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23 mai 2008

MENAGERIE DU JARDIN DES PLANTES

J'ai redécouvert tout récemment la ménagerie du Jardin des Plantes à Paris et ce fut un émerveillement. C'était au printemps, il faisait beau, le jardin du Muséeum était fleuri et tout était paisible. J'ai redécouvert avec grand plaisir les statues de Frémiet : dans le zoo le charmeur de serpent et l'homme préhistorique portant une tête d'ours ; à l'entrée de la galerie de paléontologie (dans le bâtiment lui-même), la terrible scène en pierre de l'orang-outan étranglant un chasseur, puis, juste à l'extérieur, le grand bronze représentant Frémiet sculptant le dénicheur d'ourson, si ma mémoire est bonne. Je me suis souvenu que ce très grand artiste, auteur notamment de l'archange St-Michel en haut du Mont-St-Michel, exerçait de fortes pressions pour obtenir des commandes publiques.

Je gardais un souvenir très mitigé de la ménagerie : petits enclos, grilles trop visibles, animaux de faible intérêt, à quelques exceptions près. Mais visiblement, depuis quelques années, le zoo a été repris en main. Il est beaucoup plus beau, aéré, la végétation est abondante, et surtout on peut y voir quelques spécimens rares. Il y a moins de grands singes et de fauves mais les bâtiments conservent leur charme désuet. Il n'y a plus d'ours dans la trop petite fosse.

Parmi les espèces présentées, il faut citer en particulier les Anoas (les plus petits bovins au monde), Markors, Turs, Barals, Mouflons du Caucase (certains petits avaient moins d'une semaine et étaient absolument minuscules), Cervicapres, Pécaris, Paresseux, Cabiais, mais surtout deux animaux très rarement présentés dans les zoos. Le premier est le Takin du Sichuan, bovidé de Chine assez massif, au pelage laineux et littéralement jaune, d'environ 350 kg. Il est affublé de cornes de gnous assez étonnantes. J'en avais vu un au zoo de Montpellier, mais beaucoup moins beau. Il avance doucement, en écartant les pattes comme s'il était perclu de rhumatismes, mais un soigneur m'a dit qu'il n'en était rien.

L'autre animal, absolument incroyable, est le Gaur. C'est le plus grand des Bovidés. Il peut atteindre 2,30 mètres au garrot et peser une tonne. Celui du Jardin des plantes est MONUMENTAL. Il faut imaginer un grand taureau assez svelte auquel on aurait ajouté une énorme couche de muscles sur le dos. Très chassé  en Indochine (chasse dangereuse), il est maintenant protégé mais jamais présenté dans les zoos. Un soigneur m'a confirmé son agressivité, surtout en période de rut où même le passage d'un tracteur le rend violent.

Enfin, citons les énormes tortues des Seychelles, dont la plus vieille pèse plus de 200 KG et a 120 ans !

Si vous aimez les zoos, je vous recommande le site www.leszoosdanslemonde.com, très bien fait.

21:51 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

27 février 2007

TRAFIC D'IVOIRE

Un intéressant article dans Le Figaro de ce mardi (27 février 2007 – page 12) sur la recrudescence du trafic de l’ivoire d’éléphant, de l’Afrique vers l’Asie.

 

Il est émouvant de voir, sur la photo parue dans cet article, les centaines de défenses étalées. Certaines sont si grandes qu’elles dépassent de part et d’autre des palettes où elles sont posées. Je me souviens de cette image bien connue d’un immense brasier, au Kenya, fait de milliers de défenses récupérées auprès des braconniers et brûlées pour l’exemple sur ordre du gouvernement.

 

Je ne peux m’empêcher de rapprocher ce document d’un autre article, paru hier sur Yahoo : le WWF envisage de recommander l’abattage d’éléphants en Afrique du Sud. Le Word Wildlife Fund, dont l’emblème bien connu est un panda géant, reconnaît que la population des pachydermes est devenue si importante dans ce pays qu’elle met en danger l’écosystème et l’habitat des autochtones.

 

Ces deux articles illustrent bien la complexité de l’écologie et plus spécifiquement de la protection de la faune africaine. On est loin de l’écologie sentimentale qui pousse à protéger les bébés phoques uniquement parce qu’ils sont jolis. Si la hyène ou le crotale avaient été en danger, je ne suis pas certain qu’il y aurait eu la même mobilisation…

 

De plus, nous sommes bien mal placés pour donner des leçons de protection de la faune, nous qui ne supportons pas 10 ours dans les Pyrénées, avons éliminés tous les loups de France (qui heureusement reviennent), les bisons d’Europe, et failli détruire les lynx, les castors, les chats sauvages, etc.

 

La protection des éléphants pose de réels problèmes. Avant d’émettre un avis définitif, il faut avoir vu les dégâts occasionnés par une harde en déplacement en forêt, les arbres abattus pour quelques fruits, les cultures ravagées.

