Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 avril 2009

KENYA : LA FAUNE DECLINE

J'ai relevé dans Le Monde du 25 avril 2009 un article attristant :

A côté d'une superbe photo de migration de gnous traversant une rivière qui est sans doute la rivère Mara, un petit paragraphe intitulé "La faune sauvage décline au Kénya".

Il y est expliqué que les populations de gnous, zèbres, gazelles, girafes, antilopes, phacochères - bref de tous les grands ongulés de la savane - diminuaient de façon très importante au Kénya. Selon les résultats d'une étude sur une quinzaine d'années de l'Institut international de recherche sur le bétail financée par le WWF, les pertes dans la réserve de Masaï Mara seraient de l'ordre de 67% pour les impalas (grandes gazelles), 80% pour les phacochères, 95% pour les girafes.

Le réchauffement de la planète n'est pas en cause, pour une fois, mais cette chute viendrait de l'augmentation régulière de la population masaï, des pasteurs, sur les terres des réserves.

Impossible de porter un jugement moral sur ces faits : les Masaï, très appauvris, n'ont-ils pas le droit de survivre ? La vie des hommes ne vaut-elle pas plus que celle des animaux ?

Mais c'est juste triste. Je me souviens d'avoir fait des photos dans cette réserve couverte d'herbivores, et notamment d'une scène où l'on voyait un gnou, un éléphant et une girafe regroupés sur un petit espace.

J'ai également eu confirmation, par un autre canal, que la situation des lions sauvages commençait à être précaire en Afrique. Je précise "sauvages" car en captivité les lions se reproduisent si facilement que c'est le cauchemar des directeurs de zoo, qui ne savent plus quoi en faire. Inutile d'imaginer en relâcher en Afrique : ils ne savent pas chasser et cela coûterait trop cher.

16 mai 2008

PHOTOS DU ZOO DE ZINIARE

Dans l'album-photo du voyage au Burkina, quelques photos de l'étonnant zoo de Ziniaré (cf. note sur le sujet).

19:36 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

28 avril 2008

TROP OU PAS ASSEZ D'ELEPHANTS ?

Dans le quotidien économique Les Echos daté du 2 avril 2008, un grand article au titre astucieux : « Pérenniser la défense de l’éléphant d’Afrique » traite du contraste entre zones de surpopulation d’éléphants et zones où ils risquent de disparaître. J’avais déjà parlé du sujet sur ce site en février 2007 (voir dans les archives « Trafic d’ivoire »).

 

 

On lit dans Les Echos qu’après 13 ans d’interdiction de la chasse, l’Afrique du Sud va autoriser à nouveau l’abattage  des pachydermes. En effet, la population augmente de 7% par an et la surpopulation nuit à l’environnement. Par exemple, dans le célèbre parc Kruger, qui peut abriter sans dégât 8 000 éléphants, la population est de 11 670 têtes. De la même façon, le Zimbabwe abrite plus de 100 000 proboscidiens. Du coup, de nombreux animaux meurent de soif et de faim. Ce que j’ai vu au Burkina de ce qui reste de la végétation quand les éléphants sont passés m’a fait comprendre qu’effectivement, la surpopulation est très nuisible à l’environnement : baobabs littéralement écorchés, arbustes arrachés, branches cassées, mares dévastées…

 

 

A l’inverse,  les pays d’Afrique centrale voient leur population d’éléphants décliner à toute vitesse : de 1,6 million dans les années 70 à environ 500 000, au rythme de 20 000 animaux abattus illégalement chaque année. C’est d’autant plus triste qu’il s’agit généralement d’éléphant de forêts, espèce bien distincte de celle de savane. Dans le bassin du Congo, toujours selon Les Echos, la population serait passée de 170 000 individus au début des années 1990 à moins de 20 000 aujourd’hui.

 

 

Et quelle en est la raison ? Bien sûr l’ivoire, qui fait le malheur de ces grands animaux. « La demande des consommateurs ne cesse de croître » déplore Robb Little responsable du programme global pour les éléphants au sein du Fonds international pour la protection des animaux. Les prises internationales d’ivoire illégales augmentent sans cesse, ce qui montre surtout que le trafic se développe. Je me demande ce qu’on peut faire de tout cet ivoire.

