits du XIXème et constituèrent des étapes importantes dans la carrière du sculpteur : Le combat de l'ours et de l'homme, et Le gorille femelle emportant une négresse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;La première scène fut travaillée et retravaillée encore, changeant parfois de nom. On en connaît une version sous le nom du Dénicheur d'ourson. La première version date de 1850 (Frémiet a alors 26 ans) et il y en eut 6 autres ! Parfois le chasseur est déjà mort entre les bras colossaux du fauve, parfois il lutte encore ; les oursons sont soit vivants et cachés derrière leur mère, soit tués et pendent à la ceinture de l'homme. Cette oeuvre connut un succès considérable et valut une deuxième Médaille au sculpteur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3523617&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/02/707503526.jpg&quot; alt=&quot;IMG00167.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le combat du gorille et de la femme fut également réalisé en plusieurs versions. Dans la première, réalisée en 1859, le singe - qui semble être un curieux croisement de gorille et de chimpanzé - s'enfuit en courant, tenant par la taille le corps d'une femme inanimée ou morte dont les pieds traînent par terre. Cette oeuvre fit scandale car on y vit l'expression de fantasmes inavouables sur les rapports entre femme et singe (une femelle pourtant). Théophile Gauthier prit farouchement parti pour le sculpteur. La pièce, soumise au Salon, fut refusée et faillit être retournée à l'auteur. Le comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts et protecteur de Frémiet, obtint qu'elle soit simplement dissimulée derrière un rideau, dans un débarras. Mais la foule la chercha et souleva le rideau !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Nadar, ami de l'artiste, se moqua du jury en décrivant ainsi le gorille : &quot;Il emporte dans les bois une petite dame pour la manger. M.Frémiet n'ayant pu dire à quelle sauce, le jury a saisi ce prétexte pour refuser cette oeuvre intéressante&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;A l'issue de cette exposition, le groupe en plâtre fut entreposé dans un des ateliers de Frémiet. L'auteur du livre raconte ce qui arriva à l'artiste :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&quot;Un matin, il trouva son oeuvre en miettes, brisée à coups de pioche. La veille, il avait eu une vive altercation avec des ouvriers travaillant dans le chantier voisin. La vengeance était évidente, mais Frémiet refusa de porter plainte, il vit là comme un avertissement, comme un signe que l'oeuvre n'était pas encore ce qu'elle devait être et qu'il fallait faire mieux.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Frémiet refit donc cette scène en 1887, mais cette fois le gorille est percé d'une flèche, il tient une pierre &amp;nbsp;dans sa main et la femme n'est pas inanimée : elle essaie de se défaire de la terrible emprise du singe. L'oeuvre fut accueillie avec enthousiasme et obtint la Médaille d'honneur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3523640&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/01/390827030.jpg&quot; alt=&quot;IMG00166.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Comme presque tous les artistes de son époque, Frémiet participa aux travaux du Louvre et réalisa également les Chevaux ailés du pont Alexandre III. Il avait pourtant une grande aversion pour les architectes, ce qu'illustre bien l'anecdote suivante : &quot;Se tournant un jour, à l'Institut, vers un de ses confrères qui plaisantait assez grossièrement, il lui dit mi-railleur mi-féroce : &quot;Alors, il ne vous suffit pas d'être architecte, il faut encore que vous soyez mal élevé ?..