 

Les Africains, même au Kenya, en Tanzanie ou en Afrique du Sud, n’ont pour l’immense majorité jamais vu d’éléphants, qui séjournent en général dans des parcs lointains, dont l’entrée est chère. Mais les villageois qui habitent à proximité de ces parcs, eux, subissent les dommages occasionnés par leurs encombrants voisins. D’autre part, la disparition de la végétation en cas de concentration excessive des éléphants, met en danger l’équilibre du milieu et donc la présence des autres animaux et, à terme, toute la chaîne naturelle dans une région donnée.

 

Pourtant, on ne peut se résoudre à voir disparaître ces magnifiques animaux. Après le couagga, sorte de zèbre  rayé sur le cou et la tête, après le dronte (oiseau dodo), le grand pingouin, l’éléphant pygmée, bientôt le rhinocéros blanc, le lion de l’Atlas et de l’Inde, la panthère de Chine (parmi bien d’autres), peut-on accepter que le plus grand mammifère terrestre soit rayé de la carte par la faute de l’homme ?

 

Certains pays ont une gestion intelligente de leur faune. L’Afrique du Sud par exemple, le Botswana je crois, ont si bien réussi à protéger leurs éléphants qu’ils y sont donc en surnombre. Les déplacer est extrêmement coûteux, complexe et aléatoire. Alors pourquoi ne pas accepter l’abattage de quelques spécimens ?

 

On remarque d’ailleurs que les régions où la chasse est autorisée voient en général leur faune s’enrichir, ce qui est fort logique : le prix des safaris-chasse et les taxes d’abattage sont tels que les gestionnaires de ces zones de chasse, au-delà de leur passion pour la faune, ont tout intérêt à préserver leurs sites. Leur présence quotidienne sur le terrain, avec de gros moyens, une gestion attentive (creusement de points d’eau, apports ponctuels de sel, éliminations des animaux tarés et des prédateurs en surnombre), mettent à mal les entreprises des braconniers, contre lesquels les garde-chasse nationaux, souvent hélas mal équipés et sous-payés, ne peuvent lutter, surtout quand c’est au péril de leur vie. Et tuer un animal sauvage qui n’est pas en voie de disparition n’est pas plus immoral que de manger un rôti de veau, du cochon de lait ou du canneton ! (NB : je ne suis pas chasseur).

 

Mais le vrai moyen de lutter contre le braconnage consiste à éviter absolument d’acheter des objets en ivoire, même anciens (car ils ne sont pas toujours aussi anciens qu’on le dit), et à sanctionner durement les importateurs illégaux d’Asie, qui raffolent des sceaux en ivoire ou autres babioles, certes traditionnelles, mais dangereuses pour la faune.

 

L’Asie et l’Arabie sont responsables en grande partie de la prochaine disparition très probable des rhinocéros, abattus pour leurs cornes, et c’est bien triste.

18 décembre 2006

EXPOSITION CHEZ HOLLAND & HOLLAND

Holland & Holland Paris, le temple de la grande chasse et de l'art cynégétique, présente désormais quelques-uns de mes bronzes : l'éléphant d'Afrique en alerte, le grand éléphant, l'éléphant et l'éléphanteau, le buffle.

 

Pour l'instant, pour des raisons de disponibilité des pièces (la fonte est très chère et surtout les ventes plus... nombreuses que prévues !), seules ces quatre pièces sont visibles mais au cours de l'année, d'autres pièces y seront présentées : bisons, ours, zèbre... Pour des raisons bien compréhensibles, les sujets domestiques (cheval, taureau, chameau) n'y figureront pas.

 

Situé en haut de l'avenue Victor Hugo, près de la place de l'Etoile, ce grand magasin est la vitrine d'une marque mythique pour tous les chasseurs. Les carabines Holland & Holland étaient et sont encore l'arme de référence des plus grands chasseurs africains et sont immanquablement citées dans tous les récits de chasse, anciens ou récents.

 

Avenue Victor Hugo, l'entrée de l'armurerie est encadrée par une paire d'énormes défenses d'éléphant et les trophées de grande chasse sont nombreux.

 

Le magasin de Paris possède une belle galerie d'art avec des peintures et sculptures d'animaux et de chasse européenne et africaine. C'est une grande fierté d'être présent dans ces collections. Quant aux prix de mes pièces, heureuse surprise, ce sont les mêmes qu'à Lyon ou Dinard. Enfin, pour ceux qui aiment ces récits dépaysants et captivants, une importante sélection de récits de chasse est disponible.

20:17 Publié dans Art, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

17 décembre 2006

LE CHAMEAU DE BACTRIANE

Nouveauté : le chameau de Bactriane (voir album de photo).

 

C’est un animal qui m’attire parce que je le trouve profondément agaçant ! Avec ses deux bosses, qui peuvent être flasques et tombantes en période de disette (elles contiennent des réserves de graisse, et non d’eau comme on le dit souvent) ou droites quand il est bien nourri, avec ses antérieurs épais et courts et ses cuisses fines, et surtout, surtout, ce long cou comme suspendu, il a vraiment une drôle d’allure. Il semble en déséquilibre, comme s’il allait tomber en avant. Et pour couronner le tout, un air éternellement satisfait, distant et hautain, qu’il soit dans les plaines de Mongolie ou au piquet dans un cirque !