 

 

Bref, on déduit en premier lieu de tout cela que les pays qui en ont les moyens et la volonté peuvent parvenir assez rapidement à sauvegarder leurs éléphants et les ramener à un niveau de population élevé. Que du coup la chasse soit autorisé n’est pas choquant. Sait-on que la grande chasse rapporte plus à la Tanzanie, véritable paradis des animaux, que le tourisme ? Il faut dire que les taxes d’abattage, versées au gouvernement par les chasseurs fortunés, atteignent des niveaux incroyables, surtout après leur récente augmentation.

 

 

En second lieu, comme toujours, c’est le consommateur qui crée la demande. Il faut donc s’interdire d’acheter de l’ivoire, même soit-disant ancien car bien souvent il ne l’est guère. Mais les plus gros consommateurs d’ivoire sont en Asie, principalement en Chine ou au Japon…

14:11 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

15 avril 2008

BURKINA (7) - L'INCROYABLE ZOO DE ZINIARE

On nous avait signalé l’existence d’un zoo à Ziniaré, village natal du Président de la République et distant d’environ 30 km de Ouagadougou. Nous avons donc décidé de nous y rendre. Le long de la route, nous avons pu voir de très vastes exploitations maraîchères entourées d’un muret, à proximité d’un grand lac artificiel où les pêcheurs lançaient leurs éperviers. L’entrée du zoo, accessible à tous, est gardée par quelques militaires, qui nous ont ouvert la grille après avoir eu les plus grandes difficultés à trouver 4 billets, que nous leur avons rendus après avoir payé (!). Nous étions les seuls visiteurs.

 

 

Il y a peu d’animaux mais ils sont beaux et disposent généralement de vastes espaces et d’une très grande tranquillité, voire d’un certain  ennui, vue la faible fréquentation… Nous avons pu voir des girafes, des lions du Burkina, avec leur crinière clairsemée, deux grands éléphanteaux, des hippopotames très imposants, des crocodiles, des babouins, des autruches, mais aussi, ce qui est plus rare dans nos zoos,  des hyènes, des élands, un phacochère et des buffles dont un mâle magnifique. Je crois n’avoir jamais vu de buffle d’Afrique dans un zoo Européen. Les pauvres babouins sont dans une cage minuscule en plein soleil et sont visiblement bien atteints psychologiquement.

 

 

Les normes de sécurité semblent totalement inexistantes, ce qui est stupéfiant. Un simple grillage sépare les visiteurs des lions ou des éléphants, que l’on pourrait donc toucher avec la main ; les autruches sont en liberté. Plus étonnant encore, le grillage des éléphants manque sur environ 1m², au ras du sol. Lorsque je prenais des photos de ces animaux, le gardien m’a tiré par la manche pour me faire reculer car les trompes commençaient à se promener près de mes jambes. Il y a dans ce zoo un énorme phacochère, avec des défenses gigantesques. Il semble avoir très mauvais caractère car si on le regarde trop longtemps, il charge et enfonce le grillage, qui est donc complètement déformé. A ma remarque sur la forte probabilité d’une évasion prochaine, le gardien m’a simplement répondu : « Nous sommes au courant » ! La cage des hippopotames est quant à elle très solide, heureusement !

 

 

Je mettrais bientôt sur le site des photos de cet incroyable petit zoo.

14:21 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mars 2008

BURKINA (6) - ATTENTION DANGER ?

Les deux réflexions habituelles que l’on entend lorsqu’on raconte une chasse en Afrique, c’est : « n’est-ce pas interdit de tirer des lions et des antilopes ? » (tirer un éléphant paraît même totalement inconcevable) et « ce doit être très dangereux ».

J’ai déjà écrit sur le premier sujet (cf. la note « Trafic d’ivoire » en février 2007 dans les Archives).

 

 

Concernant la deuxième remarque et la dangerosité de la chasse en Afrique, les réflexions ne portent pas sur les armes à feu, bien que les règles de prudence soient d’autant plus impératives que les carabines de grande chasse ont une portée extraordinaire. On fait plutôt allusion – moi le premier avant de partir au Burkina – aux insectes, aux scorpions, aux serpents, aux attaques de lion, de léopard, d’éléphants, de buffles, etc.