&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;C'est que Frémiet rêve de simplicité, de nudité autour de ses oeuvres, qui selon lui ne devraient pas se trouver enchâssées, étouffées par l'architecture environnante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Dans son ouvrage, Ph.Fauré-Frémiet évoque longuement une curieuse histoire qui rend parfaitement compte du souci du détail, du perfectionnisme de Frémiet et de sa volonté irrépressible d'être au service de l'art et de la nature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Frémiet reçut commande d'une grande Jeanne d'Arc, à placer à Paris. Il entame alors une réflexion autour de la sainte et de son cheval que l'auteur raconte à sa manière :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&quot;En chair ou en bronze, il s'agit d'une femme - d'une jeune fille - vraisemblablement de taille moyenne, juchée, en toute maîtrise, sur un cheval de bataille énorme. Le réel, sans nul effort romantique, offre un contraste d'épopée. Il est certain que le génie et la mission de Jeanne n'ont aucun rapport avec sa taille. Géante, elle étonnerait à contresens. Ce qui est admirable, c'est qu'elle fut une fille de simple apparrence et de taille ordinaire équilibrée au moral comme au physique. Voilà qui isole, purifie, glorifie, et son génie et son état d'illumination. Cette combattante, venue des champs, demande un cheval : &quot;Monseigneur, donnez-moi un cheval&quot; dit-elle à Baudricourt. Il serait surprenant que Baudricourt lui offrît un cheval de course. Le seul cheval qui vaille est celui qui peut, tour à tour, faire guerre et labour. Jeanne le connaît ; elle en fera son docile serviteur mieux que d'un exécrable cheval distingué, d'autant plus qu'elle a un pouvoir de domination extrardinaire sur toute force physique. Jeanne ira donc, frêle comme une femme, sur un grand cheval de combat. [...].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Or ses proportions de femme exigent que les pieds, jambes tendues - la selle d'arme est, relativement, assez haute - ne dépassent pas le ventre du cheval et demeurent au-dessus de son niveau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Frémiet tient également à faire de Jeanne ni une exaltée, ni une femme en prière. Pour lui, elle est habitée par sa vision mais elle en est au temps de l'action, dans la confiance. Il veut donc qu'elle ait l'air &quot;normale&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3524532&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/00/4109089826.JPG&quot; alt=&quot;P1060720.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Jeanne d'Arc est donc installée place des Pyramides en 1874. La princesse Mathilde félicite le sculpteur : &quot;Bravo, soyez satisfait de votre Jeanne d'Arc, les sots seuls la critiqueront.&quot; Hélas, les sots furent nombreux et se déchaînèrent... Selon eux, rien ne manifestant visiblement la mission de la Pucelle d'Orléans, ni sa haute stature, ni son air de piété ou de &quot;folie mystique&quot;, on en vint à déclarer que Frémiet avait bafoué l'héroïne nationale. On lui dit que sa Jeanne a l'air d'un gamin, ou même d'un gavroche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Tant et si bien que Frémiet en vient à douter : il se dit que la place où elle est installée manque de dégagement, que Jeanne d'Arc ne peut lui appartenir donc que son image doit être conforme à ce qu'en attendent les Parisiens, même s'ils ont tort. Le sculpteur décide alors de refaire une nouvelle Jeanne d'Arc, dont le corps passe de 1m73 à 1m96 et qui monte un cheval moins massif. On peut voir la maquette de la 1ère version au Musée d'Orsay : les différences sont assez subtiles !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Frémiet fait donc fondre la 2ème version et la donne à Nancy. Il voudrait remplacer la 1ère version par celle-ci mais ni l'Etat ni la Ville de Paris ne pourraient financer ce nouvel exemplaire. Une importante commande arrive alors des Etats-Unis : Frémiet la réalise et consacre l'argent ainsi gagné à faire fondre, à ses propres frais, un nouvel exemplaire de la 2ème version, ce qui dut représenter une somme colossale pour le pauvre artiste qui n'était pas riche. Il devient alors obsédé par la nécessité d'installer cette nouvelle Jeanne d'Arc à la place de l'ancienne, mais l'Administration s'opposerait à ces frais. Il la garde donc en réserve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Or, en 1900, lors du creusement du métro sous la rue de Rivoli, le sol s'effondre un peu et Jeanne d'Arc s'incline un peu. Il faut l'enlever d'urgence et consolider ses fondations. Huit jours plus tard, la statue est réinstallée, en patine dorée. Certains trouvent que cette nouvelle patine la changent un peu. Et pour cause : c'est la 2ème version qui, en toute discrétion, a été installée. La précédente est détruite. Frémiet ne veut pas que cela se sache et veut garder le secret jusqu'à sa mort. Mais en 1905, le pot aux roses sera découvert.