 

On en trouve même en Australie, où les individus importés et domestiqués sont retournés à l’état sauvage.

 

De la famille des Camélidés, comme son cousin dégingandé le dromadaire et les sud-Américains lama, vigogne, alpaga et guanaco, le chameau est un animal rustique, extrêmement solide, qui résiste aux températures extrêmes : de –25° à +40°. Il partage avec ses cousins la remarquable faculté de « cracher » lorsqu’il est en colère. En réalité, ce n’est pas comme dans Tintin un beau filet d’eau clair, mais le contenu de l’estomac qui est régurgité…

 

Il est doté en hiver d’une épaisse toison, en particulier sur le cou et les antérieurs, qu’il perd par plaques lorsqu’il fait plus chaud, ce qui lui donne un air assez pouilleux. Il est doté dès la naissance de callosités aux coudes et aux genoux, qui lui permettent de s’agenouiller sur le sol dur ou brûlant.

 

Il a des pieds très larges et élastiques et marche à l’amble, comme quelques rares animaux (la girafe, le dromadaire et… quelques mauvais chevaux). Il peut être croisé avec le dromadaire, notamment pour augmenter sa production laitière, qui sinon n’est guère que de un ou deux litres par jour.

 

Il n’a pas du tout l’allure du dromadaire, grand dadais stupide : il est plus petit, plus « tassé », a des pattes plus courtes et plus épaisses. Les postérieurs sont curieusement fins et ne sont pas droits : le bas des pattes, après l’articulation, est oblique et non perpendiculaire au sol comme chez les autres animaux.

 

Je me souviens d’un chameau de cirque qui était en rut. Attaché au piquet et entouré de barrières car il peut être dangereux à cette époque, il laissait pendre sa langue gonflée comme une outre rouge et faisait de temps en temps le bruit assez étonnant d’une siphon de lavabo.

 

Mais celui qui a lu « Les Cavaliers » de Joseph Kessel ne s’attarde pas à cette image peu gratifiante : l’auteur décrit la scène spectaculaire où il se retrouve face à de chameaux gigantesques et impressionnants constituant la caravane d’un important chef local. Cette scène m’a profondément marquée et j’ai voulu représenter ici cet animal fier et indépendant, comme on peut le voir par exemple au zoo de Toronto (c’est la dernière photo de l’album).

23:26 Publié dans Art, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1)

12 novembre 2006

DES BISONS ET DES PHOTOS...

- Dans l’album de photos « Etendard, taureau charolais », j’ai mis de nombreuses photos de la réalisation en bronze. Celui qui est présenté a une très belle patine, très chaude. Elle contient du rouge vif, qui ne se distingue pas mais contribue à donner une couleur de vieux cuir patiné très séduisante. Le rouge est une couleur difficile à manier : « Je la connais par cœur », me disait le patineur de la fonderie, et c’est vrai que le résultat est parfait. Mais quand un autre patineur, sans doute un peu moins expérimenté, a voulu refaire cette patine sur un éléphant, il est sorti un… éléphant rose. La patine sera refaite.

 

- L’album de photos « Deux bisons d’Amérique » a été enrichi de nombreuses photos. La pièce est encore en terre mais elle est terminée. Le bronze sera fondu d’ici fin janvier. Lors des finitions, les pattes seront un peu amincies, ce qui n’est pas possible sur la terre pour des raisons de solidité (il n’y a pas d’armature).

 

- Un nouveau sujet, assez proche du précédent : « Bison d’Amérique et son veau ». Les deux animaux sont dos à dos, la mère un peu en alerte, le cou légèrement tendu et la bouche ouverte. Le petit bison est tout frisé et l’on voit déjà les deux petites cornes qui pointent. Bronze fondu en janvier.

 

- L’album de photos « La fonte en images » comprend également de nouvelles photos, en particulier de la coulée du bronze en fusion dans les moules, de l’atelier du patineur avec tous ses pinceaux, et de la patine du taureau, où l’on voit les belles couleurs créées par le chalumeau et les oxydes qui constituent la patine.

 

- L’exposition à Lyon les 24-25-26 novembre se prépare, ce qui nécessite beaucoup de temps à la fonderie pour les finitions et la patine de chaque pièce. C’est un travail minutieux, qui fait de chaque bronze une pièce réellement unique malgré la possibilité de faire 12 tirages. L’exposition à Maisons-Laffitte près de Paris en avril se confirme. Seront présentés les marines du peintre Dorval et mes bronzes.

 

Si vous souhaitez recevoir une invitation à l’une ou l’autre de ces expositions, envoyez un mail à :

colcombet.damien@numericable.fr

21:40 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)