Nous n’avons pas vu un seul serpent, ni un seul insecte un peu impressionnant. Bien qu’ayant longuement marché dans la brousse, dans les hautes herbes, parfois dans les fourrés, nous n’avons jamais eu le sentiment de prendre des risques ou de nous trouver en situation dangereuse. Je l’ai rappelé : un animal n’attaque jamais l’homme sauf parfois s’il est suité et plus souvent s’il est blessé à mort. Ceci est d’ailleurs également valable, par exemple, pour nos sangliers, qui, à la chasse « démolissent » les chiens qui les serrent d’un peu trop près.

Les chasseurs avec qui j’étais n’ayant pas tiré ou bien ayant tué net, je n’ai pas assisté à ces charges d’animaux blessés.

 

  

J’ai  évoqué il y a quelques jours une charge de lion. Voici le récit un peu plus complet que m’en ont fait les chasseurs, à leur retour au camp.

Ils ont entendu un matin des cris près d’un marigot et se sont approchés. C’était un lion et une lionne qui dévoraient un phacochère encore vivant. L’un des chasseurs a tiré sur le lion, mais celui-ci, blessé, s’est enfuit dans les buissons. Les chasseurs ont attendu car la réaction habituelle d’une lionne est de charger quand le lion est blessé ou tué (l’inverse n’étant pas vrai : le lion disparaît en abandonnant la lionne !). Au bout d’un quart d’heure, faute de charge, les pisteurs sont entrés en action et ont remonté la piste du sang jusqu’à 10 mètres de l’arbre mort derrière lequel se cachait le lion blessé. Les chasseurs étaient en ligne (deux chasseurs puis un garde-chasse puis les pisteurs), le guide, armé, étant à juste titre décalé de 10 mètres sur le côté pour avoir une bonne vue de l’ensemble de la scène. En professionnel, il connaît le danger de la situation et sait qu’il devra probablement intervenir très vite.

 

 

Le lion a alors chargé. « Un lion qui charge rugit d’abord, ce qui laisse un bref instant pour se préparer, expliqua le guide. Mais quand il charge, c’est à la vitesse d’un bolide et pour tuer. Il entend régler de façon définitive le différend entre lui et le chasseur ». Malgré la terreur que doit inspirer l’animal se rapprochant, les deux chasseurs et le garde-chasse ont tiré, mais on n’arrête pas facilement une charge : outre l’émotion et la course du lion, qui peuvent expliquer qu’on rate la cible, les animaux qui chargent ont généralement une telle puissance que même une balle au cœur ne les stoppe pas instantanément. Il y a d’ailleurs sur internet une vidéo qui montre une scène analogue, où le lion charge de très loin et malgré de nombreux tirs, parvient jusqu’au chasseur, lui assène un coup de patte et repart.

http://www.youtube.com/watch?v=ohvxdbtHALA&feature=related

 

 

Pour en revenir à notre récit, le guide a alors épaulé, visé soigneusement et tué net le lion d’une balle en plein front, à… 4 mètres des chasseurs, qui, le soir, était encore un peu sonnés !

Enfin, lorsque la troupe est revenu au point de départ, près du marigot, les gourdes ont été retrouvées déchiquetées par la lionne revenue se venger sur les affaires !

 

  

Heureusement, je n’ai pas connu ces instants tragiques, qui laissent d’excellents souvenirs quand ils se terminent bien, mais qui ont coûté la vie ou de sérieuses blessures à bon nombre de guides professionnels. Pour stopper une charge de fauves, ils utilisent d’ailleurs une cartouche de chevrotines plutôt qu’une balle. Enfin, la traque de léopard blessé est paraît-il la plus dangereuse qui soit car l’animal est totalement silencieux, très rapide, bondit très loin et attaque à la gorge pour tuer… 

 

 

Dans l’album photo, des images des antilopes approchées assez près.

 

 

Dans un autre style, une vidéo incroyable trouvée sur internet. La girafe qui traîne un paquet de lionnes à chaque patte fait vraiment pitié. Admirez également la détente et la portée des ruades de l’herbivore : les fauves ont quand même dû être secoués !

 

http://www.youtube.com/watch?v=tAqrVRi6tMU&feature=related

 

17:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)