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Quelle extraordinaire leçon d'humilité, de conscience professionnelle et artistique, de générosité !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3524540&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/3008087794.2.JPG&quot; alt=&quot;P1060723.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Je voudrais terminer ces deux notes par un extraordinaire témoignage de cet immense artiste. Philippe Fauré-Frémiet raconte que le 15 août 1910, 25 jours avant sa mort, alors que Frémiet a 86 ans, il se confie à ses proches :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&quot;Je crois en un Etre formidable, un Maître incompréhensible qui crée la Nature et règle ses lois comme il lui plaît. Or cet Etre, je L'ai senti, je L'ai touché, le L'ai prié toute ma vie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Quand je préparais ma première communion, à Saint-Eustache, je L'ai connu pour la première fois. J'étais à lui, je me demandais si j'aurais la force d'être un martyr... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;C'est dans ma quarantième année surout, dans mes plus terribles luttes pour faire mes grandes statues, que j'ai touché cet Etre. J'étais seul dans mon atelier avec le modèle, toute la journée, éperdu, tendu à me briser pour comprendre et saisir la nature. &lt;em&gt;Il&lt;/em&gt;&amp;nbsp;était là, &lt;em&gt;autour &lt;/em&gt;de moi. J'étais tremblant de ce &lt;em&gt;contact&lt;/em&gt;... Je travaillais sans relâche, cherchant la nuit, par la pensée, à m'élever encore pour l'oeuvre du jour, priant tous les matins et tous les soirs. Je Lui demandais la force de faire mon devoir, de ne pas faiblir dans mon labeur, de ne pas succomber entre tant d'épreuves. Souvent, je recevais des avis admirables. Une pensée me venait à laquelle &lt;em&gt;je sentais devoir obéir.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Récemment encore j'ai reçu encore plusieurs conseils. Toujours je l'ai prié...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Un soir dans mon atelier, j'appris soudain par une lettre d'un ami, qu'une de mes plus ferventes prières était exaucée : dans mon élan de reconnaissance, je me trouvai debout, la tête penchée, les bras en croix, étendus ; je murmurais ma foi entière. J'ai sculpté mon &lt;em&gt;Credo &lt;/em&gt;&amp;nbsp;en témoignage.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3524550&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/01/02/2359060138.jpg&quot; alt=&quot;Fremiet - Credo.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;En lisant ce magnifique texte, un parallèle s'établit aussitôt avec la foi de Rosa Bonheur telle qu'elle l'exprime très simplement elle-même (source : &quot;&lt;em&gt;Rosa Bonheur&amp;nbsp;- Une artiste à l'aube du féminisme&quot;&lt;/em&gt; - Marie Borin - Pygmalion - 2011 - 444 p. - Un livre remarquable qui balaie bien des idées reçues et des élucubrations hâtives sur la fascinante Rosa Bonheur - C'est LE livre à lire sur le sujet) :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&quot;Celui qui se sent ému devant la nature, toute la sagesse de Dieu, éprouve un sentiment de vraie religion. Je crois en la justice de Dieu, soit en ce monde, soit dans l'autre. L'Esprit Créateur n'a pas voulu qu'il nous fût donné avant la mort de connaître le secret de la vie. Il a tenu à nous laisser libres de la diriger chacun selon notre conscience. Nous ne pouvons rien affirmer sans orgueil déplacé ou imposture : l'Esprit Créateur ne peut être ni conçu, ni jugé par notre humanité.