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09 mars 2010

L'ELEPHANT N'ETAIT PAS MORT !

Dans ma note du 13 février, je me demandais ce qui avait bien pu arriver à l'Eléphant d'Afrique couché : était-il blessé ? mort ? simplement endormi ? Bonne nouvelle, il devait simplement sommeiller car il vient de se relever !

Difficile de redresser une telle masse. Pourtant il va y arriver, et plus vite qu'on ne l'imaginerait. La tête en avant pour faire contre-poids, il s'apprête à pousser sur ses cuisses et à relever son énorme postérieur. Les oreilles légèrement écartées, il a senti quelque chose et va se mettre en alerte. Il se pourrait bien qu'on le retrouve debout d'ici peu en photo...

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Il n'a qu'une défense, mais la fonderie voudra bien en fondre deux identiques, qui trouveront leur place de chaque côté. Même s'il est fréquent de voir dans la nature des pachydermes "monopointe", c'est plus joli quand les deux sont bien présentes.
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Il reposera sur le même socle exactement que l'Eléphant d'Afrique couché.
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Dimensions (socle compris) : 45 cm (long) x 27 cm (larg) x 24 cm (haut)

22 février 2010

LE TAPIR MALAIS

Dans l'album-photo, j'ai mis quelques clichés d'un nouveau sujet : le Tapir malais et son petit.

Voici un animal que j'apprécie par sa simplicité et son élégance : rond, trapu, l'air simple, le poil ras et dru, il laisse aux autres animaux les complications telles que cornes, bois, défenses, crocs, venins et griffes. Il ne s'encombre pas non plus de crinière abondante, de tâches et d'écailles. Il n'a que deux coquetteries : une belle selle blanche (d'où son nom de "tapir à chabraque") et un discret rappel de ce blanc en haut des oreilles. Et comme il aime beaucoup ses petits - que la femelle porte plus d'un an - il a obtenu pour lui une très jolie robe brune marquée de longues rayures discontinues, robe que le petit perdra à l'âge où il faut revenir à une élégante sobriété.

J'oubliais une originalité dont il ne sait s'il faut être fier ou honteux : une courte trompe très mobile, qui lui sert... à pas grand-chose, car elle trop courte pour en faire le même usage que l'éléphant.

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La famille des Tapiridés comprend quatre espèces : le Tapir malais, ici représenté, et les trois espèces d'Amérique du Sud, dont l'allure est un peu différente. Ils sont un peu plus petits, ont le pelage uniformément marron et présentent une crinière en brosse courte au-dessus du cou.

Le Tapir mesure environ 2 mètres de long et 1 mètre au garrot, pour un poids de 200 à 300 kg. C'est un animal très discret, solitaire, dont les prédateurs sont les félins (tigre et panthère en Asie du Sud-Est et jaguar en Amérique) et les hommes, qui apprécient son cuir très épais et sa viande, sauf dans les pays musulmans d'Asie où il est assimilé au porc.

Il possède quatre ongles aux pattes antérieures et trois aux postérieures. Laissant une trace en trèfle, son empreinte sur le sol est assez proche, en plus petit, de celle du Rhinocéros.

Je n'ai trouvé que de rares  modèles de cet animal en bronze : un "Tapir assis" du sculpteur allemand Auguste Gaul (1869-1921), un "Combat de tapirs" du Français Edgar Joris (1885-1916) et la représentation à l'entrée de Caracas au Vénézuela de Maria Lonza, sorte de déesse de la nature, à cheval sur un tapir.

On peut voir des tapirs d'Amérique au zoo de Montpellier.

Il est difficile de donner du caractère à une sculpture de tapir car cet animal est simple, de forme arrondie et avec peu de traits spécifiques. Pour le sortir de l'ordinaire, je vais peut-être le faire patiner selon ses vrais couleurs : noir et blanc pour l'adulte, marron rayé de blanc pour le petit. En mouillant la terre, j'ai reproduit sur les photos ce que cela pourrait donner.

10 juillet 2009

LA VALEUR D'UN BRONZE (17) : "IBRAHIM" DE P-J MENE

Après la jolie petite chèvre, voici un autre pièce appartenant également à Bruno Q. : un petit cheval de 14 cm de long et 12 cm de haut. Il est signé PJ Mène. Il s'agit du grand sculpteur français Pierre-Jules Mène (1810-1879) dont j'ai parlé dans la note sur la chèvre. Je ne reviens donc pas sur ce très grand artiste, si ce n'est pour recommander le catalogue raisonné de MM. Poletti et Richarme (Univers du Bronze).

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C'est un sujet beaucoup plus connu que la chèvre. Son nom exact est "Cheval arabe (Ibrahim) n°3". En principe, ses dimensions sont plutôt de 11 cm x 13 cm, mais il est parfois difficile de prendre parfaitement les cotes d'un bronze. J'invite néanmoins Bruno Q. à  vérifier les dimensions de son cheval.
 
Dans le catalogue de l'éditeur (fondeur) Susse, fin XIXème, ce bronze était vendu 30 francs ! On y découvre qu'il existe 4 modèles différents d'Ibrahim : trois sont à peu près identiques, mais de tailles différentes (longueurs : 37 cm pour le n° 1, 23 cm pour le n° 2 et 13 cm pour notre n° 3), et un dernier de la même taille que le n° 3, a un antérieur levé.
 
Ibrahim, en grand modèle (le n° 1, donc), fut le premier grand cheval créé par Mène, qui l'exposa au Salon en 1843. Ibrahim était un étalon ramené d'Egypte. MM.Richarme et Poletti expliquent que le modèle n° 3, celui de notre internaute, connût tout de suite un grand succès et fut fondu en de nombreux exemplaires au XIXème siècle.
 
Il est exact que ce sujet est relativement fréquent. A Lyon, je l'ai repéré récemment chez deux antiquaires différents.
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La signature est très nette, comme toujours chez Mène. Cette pièce est certainement une jolie édition ancienne, du XIXème siècle. Le montage (cf. photo du dessous du socle est d'ailleurs bien de cette époque.
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Malgré toute la qualité de cette pièce, j'ai un peu de mal à l'apprécier car je trouve que la bouche du cheval et ses naseaux sont exagérés : trop grands, trop marqués, ce qui lui donne une curieuse allure et ne correspond pas, en tout cas, aux canons de l'étalon arabe ! Ceci n'est d'ailleurs pas propre à l'exemplaire de notre collectionneur : ils sont tous ainsi.
 
Quant à la valeur de cet "Ibrahim n°3", elle devrait se situer à mon avis autour de 1300 Euros. Les antiquaires de Lyon le mettent en vente beaucoup plus cher (plus de 2000 Euros), ce qui n'est pas sérieux. Ils ne sont d'ailleurs pas vendus.
 
Si vous recherchez les résultats de vente aux enchères pour cet objet, ne vous méprenez pas : regardez bien le numéro. Ibrahim n° 1 est évidemment beaucoup plus cher car de dimensions plus importantes.
 
Bravo à Bruno Q. pour la qualité de ses photos.
 
 
 
Si vous voulez, vous aussi, connaître l'histoire et la valeur d'un bronze animalier, envoyez-moi quelques photos nettes (vue générale, dessous du socle, signature de l'artiste, signature du fondeur le cas échéant), ainsi que ses dimensions exactes, à : damiencolcombet@free.fr
Je ne peux donner d'avis sans photo. Les demandes et photos ne doivent pas être mises en commentaire de cette note mais bien adressées à l'adresse mail suivante : damiencolcombet@free.fr

00:16 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : artiste animalier