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Et Rosa formule de très belles prières, quoique parfois un peu curieuses, inspirées du Notre Père, du Credo ou d'autres :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&quot;Je crois en Dieu, le Père tout puissant, éternel, créateur de tout chose éternelle ; je crois en son Fils bien-aimé, le couple sauveur, Christ androgyne, unique sommet de transformation humaine, sublime manifestation de Dieu vivant qui est en tout ce qui est ; qui a été conçu dans le sein de la glorieuse nature humaine, toujours mère et toujours vierge, qui est né, qui est mort, pour renaître toujours plus parfait, qui est monté vers l'avenir qu'il nous ouvre où seront jugés les vivants et les morts. Je crois au saint amour, Dieu vivifiant toutes choses, à la sainte Eglise où tous sont appelés en corps et en esprit, à la communion de tous les hommes, sanctifiés par le travail saint, car tous seront sauvés ; à la rémission des fautes ; à la vie éternelle&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Que l'on rejoigne ou non Frémiet et R.Bonheur dans leurs convictions, il est en tout cas frappant de voir à quel point leur foi est personnelle et pas du tout extérieure, conventionnelle, imposée par les habitudes de l'époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/03/07/la-vie-de-fremiet.html</guid>
<title>LA VIE DE FREMIET (1)</title>
<link>http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/03/07/la-vie-de-fremiet.html</link>
<author>noreply@damiencolcombet.com (dadacri)</author>
<category>Art</category>
<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 20:31:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Dans ma note du 19 mars 2012 sur mes dernières acquisitions de livres, je mentionnais le livre de Philipe Fauré-Frémiet paru en 1934 chez Plon dans la collection &quot;Les maîtres de l'art&quot; : &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Frémiet&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce livre, que l'on trouve facilement sur les sites de ventes d'occasion, est si intéressant que je souhaite vous en faire partager quelques passages, agrémentés de photos de ses oeuvres.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3521972&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/00/895079502.JPG&quot; alt=&quot;P1060652.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Emmanuel Frémiet est né à Paris en 1824 (Barye avait alors 29 ans) et mort à Paris également, en 1910 (35 ans après la disparition de Barye). Il fut le beau-père du grand compositeur Gabriel Fauré.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les aléas de l'existence font que la famille de ce grand artiste, bien avant sa naissance, était déjà marquée du sceau de la sculpture. En effet, au début du premier Empire, le sculpteur Rude (à qui l'on doit La Marseillaise de l'Arc de Triomphe) a 20 ans. Il rencontre par hasard Monsieur Frémiet, directeur des Contributions à Dijon et qui vient de perdre son beau-père. M.Frémiet installe Rude chez lui et lui commande le buste du défunt. Se rendant compte du grand talent du jeune homme, M.Frémiet jouera pour lui le rôle de protecteur, lui payant sur ses propres deniers un remplaçant lorsque le tirage au sort désigne Rude pour entrer dans la Grande Armée. Lorsque ce M.Frémiet disparaîtra, Rude sculptera son médaillon, mystérieusement disparu depuis. Ce Frémiet avait un frère, Jacques, qui s'installa dans l'Ain et dont le fils Théophile-Auguste est le père d'Emmanuel Frémiet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En résumé, le sculpteur Frémiet avait pour grand-oncle le généreux protecteur de Rude.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 1823, (Théophile)-Auguste Frémiet demande la main de Joséphine Frochot. Le sculpteur vouera une admiration sans borne à sa mère. Il considère qu'elle l'a &quot;créé deux fois : physiquement et spirituellement&quot;. La voici décrite par Philippe Fauré-Frémiet :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&quot;Mme Frémiet n'était ni grande ni forte. C'était une frêle créature aux traits réguliers et fins. Douée d'une extrême sensibilité, perpétuellement frémissante, jamais résignée, déclarant qu'il fallait toujours aller plus haut, elle avait une fermeté d'âme qui pouvait toucher parfois jusqu'à l'intransigeance, sans exclure, par ailleurs, toute la subtilité d'une infinie tendresse.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Auguste Frémiet, son mari, donc le père d'Emmanuel, était visiblement instable, partagé entre des rêves de grandeur pour lui et ses deux fils et une paresse, une arrogance confondantes. Il est d'ailleurs étonnant de trouver tant de point commun dans l'enfance très dure, au bord de la misère, de Frémiet et celle de Rosa Bonheur, dont le père abandonna la famille pour rentrer dans un phalanstère, laissant mourir sa femme et se disloquer sa famille.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les révolutions du XIXème marquèrent également les jeunes années de ces deux artistes. En juillet 1830, à 6 ans, descendant chercher comme chaque matin un peu de bouillon à l'épicerie, il entendit siffler les balles dans la rue et vit un cadavre. Son père vint le chercher mais sa mère, plus tard, ne craignit pas de l'emmener dans les rues les plus dangereuses, près des baricades : &quot;cette jeune femme avait l'âme emplie par l'ardeur du siècle, misère et danger lui semblaient une fameuse école, à ne pas rechercher mais à ne pas craindre&quot; écrit l'auteur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une anecdote montre bien l'inconséquence paternelle : en 1834, alors que le futur sculpteur a 10 ans, Mme Frémiet parvient, sur recommandation, à rentrer à l'hôpital comme surveillante et, grâce à ses qualités, elle devient rapidement une surveillante générale très appréciée. S'ouvre alors une période heureuse et de relative prospérité puisque la famille est logée à l'hôpital. Le père décide que son fils doit recevoir la meilleure éducation qui soit : il est inscrit au lycée Henri-IV et suit également les cours d'une pension renommée où il apprend notamment le maniement des armes. Mais tout est gâché par Auguste Frémiet qui &quot;consacre, pendant ce temps, ses moments perdus à composer d'ingénieux pamphlets contre le directeur de l'hôpital&quot;... La famlle est priée de quitter les lieux et c'est la débacle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3522668&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/00/02/3561876746.JPG&quot; alt=&quot;P1020958.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A 12 ans, Frémiet doit travailler. Il rentre comme apprenti chez un peintre en bâtiment, où il est l'esclave des ouvriers, devant porter des pots de plus de 20 kg. A tel point qu'un jour, malmené par un ouvrier, il sort de sa poche un couteau, l'ouvre et menace de tuer le peintre (il a 13 ans !).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les commentaires&amp;nbsp;de Philippe Fauré-Frémiet&amp;nbsp;&amp;nbsp;(d'un style excellent, comme tout le livre) sont intéressants :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&quot;Cruelle année d'apprentissage qui laissa dans le coeur de Frémiet une sorte de haine aristocratique du peuple. Il aimait la foule, et toute misère dont le destin seul est coupable trouvait secours auprès de lui, mais il exécrait cet orgueil trivial par quoi tant d'impuissants se consolent de leur médiocrité en niant le mérite. Il n'admettait ni la paresse ni la lâcheté et ne pardonnait que difficilement la sottise qu'il méprisait surtout. C'est que, de l'abîme où il se trouvait à 12 ans, il s'éleva par ses propres forces, avec le seul appui d'une mère malheureuse.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Frémiet dessine sans cesse, chez lui ou chez Mme Rude. A 13 ans, il obtient le 1er prix d'entrée contre 200 candidats à l'Ecole des Arts décoratifs. A 15 ans, il remporte au Concours annuel le 2ème prix de dessin copié dans la catégorie Figure, et, à un autre concours, le 1er prix dans la catégorie Animaux. Tout cela sous les railleries de son père qui passe à la maison de temps à autre et se moque des rêves de grandeur que forme Mme Frémiet pour son fils.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans son livre, Philippe Fauré-Frémiet reproduit des dessins de Frémiet et l'on ne peut qu'admirer son talent et, parfois, son humour. Ainsi d'un coq qui contemple la cheminée où rotissent 3 poulardes et qui est sobrement intitulé : &quot;Un veuf&quot; !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;A 16 ans, le jeune garçon entre comme apprenti lithographe dans l'atelier du peintre Werner au Muséum : il y reproduit sur la pierre, d'après les planches originales, squelettes, organes, muscles de l'homme et des animaux. On voit immédiatement tout le profit qu'il en tirera plus tard pour la sculpture, qu'il commence alors.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3522673&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/01/2273397705.2.JPG&quot; alt=&quot;P1050026.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La vie de Frémiet n'est pas facile : il se lève tôt pour se rendre à la ménagerie du Muséum et y réaliser ses premiers ébauches, puis il commence sa journée de travail et enfin, après le dîner frugal, il suit les cours de dessin. Le grand Rude apprécie les travaux de Frémiet et lui ouvre son atelier le soir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A 18 ans, grâce à son talent, son travail acharné et aux conseils de Rude, il devient ouvrier chez un sculpteur reconnu. Frémiet ne dit jamais son nom pour des questions de discrétion fort louable : le fils du patron avait renoncé aux sujets pieux de son père pour se consacrer à la sculpture animalière et détacha Frémiet à son service. Lorsque ce dernier avait terminé un sujet, le maître le prenait et sans y faire aucune retouche le signait de son nom !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le soir, Frémiet travaille pour le musée Orfila : il peint des pièces d'anatomie comparée moulées sur nature. Sa réputation commence à s'étendre et il est recruté par le Docteur Suquet qui exposait des cadavres restaurés, peints, aux yeux de verre, que l'on eut dit vivants :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&quot;Le chef-d'oeuvre de Suquet - et le sien - fut certaine charbonnière dépecée et jetée en Seine par son mari, puis repêchée et si bien reconstituée et restaurée, que sa beauté passa toutes les espérances, tous les rêves de coquetterie que, de son vivant, elle avait pu former&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A 19 ans, Emmanuel Frémiet fait son premier envoi au Salon : une gazelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Frémiet n'est certes pas riche mais commence à sortir de la misère. Il gagne un peu d'argent mais sa mère le met en garde dans une lettre admirable, qu'il garda toute sa vie :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&quot;Il est de mon devoir de t'avertir, quand je te vois dominé par un penchant dont le résultat peut être préjudiciable à ta tranquillité, car crois bien, mon cher enfant, que toutes les représentations que j'ai pu te faire étaient toujours pour toi seul que je voudrais tant voir heureux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Raisonnons un peu, où est le bonheur ? Partout, quand on sait le trouver. Je crois que tu ne te plains pas de ton sort ; un seul point fait donc parfois ton désespoire, c'est ce désir d'argent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;C'est donc là seulement que tu dois t'observer et combattre une faiblesse qui ne peut plus, à ton âge, être considérée comme enfantillage et qui, si tu n'y prenais pas garde, te conduirait à de tristes résultats, crois-en mon expérience ; de là l'égoïsme, l'amour-propre blessé et tant d'autres choses que je ne te déduirai pas.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Regarde un peu ma vie, mon cher ami, et juge des combats qu'il m'a fallu supporter. Mais toujours je suivais la ligne droite que je m'étais imposée ; ce n'est que cela qui vous donne le contentement. Quand tu veux faire un travail, quelle persistance tu y mets ; n'obtiens-tu pas presque toujours un résultat ? Fais donc en sorte de comprendre que la société exige un peu pus et qu'il faut beaucoup faire pour elle.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Morale janséniste du XIXème ? Non, assurément, il serait heureux que de nos jours ce genre de discours soit davantage prononcé et entendu...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3522682&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.damiencolcombet.com/media/02/01/1704216061.JPG&quot; alt=&quot;P1060602.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Emmanuel Frémiet rencontre Marie-Adélaïde Ricourt, qui a 16 ans. Quinze jours après leur première rencontre, les jeunes gens se fiancent. Ils se marieront en avril 1854. Emmanuel Frémiet trouva là une remarquable épouse, intelligente, sensible, qui lui fut d'une grande aide.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La carrière de Frémiet est lancée : elle ne s'arrêtera plus, sauf pour de courtes éclipses qui lui font rechercher des commandes afin de pouvoir vivre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suite d'ici quelques jours...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>
